American Vampire Legacy
American Vampire Legacy : la chasse continue loin de l’Amérique
En 2010, Scott Snyder et Rafael Albuquerque lancent chez Vertigo une idée simple et vicieuse : et si le vampire avait évolué en traversant l’Atlantique ? Les deux albums d’American Vampire Legacy prolongent cette série en marge du récit principal, avec deux dessinateurs de choc et une chasseuse qui n’a jamais demandé ce métier.
Skinner Sweet et la nouvelle lignée
Tout part d’un hors-la-loi de l’Ouest, Skinner Sweet, qui se réveille d’entre les morts en premier représentant d’une espèce inédite. Ces vampires américains ne craignent pas le soleil, ce qui ruine d’un coup des siècles de stratégie défensive. Et pour lancer l’aventure, Stephen King en personne a signé les récits complémentaires des cinq premiers numéros.
Sélection naturelle : 1941, la guerre et les crocs
Le premier Legacy, dessiné par Sean Gordon Murphy, envoie Felicia Book et Cash McCoogan dans une Europe en guerre. Leur mission pour les Vassaux de Vénus : retrouver un scientifique qui pourrait détenir un remède au vampirisme, avant que les nazis ou les créatures de la nuit ne mettent la main dessus. Murphy dessine ruines, blindés et poursuites avec une nervosité qui fait sentir l’urgence à chaque page.
Le Réveil du monstre : Londres, 1954
Treize ans plus tard, Felicia croyait pouvoir souffler. Raté : à Londres, un coffre scellé depuis le XIXe siècle est ouvert, et ce qui en sort appartient à une lignée bien plus ancienne. Dustin Nguyen remplace la mitraille par l’attente et le brouillard, pour une ambiance franchement gothique. Gus McCoogan est de l’aventure, et Felicia a désormais quelqu’un d’autre qu’elle-même à protéger.
Deux récits, une même héroïne
Chaque tome rassemble cinq épisodes et forme une mission complète. On peut les lire sans connaître toute la série mère, même si les Vassaux et les différentes lignées prennent plus de relief avec un peu de contexte. Felicia reste le fil rouge : une chasseuse que ni la guerre ni les siècles de crocs accumulés n’arrivent à décourager.
Snyder, de l’horreur à Gotham
Le même scénariste a ensuite livré l’un des grands cycles modernes du Chevalier Noir avec Batman – La Cour des Hiboux, où une société secrète traque Bruce dans ses propres souterrains. Et si l’Amérique hantée vous plaît, The Sixth Gun mélange western et sortilèges dans un Far West tout aussi peu fréquentable.
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Le vampire européen fuit l’aube et retourne sagement dans son cercueil. Son cousin américain, lui, se promène en plein jour : Snyder a tout simplement supprimé la dernière pause dont profitaient les chasseurs.
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American Vampire Legacy : la chasse continue loin de l’Amérique
En 2010, Scott Snyder et Rafael Albuquerque lancent chez Vertigo une idée simple et vicieuse : et si le vampire avait évolué en traversant l’Atlantique ? Les deux albums d’American Vampire Legacy prolongent cette série en marge du récit principal, avec deux dessinateurs de choc et une chasseuse qui n’a jamais demandé ce métier.
Skinner Sweet et la nouvelle lignée
Tout part d’un hors-la-loi de l’Ouest, Skinner Sweet, qui se réveille d’entre les morts en premier représentant d’une espèce inédite. Ces vampires américains ne craignent pas le soleil, ce qui ruine d’un coup des siècles de stratégie défensive. Et pour lancer l’aventure, Stephen King en personne a signé les récits complémentaires des cinq premiers numéros.
Sélection naturelle : 1941, la guerre et les crocs
Le premier Legacy, dessiné par Sean Gordon Murphy, envoie Felicia Book et Cash McCoogan dans une Europe en guerre. Leur mission pour les Vassaux de Vénus : retrouver un scientifique qui pourrait détenir un remède au vampirisme, avant que les nazis ou les créatures de la nuit ne mettent la main dessus. Murphy dessine ruines, blindés et poursuites avec une nervosité qui fait sentir l’urgence à chaque page.
Le Réveil du monstre : Londres, 1954
Treize ans plus tard, Felicia croyait pouvoir souffler. Raté : à Londres, un coffre scellé depuis le XIXe siècle est ouvert, et ce qui en sort appartient à une lignée bien plus ancienne. Dustin Nguyen remplace la mitraille par l’attente et le brouillard, pour une ambiance franchement gothique. Gus McCoogan est de l’aventure, et Felicia a désormais quelqu’un d’autre qu’elle-même à protéger.
Deux récits, une même héroïne
Chaque tome rassemble cinq épisodes et forme une mission complète. On peut les lire sans connaître toute la série mère, même si les Vassaux et les différentes lignées prennent plus de relief avec un peu de contexte. Felicia reste le fil rouge : une chasseuse que ni la guerre ni les siècles de crocs accumulés n’arrivent à décourager.
Snyder, de l’horreur à Gotham
Le même scénariste a ensuite livré l’un des grands cycles modernes du Chevalier Noir avec Batman – La Cour des Hiboux, où une société secrète traque Bruce dans ses propres souterrains. Et si l’Amérique hantée vous plaît, The Sixth Gun mélange western et sortilèges dans un Far West tout aussi peu fréquentable.
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Le vampire européen fuit l’aube et retourne sagement dans son cercueil. Son cousin américain, lui, se promène en plein jour : Snyder a tout simplement supprimé la dernière pause dont profitaient les chasseurs.


