Batman

Comics Batman : Gotham vue par ses plus grands auteurs

En mai 1939, Detective Comics #27 présentait un justicier masqué imaginé par Bob Kane et Bill Finger. Plus de quatre-vingts ans plus tard, nos comics Batman en français prouvent qu’un même homme en cape peut porter un polar noir, un road movie, une tragédie amoureuse ou une fable sur la fiction. Chaque album du rayon raconte une Gotham différente.

Le polar pur : Loeb, Sale, Goodwin et Hampton

Amère Victoire reprend les fils laissés par Un Long Halloween : des policiers tombent les uns après les autres, les familles mafieuses vacillent et un certain Dick Grayson entre dans la vie de Bruce. L’édition noir et blanc des 75 ans laisse le trait de Tim Sale respirer, avec ses silhouettes taillées au couteau et ses immeubles qui écrasent les personnages.

Dans un registre encore plus sombre, Des cris dans la nuit associe Archie Goodwin au scénario et la peinture de Scott Hampton. Gordon vient d’être promu commissaire, les meurtres s’enchaînent, et le sujet abordé fait de ce récit complet une lecture pour adultes, sans le moindre clin d’œil rassurant.

Scott Snyder : la ville comme ennemie, puis la route

Avec Greg Capullo, Snyder a imaginé dans La Cour des Hiboux une société secrète qui surveille Gotham depuis sa fondation. Le principe est cruel : Bruce pensait connaître chaque ruelle, et quelqu’un connaissait les siennes bien avant lui. Là encore, le noir et blanc anniversaire rend les labyrinthes et les Talons franchement étouffants.

All Star Batman 1 prend le chemin inverse. Batman doit sortir Double-Face de la ville, John Romita Jr. dessine la cavale à grands coups de tôle froissée, et toute la région rêve de toucher la prime. Harvey Dent laisse son destin à une pièce de monnaie ; Batman, lui, n’a même pas droit au pile ou face.

Le Joker et Harley, deux regards

Mad Love vient tout droit de Batman : la série animée, où Harley Quinn est née en 1992. Paul Dini et Bruce Timm y racontent comment la psychiatre Harleen Quinzel a basculé, avec ce trait épuré qui fait passer une histoire d’emprise pour un dessin animé du samedi matin. Le récit a d’ailleurs reçu l’Eisner du meilleur numéro en 1994.

Tout autre ambiance avec The Dark Prince Charming chez Dargaud : l’homme qui dessine Le Scorpion s’empare du Joker, de Harley et du Chevalier Noir en grand format franco-belge. Le tome 1 se trouve seul ou réuni avec le second dans un coffret, pour lire le diptyque d’une traite.

Et si Batman n’était qu’un personnage de papier ?

Créature de la nuit, de Kurt Busiek et John Paul Leon, imagine un garçon nommé Bruce Wainwright dans un monde où Batman n’existe que dans les comics. Quand ses parents sont assassinés, le mythe qu’il lisait enfant prend une forme inquiétante. Un récit hors continuité, mélancolique, idéal pour qui croit avoir tout lu sur le personnage.

Et pour garder un Chevalier Noir à côté de la pile d’albums, les Funko Pop Batman montent la garde sans jamais demander de pause.

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Hiboux, clowns, mafieux, faux héros et vraie route : Batman a tout affronté. La seule bataille qu’il perd systématiquement, c’est celle d’Alfred qui lui demande de rentrer avant l’aube.

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Comics Batman : Gotham vue par ses plus grands auteurs

En mai 1939, Detective Comics #27 présentait un justicier masqué imaginé par Bob Kane et Bill Finger. Plus de quatre-vingts ans plus tard, nos comics Batman en français prouvent qu’un même homme en cape peut porter un polar noir, un road movie, une tragédie amoureuse ou une fable sur la fiction. Chaque album du rayon raconte une Gotham différente.

Le polar pur : Loeb, Sale, Goodwin et Hampton

Amère Victoire reprend les fils laissés par Un Long Halloween : des policiers tombent les uns après les autres, les familles mafieuses vacillent et un certain Dick Grayson entre dans la vie de Bruce. L’édition noir et blanc des 75 ans laisse le trait de Tim Sale respirer, avec ses silhouettes taillées au couteau et ses immeubles qui écrasent les personnages.

Dans un registre encore plus sombre, Des cris dans la nuit associe Archie Goodwin au scénario et la peinture de Scott Hampton. Gordon vient d’être promu commissaire, les meurtres s’enchaînent, et le sujet abordé fait de ce récit complet une lecture pour adultes, sans le moindre clin d’œil rassurant.

Scott Snyder : la ville comme ennemie, puis la route

Avec Greg Capullo, Snyder a imaginé dans La Cour des Hiboux une société secrète qui surveille Gotham depuis sa fondation. Le principe est cruel : Bruce pensait connaître chaque ruelle, et quelqu’un connaissait les siennes bien avant lui. Là encore, le noir et blanc anniversaire rend les labyrinthes et les Talons franchement étouffants.

All Star Batman 1 prend le chemin inverse. Batman doit sortir Double-Face de la ville, John Romita Jr. dessine la cavale à grands coups de tôle froissée, et toute la région rêve de toucher la prime. Harvey Dent laisse son destin à une pièce de monnaie ; Batman, lui, n’a même pas droit au pile ou face.

Le Joker et Harley, deux regards

Mad Love vient tout droit de Batman : la série animée, où Harley Quinn est née en 1992. Paul Dini et Bruce Timm y racontent comment la psychiatre Harleen Quinzel a basculé, avec ce trait épuré qui fait passer une histoire d’emprise pour un dessin animé du samedi matin. Le récit a d’ailleurs reçu l’Eisner du meilleur numéro en 1994.

Tout autre ambiance avec The Dark Prince Charming chez Dargaud : l’homme qui dessine Le Scorpion s’empare du Joker, de Harley et du Chevalier Noir en grand format franco-belge. Le tome 1 se trouve seul ou réuni avec le second dans un coffret, pour lire le diptyque d’une traite.

Et si Batman n’était qu’un personnage de papier ?

Créature de la nuit, de Kurt Busiek et John Paul Leon, imagine un garçon nommé Bruce Wainwright dans un monde où Batman n’existe que dans les comics. Quand ses parents sont assassinés, le mythe qu’il lisait enfant prend une forme inquiétante. Un récit hors continuité, mélancolique, idéal pour qui croit avoir tout lu sur le personnage.

Et pour garder un Chevalier Noir à côté de la pile d’albums, les Funko Pop Batman montent la garde sans jamais demander de pause.

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Hiboux, clowns, mafieux, faux héros et vraie route : Batman a tout affronté. La seule bataille qu’il perd systématiquement, c’est celle d’Alfred qui lui demande de rentrer avant l’aube.