Blacksad
Blacksad : quand le polar noir sort les griffes
Les BD Blacksad nous plongent dans une Amérique des années 1950 où les hommes ont des gueules d’animaux. Et, franchement, cela leur va plutôt bien. John Blacksad est un chat noir, détective privé et aimant à ennuis. Il enquête dans un monde de gangsters, de policiers, de politiciens et de personnages rarement aussi innocents qu’ils le prétendent.
Juan Díaz Canales construit des enquêtes dans la grande tradition du roman noir. Pourtant, Blacksad ne se contente pas de poursuivre des assassins dans des ruelles mal éclairées. La série parle aussi de racisme, de pouvoir, de violence sociale et de corruption. Bref, même avec des museaux et des moustaches, l’humanité ne ressort pas toujours grandie.
John Blacksad : détective privé, chat noir et mauvais aimant à problèmes
Blacksad possède le parfait profil du privé de polar. Il observe beaucoup, pose les mauvaises questions aux bonnes personnes et reçoit parfois les réponses directement dans la figure. Cependant, derrière son allure désabusée, il conserve un véritable sens de la justice.
Son apparence féline n’est pas un simple gimmick graphique. Dans cet univers anthropomorphique, chaque personnage semble avoir trouvé l’animal qui lui convient. Prédateurs, proies, chiens de garde ou créatures plus discrètes donnent ainsi immédiatement une impression sur leur caractère.
Bien sûr, les apparences peuvent aussi tromper. Ce serait beaucoup trop facile autrement.
Le dessin de Juanjo Guarnido : impossible de passer à côté
On peut commencer Blacksad pour ses enquêtes et finir par passer plusieurs minutes sur une seule planche. Juanjo Guarnido donne aux personnages des expressions incroyablement humaines, sans jamais leur faire perdre leur nature animale.
Son expérience dans l’animation se ressent dans les attitudes et les mouvements. De plus, les décors installent immédiatement l’époque. Bars enfumés, rues de New York, voitures, hôtels ou clubs de jazz composent un véritable décor de film noir.
La couleur joue également un rôle essentiel. Certaines scènes sont chaleureuses, tandis que d’autres deviennent presque étouffantes. Ainsi, l’ambiance change avant même que l’enquête prenne un mauvais tournant. Et avec Blacksad, elle finit généralement par en prendre un.
Des enquêtes qui dépassent largement la simple recherche du coupable
Chaque aventure possède sa propre atmosphère. Arctic-Nation s’attaque notamment au racisme et à la ségrégation. D’autres récits explorent la politique, le nucléaire, le monde du spectacle ou encore les nuits de La Nouvelle-Orléans.
Pour autant, la série ne devient jamais un cours d’histoire déguisé. Canales garde le polar au premier plan. Il y a des secrets, des disparitions, des meurtres et suffisamment de suspects pour rendre la vie de Blacksad très inconfortable.
C’est aussi ce mélange qui rend la série si facile à recommander. On peut aimer le dessin, le polar, l’ambiance américaine ou simplement les personnages. Dans tous les cas, le premier album donne rarement envie de s’arrêter là.
Lire plus sur Blacksad
Blacksad naît de la rencontre entre Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido, tous deux issus du monde de l’animation. Canales avait déjà imaginé son détective félin lorsqu’ils décident de développer ensemble le projet sous forme d’albums.
Le premier volume, Quelque part entre les ombres, paraît chez Dargaud en 2000. Dès cette enquête, John Blacksad évolue dans un univers qui emprunte les codes du roman noir américain. Cependant, Canales et Guarnido donnent immédiatement à la série une identité graphique très personnelle.
Le choix des animaux permet aussi de raconter beaucoup sans longs discours. Un personnage imposant peut inspirer la peur avant même d’ouvrir la bouche. À l’inverse, une apparence rassurante ne garantit absolument rien. Dans une enquête de Blacksad, faire confiance trop vite reste une excellente méthode pour finir dans de sérieux ennuis.
Au fil des albums, le détective traverse différents milieux et différentes régions des États-Unis. Il croise aussi Weekly, journaliste aussi curieux qu’utile, qui apporte une touche plus légère à cet univers souvent sombre.
Retrouvez ici nos BD Blacksad de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido, ainsi que les différentes éditions disponibles. Si vous aimez les polars, les beaux dessins et les personnages qui cachent quelque chose, vous venez probablement de trouver un très mauvais endroit pour votre budget BD.
Voici le seul résultat
Blacksad : quand le polar noir sort les griffes
Les BD Blacksad nous plongent dans une Amérique des années 1950 où les hommes ont des gueules d’animaux. Et, franchement, cela leur va plutôt bien. John Blacksad est un chat noir, détective privé et aimant à ennuis. Il enquête dans un monde de gangsters, de policiers, de politiciens et de personnages rarement aussi innocents qu’ils le prétendent.
Juan Díaz Canales construit des enquêtes dans la grande tradition du roman noir. Pourtant, Blacksad ne se contente pas de poursuivre des assassins dans des ruelles mal éclairées. La série parle aussi de racisme, de pouvoir, de violence sociale et de corruption. Bref, même avec des museaux et des moustaches, l’humanité ne ressort pas toujours grandie.
John Blacksad : détective privé, chat noir et mauvais aimant à problèmes
Blacksad possède le parfait profil du privé de polar. Il observe beaucoup, pose les mauvaises questions aux bonnes personnes et reçoit parfois les réponses directement dans la figure. Cependant, derrière son allure désabusée, il conserve un véritable sens de la justice.
Son apparence féline n’est pas un simple gimmick graphique. Dans cet univers anthropomorphique, chaque personnage semble avoir trouvé l’animal qui lui convient. Prédateurs, proies, chiens de garde ou créatures plus discrètes donnent ainsi immédiatement une impression sur leur caractère.
Bien sûr, les apparences peuvent aussi tromper. Ce serait beaucoup trop facile autrement.
Le dessin de Juanjo Guarnido : impossible de passer à côté
On peut commencer Blacksad pour ses enquêtes et finir par passer plusieurs minutes sur une seule planche. Juanjo Guarnido donne aux personnages des expressions incroyablement humaines, sans jamais leur faire perdre leur nature animale.
Son expérience dans l’animation se ressent dans les attitudes et les mouvements. De plus, les décors installent immédiatement l’époque. Bars enfumés, rues de New York, voitures, hôtels ou clubs de jazz composent un véritable décor de film noir.
La couleur joue également un rôle essentiel. Certaines scènes sont chaleureuses, tandis que d’autres deviennent presque étouffantes. Ainsi, l’ambiance change avant même que l’enquête prenne un mauvais tournant. Et avec Blacksad, elle finit généralement par en prendre un.
Des enquêtes qui dépassent largement la simple recherche du coupable
Chaque aventure possède sa propre atmosphère. Arctic-Nation s’attaque notamment au racisme et à la ségrégation. D’autres récits explorent la politique, le nucléaire, le monde du spectacle ou encore les nuits de La Nouvelle-Orléans.
Pour autant, la série ne devient jamais un cours d’histoire déguisé. Canales garde le polar au premier plan. Il y a des secrets, des disparitions, des meurtres et suffisamment de suspects pour rendre la vie de Blacksad très inconfortable.
C’est aussi ce mélange qui rend la série si facile à recommander. On peut aimer le dessin, le polar, l’ambiance américaine ou simplement les personnages. Dans tous les cas, le premier album donne rarement envie de s’arrêter là.
Lire plus sur Blacksad
Blacksad naît de la rencontre entre Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido, tous deux issus du monde de l’animation. Canales avait déjà imaginé son détective félin lorsqu’ils décident de développer ensemble le projet sous forme d’albums.
Le premier volume, Quelque part entre les ombres, paraît chez Dargaud en 2000. Dès cette enquête, John Blacksad évolue dans un univers qui emprunte les codes du roman noir américain. Cependant, Canales et Guarnido donnent immédiatement à la série une identité graphique très personnelle.
Le choix des animaux permet aussi de raconter beaucoup sans longs discours. Un personnage imposant peut inspirer la peur avant même d’ouvrir la bouche. À l’inverse, une apparence rassurante ne garantit absolument rien. Dans une enquête de Blacksad, faire confiance trop vite reste une excellente méthode pour finir dans de sérieux ennuis.
Au fil des albums, le détective traverse différents milieux et différentes régions des États-Unis. Il croise aussi Weekly, journaliste aussi curieux qu’utile, qui apporte une touche plus légère à cet univers souvent sombre.
Retrouvez ici nos BD Blacksad de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido, ainsi que les différentes éditions disponibles. Si vous aimez les polars, les beaux dessins et les personnages qui cachent quelque chose, vous venez probablement de trouver un très mauvais endroit pour votre budget BD.

