The Sixth Gun

The Sixth Gun : le western où les revolvers sont plus dangereux que les tireurs

Dans un Ouest américain de la fin des années 1880, six armes forgées pour une puissance qui dépasse les hommes circulent de main en main. Les The Sixth Gun comics de Cullen Bunn et Brian Hurtt, lancés en 2010 chez Oni Press, partent de cette idée et ne la lâchent plus : un pistolet de trop, et c’est la création entière qui peut être réécrite.

La série américaine s’est refermée en 2016, après cinquante épisodes. Urban Comics la publie dans sa collection Urban Indies, en albums reliés qui suivent la trame d’un seul tenant.

Becky Montcrief et Drake Sinclair, duo mal assorti

Tout commence lorsque Becky, jeune femme sans histoire, se retrouve liée au sixième revolver, celui que tout le monde veut. Drake Sinclair, pistolero au passé trouble, devine aussitôt qu’elle vient d’hériter d’une cible dans le dos. Le premier tome, De mes doigts morts…, installe les règles : chaque arme a son pouvoir, et le général Hume, pourtant mort, n’a pas fini d’y tenir.

Ce qui fait le sel de la série, c’est que Becky ne reste jamais la demoiselle à protéger. Dès Enchaîné, quand Drake disparaît en pleine escorte de la dépouille du général, c’est elle qui tient les rênes du récit.

Un bestiaire qui grandit à chaque étape

Le Weird West de Bunn ne se contente pas de fantômes de saloon. La Nouvelle-Orléans d’À la croisée des chemins, la Malédiction du Wendigo puis la Chasse des Skinwalkers ajoutent à chaque fois une couche de folklore, de magie noire et de créatures que l’on préfère croiser de jour. Gord Cantrell rejoint l’aventure, Griselda prépare son retour, et la carte du continent se remplit de lieux où il ne fait pas bon camper.

Boot Hill, enfin, rassemble les six armes au même endroit. Autant dire que l’apocalypse n’est plus une hypothèse d’école : c’est le rendez-vous vers lequel tout convergeait depuis le premier coup de feu.

Le trait clair de Brian Hurtt

On pourrait craindre l’indigestion avec autant de chevauchées, de sortilèges et de monstres. Brian Hurtt évite le piège grâce à un dessin net, presque classique, où chaque revolver reste reconnaissable et chaque fusillade garde sa géographie. Le résultat se lit comme un vieux western du dimanche soir, sauf que les méchants ont parfois des cornes.

Pour prolonger la piste

Ceux qui aiment voir l’Ouest bousculé par des héroïnes armées jusqu’aux dents filent vers Ladies with Guns, version franco-belge et décalée du genre. Et si c’est le mélange entre Amérique historique et horreur qui accroche, American Vampire Legacy mène la chasse aux monstres jusqu’en Europe.

Dans la plupart des westerns, on se méfie de l’homme le plus rapide à dégainer. Ici, la bonne question est plutôt de savoir quel revolver l’a choisi.

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En 2013, NBC a tourné un pilote de The Sixth Gun avec Pedro Pascal au casting. La chaîne n’a pas donné suite, mais les six revolvers n’ont jamais eu besoin d’une télévision pour hanter quelqu’un.

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The Sixth Gun : le western où les revolvers sont plus dangereux que les tireurs

Dans un Ouest américain de la fin des années 1880, six armes forgées pour une puissance qui dépasse les hommes circulent de main en main. Les The Sixth Gun comics de Cullen Bunn et Brian Hurtt, lancés en 2010 chez Oni Press, partent de cette idée et ne la lâchent plus : un pistolet de trop, et c’est la création entière qui peut être réécrite.

La série américaine s’est refermée en 2016, après cinquante épisodes. Urban Comics la publie dans sa collection Urban Indies, en albums reliés qui suivent la trame d’un seul tenant.

Becky Montcrief et Drake Sinclair, duo mal assorti

Tout commence lorsque Becky, jeune femme sans histoire, se retrouve liée au sixième revolver, celui que tout le monde veut. Drake Sinclair, pistolero au passé trouble, devine aussitôt qu’elle vient d’hériter d’une cible dans le dos. Le premier tome, De mes doigts morts…, installe les règles : chaque arme a son pouvoir, et le général Hume, pourtant mort, n’a pas fini d’y tenir.

Ce qui fait le sel de la série, c’est que Becky ne reste jamais la demoiselle à protéger. Dès Enchaîné, quand Drake disparaît en pleine escorte de la dépouille du général, c’est elle qui tient les rênes du récit.

Un bestiaire qui grandit à chaque étape

Le Weird West de Bunn ne se contente pas de fantômes de saloon. La Nouvelle-Orléans d’À la croisée des chemins, la Malédiction du Wendigo puis la Chasse des Skinwalkers ajoutent à chaque fois une couche de folklore, de magie noire et de créatures que l’on préfère croiser de jour. Gord Cantrell rejoint l’aventure, Griselda prépare son retour, et la carte du continent se remplit de lieux où il ne fait pas bon camper.

Boot Hill, enfin, rassemble les six armes au même endroit. Autant dire que l’apocalypse n’est plus une hypothèse d’école : c’est le rendez-vous vers lequel tout convergeait depuis le premier coup de feu.

Le trait clair de Brian Hurtt

On pourrait craindre l’indigestion avec autant de chevauchées, de sortilèges et de monstres. Brian Hurtt évite le piège grâce à un dessin net, presque classique, où chaque revolver reste reconnaissable et chaque fusillade garde sa géographie. Le résultat se lit comme un vieux western du dimanche soir, sauf que les méchants ont parfois des cornes.

Pour prolonger la piste

Ceux qui aiment voir l’Ouest bousculé par des héroïnes armées jusqu’aux dents filent vers Ladies with Guns, version franco-belge et décalée du genre. Et si c’est le mélange entre Amérique historique et horreur qui accroche, American Vampire Legacy mène la chasse aux monstres jusqu’en Europe.

Dans la plupart des westerns, on se méfie de l’homme le plus rapide à dégainer. Ici, la bonne question est plutôt de savoir quel revolver l’a choisi.

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En 2013, NBC a tourné un pilote de The Sixth Gun avec Pedro Pascal au casting. La chaîne n’a pas donné suite, mais les six revolvers n’ont jamais eu besoin d’une télévision pour hanter quelqu’un.