MAD
Funko Pop MAD : Alfred E. Neuman, le sourire qui ne s’inquiète de rien
Un sourire où manque une dent, des yeux pas tout à fait alignés et une devise de trois mots : « What, me worry? ». La Funko Pop MAD du rayon rend hommage à Alfred E. Neuman, la mascotte du magazine satirique américain, sous le numéro 29.
Un comic book devenu magazine
MAD naît en 1952 chez EC Comics, avec Harvey Kurtzman à la rédaction et William Gaines à l’édition. En 1955, au numéro 24, le comic devient un magazine, ce qui lui permet d’échapper aux règles du Comics Code. EC le revend en 1961 ; il passe ensuite entre plusieurs mains avant d’être publié par DC, la maison de Batman et Superman.
Un visage plus vieux que le magazine
Le plus drôle, c’est qu’Alfred n’a pas été inventé par MAD. Des visages très proches circulaient déjà dans la publicité de la fin du XIXe siècle, notamment pour une pièce de Broadway de 1894. Kurtzman tombe sur l’image en 1954, sur une carte postale, et commence à la glisser dans les pages.
Le nom arrive en 1956, choisi par Al Feldstein. Il vient indirectement d’une émission de radio d’Henry Morgan, où un personnage baptisé Newman saluait le compositeur Alfred Newman.
Norman Mingo fixe le portrait
Fin 1956, le numéro 30 présente Alfred en candidat à l’élection présidentielle, peint par Norman Mingo. Ce portrait définit le visage que l’on connaît encore aujourd’hui, et Mingo signera ensuite 97 couvertures. Après l’accident nucléaire de Three Mile Island en 1979, la devise devient même, le temps d’un numéro, « Yes, me worry! ».
Spy vs. Spy et les habitués des pages
Autour d’Alfred, MAD a nourri des rubriques devenues cultes : les deux espions de Spy vs. Spy qui se piègent sans fin, les fold-in dont Al Jaffee reste le grand spécialiste, les dessins de Sergio Aragonés, présent dans plus de quatre cents numéros. En France, le magazine n’a connu que deux tentatives brèves, en 1965 et en 1982, ce qui explique qu’Alfred y reste un visage plus familier que son nom.
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Alfred est la seule figurine de la vitrine que l’état de sa boîte laisse parfaitement indifférente. Coin écrasé, fenêtre rayée ? Il vous regarde avec ce sourire et pose la seule question qui compte : pourquoi s’en faire ?
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Funko Pop MAD : Alfred E. Neuman, le sourire qui ne s’inquiète de rien
Un sourire où manque une dent, des yeux pas tout à fait alignés et une devise de trois mots : « What, me worry? ». La Funko Pop MAD du rayon rend hommage à Alfred E. Neuman, la mascotte du magazine satirique américain, sous le numéro 29.
Un comic book devenu magazine
MAD naît en 1952 chez EC Comics, avec Harvey Kurtzman à la rédaction et William Gaines à l’édition. En 1955, au numéro 24, le comic devient un magazine, ce qui lui permet d’échapper aux règles du Comics Code. EC le revend en 1961 ; il passe ensuite entre plusieurs mains avant d’être publié par DC, la maison de Batman et Superman.
Un visage plus vieux que le magazine
Le plus drôle, c’est qu’Alfred n’a pas été inventé par MAD. Des visages très proches circulaient déjà dans la publicité de la fin du XIXe siècle, notamment pour une pièce de Broadway de 1894. Kurtzman tombe sur l’image en 1954, sur une carte postale, et commence à la glisser dans les pages.
Le nom arrive en 1956, choisi par Al Feldstein. Il vient indirectement d’une émission de radio d’Henry Morgan, où un personnage baptisé Newman saluait le compositeur Alfred Newman.
Norman Mingo fixe le portrait
Fin 1956, le numéro 30 présente Alfred en candidat à l’élection présidentielle, peint par Norman Mingo. Ce portrait définit le visage que l’on connaît encore aujourd’hui, et Mingo signera ensuite 97 couvertures. Après l’accident nucléaire de Three Mile Island en 1979, la devise devient même, le temps d’un numéro, « Yes, me worry! ».
Spy vs. Spy et les habitués des pages
Autour d’Alfred, MAD a nourri des rubriques devenues cultes : les deux espions de Spy vs. Spy qui se piègent sans fin, les fold-in dont Al Jaffee reste le grand spécialiste, les dessins de Sergio Aragonés, présent dans plus de quatre cents numéros. En France, le magazine n’a connu que deux tentatives brèves, en 1965 et en 1982, ce qui explique qu’Alfred y reste un visage plus familier que son nom.
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Alfred est la seule figurine de la vitrine que l’état de sa boîte laisse parfaitement indifférente. Coin écrasé, fenêtre rayée ? Il vous regarde avec ce sourire et pose la seule question qui compte : pourquoi s’en faire ?

