Björn Borg, l’homme de glace qui a régné sur Paris et Londres
Le Funko Pop Björn Borg #04 fait entrer dans la vitrine l’un des joueurs qui ont changé l’image du tennis. Avant lui, le sport avait des gentlemen en blanc. Avec lui, il a eu une rock star impassible, des cheveux longs, une mèche tenue par un bandeau et des foules de fans pour l’attendre à la sortie des courts.
Onze titres en huit ans
Le palmarès donne le vertige : 11 titres du Grand Chelem en simple. Six à Roland-Garros, en 1974, 1975, 1978, 1979, 1980 et 1981. Cinq à Wimbledon, consécutifs, de 1976 à 1980. Passer d’une saison à l’autre de la terre battue parisienne au gazon londonien, deux surfaces aux antipodes, et dominer les deux : personne n’avait fait ça avec une telle régularité.
Son arme : un lift très appuyé et un revers à deux mains, encore rare chez les meilleurs joueurs de l’époque. Seul l’US Open lui a toujours résisté, malgré quatre finales perdues à New York. Même les légendes ont leur tournoi maudit.
En 1975, il offre aussi à la Suède sa première Coupe Davis, face à la Tchécoslovaquie, en gagnant deux simples et le double de la finale.
Ice-Borg
Sur le court, Borg ne montrait rien. Pas un cri, pas une raquette jetée, pas un regard noir vers l’arbitre. Ses surnoms en disent long : Ice Man, ou Ice-Borg. Face à lui, les adversaires avaient l’impression de jouer contre un mur qui ne transpire pas.
Le jeu décisif de 1980
La finale de Wimbledon 1980 contre John McEnroe reste l’un des plus grands matchs de l’histoire. Au quatrième set, le jeune Américain remporte un jeu décisif ahurissant, 18-16, en sauvant plusieurs balles de match. N’importe qui aurait craqué. Borg, lui, gagne le cinquième set et décroche son cinquième Wimbledon de suite.
Cette rivalité entre le Suédois glacial et l’Américain volcanique a inspiré le film Borg McEnroe en 2017, avec Sverrir Gudnason dans le rôle de Borg et Shia LaBeouf dans celui de McEnroe.
Une sortie aussi brutale que sa légende
Borg quitte le circuit très jeune, au tout début des années 1980, et officialise sa retraite en janvier 1983, à 26 ans. Ce départ précoce a nourri son mythe : il reste figé dans les mémoires au sommet de son art.
Pour une vitrine des grandes époques, associez-le à Maria Sharapova, autre championne capable de régner à Roland-Garros comme à Wimbledon. Toute la série est dans le rayon Funko Pop Tennis.
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Juste avant un tournoi, Borg avait la réputation de soigner ses rituels. Sur l’étagère, laissez-le tranquille : un homme de glace n’aime pas être dérangé avant un match.













