The Edge, ou l’art de jouer à deux guitares tout seul
Avec le Funko Pop The Edge U2 #272, c’est l’homme derrière le son le plus identifiable du rock des années 80 qui débarque sur l’étagère. Ses arpèges qui rebondissent, ses notes qui semblent se répondre en écho : on les reconnaît avant même que Bono n’ouvre la bouche.
Né en Angleterre, adopté par Dublin
Petite surprise pour beaucoup de fans : David Howell Evans est né le 8 août 1961 à Barking, dans l’Essex. Sa famille s’installe ensuite en Irlande, et c’est au lycée Mount Temple qu’il répond à l’annonce de Larry Mullen Jr. pour former un groupe. Il arrive alors avec une guitare et pas encore de surnom.
Un surnom au tranchant discuté
« The Edge » lui vient de la bande de Lypton Village, ce petit cercle d’amis un peu surréalistes dont faisait partie Bono. L’origine exacte reste débattue : la forme anguleuse de sa tête, sa façon de jouer, ou son habitude de rester en retrait, au bord des choses. Chacun choisit sa version, et lui n’a jamais tranché. Ironique, pour un tel surnom.
Le secret du Memory Man
Le truc, c’est le delay. The Edge règle souvent son écho sur une croche pointée, de sorte que les répétitions tombent entre les notes qu’il joue vraiment. Après avoir mis la main sur une pédale Electro-Harmonix Memory Man, il a compris qu’il pouvait faire sonner une seule guitare comme deux. Écoutez l’intro de Where the Streets Have No Name sur The Joshua Tree : c’est cette mécanique-là, poussée jusqu’au vertige.
Combien de guitaristes amateurs ont passé un samedi après-midi à tourner les potards pour retrouver ce son ? Probablement plus qu’on ne l’avouera.
De Jimmy Page à Spider-Man
En 2008, le documentaire It Might Get Loud de Davis Guggenheim le réunit avec Jimmy Page et Jack White pour parler de guitare électrique. Trois générations, trois approches, et The Edge qui démonte ses effets comme un horloger. Plus inattendu : avec Bono, il signe la musique de la comédie musicale Spider-Man: Turn Off the Dark, lancée à Broadway en 2011.
À côté de qui le poser
Le duo naturel, c’est évidemment Bono, son partenaire d’écriture. Pour une vitrine consacrée aux guitaristes, la confrontation avec Slash de Guns N’ Roses est savoureuse : d’un côté le riff brut et le chapeau haut de forme, de l’autre la précision d’ingénieur et les effets millimétrés.
La figurine est une Pop standard d’environ 9,5 cm, en vinyle, numérotée 272. Elle ne joue pas en écho, mais elle se pose très bien à côté de ses trois compères.
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Petit test à faire en soirée : jouez trois secondes de l’intro de Where the Streets Have No Name et comptez combien de personnes lèvent les bras avant le refrain.










