The Quintessential Quintuplets
The Quintessential Quintuplets : cinq sœurs, un professeur particulier et une seule future mariée
Dans The Quintessential Quintuplets, Fûtarô Uesugi possède d’excellentes notes et un portefeuille nettement moins impressionnant. Sa famille manque d’argent, alors lorsqu’on lui propose un travail de professeur particulier particulièrement bien payé, il accepte. Le détail oublié dans l’annonce ? Son élève est en réalité composée de cinq sœurs jumelles de son âge, et aucune n’a spécialement envie de réviser avec lui.
Ichika, Nino, Miku, Yotsuba et Itsuki Nakano sont quintuplées, se ressemblent énormément et accumulent les mauvaises notes. En revanche, leurs caractères n’ont pratiquement rien en commun. Avant même de leur apprendre quoi que ce soit, Fûtarô va donc devoir réussir une première épreuve autrement plus compliquée : faire en sorte qu’elles acceptent sa présence.
Et Negi Haruba ajoute immédiatement un petit poison très efficace dans cette comédie romantique. Dès le début, on sait que Fûtarô épousera un jour l’une des cinq sœurs. Reste simplement à savoir laquelle. Autant dire que chaque rapprochement devient soudain suspect.
Fûtarô n’est pas exactement le professeur que les Nakano avaient commandé
Fûtarô travaille énormément, dépense peu et considère les études avec un sérieux presque militaire. Naturellement, le placer face à cinq filles qui frôlent l’échec scolaire mais préfèrent faire autre chose crée immédiatement quelques étincelles.
Il ne possède pas non plus le charme naturel du héros de romance qui séduit toute une classe simplement en entrant dans la pièce. Fûtarô peut se montrer sec, maladroit et franchement peu diplomate. Au début, certaines sœurs le supportent à peine.
Pourtant, son obstination finit par porter ses fruits. Il ne cherche pas uniquement à leur faire apprendre trois formules avant le prochain contrôle. Il essaie de comprendre comment chacune fonctionne, ce qui la bloque et ce qui pourrait enfin lui donner envie de progresser.
C’est là que le manga devient beaucoup plus attachant qu’un simple « cinq filles se disputent le même garçon ». Les séances de révision servent aussi à rapprocher six personnages qui n’auraient probablement jamais choisi de passer autant de temps ensemble.
Ichika : l’aînée qui fait la grande sœur… quand elle en a envie
Ichika est l’aînée des Nakano. À l’extérieur, elle peut donner l’impression d’être la plus mature du groupe. Une fois chez elle, son côté désordonné remet parfois rapidement cette réputation en perspective.
Elle prend pourtant son rôle de grande sœur très au sérieux lorsqu’il faut protéger les autres. En parallèle, elle poursuit ses propres ambitions et commence à construire une vie qui ne tourne pas uniquement autour de ses quatre sœurs.
Sa relation avec Fûtarô profite beaucoup de cette maturité apparente. Ichika aime provoquer et plaisanter, mais elle n’est pas aussi détachée qu’elle voudrait parfois le faire croire.
Et dans une romance où tout le monde sait qu’une seule sœur finira par gagner, faire semblant de ne pas être concernée peut devenir un exercice assez compliqué.
Nino : si elle ne vous aime pas, vous allez rapidement le savoir
Nino ne réserve pas exactement un accueil chaleureux à Fûtarô. Très protectrice envers ses sœurs, elle voit ce nouvel arrivant comme quelqu’un qui vient perturber leur équilibre.
Et contrairement à certaines héroïnes qui cachent leur hostilité derrière trente chapitres de sous-entendus, Nino sait parfaitement faire comprendre lorsqu’une personne l’agace.
Pourtant, cette même intensité existe aussi dans ses sentiments positifs. Elle cuisine, prend soin de sa famille et défend ceux qui comptent pour elle avec énormément d’énergie.
C’est l’un des plaisirs de The Quintessential Quintuplets : les personnages ne restent pas enfermés dans l’impression donnée au premier tome. Nino en fournit probablement l’un des exemples les plus évidents.
Miku : discrète, passionnée d’Histoire et beaucoup plus compétitive qu’elle en a l’air
Miku parle moins fort que ses sœurs et préfère généralement rester en retrait. Pourtant, Fûtarô découvre assez vite sa passion pour l’histoire du Japon et les grands personnages de l’époque Sengoku.
Cette passion devient l’une des premières portes permettant au jeune professeur de réellement communiquer avec elle. Et une fois Miku investie dans quelque chose, sa discrétion ne signifie absolument pas qu’elle manque de volonté.
Elle évolue énormément au contact de Fûtarô et de ses sœurs. Sa confiance progresse, ses envies deviennent plus claires et sa réserve cache progressivement beaucoup moins bien ce qu’elle ressent.
Disons simplement que lorsque cinq sœurs identiques commencent à tomber amoureuses du même garçon, la fille silencieuse n’est pas forcément celle qu’il faut retirer trop vite des pronostics.
Yotsuba : toujours prête à aider, même quand elle aurait surtout besoin de dire non
Yotsuba est la sportive du groupe. Souriante, énergique et sociable, elle accepte volontiers d’aider quelqu’un en difficulté. Le problème, c’est qu’elle possède également beaucoup de mal à refuser quoi que ce soit.
Elle accueille Fûtarô plus facilement que certaines de ses sœurs et apporte immédiatement de l’énergie aux séances collectives. Pourtant, son caractère joyeux ne raconte pas toute son histoire.
Negi Haruba prend justement plaisir à construire plusieurs héroïnes avec un décalage entre l’image qu’elles montrent et ce qu’elles gardent pour elles. Yotsuba paraît simple à comprendre au premier regard. Plus tard, plusieurs détails prennent une autre saveur.
Avec elle, même un ruban en forme d’oreilles peut finir par devenir un repère très utile. Parce que cinq visages pratiquement identiques dans la même pièce, ça demande quand même un minimum d’organisation.
Itsuki : la première rencontre avec Fûtarô aurait clairement pu mieux se passer
Itsuki rencontre Fûtarô avant même que celui-ci comprenne qu’il devra donner des cours aux cinq sœurs. Leur premier échange ne crée pas exactement une amitié immédiate.
Itsuki se montre sérieuse, susceptible et particulièrement attachée à certaines valeurs familiales. Elle possède aussi un solide appétit, ce qui donne régulièrement à Haruba l’occasion de la retrouver près d’une assiette au moment opportun.
Comme les autres, elle ne se résume pourtant pas à son gag récurrent. Sa relation avec sa mère et son idée de l’avenir jouent un rôle important dans son évolution.
Et puisqu’elle appartient évidemment aux cinq candidates possibles, le lecteur passe lui aussi une bonne partie de la série à analyser des scènes parfaitement ordinaires avec beaucoup trop de sérieux.
Les cinq prénoms donnent déjà leur ordre de naissance
Petite anecdote plutôt bien trouvée : les prénoms des sœurs contiennent chacun le chiffre correspondant à leur ordre de naissance en japonais.
Ichika commence avec le caractère associé à « un », Nino avec celui de « deux », Miku avec « trois », Yotsuba avec « quatre » et Itsuki avec « cinq ». Negi Haruba a donc placé leur ordre directement dans leurs noms.
C’est un détail simple, mais parfaitement adapté à une série qui joue constamment avec le chiffre cinq. Cinq sœurs, cinq personnalités, cinq façons d’aborder Fûtarô… et malheureusement pour les débats entre lecteurs, une seule place devant l’autel.
Le manga vous annonce presque la fin au début… sans vous donner la réponse
C’est probablement l’idée qui transforme le mieux la romance en petit jeu d’enquête. Fûtarô adulte se marie, et la mariée est l’une des quintuplées Nakano.
Le manga revient parfois sur ce futur, mais sans révéler immédiatement son identité. On lit donc les événements du lycée avec une information supplémentaire dans la tête : quelque part dans ces disputes, ces examens et ces sorties se construit le couple que l’on a aperçu au mariage.
Forcément, ça pousse à chercher des indices. Une promesse semble importante. Une rencontre prend un autre sens. Une sœur gagne soudain plusieurs points dans le classement personnel du lecteur.
Puis Haruba déplace les cartes et les discussions recommencent.
C’est aussi ce qui rend la série amusante à conseiller : demandez simplement à deux lecteurs quelle sœur ils préfèrent et vous risquez de transformer une conversation tranquille en débat beaucoup trop sérieux.
La romance fonctionne parce que les cinq sœurs existent aussi entre elles
L’un des pièges du genre aurait été de transformer Ichika, Nino, Miku, Yotsuba et Itsuki en cinq routes différentes attendant simplement que Fûtarô choisisse.
Heureusement, leur relation de sœurs compte réellement. Elles peuvent se disputer, être jalouses ou poursuivre le même garçon, mais elles ont grandi ensemble et se connaissent mieux que personne.
Quand les sentiments amoureux deviennent plus sérieux, cette proximité complique forcément les choses. Vouloir gagner signifie parfois risquer de blesser une sœur.
Le manga réussit donc à conserver la compétition romantique tout en rappelant que la famille Nakano ne disparaîtra pas après le choix de Fûtarô.
Et c’est beaucoup plus intéressant que cinq prétendantes qui n’auraient aucune raison de se parler en dehors du héros.
Negi Haruba a volontairement commencé avec des héroïnes qui n’aimaient pas Fûtarô
C’est une anecdote qui explique très bien la construction du manga. Dans une interview consacrée à sa manière de créer des personnages, Negi Haruba explique avoir volontairement donné aux cinq sœurs une très mauvaise première impression de Fûtarô.
Son idée était simple : si le lecteur pense au départ qu’elles ne pourront jamais l’apprécier, leur évolution devient beaucoup plus forte lorsque leurs sentiments commencent réellement à changer.
Ça se voit particulièrement avec certaines sœurs. Haruba ne cherche pas à vendre immédiatement cinq romances possibles. Il commence par des frictions, des refus et des personnalités qui ne s’accordent pas.
Ensuite, les liens se construisent. Et forcément, lorsqu’une fille qui ne voulait même pas participer au cours commence à regarder le professeur autrement, le changement se remarque beaucoup plus.
Avant la série, il y avait un chapitre pilote
The Quintessential Quintuplets n’est pas arrivé directement sous la forme que l’on connaît. Negi Haruba publie d’abord un one-shot pilote de 5-toubun no Hanayome en janvier 2017.
Le public répond suffisamment bien pour que la série régulière commence quelques mois plus tard, en août 2017, dans le Weekly Shonen Magazine de Kodansha.
C’est amusant quand on connaît le principe : le projet lui-même a donc dû passer une sorte d’examen avant d’obtenir sa place régulière.
Heureusement pour Haruba, personne ne lui a demandé de donner des cours particuliers à cinq éditrices identiques pour valider le pilote.
Le succès a même valu à la série un prix Kodansha
En 2019, The Quintessential Quintuplets remporte le 43e Prix du manga Kodansha dans la catégorie shonen, distinction partagée cette année-là avec To Your Eternity.
C’est assez parlant pour une série qui ne mise ni sur des superpouvoirs ni sur de grands combats. Son moteur repose essentiellement sur des personnages, des dialogues, de la comédie et la question que tout le monde finit par se poser : laquelle ?
Haruba réussit surtout à faire en sorte que chaque sœur possède son propre public. Même en connaissant aujourd’hui la réponse finale, les discussions sur « la meilleure Nakano » ne sont manifestement pas près de disparaître.
Une édition couleur existe aussi chez Pika
En France, Pika Édition publie la série principale, mais également une édition couleur. Elle reprend le manga avec une colorisation intégrale tout en conservant le même format général que l’édition classique.
Sur The Quintessential Quintuplets, la couleur possède un intérêt assez évident. Les cinq sœurs sont physiquement presque identiques, mais leurs coiffures, accessoires et codes visuels permettent au lecteur de les distinguer beaucoup plus facilement.
Cela donne donc deux façons de découvrir la même histoire. Certains préféreront le noir et blanc original de Haruba ; d’autres apprécieront de retrouver directement les couleurs associées aux cinq Nakano.
Dans les deux cas, malheureusement, aucune couleur ne révèle à l’avance celle que Fûtarô choisira. Il faudra travailler un peu plus que ça.
Une histoire complète en 14 tomes
The Quintessential Quintuplets est terminé en 14 tomes. Negi Haruba mène donc toute l’histoire de Fûtarô et des cinq sœurs Nakano jusqu’au mariage annoncé dès le début.
La longueur fonctionne particulièrement bien pour une romance de ce type. Chaque sœur possède le temps d’évoluer, plusieurs événements scolaires viennent modifier les relations et la rivalité amoureuse peut réellement monter progressivement.
Mais surtout, le manga ne repousse pas éternellement la réponse. À un moment, Fûtarô doit arrêter de réviser ses fiches et choisir.
Et contrairement à nous, il ne peut pas simplement dire qu’il préfère les cinq pour éviter une dispute avec les clients de la boutique.
Pourquoi commencer The Quintessential Quintuplets ?
Parce que derrière le concept très simple du professeur particulier entouré de cinq jolies filles, Negi Haruba construit une vraie comédie romantique à mystère. On sait où l’histoire finira, mais pas avec qui.
Les cinq sœurs possèdent surtout suffisamment de personnalité pour que le choix ne paraisse jamais complètement évident au départ. Ichika, Nino, Miku, Yotsuba et Itsuki évoluent toutes, tandis que Fûtarô change lui aussi au contact de cette famille beaucoup plus bruyante que la sienne.
Si vous aimez les romances lycéennes, les personnages qui évoluent réellement et les séries où l’on finit par défendre son personnage préféré avec une mauvaise foi absolument assumée, vous devriez trouver votre bonheur.
Le seul risque, c’est de commencer en disant « je vais juste lire une petite comédie romantique » et de finir quelques tomes plus tard à analyser une conversation de trois cases pour déterminer qui portera la robe de mariée.
Lire plus
The Quintessential Quintuplets est une série complète en 14 tomes écrite et dessinée par Negi Haruba. Fûtarô Uesugi devient le professeur particulier d’Ichika, Nino, Miku, Yotsuba et Itsuki Nakano, tandis que le manga nous révèle dès le départ qu’il épousera un jour l’une des cinq. Un dernier conseil : choisissez votre sœur préférée assez tôt. Après quelques tomes, changer de camp commence à ressembler dangereusement à une trahison.
10 résultats affichés
-

The Quintessential Quintuplets tome 04
12,10CHF -

The Quintessential Quintuplets tome 05
12,10CHF -

The Quintessential Quintuplets tome 06
12,10CHF -

The Quintessential Quintuplets tome 07
12,10CHF -

The Quintessential Quintuplets tome 08
12,10CHF -

The Quintessential Quintuplets tome 09
12,10CHF -

The Quintessential Quintuplets tome 10
12,10CHF -

The Quintessential Quintuplets tome 11
12,10CHF -

The Quintessential Quintuplets tome 12
12,10CHF -

The Quintessential Quintuplets tome 13
12,10CHF
The Quintessential Quintuplets : cinq sœurs, un professeur particulier et une seule future mariée
Dans The Quintessential Quintuplets, Fûtarô Uesugi possède d’excellentes notes et un portefeuille nettement moins impressionnant. Sa famille manque d’argent, alors lorsqu’on lui propose un travail de professeur particulier particulièrement bien payé, il accepte. Le détail oublié dans l’annonce ? Son élève est en réalité composée de cinq sœurs jumelles de son âge, et aucune n’a spécialement envie de réviser avec lui.
Ichika, Nino, Miku, Yotsuba et Itsuki Nakano sont quintuplées, se ressemblent énormément et accumulent les mauvaises notes. En revanche, leurs caractères n’ont pratiquement rien en commun. Avant même de leur apprendre quoi que ce soit, Fûtarô va donc devoir réussir une première épreuve autrement plus compliquée : faire en sorte qu’elles acceptent sa présence.
Et Negi Haruba ajoute immédiatement un petit poison très efficace dans cette comédie romantique. Dès le début, on sait que Fûtarô épousera un jour l’une des cinq sœurs. Reste simplement à savoir laquelle. Autant dire que chaque rapprochement devient soudain suspect.
Fûtarô n’est pas exactement le professeur que les Nakano avaient commandé
Fûtarô travaille énormément, dépense peu et considère les études avec un sérieux presque militaire. Naturellement, le placer face à cinq filles qui frôlent l’échec scolaire mais préfèrent faire autre chose crée immédiatement quelques étincelles.
Il ne possède pas non plus le charme naturel du héros de romance qui séduit toute une classe simplement en entrant dans la pièce. Fûtarô peut se montrer sec, maladroit et franchement peu diplomate. Au début, certaines sœurs le supportent à peine.
Pourtant, son obstination finit par porter ses fruits. Il ne cherche pas uniquement à leur faire apprendre trois formules avant le prochain contrôle. Il essaie de comprendre comment chacune fonctionne, ce qui la bloque et ce qui pourrait enfin lui donner envie de progresser.
C’est là que le manga devient beaucoup plus attachant qu’un simple « cinq filles se disputent le même garçon ». Les séances de révision servent aussi à rapprocher six personnages qui n’auraient probablement jamais choisi de passer autant de temps ensemble.
Ichika : l’aînée qui fait la grande sœur… quand elle en a envie
Ichika est l’aînée des Nakano. À l’extérieur, elle peut donner l’impression d’être la plus mature du groupe. Une fois chez elle, son côté désordonné remet parfois rapidement cette réputation en perspective.
Elle prend pourtant son rôle de grande sœur très au sérieux lorsqu’il faut protéger les autres. En parallèle, elle poursuit ses propres ambitions et commence à construire une vie qui ne tourne pas uniquement autour de ses quatre sœurs.
Sa relation avec Fûtarô profite beaucoup de cette maturité apparente. Ichika aime provoquer et plaisanter, mais elle n’est pas aussi détachée qu’elle voudrait parfois le faire croire.
Et dans une romance où tout le monde sait qu’une seule sœur finira par gagner, faire semblant de ne pas être concernée peut devenir un exercice assez compliqué.
Nino : si elle ne vous aime pas, vous allez rapidement le savoir
Nino ne réserve pas exactement un accueil chaleureux à Fûtarô. Très protectrice envers ses sœurs, elle voit ce nouvel arrivant comme quelqu’un qui vient perturber leur équilibre.
Et contrairement à certaines héroïnes qui cachent leur hostilité derrière trente chapitres de sous-entendus, Nino sait parfaitement faire comprendre lorsqu’une personne l’agace.
Pourtant, cette même intensité existe aussi dans ses sentiments positifs. Elle cuisine, prend soin de sa famille et défend ceux qui comptent pour elle avec énormément d’énergie.
C’est l’un des plaisirs de The Quintessential Quintuplets : les personnages ne restent pas enfermés dans l’impression donnée au premier tome. Nino en fournit probablement l’un des exemples les plus évidents.
Miku : discrète, passionnée d’Histoire et beaucoup plus compétitive qu’elle en a l’air
Miku parle moins fort que ses sœurs et préfère généralement rester en retrait. Pourtant, Fûtarô découvre assez vite sa passion pour l’histoire du Japon et les grands personnages de l’époque Sengoku.
Cette passion devient l’une des premières portes permettant au jeune professeur de réellement communiquer avec elle. Et une fois Miku investie dans quelque chose, sa discrétion ne signifie absolument pas qu’elle manque de volonté.
Elle évolue énormément au contact de Fûtarô et de ses sœurs. Sa confiance progresse, ses envies deviennent plus claires et sa réserve cache progressivement beaucoup moins bien ce qu’elle ressent.
Disons simplement que lorsque cinq sœurs identiques commencent à tomber amoureuses du même garçon, la fille silencieuse n’est pas forcément celle qu’il faut retirer trop vite des pronostics.
Yotsuba : toujours prête à aider, même quand elle aurait surtout besoin de dire non
Yotsuba est la sportive du groupe. Souriante, énergique et sociable, elle accepte volontiers d’aider quelqu’un en difficulté. Le problème, c’est qu’elle possède également beaucoup de mal à refuser quoi que ce soit.
Elle accueille Fûtarô plus facilement que certaines de ses sœurs et apporte immédiatement de l’énergie aux séances collectives. Pourtant, son caractère joyeux ne raconte pas toute son histoire.
Negi Haruba prend justement plaisir à construire plusieurs héroïnes avec un décalage entre l’image qu’elles montrent et ce qu’elles gardent pour elles. Yotsuba paraît simple à comprendre au premier regard. Plus tard, plusieurs détails prennent une autre saveur.
Avec elle, même un ruban en forme d’oreilles peut finir par devenir un repère très utile. Parce que cinq visages pratiquement identiques dans la même pièce, ça demande quand même un minimum d’organisation.
Itsuki : la première rencontre avec Fûtarô aurait clairement pu mieux se passer
Itsuki rencontre Fûtarô avant même que celui-ci comprenne qu’il devra donner des cours aux cinq sœurs. Leur premier échange ne crée pas exactement une amitié immédiate.
Itsuki se montre sérieuse, susceptible et particulièrement attachée à certaines valeurs familiales. Elle possède aussi un solide appétit, ce qui donne régulièrement à Haruba l’occasion de la retrouver près d’une assiette au moment opportun.
Comme les autres, elle ne se résume pourtant pas à son gag récurrent. Sa relation avec sa mère et son idée de l’avenir jouent un rôle important dans son évolution.
Et puisqu’elle appartient évidemment aux cinq candidates possibles, le lecteur passe lui aussi une bonne partie de la série à analyser des scènes parfaitement ordinaires avec beaucoup trop de sérieux.
Les cinq prénoms donnent déjà leur ordre de naissance
Petite anecdote plutôt bien trouvée : les prénoms des sœurs contiennent chacun le chiffre correspondant à leur ordre de naissance en japonais.
Ichika commence avec le caractère associé à « un », Nino avec celui de « deux », Miku avec « trois », Yotsuba avec « quatre » et Itsuki avec « cinq ». Negi Haruba a donc placé leur ordre directement dans leurs noms.
C’est un détail simple, mais parfaitement adapté à une série qui joue constamment avec le chiffre cinq. Cinq sœurs, cinq personnalités, cinq façons d’aborder Fûtarô… et malheureusement pour les débats entre lecteurs, une seule place devant l’autel.
Le manga vous annonce presque la fin au début… sans vous donner la réponse
C’est probablement l’idée qui transforme le mieux la romance en petit jeu d’enquête. Fûtarô adulte se marie, et la mariée est l’une des quintuplées Nakano.
Le manga revient parfois sur ce futur, mais sans révéler immédiatement son identité. On lit donc les événements du lycée avec une information supplémentaire dans la tête : quelque part dans ces disputes, ces examens et ces sorties se construit le couple que l’on a aperçu au mariage.
Forcément, ça pousse à chercher des indices. Une promesse semble importante. Une rencontre prend un autre sens. Une sœur gagne soudain plusieurs points dans le classement personnel du lecteur.
Puis Haruba déplace les cartes et les discussions recommencent.
C’est aussi ce qui rend la série amusante à conseiller : demandez simplement à deux lecteurs quelle sœur ils préfèrent et vous risquez de transformer une conversation tranquille en débat beaucoup trop sérieux.
La romance fonctionne parce que les cinq sœurs existent aussi entre elles
L’un des pièges du genre aurait été de transformer Ichika, Nino, Miku, Yotsuba et Itsuki en cinq routes différentes attendant simplement que Fûtarô choisisse.
Heureusement, leur relation de sœurs compte réellement. Elles peuvent se disputer, être jalouses ou poursuivre le même garçon, mais elles ont grandi ensemble et se connaissent mieux que personne.
Quand les sentiments amoureux deviennent plus sérieux, cette proximité complique forcément les choses. Vouloir gagner signifie parfois risquer de blesser une sœur.
Le manga réussit donc à conserver la compétition romantique tout en rappelant que la famille Nakano ne disparaîtra pas après le choix de Fûtarô.
Et c’est beaucoup plus intéressant que cinq prétendantes qui n’auraient aucune raison de se parler en dehors du héros.
Negi Haruba a volontairement commencé avec des héroïnes qui n’aimaient pas Fûtarô
C’est une anecdote qui explique très bien la construction du manga. Dans une interview consacrée à sa manière de créer des personnages, Negi Haruba explique avoir volontairement donné aux cinq sœurs une très mauvaise première impression de Fûtarô.
Son idée était simple : si le lecteur pense au départ qu’elles ne pourront jamais l’apprécier, leur évolution devient beaucoup plus forte lorsque leurs sentiments commencent réellement à changer.
Ça se voit particulièrement avec certaines sœurs. Haruba ne cherche pas à vendre immédiatement cinq romances possibles. Il commence par des frictions, des refus et des personnalités qui ne s’accordent pas.
Ensuite, les liens se construisent. Et forcément, lorsqu’une fille qui ne voulait même pas participer au cours commence à regarder le professeur autrement, le changement se remarque beaucoup plus.
Avant la série, il y avait un chapitre pilote
The Quintessential Quintuplets n’est pas arrivé directement sous la forme que l’on connaît. Negi Haruba publie d’abord un one-shot pilote de 5-toubun no Hanayome en janvier 2017.
Le public répond suffisamment bien pour que la série régulière commence quelques mois plus tard, en août 2017, dans le Weekly Shonen Magazine de Kodansha.
C’est amusant quand on connaît le principe : le projet lui-même a donc dû passer une sorte d’examen avant d’obtenir sa place régulière.
Heureusement pour Haruba, personne ne lui a demandé de donner des cours particuliers à cinq éditrices identiques pour valider le pilote.
Le succès a même valu à la série un prix Kodansha
En 2019, The Quintessential Quintuplets remporte le 43e Prix du manga Kodansha dans la catégorie shonen, distinction partagée cette année-là avec To Your Eternity.
C’est assez parlant pour une série qui ne mise ni sur des superpouvoirs ni sur de grands combats. Son moteur repose essentiellement sur des personnages, des dialogues, de la comédie et la question que tout le monde finit par se poser : laquelle ?
Haruba réussit surtout à faire en sorte que chaque sœur possède son propre public. Même en connaissant aujourd’hui la réponse finale, les discussions sur « la meilleure Nakano » ne sont manifestement pas près de disparaître.
Une édition couleur existe aussi chez Pika
En France, Pika Édition publie la série principale, mais également une édition couleur. Elle reprend le manga avec une colorisation intégrale tout en conservant le même format général que l’édition classique.
Sur The Quintessential Quintuplets, la couleur possède un intérêt assez évident. Les cinq sœurs sont physiquement presque identiques, mais leurs coiffures, accessoires et codes visuels permettent au lecteur de les distinguer beaucoup plus facilement.
Cela donne donc deux façons de découvrir la même histoire. Certains préféreront le noir et blanc original de Haruba ; d’autres apprécieront de retrouver directement les couleurs associées aux cinq Nakano.
Dans les deux cas, malheureusement, aucune couleur ne révèle à l’avance celle que Fûtarô choisira. Il faudra travailler un peu plus que ça.
Une histoire complète en 14 tomes
The Quintessential Quintuplets est terminé en 14 tomes. Negi Haruba mène donc toute l’histoire de Fûtarô et des cinq sœurs Nakano jusqu’au mariage annoncé dès le début.
La longueur fonctionne particulièrement bien pour une romance de ce type. Chaque sœur possède le temps d’évoluer, plusieurs événements scolaires viennent modifier les relations et la rivalité amoureuse peut réellement monter progressivement.
Mais surtout, le manga ne repousse pas éternellement la réponse. À un moment, Fûtarô doit arrêter de réviser ses fiches et choisir.
Et contrairement à nous, il ne peut pas simplement dire qu’il préfère les cinq pour éviter une dispute avec les clients de la boutique.
Pourquoi commencer The Quintessential Quintuplets ?
Parce que derrière le concept très simple du professeur particulier entouré de cinq jolies filles, Negi Haruba construit une vraie comédie romantique à mystère. On sait où l’histoire finira, mais pas avec qui.
Les cinq sœurs possèdent surtout suffisamment de personnalité pour que le choix ne paraisse jamais complètement évident au départ. Ichika, Nino, Miku, Yotsuba et Itsuki évoluent toutes, tandis que Fûtarô change lui aussi au contact de cette famille beaucoup plus bruyante que la sienne.
Si vous aimez les romances lycéennes, les personnages qui évoluent réellement et les séries où l’on finit par défendre son personnage préféré avec une mauvaise foi absolument assumée, vous devriez trouver votre bonheur.
Le seul risque, c’est de commencer en disant « je vais juste lire une petite comédie romantique » et de finir quelques tomes plus tard à analyser une conversation de trois cases pour déterminer qui portera la robe de mariée.
Lire plus
The Quintessential Quintuplets est une série complète en 14 tomes écrite et dessinée par Negi Haruba. Fûtarô Uesugi devient le professeur particulier d’Ichika, Nino, Miku, Yotsuba et Itsuki Nakano, tandis que le manga nous révèle dès le départ qu’il épousera un jour l’une des cinq. Un dernier conseil : choisissez votre sœur préférée assez tôt. Après quelques tomes, changer de camp commence à ressembler dangereusement à une trahison.
