Deadpool

Comics Deadpool : la fin de règne de Gerry Duggan

Février 1991, New Mutants #98 : Rob Liefeld et Fabian Nicieza présentent un mercenaire masqué qui parle trop. Plus de trente ans après, nos comics Deadpool suivent Wade Wilson au moment où ses bêtises lui présentent enfin l’addition, avec la trilogie Détestable Deadpool publiée par Panini dans la collection Marvel Legacy.

Un mercenaire bâti sur un clin d’œil

Le nom de Wade Wilson n’a rien d’un hasard. Son costume, ses talents et même son patronyme ont d’abord été pensés en écho à Slade Wilson, alias Deathstroke, le tueur à gages de DC. Nicieza a toujours parlé d’un hommage affectueux ; reste que l’élève a fini par voler la vedette au modèle, puis par conquérir le cinéma, ce qu’il ne manque jamais de rappeler.

Tome 1 : la liste de Stryfe

Deadpool tue Cable plante le décor. Stryfe tient Wade par un point faible assez sérieux pour lui dicter une liste de cibles, et la première porte le nom du soldat venu du futur. Scott Koblish dessine les gags avec des grimaces de cartoon, sans jamais diluer la menace.

Tome 2 : cocher les cases avant la catastrophe

Trucs à faire porte bien son titre. Wade avance dans ses obligations comme on vide une liste de courses, sauf que chaque ligne barrée lui fait un nouvel ennemi. Madcap et Malicia passent par là, et tout le monde sent que les héros Marvel vont finir par sonner à la porte.

Tome 3 : l’univers Marvel passe à la caisse

L’Univers Marvel massacre Deadpool referme le très long passage de Duggan sur le personnage, avec les épisodes #297 à #300. La tête de Wade vaut une fortune, et Captain America n’a plus aucune envie de passer l’éponge. Mike Hawthorne, Scott Koblish et Matteo Lolli se partagent ce règlement de comptes final, qui ressemble à une revue d’effectif de toutes les bêtises du run.

Clairement, cette trilogie s’adresse à ceux qui connaissent déjà Wade et veulent le voir assumer les conséquences. Les trois tomes se lisent d’une traite, comme un compte à rebours qui ne laisse aucune place au retour en arrière.

Pourquoi Duggan compte autant

Gerry Duggan a écrit Deadpool pendant des années, ce qui lui a permis de bâtir une vraie continuité autour d’un personnage souvent traité comme une simple machine à blagues. Sa conclusion ne gomme rien : amitiés abîmées, réputation en miettes, dettes morales. Le rire reste là, mais il grince un peu plus fort.

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Deadpool sait qu’il est dans une bande dessinée et le dit volontiers à ses lecteurs. Le problème, c’est que les autres personnages, eux, n’ont toujours pas lu le scénario et continuent de lui tirer dessus.

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Comics Deadpool : la fin de règne de Gerry Duggan

Février 1991, New Mutants #98 : Rob Liefeld et Fabian Nicieza présentent un mercenaire masqué qui parle trop. Plus de trente ans après, nos comics Deadpool suivent Wade Wilson au moment où ses bêtises lui présentent enfin l’addition, avec la trilogie Détestable Deadpool publiée par Panini dans la collection Marvel Legacy.

Un mercenaire bâti sur un clin d’œil

Le nom de Wade Wilson n’a rien d’un hasard. Son costume, ses talents et même son patronyme ont d’abord été pensés en écho à Slade Wilson, alias Deathstroke, le tueur à gages de DC. Nicieza a toujours parlé d’un hommage affectueux ; reste que l’élève a fini par voler la vedette au modèle, puis par conquérir le cinéma, ce qu’il ne manque jamais de rappeler.

Tome 1 : la liste de Stryfe

Deadpool tue Cable plante le décor. Stryfe tient Wade par un point faible assez sérieux pour lui dicter une liste de cibles, et la première porte le nom du soldat venu du futur. Scott Koblish dessine les gags avec des grimaces de cartoon, sans jamais diluer la menace.

Tome 2 : cocher les cases avant la catastrophe

Trucs à faire porte bien son titre. Wade avance dans ses obligations comme on vide une liste de courses, sauf que chaque ligne barrée lui fait un nouvel ennemi. Madcap et Malicia passent par là, et tout le monde sent que les héros Marvel vont finir par sonner à la porte.

Tome 3 : l’univers Marvel passe à la caisse

L’Univers Marvel massacre Deadpool referme le très long passage de Duggan sur le personnage, avec les épisodes #297 à #300. La tête de Wade vaut une fortune, et Captain America n’a plus aucune envie de passer l’éponge. Mike Hawthorne, Scott Koblish et Matteo Lolli se partagent ce règlement de comptes final, qui ressemble à une revue d’effectif de toutes les bêtises du run.

Clairement, cette trilogie s’adresse à ceux qui connaissent déjà Wade et veulent le voir assumer les conséquences. Les trois tomes se lisent d’une traite, comme un compte à rebours qui ne laisse aucune place au retour en arrière.

Pourquoi Duggan compte autant

Gerry Duggan a écrit Deadpool pendant des années, ce qui lui a permis de bâtir une vraie continuité autour d’un personnage souvent traité comme une simple machine à blagues. Sa conclusion ne gomme rien : amitiés abîmées, réputation en miettes, dettes morales. Le rire reste là, mais il grince un peu plus fort.

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Deadpool sait qu’il est dans une bande dessinée et le dit volontiers à ses lecteurs. Le problème, c’est que les autres personnages, eux, n’ont toujours pas lu le scénario et continuent de lui tirer dessus.