Valhallian the Black Iron
Valhallian the Black Iron : un samouraï au Valhalla face aux plus grands guerriers de l’Histoire
Le manga Valhallian the Black Iron commence au XIIIe siècle, après les invasions mongoles du Japon. Tetsujiro Soma est un samouraï redoutable. Ses talents ont aidé son pays à repousser l’ennemi, mais la gloire n’a pas vraiment suivi. Craint jusque dans son propre camp, il retourne vivre pauvrement sur ses terres avec son fils Takemaru.
Un jour, Tetsujiro ferme les yeux alors que la faim l’épuise. Lorsqu’il les rouvre, plus de Japon, plus de maison et surtout plus de Takemaru. Il se retrouve désarmé dans une forêt inconnue, poursuivi par des légionnaires romains. Bienvenue au Valhalla, où les morts de différentes époques semblent avoir trouvé une méthode assez musclée pour régler leurs différends.
Hrist a besoin d’un guerrier, Tetsujiro veut simplement retrouver son fils
Le samouraï est sauvé par Hrist, une valkyrie qui lui explique pourquoi il se trouve ici. Elle mène une révolte contre les forces qui dominent le Valhalla et compte bien faire de Tetsujiro son guerrier. Lui possède une priorité beaucoup plus simple : revoir Takemaru.
Le marché se dessine rapidement. Pour espérer retrouver son fils, Tetsujiro accepte d’aider Hrist. Il doit notamment libérer les habitants de Midgard soumis aux armées placées sous les ordres d’autres valkyries.
Ce point de départ donne au manga son moteur émotionnel. Tetsujiro ne se bat pas pour devenir roi du Valhalla ni pour prouver qu’il est le meilleur samouraï de tous les temps. Chaque bataille le rapproche, du moins l’espère-t-il, de l’enfant qu’il a laissé derrière lui.
Romains, samouraïs, Mongols et héros chinois : l’Histoire n’a plus de frontières
Toshimitsu Matsubara profite pleinement de son Valhalla. Des combattants séparés par des siècles peuvent désormais se retrouver sur le même champ de bataille. Les premières grandes menaces viennent notamment des légions romaines du général Crassus.
Tetsujiro rencontre également Guan Yu Yunchang, le célèbre général chinois. Leur relation commence par le combat, avant que Guan Yu et ses guerriers errants ne rejoignent sa cause. Puis le manga pousse le principe encore plus loin.
Pour combattre l’armée de Kára, Tetsujiro doit envisager une alliance avec Kubilai Khan. Oui, le même souverain mongol dont les forces ont attaqué le Japon que Tetsujiro défendait de son vivant. Il existe des retrouvailles plus confortables.
Le Valhalla oblige donc les guerriers à regarder au-delà de leurs anciennes guerres. Celui qui était votre ennemi mortel sur Terre peut devenir l’homme dont vous avez besoin quelques siècles plus tard.
Spartacus : mourir une fois n’était apparemment pas suffisant
Le manga ne manque pas de duels spectaculaires, mais l’affrontement avec Spartacus pousse le concept dans une direction particulièrement cruelle. Enfermé dans l’arène de Crassus, Tetsujiro doit combattre le célèbre gladiateur.
Le problème n’est pas seulement sa puissance. Dans cette arène, Tetsujiro peut mourir puis ressusciter pour recommencer le combat. À chaque défaite, cependant, une partie de ses souvenirs disparaît. Continuer à se battre signifie donc risquer d’oublier précisément la personne pour laquelle il veut rentrer chez lui.
Crixos entre également dans cette mécanique. La gladiatrice cherche à libérer Spartacus de l’emprise romaine. Le combat devient alors beaucoup plus intéressant qu’un simple concours destiné à déterminer qui possède les plus gros muscles.
Napoléon au Valhalla : parce que les Romains ne suffisaient visiblement pas
La galerie historique continue de s’élargir jusqu’aux derniers volumes. Napoléon finit lui aussi par entrer dans la bataille. Son armée affronte notamment des Vikings, tandis que Tetsujiro peut compter sur des combattants rencontrés au fil de son voyage.
Spartacus, Crixos et Guan Yu peuvent ainsi se retrouver dans le même conflit. Matsubara ne cherche évidemment pas à reconstituer une bataille ayant réellement existé. Il se demande plutôt ce qui arriverait si les grands guerriers de plusieurs époques pouvaient réellement mesurer leurs méthodes, leurs armes et leur volonté.
C’est là que Valhallian the Black Iron rejoint naturellement l’idée de Valkyrie Apocalypse. Les deux séries convoquent de grandes figures historiques dans des affrontements impossibles. Pourtant, Valhallian conserve sa propre identité grâce au voyage de Tetsujiro et à la guerre menée entre les différentes forces du Valhalla.
Un dessin pensé pour que chaque coup ait du poids
Toshimitsu Matsubara signe seul le scénario et le dessin. Avant cette série, il avait déjà créé Riku-do, centré sur la boxe. Il a aussi travaillé comme assistant de Yasuhisa Hara sur Kingdom.
Cette expérience se ressent particulièrement dans les batailles. Les armées occupent réellement l’espace et les combattants donnent une impression de poids. Un sabre qui frappe une armure ne ressemble pas à une simple ligne de vitesse posée au milieu de la page.
Ki-oon révèle aussi des influences assez parlantes chez Matsubara. Dragon Ball marque ses premières passions pour le combat. Plus tard, Berserk devient une référence majeure pour son goût de la dark fantasy. Dark Souls et Game of Thrones complètent encore le tableau.
Le résultat mélange donc combats très physiques, fantasy nordique et personnages historiques. Cela explique aussi pourquoi les pages consacrées aux batailles donnent souvent l’impression que Matsubara refuse de laisser un centimètre carré tranquille.
Duelant : l’idée de Valhallian existait avant Valhallian
Avant de créer cette série, Matsubara avait dessiné Duelant. Cette histoire courte opposait déjà un samouraï à des chevaliers du Moyen Âge. Selon Ki-oon, c’est ce projet qui lui a donné l’idée de développer ensuite Valhallian the Black Iron.
L’éditeur français a d’ailleurs glissé Duelant dans l’édition collector du premier tome. Le collector du dernier volume contient quant à lui Thraex, une autre histoire courte située au Valhalla. Elle suit cette fois Spartacus.
Ces bonus montrent assez bien ce qui amuse Matsubara : prendre des guerriers que l’Histoire n’aurait jamais pu réunir et leur donner enfin l’occasion de croiser le fer.
Une série complète en 6 tomes chez Ki-oon
Valhallian the Black Iron est une série complète en 6 tomes. Ki-oon a publié le premier volume français en février 2023 et le dernier en mai 2024.
Ce format relativement court convient bien à son rythme. L’histoire ne passe pas vingt volumes à préparer chaque affrontement. Tetsujiro arrive au Valhalla, rencontre ses alliés, affronte les armées qui contrôlent Midgard et avance vers son objectif.
Si vous aimez les mangas historiques qui prennent quelques libertés avec le calendrier, les combats massifs et les guerriers capables de transformer une bataille en démonstration de force, la série sait exactement ce qu’elle veut proposer. Ici, une rencontre entre un samouraï japonais, un général chinois et un empereur mongol ne constitue même plus la partie la plus étrange de la journée.
Lire plus
Valhallian the Black Iron réunit samouraïs, légionnaires, gladiateurs, Vikings et conquérants dans six tomes qui n’ont pas beaucoup de temps à consacrer aux négociations diplomatiques. Et si une valkyrie ailée vous annonce un jour que vous êtes arrivé au Valhalla, ne demandez pas tout de suite où se trouve la sortie : vérifiez d’abord si Spartacus, Guan Yu ou Napoléon figurent au programme de la journée.
Voici le seul résultat
Valhallian the Black Iron : un samouraï au Valhalla face aux plus grands guerriers de l’Histoire
Le manga Valhallian the Black Iron commence au XIIIe siècle, après les invasions mongoles du Japon. Tetsujiro Soma est un samouraï redoutable. Ses talents ont aidé son pays à repousser l’ennemi, mais la gloire n’a pas vraiment suivi. Craint jusque dans son propre camp, il retourne vivre pauvrement sur ses terres avec son fils Takemaru.
Un jour, Tetsujiro ferme les yeux alors que la faim l’épuise. Lorsqu’il les rouvre, plus de Japon, plus de maison et surtout plus de Takemaru. Il se retrouve désarmé dans une forêt inconnue, poursuivi par des légionnaires romains. Bienvenue au Valhalla, où les morts de différentes époques semblent avoir trouvé une méthode assez musclée pour régler leurs différends.
Hrist a besoin d’un guerrier, Tetsujiro veut simplement retrouver son fils
Le samouraï est sauvé par Hrist, une valkyrie qui lui explique pourquoi il se trouve ici. Elle mène une révolte contre les forces qui dominent le Valhalla et compte bien faire de Tetsujiro son guerrier. Lui possède une priorité beaucoup plus simple : revoir Takemaru.
Le marché se dessine rapidement. Pour espérer retrouver son fils, Tetsujiro accepte d’aider Hrist. Il doit notamment libérer les habitants de Midgard soumis aux armées placées sous les ordres d’autres valkyries.
Ce point de départ donne au manga son moteur émotionnel. Tetsujiro ne se bat pas pour devenir roi du Valhalla ni pour prouver qu’il est le meilleur samouraï de tous les temps. Chaque bataille le rapproche, du moins l’espère-t-il, de l’enfant qu’il a laissé derrière lui.
Romains, samouraïs, Mongols et héros chinois : l’Histoire n’a plus de frontières
Toshimitsu Matsubara profite pleinement de son Valhalla. Des combattants séparés par des siècles peuvent désormais se retrouver sur le même champ de bataille. Les premières grandes menaces viennent notamment des légions romaines du général Crassus.
Tetsujiro rencontre également Guan Yu Yunchang, le célèbre général chinois. Leur relation commence par le combat, avant que Guan Yu et ses guerriers errants ne rejoignent sa cause. Puis le manga pousse le principe encore plus loin.
Pour combattre l’armée de Kára, Tetsujiro doit envisager une alliance avec Kubilai Khan. Oui, le même souverain mongol dont les forces ont attaqué le Japon que Tetsujiro défendait de son vivant. Il existe des retrouvailles plus confortables.
Le Valhalla oblige donc les guerriers à regarder au-delà de leurs anciennes guerres. Celui qui était votre ennemi mortel sur Terre peut devenir l’homme dont vous avez besoin quelques siècles plus tard.
Spartacus : mourir une fois n’était apparemment pas suffisant
Le manga ne manque pas de duels spectaculaires, mais l’affrontement avec Spartacus pousse le concept dans une direction particulièrement cruelle. Enfermé dans l’arène de Crassus, Tetsujiro doit combattre le célèbre gladiateur.
Le problème n’est pas seulement sa puissance. Dans cette arène, Tetsujiro peut mourir puis ressusciter pour recommencer le combat. À chaque défaite, cependant, une partie de ses souvenirs disparaît. Continuer à se battre signifie donc risquer d’oublier précisément la personne pour laquelle il veut rentrer chez lui.
Crixos entre également dans cette mécanique. La gladiatrice cherche à libérer Spartacus de l’emprise romaine. Le combat devient alors beaucoup plus intéressant qu’un simple concours destiné à déterminer qui possède les plus gros muscles.
Napoléon au Valhalla : parce que les Romains ne suffisaient visiblement pas
La galerie historique continue de s’élargir jusqu’aux derniers volumes. Napoléon finit lui aussi par entrer dans la bataille. Son armée affronte notamment des Vikings, tandis que Tetsujiro peut compter sur des combattants rencontrés au fil de son voyage.
Spartacus, Crixos et Guan Yu peuvent ainsi se retrouver dans le même conflit. Matsubara ne cherche évidemment pas à reconstituer une bataille ayant réellement existé. Il se demande plutôt ce qui arriverait si les grands guerriers de plusieurs époques pouvaient réellement mesurer leurs méthodes, leurs armes et leur volonté.
C’est là que Valhallian the Black Iron rejoint naturellement l’idée de Valkyrie Apocalypse. Les deux séries convoquent de grandes figures historiques dans des affrontements impossibles. Pourtant, Valhallian conserve sa propre identité grâce au voyage de Tetsujiro et à la guerre menée entre les différentes forces du Valhalla.
Un dessin pensé pour que chaque coup ait du poids
Toshimitsu Matsubara signe seul le scénario et le dessin. Avant cette série, il avait déjà créé Riku-do, centré sur la boxe. Il a aussi travaillé comme assistant de Yasuhisa Hara sur Kingdom.
Cette expérience se ressent particulièrement dans les batailles. Les armées occupent réellement l’espace et les combattants donnent une impression de poids. Un sabre qui frappe une armure ne ressemble pas à une simple ligne de vitesse posée au milieu de la page.
Ki-oon révèle aussi des influences assez parlantes chez Matsubara. Dragon Ball marque ses premières passions pour le combat. Plus tard, Berserk devient une référence majeure pour son goût de la dark fantasy. Dark Souls et Game of Thrones complètent encore le tableau.
Le résultat mélange donc combats très physiques, fantasy nordique et personnages historiques. Cela explique aussi pourquoi les pages consacrées aux batailles donnent souvent l’impression que Matsubara refuse de laisser un centimètre carré tranquille.
Duelant : l’idée de Valhallian existait avant Valhallian
Avant de créer cette série, Matsubara avait dessiné Duelant. Cette histoire courte opposait déjà un samouraï à des chevaliers du Moyen Âge. Selon Ki-oon, c’est ce projet qui lui a donné l’idée de développer ensuite Valhallian the Black Iron.
L’éditeur français a d’ailleurs glissé Duelant dans l’édition collector du premier tome. Le collector du dernier volume contient quant à lui Thraex, une autre histoire courte située au Valhalla. Elle suit cette fois Spartacus.
Ces bonus montrent assez bien ce qui amuse Matsubara : prendre des guerriers que l’Histoire n’aurait jamais pu réunir et leur donner enfin l’occasion de croiser le fer.
Une série complète en 6 tomes chez Ki-oon
Valhallian the Black Iron est une série complète en 6 tomes. Ki-oon a publié le premier volume français en février 2023 et le dernier en mai 2024.
Ce format relativement court convient bien à son rythme. L’histoire ne passe pas vingt volumes à préparer chaque affrontement. Tetsujiro arrive au Valhalla, rencontre ses alliés, affronte les armées qui contrôlent Midgard et avance vers son objectif.
Si vous aimez les mangas historiques qui prennent quelques libertés avec le calendrier, les combats massifs et les guerriers capables de transformer une bataille en démonstration de force, la série sait exactement ce qu’elle veut proposer. Ici, une rencontre entre un samouraï japonais, un général chinois et un empereur mongol ne constitue même plus la partie la plus étrange de la journée.
Lire plus
Valhallian the Black Iron réunit samouraïs, légionnaires, gladiateurs, Vikings et conquérants dans six tomes qui n’ont pas beaucoup de temps à consacrer aux négociations diplomatiques. Et si une valkyrie ailée vous annonce un jour que vous êtes arrivé au Valhalla, ne demandez pas tout de suite où se trouve la sortie : vérifiez d’abord si Spartacus, Guan Yu ou Napoléon figurent au programme de la journée.

