Bande Dessinée - BD

Bandes dessinées : des irréductibles Gaulois aux complots de XIII

Vous cherchez des BD en Suisse ? Le rayon peut commencer par deux Gaulois qui font régulièrement décoller des légionnaires romains et finir quelques albums plus loin avec un amnésique poursuivi par des tueurs, un milliardaire pris dans une guerre financière ou un Viking dont les origines sont nettement plus compliquées qu’elles n’en ont l’air. C’est justement ce qui rend la bande dessinée franco-belge aussi difficile à résumer en une seule étiquette.

Humour, aventure, polar, western, fantasy, histoire, science-fiction ou récits destinés aux plus jeunes : il suffit parfois de changer d’étagère pour changer complètement d’ambiance. Certaines séries se découvrent dès l’enfance et restent drôles trente ans plus tard. D’autres savent très bien faire oublier l’heure lorsqu’un mystère se termine exactement à l’endroit où il ne fallait surtout pas refermer l’album.

Astérix : 1959, un village gaulois et beaucoup de patience perdue côté romain

Difficile de parler de bande dessinée franco-belge sans commencer par Astérix. René Goscinny et Albert Uderzo font apparaître leur petit guerrier gaulois dans le premier numéro de Pilote, le 29 octobre 1959. Le principe est connu : le village résiste encore et toujours à l’envahisseur grâce à la potion magique de Panoramix. Mais réduire Astérix aux Romains qui prennent des baffes ferait perdre une bonne moitié du plaisir.

Goscinny joue avec la langue, les habitudes nationales, l’administration, la politique et les petites guerres de voisinage. Uderzo transforme tout cela en personnages immédiatement reconnaissables. Astérix réfléchit avant d’agir, Obélix préfère souvent l’ordre inverse, Assurancetourix aimerait simplement qu’on lui laisse terminer une chanson et Ordralfabétix défend la fraîcheur de son poisson avec une conviction qui menace régulièrement la paix civile.

C’est aussi une BD qui change avec l’âge du lecteur. Enfant, on attend que les Romains volent. Plus tard, les jeux de mots, les caricatures et certains sous-entendus prennent soudain une autre saveur. Et les Romains continuent de voler, ce qui reste une valeur sûre.

Lucky Luke : le Far West où les Dalton n’apprennent décidément jamais

Avec Lucky Luke, direction un Far West où les légendes de l’Ouest croisent l’humour de Morris et, sur une grande partie des albums les plus célèbres, les scénarios de René Goscinny. Lucky Luke voyage avec Jolly Jumper, poursuit les Dalton et rencontre régulièrement des personnages inspirés de figures historiques de la conquête de l’Ouest.

Le héros tire plus vite que son ombre, certes, mais la série fonctionne surtout grâce à ce qui se passe autour de lui. Joe Dalton peut construire le meilleur plan d’évasion de sa carrière et tout perdre parce qu’Averell vient de demander quand on mange. Jolly Jumper semble souvent comprendre la situation avant les humains. Quant à Rantanplan, il prouve qu’un chien peut devenir légendaire sans que l’intelligence y soit nécessairement pour quelque chose.

Le western sert donc autant de terrain d’aventure que de machine à caricaturer ses propres mythes. C’est ce mélange qui permet à Lucky Luke de rester accessible sans demander au lecteur de connaître l’histoire des États-Unis avant d’ouvrir l’album.

Les Schtroumpfs : petits, bleus et beaucoup moins simples qu’ils en ont l’air

Pour une lecture familiale, Les Schtroumpfs restent une sacrée valeur sûre. Peyo les fait apparaître en 1958 dans une aventure de Johan et Pirlouit. Ces petits personnages secondaires ont manifestement oublié de rester secondaires : leur succès leur vaut rapidement leurs propres histoires.

Leur village possède une mécanique formidable. Chaque Schtroumpf est défini par un caractère ou une obsession, le Grand Schtroumpf essaie de maintenir un semblant d’ordre et Gargamel cherche encore le moyen de mettre la main sur eux. Ajoutez une langue où « schtroumpfer » peut vouloir dire à peu près tout selon la phrase et vous obtenez un univers immédiatement identifiable.

Les histoires fonctionnent pour les enfants, mais certaines idées deviennent nettement plus amusantes lorsqu’on les relit adulte. Le Schtroumpfissime, par exemple, peut faire rire sans empêcher de remarquer que l’organisation politique du village vient de prendre une tournure assez inquiétante. Comme quoi, même avec un bonnet blanc et trois pommes de haut, on peut créer quelques problèmes de société.

Thorgal : Vikings, dieux et un héros qui demandait surtout qu’on le laisse tranquille

Pour quitter l’humour sans quitter l’aventure, Thorgal mélange monde viking, mythologie, fantasy et éléments beaucoup plus inattendus. Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski créent la série en 1977. Son héros est découvert bébé par des Vikings après une tempête, dans une mystérieuse embarcation. Il grandit parmi eux, devient un archer remarquable et cherche surtout à vivre libre avec les siens.

Le destin, malheureusement, n’a pas lu le programme. Thorgal rencontre des dieux, des souverains, des créatures étranges et des adversaires beaucoup moins préoccupés que lui par une existence paisible. Surtout, le mystère de ses origines fait progressivement entrer dans la série des éléments qui dépassent largement le simple récit de Vikings.

Rosinski donne à cet univers une identité visuelle qui sait passer des terres glacées aux paysages fantastiques sans perdre sa cohérence. C’est une excellente direction lorsqu’on veut une grande aventure avec une vraie continuité familiale et un héros qui ne cherche pas constamment une nouvelle guerre — même si les guerres semblent, elles, le trouver sans difficulté.

XIII : quand votre seul indice est un tatouage, la journée commence mal

XIII prend une direction complètement différente. Au début de la série de Jean Van Hamme et William Vance, un homme amnésique ne sait plus qui il est. Il possède seulement quelques indices, dont le chiffre XIII tatoué sur la clavicule. Malheureusement pour lui, des tueurs semblent avoir beaucoup plus d’informations sur son identité que lui-même.

À partir de cette situation, la série construit un thriller fait de fausses pistes, d’identités possibles, de complots politiques et de chasse à l’homme. Chaque réponse a la mauvaise habitude d’ouvrir immédiatement une nouvelle question. William Vance apporte au récit son dessin réaliste et précis, particulièrement efficace lorsqu’il faut faire croire à une opération militaire, une fusillade ou une fuite plutôt mouvementée.

C’est exactement le genre de BD où « je lis juste quelques pages avant de dormir » peut devenir une décision assez optimiste. Le tatouage XIII est petit ; le nombre de questions qu’il déclenche l’est beaucoup moins.

Largo Winch : hériter de milliards n’empêche visiblement pas les ennuis

Jean Van Hamme change encore complètement de décor avec Largo Winch, dessiné à l’origine par Philippe Francq. À vingt-six ans, Largo hérite d’un gigantesque empire financier. Sur le papier, cela ressemble plutôt à une bonne nouvelle. Dans la pratique, le pouvoir économique attire escroqueries, rivalités, manipulations et personnes qui envisagent assez sérieusement de raccourcir son espérance de vie.

La série mélange donc aventure et finance avec un héros qui ne ressemble pas vraiment à l’image traditionnelle du grand patron. Largo préfère l’action aux conseils d’administration, tient à conserver une certaine idée de ses valeurs et se retrouve régulièrement à régler sur le terrain des problèmes qui auraient sans doute dû rester entre avocats.

Les intrigues utilisent multinationales, marchés, prises de contrôle et montages financiers sans oublier que le lecteur est venu chercher une aventure. On peut ainsi passer d’une salle de réunion à une poursuite ou un complot international beaucoup plus vite que dans la plupart des entreprises réelles.

Et entre ces monuments, il reste énormément de chemins à prendre

Le rayon BD ne s’arrête évidemment pas à six noms. Blake et Mortimer mêle aventure, science et mystère. Michel Vaillant vit au rythme des circuits automobiles. Les Tuniques Bleues trouvent de quoi rire au milieu de la guerre de Sécession, tandis que Murena plonge dans la Rome impériale avec un ton beaucoup moins favorable aux banquets tranquilles.

Pour l’humour, Boule et Bill, Léonard, Le Petit Spirou, Kid Paddle, Les Petits Mythos ou Les Lapins Crétins ne cherchent clairement pas le même type de rire. Et quand l’envie va vers des récits plus adultes ou plus noirs, Blacksad, Le Combat ordinaire, Noir Burlesque, Nottingham ou Rapaces déplacent encore les frontières.

C’est l’un des avantages d’une librairie où les séries sont rangées directement par titre : lorsqu’un univers vous attire, sa catégorie permet de retrouver les albums disponibles sans devoir d’abord connaître l’éditeur, la collection ou le nom du label. Les auteurs, éditeurs et autres caractéristiques servent ensuite à affiner la recherche.

Une BD pour commencer, trois albums dans le panier : phénomène parfaitement documenté

Si vous découvrez une série, commencez simplement par l’histoire ou l’univers qui vous attire. Un classique humoristique, une grande saga d’aventure, une enquête ou une série familiale n’ont aucune raison d’être choisis avec les mêmes critères. Le dessin compte énormément aussi : sur une BD, quelques planches peuvent suffire pour savoir si vous avez envie de rester plusieurs albums avec un dessinateur.

Pour acheter des bandes dessinées à Nyon ou commander vos BD en ligne en Suisse, ouvrez ensuite la catégorie de la série et vérifiez les albums et éditions disponibles. Albums classiques, intégrales ou éditions particulières peuvent parfois cohabiter : autant choisir celle que vous vouliez vraiment avant de découvrir qu’elle dépasse de cinq centimètres tous les autres livres de l’étagère.

Et si vous venez uniquement chercher « une petite BD pour ce soir », choisissez avec prudence. Astérix mène à Lucky Luke, Lucky Luke à XIII, XIII à Thorgal… et il existe peu de preuves qu’une pile à lire ait déjà décidé d’elle-même d’arrêter de grandir.

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Humour, western, aventure, fantasy, polar ou histoire : la BD franco-belge a largement de quoi changer d’univers sans changer de bibliothèque. Un dernier conseil cependant : si Obélix propose de déplacer l’étagère pour faire de la place aux nouveaux albums, retirez les BD avant. Il a tendance à oublier que tout le monde n’est pas tombé dans la potion magique quand il était petit.

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Bandes dessinées : des irréductibles Gaulois aux complots de XIII

Vous cherchez des BD en Suisse ? Le rayon peut commencer par deux Gaulois qui font régulièrement décoller des légionnaires romains et finir quelques albums plus loin avec un amnésique poursuivi par des tueurs, un milliardaire pris dans une guerre financière ou un Viking dont les origines sont nettement plus compliquées qu’elles n’en ont l’air. C’est justement ce qui rend la bande dessinée franco-belge aussi difficile à résumer en une seule étiquette.

Humour, aventure, polar, western, fantasy, histoire, science-fiction ou récits destinés aux plus jeunes : il suffit parfois de changer d’étagère pour changer complètement d’ambiance. Certaines séries se découvrent dès l’enfance et restent drôles trente ans plus tard. D’autres savent très bien faire oublier l’heure lorsqu’un mystère se termine exactement à l’endroit où il ne fallait surtout pas refermer l’album.

Astérix : 1959, un village gaulois et beaucoup de patience perdue côté romain

Difficile de parler de bande dessinée franco-belge sans commencer par Astérix. René Goscinny et Albert Uderzo font apparaître leur petit guerrier gaulois dans le premier numéro de Pilote, le 29 octobre 1959. Le principe est connu : le village résiste encore et toujours à l’envahisseur grâce à la potion magique de Panoramix. Mais réduire Astérix aux Romains qui prennent des baffes ferait perdre une bonne moitié du plaisir.

Goscinny joue avec la langue, les habitudes nationales, l’administration, la politique et les petites guerres de voisinage. Uderzo transforme tout cela en personnages immédiatement reconnaissables. Astérix réfléchit avant d’agir, Obélix préfère souvent l’ordre inverse, Assurancetourix aimerait simplement qu’on lui laisse terminer une chanson et Ordralfabétix défend la fraîcheur de son poisson avec une conviction qui menace régulièrement la paix civile.

C’est aussi une BD qui change avec l’âge du lecteur. Enfant, on attend que les Romains volent. Plus tard, les jeux de mots, les caricatures et certains sous-entendus prennent soudain une autre saveur. Et les Romains continuent de voler, ce qui reste une valeur sûre.

Lucky Luke : le Far West où les Dalton n’apprennent décidément jamais

Avec Lucky Luke, direction un Far West où les légendes de l’Ouest croisent l’humour de Morris et, sur une grande partie des albums les plus célèbres, les scénarios de René Goscinny. Lucky Luke voyage avec Jolly Jumper, poursuit les Dalton et rencontre régulièrement des personnages inspirés de figures historiques de la conquête de l’Ouest.

Le héros tire plus vite que son ombre, certes, mais la série fonctionne surtout grâce à ce qui se passe autour de lui. Joe Dalton peut construire le meilleur plan d’évasion de sa carrière et tout perdre parce qu’Averell vient de demander quand on mange. Jolly Jumper semble souvent comprendre la situation avant les humains. Quant à Rantanplan, il prouve qu’un chien peut devenir légendaire sans que l’intelligence y soit nécessairement pour quelque chose.

Le western sert donc autant de terrain d’aventure que de machine à caricaturer ses propres mythes. C’est ce mélange qui permet à Lucky Luke de rester accessible sans demander au lecteur de connaître l’histoire des États-Unis avant d’ouvrir l’album.

Les Schtroumpfs : petits, bleus et beaucoup moins simples qu’ils en ont l’air

Pour une lecture familiale, Les Schtroumpfs restent une sacrée valeur sûre. Peyo les fait apparaître en 1958 dans une aventure de Johan et Pirlouit. Ces petits personnages secondaires ont manifestement oublié de rester secondaires : leur succès leur vaut rapidement leurs propres histoires.

Leur village possède une mécanique formidable. Chaque Schtroumpf est défini par un caractère ou une obsession, le Grand Schtroumpf essaie de maintenir un semblant d’ordre et Gargamel cherche encore le moyen de mettre la main sur eux. Ajoutez une langue où « schtroumpfer » peut vouloir dire à peu près tout selon la phrase et vous obtenez un univers immédiatement identifiable.

Les histoires fonctionnent pour les enfants, mais certaines idées deviennent nettement plus amusantes lorsqu’on les relit adulte. Le Schtroumpfissime, par exemple, peut faire rire sans empêcher de remarquer que l’organisation politique du village vient de prendre une tournure assez inquiétante. Comme quoi, même avec un bonnet blanc et trois pommes de haut, on peut créer quelques problèmes de société.

Thorgal : Vikings, dieux et un héros qui demandait surtout qu’on le laisse tranquille

Pour quitter l’humour sans quitter l’aventure, Thorgal mélange monde viking, mythologie, fantasy et éléments beaucoup plus inattendus. Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski créent la série en 1977. Son héros est découvert bébé par des Vikings après une tempête, dans une mystérieuse embarcation. Il grandit parmi eux, devient un archer remarquable et cherche surtout à vivre libre avec les siens.

Le destin, malheureusement, n’a pas lu le programme. Thorgal rencontre des dieux, des souverains, des créatures étranges et des adversaires beaucoup moins préoccupés que lui par une existence paisible. Surtout, le mystère de ses origines fait progressivement entrer dans la série des éléments qui dépassent largement le simple récit de Vikings.

Rosinski donne à cet univers une identité visuelle qui sait passer des terres glacées aux paysages fantastiques sans perdre sa cohérence. C’est une excellente direction lorsqu’on veut une grande aventure avec une vraie continuité familiale et un héros qui ne cherche pas constamment une nouvelle guerre — même si les guerres semblent, elles, le trouver sans difficulté.

XIII : quand votre seul indice est un tatouage, la journée commence mal

XIII prend une direction complètement différente. Au début de la série de Jean Van Hamme et William Vance, un homme amnésique ne sait plus qui il est. Il possède seulement quelques indices, dont le chiffre XIII tatoué sur la clavicule. Malheureusement pour lui, des tueurs semblent avoir beaucoup plus d’informations sur son identité que lui-même.

À partir de cette situation, la série construit un thriller fait de fausses pistes, d’identités possibles, de complots politiques et de chasse à l’homme. Chaque réponse a la mauvaise habitude d’ouvrir immédiatement une nouvelle question. William Vance apporte au récit son dessin réaliste et précis, particulièrement efficace lorsqu’il faut faire croire à une opération militaire, une fusillade ou une fuite plutôt mouvementée.

C’est exactement le genre de BD où « je lis juste quelques pages avant de dormir » peut devenir une décision assez optimiste. Le tatouage XIII est petit ; le nombre de questions qu’il déclenche l’est beaucoup moins.

Largo Winch : hériter de milliards n’empêche visiblement pas les ennuis

Jean Van Hamme change encore complètement de décor avec Largo Winch, dessiné à l’origine par Philippe Francq. À vingt-six ans, Largo hérite d’un gigantesque empire financier. Sur le papier, cela ressemble plutôt à une bonne nouvelle. Dans la pratique, le pouvoir économique attire escroqueries, rivalités, manipulations et personnes qui envisagent assez sérieusement de raccourcir son espérance de vie.

La série mélange donc aventure et finance avec un héros qui ne ressemble pas vraiment à l’image traditionnelle du grand patron. Largo préfère l’action aux conseils d’administration, tient à conserver une certaine idée de ses valeurs et se retrouve régulièrement à régler sur le terrain des problèmes qui auraient sans doute dû rester entre avocats.

Les intrigues utilisent multinationales, marchés, prises de contrôle et montages financiers sans oublier que le lecteur est venu chercher une aventure. On peut ainsi passer d’une salle de réunion à une poursuite ou un complot international beaucoup plus vite que dans la plupart des entreprises réelles.

Et entre ces monuments, il reste énormément de chemins à prendre

Le rayon BD ne s’arrête évidemment pas à six noms. Blake et Mortimer mêle aventure, science et mystère. Michel Vaillant vit au rythme des circuits automobiles. Les Tuniques Bleues trouvent de quoi rire au milieu de la guerre de Sécession, tandis que Murena plonge dans la Rome impériale avec un ton beaucoup moins favorable aux banquets tranquilles.

Pour l’humour, Boule et Bill, Léonard, Le Petit Spirou, Kid Paddle, Les Petits Mythos ou Les Lapins Crétins ne cherchent clairement pas le même type de rire. Et quand l’envie va vers des récits plus adultes ou plus noirs, Blacksad, Le Combat ordinaire, Noir Burlesque, Nottingham ou Rapaces déplacent encore les frontières.

C’est l’un des avantages d’une librairie où les séries sont rangées directement par titre : lorsqu’un univers vous attire, sa catégorie permet de retrouver les albums disponibles sans devoir d’abord connaître l’éditeur, la collection ou le nom du label. Les auteurs, éditeurs et autres caractéristiques servent ensuite à affiner la recherche.

Une BD pour commencer, trois albums dans le panier : phénomène parfaitement documenté

Si vous découvrez une série, commencez simplement par l’histoire ou l’univers qui vous attire. Un classique humoristique, une grande saga d’aventure, une enquête ou une série familiale n’ont aucune raison d’être choisis avec les mêmes critères. Le dessin compte énormément aussi : sur une BD, quelques planches peuvent suffire pour savoir si vous avez envie de rester plusieurs albums avec un dessinateur.

Pour acheter des bandes dessinées à Nyon ou commander vos BD en ligne en Suisse, ouvrez ensuite la catégorie de la série et vérifiez les albums et éditions disponibles. Albums classiques, intégrales ou éditions particulières peuvent parfois cohabiter : autant choisir celle que vous vouliez vraiment avant de découvrir qu’elle dépasse de cinq centimètres tous les autres livres de l’étagère.

Et si vous venez uniquement chercher « une petite BD pour ce soir », choisissez avec prudence. Astérix mène à Lucky Luke, Lucky Luke à XIII, XIII à Thorgal… et il existe peu de preuves qu’une pile à lire ait déjà décidé d’elle-même d’arrêter de grandir.

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Humour, western, aventure, fantasy, polar ou histoire : la BD franco-belge a largement de quoi changer d’univers sans changer de bibliothèque. Un dernier conseil cependant : si Obélix propose de déplacer l’étagère pour faire de la place aux nouveaux albums, retirez les BD avant. Il a tendance à oublier que tout le monde n’est pas tombé dans la potion magique quand il était petit.