Un Batman beaucoup plus sombre qu’à l’habitude
Alors que James Gordon prend ses fonctions de commissaire, une série de meurtres particulièrement violents frappe Gotham : Batman cris dans la nuit choisit le registre du polar psychologique plutôt que la surenchère super-héroïque. L’enquête mène Batman vers un sujet beaucoup plus sombre que ses adversaires habituels.
Archie Goodwin et Scott Hampton signent un Batman très éloigné du blockbuster super-héroïque. Le dessin peint et l’approche presque horrifique donnent au livre une identité immédiate, idéale pour qui aime le versant polar du personnage.
Le récit est connu pour aborder un sujet beaucoup plus dur que la plupart des aventures de Batman : la violence faite aux enfants et les traumatismes qu’elle laisse. Scott Hampton utilise une peinture sombre, presque expressionniste, qui rend Gotham oppressante sans avoir besoin d’accumuler les super-vilains.
Scott Hampton peint les pages avec une lourdeur volontaire : nuits épaisses, visages fatigués, couleurs sourdes et silhouettes qui semblent parfois sortir d’un cauchemar. Ce choix graphique est indissociable du sujet. Le livre ne cherche pas à rendre la violence séduisante ; il installe au contraire un malaise qui accompagne Gordon et Batman tout au long de l’enquête.
Des cris dans la nuit est un récit complet et indépendant, construit comme un thriller graphique plus que comme un épisode de série mensuelle. Il n’exige pas de suivre un run Batman particulier. Son sujet et son traitement visuel en font en revanche une lecture nettement plus sombre que ce que la couverture de super-héros pourrait laisser attendre.
Au scénario, on retrouve Archie Goodwin; la partie graphique est assurée par Scott Hampton.
Repères de cette édition
- Éditeur : Urban Comics — collection DC Deluxe
- Univers : DC Comics
- Série : Batman
- Personnages : Batman, James Gordon
- Genres : Super-héros, Polar, Thriller psychologique
- Format : Album relié, 96 pages
- Parution française : 01/04/2016
- Langue : Français
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Batman cris dans la nuit privilégie le polar et le thriller psychologique autour de Batman et James Gordon. Ici, Gotham n’a pas besoin d’un super-vilain bariolé pour être inquiétante ; la ville sait très bien faire le travail toute seule.

















