Dragon Ball Super
Dragon Ball Super : après Majin Boo, Goku pensait peut-être souffler un peu… mauvaise idée
Dragon Ball Super reprend l’aventure après la défaite de Majin Boo et prolonge directement Dragon Ball. La Terre connaît enfin la paix, Goku essaie vaguement de travailler et Vegeta mène une vie de famille presque normale. Évidemment, cela ne pouvait pas durer.
Un dieu de la destruction se réveille après plusieurs décennies de sommeil avec une question en tête : où se trouve le mystérieux Super Saiyan God dont il a rêvé ?
Son nom est Beerus. Il peut détruire une planète sans avoir besoin de se mettre particulièrement en colère et voyage avec Whis, un ange aussi calme qu’il est redoutable.
Goku trouve tout cela fascinant.
Le reste de l’univers aurait peut-être préféré qu’il considère, pour une fois, qu’affronter quelqu’un capable d’effacer une planète était une mauvaise idée.
Akira Toriyama n’a pas simplement prêté le nom Dragon Ball
Dragon Ball Super n’est pas une suite fabriquée sans son créateur dans un coin de bureau.
Akira Toriyama a été directement impliqué dans la création de la série. Il fournissait les grandes lignes de l’histoire, les concepts et de nombreux personnages, tandis que Toyotaro assurait le dessin du manga sous sa supervision.
Le site officiel Dragon Ball présente d’ailleurs Toyotaro comme le co-créateur de Dragon Ball Super aux côtés d’Akira Toriyama.
Cette transmission est particulièrement intéressante parce que Toyotaro est lui-même un immense admirateur de Dragon Ball. Son dessin reprend les codes graphiques de Toriyama sans simplement photocopier ses planches.
Au fil des arcs, il gagne en assurance, travaille ses propres compositions et développe une manière personnelle de représenter les combats.
Dragon Ball Super reste donc profondément lié à Toriyama tout en donnant à Toyotaro l’espace nécessaire pour prolonger cet univers.
Beerus arrive, et même Goku comprend qu’il existe encore quelques niveaux au-dessus
Après Freezer, Cell et Majin Boo, il fallait trouver un moyen de faire comprendre à Goku qu’il n’était toujours pas arrivé au sommet.
Beerus règle le problème assez rapidement.
Le Dieu de la Destruction de l’Univers 7 appartient à une catégorie totalement différente des anciens adversaires de Goku. Il ne cherche pas spécialement à conquérir la Terre. Il peut simplement décider de la détruire si quelque chose l’agace suffisamment.
Ce qui rend ses premières apparitions encore plus amusantes, c’est que la survie de la planète peut dépendre autant d’un combat que de la qualité du repas qu’on lui sert.
Bulma organise son anniversaire.
Beerus goûte la nourriture terrestre.
Vegeta passe une partie de son temps à essayer d’empêcher quelqu’un de provoquer le dieu.
Puis Majin Boo refuse de partager son pudding.
Il y a des jours où sauver la Terre devrait commencer par apprendre les bonnes manières aux invités.
Le Super Saiyan God change complètement l’échelle des combats
Pour affronter Beerus, Goku découvre une nouvelle transformation : le Super Saiyan God.
Avec elle arrive la notion de ki divin, que les combattants ordinaires ne perçoivent pas de la même manière que l’énergie classique.
Goku et Vegeta commencent ensuite leur entraînement auprès de Whis.
Oui, Vegeta accepte d’avoir un maître.
Rien que cela prouve que la situation est sérieuse.
Leur progression mène notamment au Super Saiyan Blue, combinaison de la puissance divine avec la transformation Super Saiyan.
Mais Dragon Ball Super évite heureusement de réduire toute sa progression à une nouvelle couleur de cheveux tous les trois volumes.
Les techniques, la maîtrise de l’énergie et surtout la façon de combattre prennent progressivement davantage d’importance.
Goku et Vegeta vont même finir par emprunter deux routes très différentes.
Champa découvre qu’il existe une Terre dans l’Univers 7 et veut évidemment la récupérer
Beerus possède un frère : Champa.
Lui aussi est Dieu de la Destruction, mais celui de l’Univers 6.
Car oui, Dragon Ball possède désormais plusieurs univers.
Lorsque Champa découvre la qualité de la nourriture terrestre, une compétition est organisée entre les meilleurs combattants des Univers 6 et 7.
On retrouve Goku et Vegeta, mais aussi de nouveaux adversaires comme Cabba et surtout Hit, assassin capable d’utiliser une technique particulièrement déroutante liée au temps.
L’arc retrouve quelque chose du vieux plaisir des Tenkaichi Budokai : des combattants dans une arène, chacun avec son style et une règle à comprendre avant de pouvoir espérer gagner.
Et derrière tout cela apparaissent les Super Dragon Balls, suffisamment gigantesques pour rendre les sept boules de Bulma presque raisonnables.
Goku Black possède le visage du héros. C’est à peu près la seule chose rassurante chez lui
Le retour de Trunks du futur ramène brutalement Dragon Ball Super vers une ambiance beaucoup plus sombre.
Son monde est de nouveau ravagé.
Mais cette fois, l’ennemi ressemble exactement à Goku.
Goku Black utilise son apparence, ses techniques et une puissance qui continue de progresser. Derrière lui se trouve Zamasu, apprenti Kaio Shin obsédé par une idée radicale : les mortels constituent une erreur qu’il faudrait corriger.
Définitivement.
Cette histoire joue beaucoup avec les voyages temporels, les identités et les conséquences des interventions de Trunks.
Elle offre aussi à Vegeta plusieurs moments particulièrement savoureux. Voir quelqu’un utiliser le corps de Kakarot pour s’en prendre à sa famille n’améliore pas exactement son humeur.
Le Tournoi du Pouvoir : 80 combattants, une arène et des univers entiers en jeu
Lorsque Zeno, le roi de tout, organise un gigantesque tournoi entre univers, la compétition prend une dimension légèrement plus stressante que le Tenkaichi Budokai.
Les équipes réunissent dix combattants et doivent éliminer leurs adversaires de l’arène.
Goku, Vegeta, Gohan, Piccolo, Krilin, C-18, C-17 et plusieurs autres visages connus reviennent au combat.
Et puis il faut trouver le dixième membre.
Disons simplement que la sélection de Goku ferait probablement froncer quelques sourcils lors d’un entretien d’embauche classique.
Face à l’Univers 7 se dressent notamment les Pride Troopers et Jiren, un combattant dont la puissance oblige Goku à chercher autre chose qu’une simple transformation supplémentaire.
C’est là qu’entre réellement en scène l’Ultra Instinct.
L’Ultra Instinct demande justement à Goku d’arrêter de réfléchir
Depuis toujours, Goku analyse énormément ses adversaires.
L’Ultra Instinct fonctionne presque à l’inverse.
Le principe consiste à laisser le corps réagir de lui-même, sans que l’esprit ait besoin d’ordonner consciemment chaque mouvement.
Facile à expliquer.
Beaucoup moins à faire.
Même les dieux peinent à maîtriser parfaitement cet état.
Pour Goku, cette technique ouvre une voie différente de l’escalade habituelle. Il ne suffit plus de produire davantage d’énergie. Il doit changer sa manière de combattre.
Et pendant qu’il poursuit cette direction, Vegeta va progressivement en choisir une autre qui correspond beaucoup mieux à son caractère.
Moro : un ennemi créé pour le manga et pas simplement repris de l’anime
Après le Tournoi du Pouvoir, le manga prend une direction qui lui appartient pleinement avec l’arc du Prisonnier de la Patrouille Galactique.
L’ennemi principal, Moro, n’est pas un simple combattant extrêmement fort.
C’est un sorcier capable d’absorber l’énergie des êtres vivants et même celle des planètes.
Cette capacité rend les habitudes de Goku et Vegeta beaucoup moins confortables. Accumuler toujours plus de puissance devient assez peu pratique lorsqu’un adversaire peut justement se nourrir de cette énergie.
L’arc développe également la Patrouille Galactique et remet Majin Boo au centre de plusieurs événements liés au passé de Moro.
Vegeta, de son côté, part chercher une nouvelle forme d’entraînement sur Yardrat.
Oui, la planète où Goku avait appris le déplacement instantané.
Il aura seulement fallu quelques décennies à Vegeta pour accepter d’aller voir ce que Kakarot avait pu apprendre là-bas.
Granola n’a pas oublié ce que les Saiyans ont fait
Avec Granola, Dragon Ball Super revient sur un aspect rarement confortable du passé des Saiyans.
Avant leur disparition, ils ne voyageaient pas exactement de planète en planète pour distribuer des cadeaux.
Granola est un Cerealien dont le peuple a subi les conséquences de leurs conquêtes et de l’armée de Freezer.
Sa haine des Saiyans possède donc une origine très concrète.
L’arc fait également apparaître les Heeter et utilise de nouvelles Dragon Balls, avec des règles différentes de celles que Goku connaît depuis son enfance.
Surtout, Vegeta poursuit sa propre évolution.
Alors que Goku cherche la maîtrise de l’Ultra Instinct auprès de Whis, Vegeta se rapproche davantage de l’enseignement de Beerus.
De cette voie naît l’Ultra Ego.
Le nom lui va tellement bien qu’on pourrait presque croire que la transformation avait été réservée pour lui depuis le début.
Goku et Vegeta ne cherchent finalement plus la même façon de devenir plus forts
C’est l’une des évolutions les plus intéressantes de Dragon Ball Super.
Pendant longtemps, Vegeta cherche essentiellement à rattraper puis dépasser Goku.
Les deux finissent pourtant par comprendre qu’imiter la progression de l’autre ne mène pas forcément au meilleur résultat.
Goku suit Whis et le chemin des anges.
Vegeta apprend auprès de Beerus et explore une approche liée aux Dieux de la Destruction.
L’un recherche un mouvement débarrassé des pensées parasites.
L’autre accepte beaucoup plus frontalement son instinct de combat.
Pour une fois, leur rivalité ne consiste donc plus seulement à savoir lequel aura le chiffre le plus élevé à la fin du chapitre.
Leurs personnalités influencent directement leur manière d’évoluer.
Goten et Trunks deviennent super-héros avant que Gohan et Piccolo reprennent le devant de la scène
L’arc Super Hero commence dans le manga avec un détour très sympathique par Goten et Trunks.
Les deux adolescents fréquentent le lycée et jouent les justiciers masqués.
Ce qui pourrait déjà être compliqué devient plus amusant encore lorsque le Dr Hedo et ses créations entrent dans l’histoire.
On retrouve ensuite les événements liés à Dragon Ball Super: Super Hero, avec le retour de l’Armée du Ruban Rouge et les androïdes Gamma 1 et Gamma 2.
Mais cette fois, Goku et Vegeta ne monopolisent pas le centre du terrain.
Piccolo et Gohan retrouvent une importance énorme.
Et quand Pan entre dans l’équation, Piccolo découvre qu’être l’un des guerriers les plus puissants de la Terre peut aussi conduire à assurer certaines fonctions proches de celles d’une baby-sitter.
Il gère étonnamment bien.
Le manga et l’anime Dragon Ball Super ne racontent pas toujours les choses de la même manière
C’est un point intéressant pour ceux qui ont déjà vu la série animée.
Le manga ne constitue pas une simple transcription de ses épisodes.
Les deux versions partagent les grands concepts imaginés par Toriyama, mais la mise en scène, certains combats, certaines techniques et plusieurs événements diffèrent.
Le Tournoi du Pouvoir n’est par exemple pas déroulé exactement de la même manière. Les confrontations autour de Goku Black et Zamasu présentent également des différences importantes.
Puis le manga développe des histoires comme celles de Moro et Granola qui lui donnent encore davantage d’indépendance.
Il y a donc un véritable intérêt à lire Dragon Ball Super même si l’on connaît déjà parfaitement l’anime.
Vous savez peut-être où mène la route.
Pas forcément comment Toyotaro compte vous y conduire.
Toyotaro ne cherche pas à dessiner exactement comme Toriyama
Comparer les deux artistes est inévitable.
Akira Toriyama avait une fluidité et une lisibilité de l’action qui ont influencé des générations de mangakas.
Toyotaro arrive donc avec une mission impossible : reprendre graphiquement l’un des mangas les plus célèbres au monde sans donner l’impression de dessiner un produit dérivé sans personnalité.
Son trait évolue énormément au fil de Dragon Ball Super.
Les premiers chapitres restent très proches des codes visuels de Toriyama. Progressivement, Toyotaro développe ses propres cadrages, ses expressions et surtout des affrontements de plus en plus ambitieux.
Toriyama lui apportait également des corrections et des conseils, parfois sur de petits détails de posture ou de comportement qui semblent anodins mais changent immédiatement la personnalité d’un personnage.
Cette collaboration rend particulièrement intéressante la lecture des volumes successifs : on ne suit pas seulement Goku qui progresse.
On voit aussi le dessinateur prendre de l’assurance.
Une suite qui agrandit Dragon Ball sans oublier ce qui le rend amusant
Dragon Ball Super ajoute des dieux, des anges, plusieurs univers, de nouvelles Dragon Balls et des adversaires capables de bouleverser les règles établies.
Mais la série fonctionne mieux lorsqu’elle se souvient que Dragon Ball n’a jamais été uniquement une course à la puissance.
Beerus peut menacer une planète à cause d’un dessert.
Vegeta peut posséder une puissance divine et se retrouver quand même terrorisé à l’idée que Bulma soit en colère.
Goku reste capable d’oublier certaines notions sociales pourtant assez élémentaires.
Et Piccolo, ancien Roi Démon destiné à conquérir le monde, passe désormais suffisamment de temps avec Pan pour que sa transformation en membre officieux de la famille Son paraisse presque naturelle.
C’est probablement là que Dragon Ball Super est le plus fidèle à l’esprit de Toriyama : même lorsque l’univers entier est en jeu, il reste toujours une place pour une absurdité parfaitement sérieuse.
Lire plus sur Dragon Ball Super
Dragon Ball Super prolonge directement l’univers créé par Akira Toriyama, avec Toyotaro au dessin et une implication directe de Toriyama dans la création des histoires et personnages de la série.
Des Dieux de la Destruction jusqu’aux nouvelles voies de Goku et Vegeta
Beerus et Whis ouvrent à Goku un monde dont il ignorait totalement l’existence. La puissance divine mène au Super Saiyan God puis au Super Saiyan Blue, avant que les différents univers et leurs combattants viennent encore agrandir le terrain de jeu.
Hit, Goku Black, Zamasu et Jiren marquent les premières grandes étapes. Le manga poursuit ensuite son propre chemin avec Moro, la Patrouille Galactique, Granola et les Heeter.
Goku et Vegeta finissent surtout par comprendre qu’ils n’ont aucune raison de suivre exactement la même voie. L’Ultra Instinct correspond à la recherche de Goku, tandis que l’Ultra Ego pousse Vegeta vers une philosophie bien différente.
Le volet Super Hero remet ensuite Goten, Trunks, Piccolo et Gohan au premier plan, preuve qu’il reste encore suffisamment de monde sur Terre pour laisser Goku s’entraîner cinq minutes sans que toute l’histoire s’arrête.
Le manga possède aussi sa propre personnalité face à l’anime. Plusieurs événements et combats sont traités différemment, tandis que certaines grandes aventures ont été développées directement dans cette version.
Retrouvez ici nos mangas Dragon Ball Super d’Akira Toriyama et Toyotaro. Une suite qui pousse les frontières de Dragon Ball toujours plus loin tout en conservant l’essentiel : Goku cherche encore quelqu’un de plus fort, Vegeta refuse toujours de le laisser prendre trop d’avance et Bulma reste probablement la seule personne capable de parler à Beerus comme s’il était simplement un invité particulièrement pénible.
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Un dieu de la destruction se réveille après plusieurs décennies de sommeil avec une question en tête : où se trouve le mystérieux Super Saiyan God dont il a rêvé ?
Son nom est Beerus. Il peut détruire une planète sans avoir besoin de se mettre particulièrement en colère et voyage avec Whis, un ange aussi calme qu’il est redoutable.
Goku trouve tout cela fascinant.
Le reste de l’univers aurait peut-être préféré qu’il considère, pour une fois, qu’affronter quelqu’un capable d’effacer une planète était une mauvaise idée.
Akira Toriyama n’a pas simplement prêté le nom Dragon Ball
Dragon Ball Super n’est pas une suite fabriquée sans son créateur dans un coin de bureau.
Akira Toriyama a été directement impliqué dans la création de la série. Il fournissait les grandes lignes de l’histoire, les concepts et de nombreux personnages, tandis que Toyotaro assurait le dessin du manga sous sa supervision.
Le site officiel Dragon Ball présente d’ailleurs Toyotaro comme le co-créateur de Dragon Ball Super aux côtés d’Akira Toriyama.
Cette transmission est particulièrement intéressante parce que Toyotaro est lui-même un immense admirateur de Dragon Ball. Son dessin reprend les codes graphiques de Toriyama sans simplement photocopier ses planches.
Au fil des arcs, il gagne en assurance, travaille ses propres compositions et développe une manière personnelle de représenter les combats.
Dragon Ball Super reste donc profondément lié à Toriyama tout en donnant à Toyotaro l’espace nécessaire pour prolonger cet univers.
Beerus arrive, et même Goku comprend qu’il existe encore quelques niveaux au-dessus
Après Freezer, Cell et Majin Boo, il fallait trouver un moyen de faire comprendre à Goku qu’il n’était toujours pas arrivé au sommet.
Beerus règle le problème assez rapidement.
Le Dieu de la Destruction de l’Univers 7 appartient à une catégorie totalement différente des anciens adversaires de Goku. Il ne cherche pas spécialement à conquérir la Terre. Il peut simplement décider de la détruire si quelque chose l’agace suffisamment.
Ce qui rend ses premières apparitions encore plus amusantes, c’est que la survie de la planète peut dépendre autant d’un combat que de la qualité du repas qu’on lui sert.
Bulma organise son anniversaire.
Beerus goûte la nourriture terrestre.
Vegeta passe une partie de son temps à essayer d’empêcher quelqu’un de provoquer le dieu.
Puis Majin Boo refuse de partager son pudding.
Il y a des jours où sauver la Terre devrait commencer par apprendre les bonnes manières aux invités.
Le Super Saiyan God change complètement l’échelle des combats
Pour affronter Beerus, Goku découvre une nouvelle transformation : le Super Saiyan God.
Avec elle arrive la notion de ki divin, que les combattants ordinaires ne perçoivent pas de la même manière que l’énergie classique.
Goku et Vegeta commencent ensuite leur entraînement auprès de Whis.
Oui, Vegeta accepte d’avoir un maître.
Rien que cela prouve que la situation est sérieuse.
Leur progression mène notamment au Super Saiyan Blue, combinaison de la puissance divine avec la transformation Super Saiyan.
Mais Dragon Ball Super évite heureusement de réduire toute sa progression à une nouvelle couleur de cheveux tous les trois volumes.
Les techniques, la maîtrise de l’énergie et surtout la façon de combattre prennent progressivement davantage d’importance.
Goku et Vegeta vont même finir par emprunter deux routes très différentes.
Champa découvre qu’il existe une Terre dans l’Univers 7 et veut évidemment la récupérer
Beerus possède un frère : Champa.
Lui aussi est Dieu de la Destruction, mais celui de l’Univers 6.
Car oui, Dragon Ball possède désormais plusieurs univers.
Lorsque Champa découvre la qualité de la nourriture terrestre, une compétition est organisée entre les meilleurs combattants des Univers 6 et 7.
On retrouve Goku et Vegeta, mais aussi de nouveaux adversaires comme Cabba et surtout Hit, assassin capable d’utiliser une technique particulièrement déroutante liée au temps.
L’arc retrouve quelque chose du vieux plaisir des Tenkaichi Budokai : des combattants dans une arène, chacun avec son style et une règle à comprendre avant de pouvoir espérer gagner.
Et derrière tout cela apparaissent les Super Dragon Balls, suffisamment gigantesques pour rendre les sept boules de Bulma presque raisonnables.
Goku Black possède le visage du héros. C’est à peu près la seule chose rassurante chez lui
Le retour de Trunks du futur ramène brutalement Dragon Ball Super vers une ambiance beaucoup plus sombre.
Son monde est de nouveau ravagé.
Mais cette fois, l’ennemi ressemble exactement à Goku.
Goku Black utilise son apparence, ses techniques et une puissance qui continue de progresser. Derrière lui se trouve Zamasu, apprenti Kaio Shin obsédé par une idée radicale : les mortels constituent une erreur qu’il faudrait corriger.
Définitivement.
Cette histoire joue beaucoup avec les voyages temporels, les identités et les conséquences des interventions de Trunks.
Elle offre aussi à Vegeta plusieurs moments particulièrement savoureux. Voir quelqu’un utiliser le corps de Kakarot pour s’en prendre à sa famille n’améliore pas exactement son humeur.
Le Tournoi du Pouvoir : 80 combattants, une arène et des univers entiers en jeu
Lorsque Zeno, le roi de tout, organise un gigantesque tournoi entre univers, la compétition prend une dimension légèrement plus stressante que le Tenkaichi Budokai.
Les équipes réunissent dix combattants et doivent éliminer leurs adversaires de l’arène.
Goku, Vegeta, Gohan, Piccolo, Krilin, C-18, C-17 et plusieurs autres visages connus reviennent au combat.
Et puis il faut trouver le dixième membre.
Disons simplement que la sélection de Goku ferait probablement froncer quelques sourcils lors d’un entretien d’embauche classique.
Face à l’Univers 7 se dressent notamment les Pride Troopers et Jiren, un combattant dont la puissance oblige Goku à chercher autre chose qu’une simple transformation supplémentaire.
C’est là qu’entre réellement en scène l’Ultra Instinct.
L’Ultra Instinct demande justement à Goku d’arrêter de réfléchir
Depuis toujours, Goku analyse énormément ses adversaires.
L’Ultra Instinct fonctionne presque à l’inverse.
Le principe consiste à laisser le corps réagir de lui-même, sans que l’esprit ait besoin d’ordonner consciemment chaque mouvement.
Facile à expliquer.
Beaucoup moins à faire.
Même les dieux peinent à maîtriser parfaitement cet état.
Pour Goku, cette technique ouvre une voie différente de l’escalade habituelle. Il ne suffit plus de produire davantage d’énergie. Il doit changer sa manière de combattre.
Et pendant qu’il poursuit cette direction, Vegeta va progressivement en choisir une autre qui correspond beaucoup mieux à son caractère.
Moro : un ennemi créé pour le manga et pas simplement repris de l’anime
Après le Tournoi du Pouvoir, le manga prend une direction qui lui appartient pleinement avec l’arc du Prisonnier de la Patrouille Galactique.
L’ennemi principal, Moro, n’est pas un simple combattant extrêmement fort.
C’est un sorcier capable d’absorber l’énergie des êtres vivants et même celle des planètes.
Cette capacité rend les habitudes de Goku et Vegeta beaucoup moins confortables. Accumuler toujours plus de puissance devient assez peu pratique lorsqu’un adversaire peut justement se nourrir de cette énergie.
L’arc développe également la Patrouille Galactique et remet Majin Boo au centre de plusieurs événements liés au passé de Moro.
Vegeta, de son côté, part chercher une nouvelle forme d’entraînement sur Yardrat.
Oui, la planète où Goku avait appris le déplacement instantané.
Il aura seulement fallu quelques décennies à Vegeta pour accepter d’aller voir ce que Kakarot avait pu apprendre là-bas.
Granola n’a pas oublié ce que les Saiyans ont fait
Avec Granola, Dragon Ball Super revient sur un aspect rarement confortable du passé des Saiyans.
Avant leur disparition, ils ne voyageaient pas exactement de planète en planète pour distribuer des cadeaux.
Granola est un Cerealien dont le peuple a subi les conséquences de leurs conquêtes et de l’armée de Freezer.
Sa haine des Saiyans possède donc une origine très concrète.
L’arc fait également apparaître les Heeter et utilise de nouvelles Dragon Balls, avec des règles différentes de celles que Goku connaît depuis son enfance.
Surtout, Vegeta poursuit sa propre évolution.
Alors que Goku cherche la maîtrise de l’Ultra Instinct auprès de Whis, Vegeta se rapproche davantage de l’enseignement de Beerus.
De cette voie naît l’Ultra Ego.
Le nom lui va tellement bien qu’on pourrait presque croire que la transformation avait été réservée pour lui depuis le début.
Goku et Vegeta ne cherchent finalement plus la même façon de devenir plus forts
C’est l’une des évolutions les plus intéressantes de Dragon Ball Super.
Pendant longtemps, Vegeta cherche essentiellement à rattraper puis dépasser Goku.
Les deux finissent pourtant par comprendre qu’imiter la progression de l’autre ne mène pas forcément au meilleur résultat.
Goku suit Whis et le chemin des anges.
Vegeta apprend auprès de Beerus et explore une approche liée aux Dieux de la Destruction.
L’un recherche un mouvement débarrassé des pensées parasites.
L’autre accepte beaucoup plus frontalement son instinct de combat.
Pour une fois, leur rivalité ne consiste donc plus seulement à savoir lequel aura le chiffre le plus élevé à la fin du chapitre.
Leurs personnalités influencent directement leur manière d’évoluer.
Goten et Trunks deviennent super-héros avant que Gohan et Piccolo reprennent le devant de la scène
L’arc Super Hero commence dans le manga avec un détour très sympathique par Goten et Trunks.
Les deux adolescents fréquentent le lycée et jouent les justiciers masqués.
Ce qui pourrait déjà être compliqué devient plus amusant encore lorsque le Dr Hedo et ses créations entrent dans l’histoire.
On retrouve ensuite les événements liés à Dragon Ball Super: Super Hero, avec le retour de l’Armée du Ruban Rouge et les androïdes Gamma 1 et Gamma 2.
Mais cette fois, Goku et Vegeta ne monopolisent pas le centre du terrain.
Piccolo et Gohan retrouvent une importance énorme.
Et quand Pan entre dans l’équation, Piccolo découvre qu’être l’un des guerriers les plus puissants de la Terre peut aussi conduire à assurer certaines fonctions proches de celles d’une baby-sitter.
Il gère étonnamment bien.
Le manga et l’anime Dragon Ball Super ne racontent pas toujours les choses de la même manière
C’est un point intéressant pour ceux qui ont déjà vu la série animée.
Le manga ne constitue pas une simple transcription de ses épisodes.
Les deux versions partagent les grands concepts imaginés par Toriyama, mais la mise en scène, certains combats, certaines techniques et plusieurs événements diffèrent.
Le Tournoi du Pouvoir n’est par exemple pas déroulé exactement de la même manière. Les confrontations autour de Goku Black et Zamasu présentent également des différences importantes.
Puis le manga développe des histoires comme celles de Moro et Granola qui lui donnent encore davantage d’indépendance.
Il y a donc un véritable intérêt à lire Dragon Ball Super même si l’on connaît déjà parfaitement l’anime.
Vous savez peut-être où mène la route.
Pas forcément comment Toyotaro compte vous y conduire.
Toyotaro ne cherche pas à dessiner exactement comme Toriyama
Comparer les deux artistes est inévitable.
Akira Toriyama avait une fluidité et une lisibilité de l’action qui ont influencé des générations de mangakas.
Toyotaro arrive donc avec une mission impossible : reprendre graphiquement l’un des mangas les plus célèbres au monde sans donner l’impression de dessiner un produit dérivé sans personnalité.
Son trait évolue énormément au fil de Dragon Ball Super.
Les premiers chapitres restent très proches des codes visuels de Toriyama. Progressivement, Toyotaro développe ses propres cadrages, ses expressions et surtout des affrontements de plus en plus ambitieux.
Toriyama lui apportait également des corrections et des conseils, parfois sur de petits détails de posture ou de comportement qui semblent anodins mais changent immédiatement la personnalité d’un personnage.
Cette collaboration rend particulièrement intéressante la lecture des volumes successifs : on ne suit pas seulement Goku qui progresse.
On voit aussi le dessinateur prendre de l’assurance.
Une suite qui agrandit Dragon Ball sans oublier ce qui le rend amusant
Dragon Ball Super ajoute des dieux, des anges, plusieurs univers, de nouvelles Dragon Balls et des adversaires capables de bouleverser les règles établies.
Mais la série fonctionne mieux lorsqu’elle se souvient que Dragon Ball n’a jamais été uniquement une course à la puissance.
Beerus peut menacer une planète à cause d’un dessert.
Vegeta peut posséder une puissance divine et se retrouver quand même terrorisé à l’idée que Bulma soit en colère.
Goku reste capable d’oublier certaines notions sociales pourtant assez élémentaires.
Et Piccolo, ancien Roi Démon destiné à conquérir le monde, passe désormais suffisamment de temps avec Pan pour que sa transformation en membre officieux de la famille Son paraisse presque naturelle.
C’est probablement là que Dragon Ball Super est le plus fidèle à l’esprit de Toriyama : même lorsque l’univers entier est en jeu, il reste toujours une place pour une absurdité parfaitement sérieuse.
Lire plus sur Dragon Ball Super
Dragon Ball Super prolonge directement l’univers créé par Akira Toriyama, avec Toyotaro au dessin et une implication directe de Toriyama dans la création des histoires et personnages de la série.
Des Dieux de la Destruction jusqu’aux nouvelles voies de Goku et Vegeta
Beerus et Whis ouvrent à Goku un monde dont il ignorait totalement l’existence. La puissance divine mène au Super Saiyan God puis au Super Saiyan Blue, avant que les différents univers et leurs combattants viennent encore agrandir le terrain de jeu.
Hit, Goku Black, Zamasu et Jiren marquent les premières grandes étapes. Le manga poursuit ensuite son propre chemin avec Moro, la Patrouille Galactique, Granola et les Heeter.
Goku et Vegeta finissent surtout par comprendre qu’ils n’ont aucune raison de suivre exactement la même voie. L’Ultra Instinct correspond à la recherche de Goku, tandis que l’Ultra Ego pousse Vegeta vers une philosophie bien différente.
Le volet Super Hero remet ensuite Goten, Trunks, Piccolo et Gohan au premier plan, preuve qu’il reste encore suffisamment de monde sur Terre pour laisser Goku s’entraîner cinq minutes sans que toute l’histoire s’arrête.
Le manga possède aussi sa propre personnalité face à l’anime. Plusieurs événements et combats sont traités différemment, tandis que certaines grandes aventures ont été développées directement dans cette version.
Retrouvez ici nos mangas Dragon Ball Super d’Akira Toriyama et Toyotaro. Une suite qui pousse les frontières de Dragon Ball toujours plus loin tout en conservant l’essentiel : Goku cherche encore quelqu’un de plus fort, Vegeta refuse toujours de le laisser prendre trop d’avance et Bulma reste probablement la seule personne capable de parler à Beerus comme s’il était simplement un invité particulièrement pénible.
