The Black Beetle
The Black Beetle : le serial pulp qui n’a jamais existé au cinéma
Colt City, 1941. Des gangsters, des flics achetés, des rumeurs d’espions nazis et, dans l’ombre, un homme masqué en noir. Les The Black Beetle comics sont l’œuvre d’un seul artiste, l’Italien Francesco Francavilla, qui écrit, dessine et colorise lui-même ce vibrant hommage aux récits pulp. Urban Comics en publie le premier volume, Sans issue, dans sa collection Urban Indies.
Né dans Dark Horse Presents
Le personnage fait ses débuts en 2012 dans l’anthologie Dark Horse Presents, avec un récit intitulé The Night Shift. Sans issue reprend ensuite les épisodes #0 à #4 de sa propre série chez Dark Horse. On y découvre la ville, le héros, ses méthodes et une enquête autour de mystérieux artefacts que tout le monde semble convoiter.
Le cinéma de quartier sur papier
Ruelles mouillées, silhouettes découpées dans la lumière des réverbères, voitures noires et laboratoires secrets : Francavilla convoque l’imagerie des serials des années 1940, ces feuilletons projetés en première partie de séance. Le Black Beetle reste mystérieux, mais son monde se comprend au premier coup d’œil.
La patte Francavilla
Ce qui frappe d’abord, ce sont les couleurs. Francavilla travaille en aplats, en ombres profondes et en teintes vives qui guident l’œil d’une case à l’autre. Sa maîtrise des couvertures lui a valu l’Eisner du meilleur artiste de couverture en 2012, et chaque page de Sans issue a l’allure d’une affiche de film qu’on aurait voulu voir.
Un héros sans long passé éditorial
Contrairement aux justiciers masqués qui traînent quatre-vingts ans de continuité, le Black Beetle arrive vierge de tout historique. C’est l’un des grands plaisirs de ce volume : aucun prérequis, aucune chronologie à réviser, juste une ville, une enquête et un homme masqué qui agit là où la police a cessé de le faire. Sans issue se lit comme un premier film de série, avec juste ce qu’il faut de mystère pour donner envie de rester dans la salle.
Un dessinateur passé par Gotham
Avant de lancer son scarabée, Francavilla a dessiné aux côtés de Scott Snyder et Jock l’arc The Black Mirror dans Detective Comics. Les amateurs de nuits gothiques et de justiciers taciturnes retrouveront cette veine dans nos comics Batman. Et pour rester dans les années de guerre, entre monstres et menace nazie, American Vampire Legacy plonge l’Europe de 1941 dans une chasse aux vampires.
Lire plus
Un justicier masqué qui porte le nom d’un insecte, dans une ville baptisée comme un revolver : à Colt City, la municipalité ne pouvait raisonnablement pas prétendre être surprise par les fusillades.
Voici le seul résultat
The Black Beetle : le serial pulp qui n’a jamais existé au cinéma
Colt City, 1941. Des gangsters, des flics achetés, des rumeurs d’espions nazis et, dans l’ombre, un homme masqué en noir. Les The Black Beetle comics sont l’œuvre d’un seul artiste, l’Italien Francesco Francavilla, qui écrit, dessine et colorise lui-même ce vibrant hommage aux récits pulp. Urban Comics en publie le premier volume, Sans issue, dans sa collection Urban Indies.
Né dans Dark Horse Presents
Le personnage fait ses débuts en 2012 dans l’anthologie Dark Horse Presents, avec un récit intitulé The Night Shift. Sans issue reprend ensuite les épisodes #0 à #4 de sa propre série chez Dark Horse. On y découvre la ville, le héros, ses méthodes et une enquête autour de mystérieux artefacts que tout le monde semble convoiter.
Le cinéma de quartier sur papier
Ruelles mouillées, silhouettes découpées dans la lumière des réverbères, voitures noires et laboratoires secrets : Francavilla convoque l’imagerie des serials des années 1940, ces feuilletons projetés en première partie de séance. Le Black Beetle reste mystérieux, mais son monde se comprend au premier coup d’œil.
La patte Francavilla
Ce qui frappe d’abord, ce sont les couleurs. Francavilla travaille en aplats, en ombres profondes et en teintes vives qui guident l’œil d’une case à l’autre. Sa maîtrise des couvertures lui a valu l’Eisner du meilleur artiste de couverture en 2012, et chaque page de Sans issue a l’allure d’une affiche de film qu’on aurait voulu voir.
Un héros sans long passé éditorial
Contrairement aux justiciers masqués qui traînent quatre-vingts ans de continuité, le Black Beetle arrive vierge de tout historique. C’est l’un des grands plaisirs de ce volume : aucun prérequis, aucune chronologie à réviser, juste une ville, une enquête et un homme masqué qui agit là où la police a cessé de le faire. Sans issue se lit comme un premier film de série, avec juste ce qu’il faut de mystère pour donner envie de rester dans la salle.
Un dessinateur passé par Gotham
Avant de lancer son scarabée, Francavilla a dessiné aux côtés de Scott Snyder et Jock l’arc The Black Mirror dans Detective Comics. Les amateurs de nuits gothiques et de justiciers taciturnes retrouveront cette veine dans nos comics Batman. Et pour rester dans les années de guerre, entre monstres et menace nazie, American Vampire Legacy plonge l’Europe de 1941 dans une chasse aux vampires.
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Un justicier masqué qui porte le nom d’un insecte, dans une ville baptisée comme un revolver : à Colt City, la municipalité ne pouvait raisonnablement pas prétendre être surprise par les fusillades.

