The Autumnlands
The Autumnlands : la fantasy à poils et à plumes de Kurt Busiek
Imaginez une civilisation d’animaux savants, perchée dans les hauteurs et persuadée de sa supériorité, puis retirez-lui la magie qui la soutient. Voilà le point de départ des The Autumnlands comics, série lancée en 2014 chez Image Comics par Kurt Busiek et Ben Dewey, publiée en français par Urban Comics dans la collection Urban Indies. Le tome 1, De griffes et de crocs, ouvre cette fresque de fantasy pour lecteurs adultes.
Conan, Game of Thrones et Kamandi
Image Comics résumait la série par un mélange de Conan, de Game of Thrones et de Kamandi, l’enfant de Jack Kirby perdu dans un monde d’animaux évolués. La formule est juste : de l’épée, de la politique et un bestiaire qui parle. Quand la magie commence à s’épuiser, un groupe de sorciers tente de faire venir à travers le temps un héros de légende pour sauver le monde. Le résultat est catastrophique, et la chute, au sens propre comme au figuré, ne fait que commencer.
Dunstan, Gharta et Learoyd
Le jeune Dunstan sert de regard au lecteur, Gharta porte le poids du sortilège, et Learoyd, le sauveur invoqué, tranche si violemment avec cette civilisation raffinée que sa simple présence suffit à tout remettre en question. Busiek s’en sert pour parler de hiérarchies sociales, de préjugés entre peuples et de légendes qu’on préférait enjolivées.
Ben Dewey, l’anti-mascotte
Le risque, avec des animaux qui parlent, c’est de tomber dans le dessin animé. Ben Dewey évite le piège en donnant à chaque espèce une anatomie crédible, des vêtements, des architectures et des postures qui font exister une vraie société. Ici, personne ne ressemble à une peluche, et c’est précisément ce qui rend la violence de l’intrigue si marquante.
Kurt Busiek, bâtisseur de mondes
Le scénariste n’en est pas à son coup d’essai. On lui doit Marvels avec Alex Ross, prix Eisner en 1994, et sa série Astro City, récompensée elle aussi. Les amateurs de son regard décalé sur les mythes iront voir Batman – Créature de la nuit, où il imagine un monde dans lequel le Chevalier Noir n’existe que dans les comics. Et pour une autre BD où les animaux portent costume et blessures d’adultes, Blacksad transpose le polar noir dans un bestiaire tout aussi sérieux.
Lire plus
En VO, la série s’intitulait d’abord Tooth & Claw, ce que le titre français De griffes et de crocs traduit fidèlement. Dans un monde de bisons, de chiens et de rapaces, il fallait bien s’attendre à ce que la discussion finisse par montrer les dents.
Voici le seul résultat
The Autumnlands : la fantasy à poils et à plumes de Kurt Busiek
Imaginez une civilisation d’animaux savants, perchée dans les hauteurs et persuadée de sa supériorité, puis retirez-lui la magie qui la soutient. Voilà le point de départ des The Autumnlands comics, série lancée en 2014 chez Image Comics par Kurt Busiek et Ben Dewey, publiée en français par Urban Comics dans la collection Urban Indies. Le tome 1, De griffes et de crocs, ouvre cette fresque de fantasy pour lecteurs adultes.
Conan, Game of Thrones et Kamandi
Image Comics résumait la série par un mélange de Conan, de Game of Thrones et de Kamandi, l’enfant de Jack Kirby perdu dans un monde d’animaux évolués. La formule est juste : de l’épée, de la politique et un bestiaire qui parle. Quand la magie commence à s’épuiser, un groupe de sorciers tente de faire venir à travers le temps un héros de légende pour sauver le monde. Le résultat est catastrophique, et la chute, au sens propre comme au figuré, ne fait que commencer.
Dunstan, Gharta et Learoyd
Le jeune Dunstan sert de regard au lecteur, Gharta porte le poids du sortilège, et Learoyd, le sauveur invoqué, tranche si violemment avec cette civilisation raffinée que sa simple présence suffit à tout remettre en question. Busiek s’en sert pour parler de hiérarchies sociales, de préjugés entre peuples et de légendes qu’on préférait enjolivées.
Ben Dewey, l’anti-mascotte
Le risque, avec des animaux qui parlent, c’est de tomber dans le dessin animé. Ben Dewey évite le piège en donnant à chaque espèce une anatomie crédible, des vêtements, des architectures et des postures qui font exister une vraie société. Ici, personne ne ressemble à une peluche, et c’est précisément ce qui rend la violence de l’intrigue si marquante.
Kurt Busiek, bâtisseur de mondes
Le scénariste n’en est pas à son coup d’essai. On lui doit Marvels avec Alex Ross, prix Eisner en 1994, et sa série Astro City, récompensée elle aussi. Les amateurs de son regard décalé sur les mythes iront voir Batman – Créature de la nuit, où il imagine un monde dans lequel le Chevalier Noir n’existe que dans les comics. Et pour une autre BD où les animaux portent costume et blessures d’adultes, Blacksad transpose le polar noir dans un bestiaire tout aussi sérieux.
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En VO, la série s’intitulait d’abord Tooth & Claw, ce que le titre français De griffes et de crocs traduit fidèlement. Dans un monde de bisons, de chiens et de rapaces, il fallait bien s’attendre à ce que la discussion finisse par montrer les dents.

