Guide du TCG : choisir son jeu de cartes sans acheter au hasard
Pokémon, One Piece, Magic, Yu-Gi-Oh!, Lorcana, Gundam… choisir un TCG peut devenir compliqué avant même d’avoir ouvert son premier booster. Tous utilisent des cartes, mais leurs règles, leurs produits et leur façon de construire un deck changent énormément.
Ce guide sert donc à répondre aux vraies questions du débutant. Quel jeu choisir ? Faut-il acheter un booster, un display ou un deck ? Peut-on collectionner sans jouer ? Comment protéger ses cartes ? Et surtout, faut-il vraiment commencer trois TCG en même temps parce que les boîtes sont jolies ? Sur cette dernière question, le rayon cartes possède malheureusement une influence assez douteuse.
TCG, JCC, cartes à collectionner : de quoi parle-t-on exactement ?
TCG signifie Trading Card Game. En français, on utilise souvent JCC, pour Jeu de Cartes à Collectionner. Le principe associe généralement collection et jeu : chacun possède ses propres cartes et construit son deck selon les règles du titre choisi.
Cette définition ne signifie pourtant pas que toutes les cartes à collectionner sont des jeux. Certaines collections, notamment chez Kayou, sont conçues avant tout pour ouvrir des paquets, rechercher des raretés et remplir un classeur. Elles n’ont pas nécessairement de règles de combat ou de deck à construire.
À l’inverse, Pokémon, Magic, One Piece, Yu-Gi-Oh!, Disney Lorcana ou Gundam sont de véritables jeux. Une carte peut donc être magnifique dans un portfolio et avoir en même temps un rôle précis lorsqu’elle arrive sur la table.
Quel TCG choisir ? Commencez par l’univers… puis regardez comment il se joue
Il n’existe pas de meilleur TCG universel. Le bon choix dépend surtout de ce qui vous donne envie de sortir les cartes du classeur.
Certains joueurs veulent retrouver une licence qu’ils connaissent déjà. D’autres préfèrent construire des stratégies complexes. Beaucoup commencent uniquement pour collectionner, puis découvrent les règles quelques semaines plus tard.
Voici les grandes différences entre les principaux jeux disponibles.
Pokémon : collection, nostalgie et un jeu très facile à identifier
Les cartes Pokémon constituent souvent le premier contact avec un JCC. Pikachu, Dracaufeu, Évoli, Mew et les autres Pokémon donnent immédiatement un point de repère, même lorsqu’on ne connaît pas encore les règles.
Un deck Pokémon contient exactement 60 cartes. Pokémon, cartes Dresseur et Énergies doivent fonctionner ensemble. Les decks préconstruits permettent de commencer sans devoir fabriquer une liste depuis zéro.
La collection possède évidemment sa propre vie. Certains cherchent un set complet. D’autres ne collectionnent qu’un Pokémon, un illustrateur ou certaines raretés. On peut donc aimer les cartes Pokémon pendant des années sans jamais participer à un tournoi.
One Piece : le Leader donne le cap à tout l’équipage
Le One Piece Card Game reprend l’immense univers d’Eiichiro Oda avec une mécanique très reconnaissable. Chaque joueur possède un Leader, un deck de 50 cartes et un paquet séparé de 10 cartes DON!!.
Le Leader ne sert pas seulement à afficher Luffy, Zoro ou un autre personnage en grand. Sa couleur et ses capacités orientent directement la construction du deck.
Le jeu possède aussi un gros attrait pour les collectionneurs. Les illustrations alternatives, cartes spéciales et personnages issus de nombreux arcs peuvent facilement transformer l’ouverture d’un booster en recherche très ciblée.
Magic: The Gathering : pour ceux qui aiment construire, modifier et recommencer
Magic: The Gathering existe depuis 1993 et possède une profondeur considérable. Les cinq couleurs de mana permettent déjà de construire des stratégies très différentes. Ensuite arrivent les nombreux formats.
Un deck Standard possède par exemple au moins 60 cartes. Commander suit des règles différentes et change profondément l’expérience. Le choix d’un produit Magic dépend donc beaucoup du format que l’on souhaite pratiquer.
C’est une force du jeu, mais aussi la raison pour laquelle un débutant gagne à identifier son format avant d’acheter énormément de cartes. Un produit parfait pour une soirée Commander n’est pas automatiquement le meilleur choix pour quelqu’un qui souhaite jouer en Standard.
Yu-Gi-Oh! : combos, Extra Deck et cartes qui ont parfois beaucoup à raconter
Les cartes Yu-Gi-Oh! ont une identité très différente. Le Main Deck contient de 40 à 60 cartes et peut être complété par un Extra Deck.
Fusion, Synchro, Xyz, Pendule et Lien ont enrichi le jeu au fil des années. Certaines stratégies enchaînent donc plusieurs invocations et effets pendant le même tour.
La licence conserve aussi une énorme force nostalgique. Dragon Blanc aux Yeux Bleus, Magicien Sombre, Exodia et les Dieux Égyptiens cohabitent avec des archétypes beaucoup plus récents. On peut venir pour Kaiba et découvrir ensuite qu’une carte moderne contient davantage de texte que certaines notices de montage.
Disney Lorcana : des personnages connus avec une mécanique qui lui appartient
Disney Lorcana utilise les personnages Disney sous forme de Glimmers. Mickey, Elsa, Stitch, Maléfique et beaucoup d’autres rejoignent un jeu basé sur l’encre et la recherche de Lore.
Un deck contient au moins 60 cartes et utilise une ou deux encres. Les decks de démarrage constituent une solution simple pour découvrir les règles avec une liste déjà construite.
Lorcana intéresse aussi des collectionneurs qui ne venaient pas forcément du TCG. Les personnages Disney, les différentes illustrations et les traitements spéciaux suffisent parfois à faire commencer un classeur avant la première partie.
Gundam Card Game : pilotes et Mobile Suits combattent ensemble
Le Gundam Card Game utilise un deck principal de 50 cartes et un paquet séparé de 10 ressources. Les cartes Unit, Pilot, Command et Base composent le cœur du jeu.
L’association entre une unité et son pilote donne évidemment une saveur très Gundam au système. Plusieurs générations de la franchise peuvent se retrouver dans la même collection.
Le jeu possède aussi une passerelle originale avec Gundam Assemble, qui permet d’utiliser de petites figurines à monter sur le terrain. C’est probablement l’une des rares méthodes connues pour commencer avec des cartes et finir mystérieusement devant un rayon de Gunpla.
Booster : le plaisir d’ouvrir sans savoir exactement ce qui arrive
Le booster contient des cartes dont tout ou partie du contenu est aléatoire. Il sert à découvrir une extension, enrichir une collection ou récupérer de nouvelles cartes pour ses decks.
Le nombre de cartes change selon le TCG et parfois selon la région ou le produit. Il ne faut donc pas supposer qu’un booster Pokémon, One Piece et Gundam contiennent tous la même quantité de cartes.
Un booster est parfait pour le plaisir de l’ouverture. En revanche, ce n’est pas la méthode la plus fiable lorsqu’on cherche une carte précise. Le hasard est très mauvais pour respecter une liste de courses.
Display : beaucoup de boosters, mais toujours aucune boule de cristal
Un display est une boîte regroupant plusieurs boosters d’une même extension. Il intéresse surtout les personnes qui veulent ouvrir une quantité importante de cartes du même set.
Le contenu exact varie encore une fois selon les jeux. Le nombre de boosters dans un display japonais peut aussi différer d’une édition occidentale.
Acheter un display augmente évidemment le nombre de cartes ouvertes. Cela ne transforme pas pour autant une carte précise en tirage garanti, sauf mention officielle explicite du fabricant.
Starter Deck, Deck de démarrage ou Structure Deck : pour jouer avant de devenir deckbuilder
Un deck préconstruit contient une liste déterminée à l’avance. Son principal intérêt est simple : on peut commencer avec des cartes pensées pour fonctionner ensemble.
Les fabricants utilisent différents noms. One Piece parle notamment de Starter Decks. Yu-Gi-Oh! propose aussi des Structure Decks. Pokémon possède plusieurs gammes de decks prêts à jouer. Lorcana commercialise ses propres decks de démarrage.
Pour un débutant qui souhaite réellement jouer, c’est souvent un achat plus utile qu’une poignée de boosters pris au hasard. On apprend d’abord pourquoi les cartes sont ensemble. Ensuite, on commence à modifier le deck avec davantage de logique.
ETB, coffret, bundle, tin : une grande boîte ne dit pas toujours ce qu’elle contient
Les Elite Trainer Box, ou ETB, appartiennent surtout à l’univers Pokémon. Elles réunissent généralement plusieurs boosters avec différents accessoires liés au jeu et à l’extension concernée.
D’autres produits prennent la forme de bundles, coffrets, tins ou collections spéciales. Ils peuvent contenir des boosters, des cartes promotionnelles et des accessoires.
Le contenu change d’un produit à l’autre. Vérifiez donc toujours la fiche avant l’achat. La taille de la boîte reste un indicateur assez médiocre du nombre de boosters cachés à l’intérieur.
Jouer ou collectionner ? Les deux approches sont parfaitement compatibles
Le joueur regarde d’abord les effets, les synergies et la légalité des cartes. Le collectionneur peut privilégier le personnage, l’illustration, la rareté ou simplement un coup de cœur.
Aucun des deux n’a davantage raison. Une carte peu recherchée par les joueurs peut devenir la préférée d’un collectionneur. À l’inverse, une carte visuellement discrète peut être essentielle dans un deck.
Beaucoup de passionnés finissent d’ailleurs par faire les deux. Une version standard part dans le deck et la superbe illustration alternative reste dans le classeur. Voilà comment une seule carte réussit parfois à devenir deux achats totalement raisonnables.
Une carte rare n’est pas automatiquement un investissement
Le mot rare décrit d’abord une place dans la structure d’une collection ou d’une extension. Il ne garantit pas qu’une carte prendra de la valeur.
Le prix peut dépendre du personnage, de la demande, de l’état, de la jouabilité, de la langue ou des réimpressions. Le marché évolue également.
Collectionner ce que l’on aime évite donc une bonne partie des mauvaises surprises. Si une carte prend ensuite de la valeur, tant mieux. Si elle ne bouge pas mais reste superbe dans le portfolio, elle continue au moins de remplir sa première mission.
Français, anglais, japonais, chinois : la langue change plus que le texte imprimé
Certaines collections existent dans plusieurs langues. Le choix peut influencer les produits disponibles, les extensions, les illustrations ou le marché de collection.
Pour jouer en tournoi, les règles d’utilisation des différentes langues dépendent du TCG et de la région. Il faut donc vérifier le règlement officiel du jeu concerné plutôt que d’appliquer une règle générale à toutes les licences.
Pour la collection pure, la décision devient plus personnelle. Certains veulent comprendre instantanément chaque texte. D’autres privilégient l’édition japonaise ou une version particulière d’une carte.
Sleeves : la protection de base qui évite beaucoup de regrets
Une sleeve protège la carte pendant les manipulations et limite les frottements directs. Les joueurs en utilisent aussi pour mélanger leurs decks sans abîmer inutilement les bords.
Le format doit être adapté au jeu. Toutes les cartes n’ont pas exactement les mêmes dimensions. Yu-Gi-Oh! utilise notamment un format différent de nombreux autres TCG.
La bonne sleeve n’améliore pas le tirage. Elle évite simplement que le beau tirage devienne moins beau après quelques parties.
Toploader, portfolio et deck box : chaque protection a son travail
Une carte importante peut recevoir une protection rigide comme un toploader. Le portfolio permet de classer et consulter une collection. La deck box sert plutôt à transporter un deck prêt à jouer.
Les accessoires pour cartes TCG regroupent aussi tapis, protections pour produits scellés et différents formats de rangement.
Il n’est pas nécessaire de tout acheter le premier jour. Une sleeve adaptée et un rangement correct couvrent déjà l’essentiel. Le reste dépend de la façon dont la collection grandit.
Comment commencer un TCG sans acheter n’importe quoi ?
Premier conseil : choisissez un jeu qui vous donne réellement envie de jouer ou de collectionner. Une licence connue aide beaucoup. Un ami qui pratique déjà ce jeu peut aussi faciliter les premières parties.
Ensuite, si votre objectif est de jouer, commencez avec un produit prêt à l’emploi lorsqu’il existe. Faites quelques parties avant d’acheter une grande quantité de boosters. Vous comprendrez beaucoup mieux les cartes que vous recherchez.
Pour la collection, fixez-vous éventuellement un objectif. Une extension, un personnage ou une famille de cartes donnent davantage de direction qu’un vague projet intitulé « toutes les cartes jolies ». Cette dernière collection possède généralement un nombre de références assez inquiétant.
Faut-il acheter un display pour commencer ?
Pas forcément. Un display est intéressant si vous voulez ouvrir beaucoup de boosters d’une même extension. Ce n’est pas une étape obligatoire.
Pour apprendre un jeu, un deck prêt à jouer est souvent plus logique. Pour découvrir une collection, quelques boosters peuvent suffire à voir si l’univers vous plaît.
Le display devient surtout intéressant quand vous savez déjà pourquoi vous le voulez. « La boîte était devant moi » reste une justification parfaitement humaine, mais techniquement moins stratégique.
Peut-on collectionner plusieurs TCG en même temps ?
Évidemment. Il faut simplement accepter qu’un classeur Pokémon puisse bientôt rencontrer un classeur One Piece, puis un deck Magic et quelques cartes Gundam.
Les jeux ne demandent pas tous le même investissement pour être pratiqués. Rien n’empêche donc d’avoir un TCG principal pour jouer et plusieurs licences suivies uniquement pour leurs illustrations.
C’est même assez courant chez les passionnés de pop culture. Une collection commence parfois avec un personnage préféré bien avant de devenir une passion pour le jeu lui-même.
Cartes à collectionner à Nyon, entre Genève et Lausanne
BDFancomics propose des TCG et cartes à collectionner à Nyon, en Suisse romande, ainsi que la commande en ligne. La boutique se situe entre Genève et Lausanne et rassemble plusieurs univers au même endroit.
Vous pouvez retrouver Pokémon, One Piece, Magic, Yu-Gi-Oh!, Lorcana, Gundam et d’autres collections selon les disponibilités. La catégorie Cartes à collectionner permet de voir directement les différents jeux et licences proposés.
Si vous débutez, inutile de connaître toutes les raretés ou les règles avant de venir regarder. Dites simplement ce que vous aimez et ce que vous voulez faire : jouer, collectionner, offrir ou commencer un nouveau jeu. C’est déjà largement suffisant pour trouver le bon rayon.
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