Tales of Wedding Rings

Tales of Wedding Rings : Satô voulait épouser Hime, personne ne lui avait parlé des quatre mariages supplémentaires

Dans le manga Tales of Wedding Rings, Satô est amoureux depuis l’enfance de Hime. Il se décide enfin à lui avouer ses sentiments lorsqu’elle lui annonce qu’elle doit partir très loin. Satô la suit et traverse un étrange portail. De l’autre côté, il découvre que son amie d’enfance n’était pas exactement la lycéenne ordinaire qu’elle prétendait être.

Hime est une princesse venue d’un autre monde.

Et Satô vient d’arriver en plein mariage.

Comme entrée discrète, on a connu mieux.

Un monstre surgit, Hime embrasse Satô et lui passe son anneau au doigt. Le garçon obtient alors une puissance capable de combattre la créature et devient le légendaire roi des Anneaux.

Bonne nouvelle : il vient d’épouser la fille dont il est amoureux.

Mauvaise nouvelle : pour réunir toute la puissance nécessaire contre le roi des Abîmes, il devra obtenir quatre autres anneaux.

Et chaque anneau appartient à une princesse qu’il doit également épouser.

La lune de miel vient légèrement de se compliquer.

Le harem n’est pas arrivé par accident : il fait partie du problème magique

Tales of Wedding Rings aurait facilement pu utiliser son monde fantastique comme simple excuse pour placer cinq héroïnes autour du même garçon.

Maybe construit plutôt toute l’aventure autour des cinq anneaux élémentaires.

Chaque princesse protège l’un d’eux.

Hime possède l’anneau de la Lumière. Nephritis celui du Vent. Granat détient le Feu. Saphir protège l’Eau. Enfin, Amber est liée à la Terre.

Leur puissance doit être réunie entre les mains du roi des Anneaux afin de s’opposer au roi des Abîmes.

Seulement, les anneaux puisent aussi leur force dans les liens qui unissent Satô à leurs détentrices.

Il ne suffit donc pas d’arriver dans chaque royaume, de récupérer une bague et de repartir avec un tampon sur la carte.

Satô doit gagner la confiance de chacune des princesses.

Et évidemment, Hime assiste à tout cela.

Satô aime Hime depuis bien avant de savoir qu’elle possède un royaume et un anneau magique

C’est ce qui donne immédiatement une différence importante à la romance.

Satô ne débarque pas dans un autre monde en se demandant laquelle des cinq filles il va choisir.

Son choix existe déjà : c’est Hime.

Il l’a suivie à travers un portail sans savoir ce qu’il trouverait derrière. Il interrompt son mariage et finit par prendre sa place parce qu’il ne supporte pas l’idée de la perdre.

La situation devient donc assez cruelle pour Hime.

Elle sait pourquoi Satô doit épouser les quatre autres princesses.

Elle sait aussi que le monde risque de disparaître s’il refuse.

Ça n’empêche absolument pas la jalousie.

Et comme Satô essaie souvent d’être gentil avec tout le monde sans vouloir blesser Hime, une simple conversation peut devenir plus dangereuse qu’un monstre des Abîmes.

Hime a passé des années dans notre monde en cachant qu’elle était princesse de la Lumière

Hime vient de Nokanatica, le royaume de la Lumière.

Elle possède l’anneau correspondant et avait été envoyée dans le monde de Satô lorsqu’elle était enfant afin d’échapper à la menace du roi des Abîmes.

Elle y a grandi à ses côtés.

Cela explique pourquoi leur relation fonctionne autrement qu’une romance née en deux chapitres.

Ils possèdent déjà leurs habitudes, leurs souvenirs et cette gêne particulière des deux personnes qui se connaissent depuis des années mais n’ont jamais réussi à dire clairement ce qu’elles ressentent.

Ensuite, ils se retrouvent mariés.

Passer de « amie d’enfance » à « épouse d’un héros légendaire chargé de sauver le monde » en une journée demande forcément un petit temps d’adaptation.

Nephritis est une princesse elfe qui préférerait largement observer le monde depuis sa chambre

La deuxième princesse change complètement d’ambiance.

Nephritis vient de Romca, le royaume du Vent, et appartient au peuple elfe.

Elle est extrêmement timide.

Elle a vécu longtemps recluse et supporte assez mal les interactions sociales. Son frère particulièrement protecteur n’a évidemment rien fait pour simplifier la situation.

Pourtant, Nephritis est curieuse.

Le monde extérieur l’attire précisément parce qu’elle en a été coupée.

Satô doit donc approcher une fille qui possède l’anneau dont il a besoin mais qui n’a aucune raison de sauter de joie à l’idée d’épouser un inconnu déjà marié.

Et derrière sa timidité, Nephritis possède bien plus de caractère qu’elle n’en montre au premier regard.

Il faut simplement lui laisser suffisamment de temps pour terminer sa phrase avant que quelqu’un décide à sa place.

Granat règle la question du mariage avec une méthode beaucoup plus simple : battez-la

Avec Granat, personne ne perd du temps en discussions interminables.

Princesse de Needakitta et détentrice de l’anneau du Feu, elle appartient au peuple des hommes-chats.

Elle commande également des mercenaires et possède une puissance physique exceptionnelle.

Granat a une condition pour se marier : elle veut un homme plus fort qu’elle.

Satô arrive donc pour demander sa main.

Granat répond en substance qu’il peut commencer par essayer de survivre au test.

Pour un héros dont une grande partie de la puissance vient justement des anneaux obtenus grâce à ses mariages précédents, l’épreuve est particulièrement intéressante.

Et contrairement à certaines princesses qu’il faut convaincre par la parole, Granat veut surtout voir ce qu’il vaut lorsqu’on arrête de discuter.

Saphir connaît parfaitement la situation et n’a pas l’intention d’en faire un grand drame romantique

Saphir règne sur le royaume de l’Eau, Maasa, et appartient au peuple des hommes-dragons.

Elle détient l’anneau de l’Eau.

Son tempérament tranche encore avec celui des autres princesses.

Saphir est intelligente, directe et particulièrement pragmatique.

Elle possède également une sœur jumelle à laquelle elle tient énormément.

Là où Hime peut se laisser envahir par la jalousie et Nephritis par la gêne, Saphir comprend très vite les implications politiques et magiques du rôle de princesse des Anneaux.

Elle n’a pas besoin de faire semblant d’ignorer que Satô possède déjà plusieurs épouses.

Ce qui ne veut pas dire qu’elle restera éternellement indifférente à lui.

Dans cette famille, les choses simples ont rarement une grande espérance de vie.

Amber est la cinquième princesse, mais son royaume semble avoir disparu

Le dernier anneau conduit le groupe vers le royaume de la Terre.

Seulement, il y a un problème assez important : le pays semble avoir disparu depuis longtemps.

Pas de palais.

Pas de procession royale.

Et surtout, aucune princesse attendant gentiment qu’un roi des Anneaux vienne lui demander sa main.

Satô et les autres doivent donc rechercher Amber alors que les forces du roi des Abîmes commencent à devenir de plus en plus pressantes.

La princesse de la Terre est elle-même très différente des quatre précédentes.

Elle parle peu, montre rarement ses émotions et conserve autour d’elle plusieurs mystères.

Mais elle possède aussi un humour suffisamment sec pour prendre parfois les autres complètement à contre-pied.

Après Granat qui propose des duels et Nephritis qui souhaiterait disparaître derrière un rideau, Satô commence à comprendre qu’aucun royaume ne fournit le même modèle de princesse.

Cinq royaumes permettent surtout à Maybe de ne pas repeindre le même château cinq fois

La quête des anneaux sert également de voyage à travers Annulus.

Chaque territoire possède sa population, ses traditions et sa manière de considérer les princesses des Anneaux.

Les elfes de Romca ne vivent pas comme le peuple-chat de Needakitta.

Maasa apporte encore une autre culture avec son peuple dragon.

Ensuite, la recherche d’Amber ouvre une partie plus mystérieuse du passé de ce monde.

Ainsi, le principe des cinq mariages ne sert pas uniquement à multiplier les scènes de jalousie.

Chaque nouvelle princesse ouvre une autre partie de l’univers.

On découvre aussi progressivement que l’histoire du premier roi des Anneaux et du roi des Abîmes est moins simple que la vieille légende racontée au héros fraîchement débarqué.

Ce qui est généralement mauvais signe lorsqu’on vient justement d’accepter le poste de héros de la légende.

Mars était censé devenir le roi des Anneaux avant qu’un lycéen traverse littéralement le décor

Satô n’était évidemment pas prévu dans l’organisation initiale.

Mars, second prince de l’empire Gisaras, devait endosser le rôle de roi des Anneaux.

Puis Satô surgit du monde moderne, épouse Hime et récupère la fonction.

Sur le papier, Mars aurait donc toutes les raisons de devenir le rival insupportable qui passe quinze volumes à expliquer que le héros lui a volé son destin.

Heureusement, Maybe choisit une direction plus intéressante.

Mars accompagne Satô et les princesses et les aide à comprendre un monde qu’ils connaissent parfois assez mal.

Il sait notamment beaucoup mieux que Satô ce qu’impliquent les différents royaumes, les traditions et le rôle du roi des Anneaux.

Le prétendant évincé devient donc un allié au lieu de perdre son temps à préparer une vengeance prévisible.

Satô a déjà cinq mariages à gérer. Un triangle amoureux supplémentaire aurait probablement nécessité un tableau Excel.

Le grand-père de Hime cache lui aussi beaucoup mieux son jeu qu’il n’en a l’air

Le vieil homme qui accompagnait Hime dans le monde moderne n’est pas un grand-père ordinaire.

Il s’agit d’un puissant mage de Nokanatica, respecté dans tout Annulus.

Il a protégé Hime pendant son exil et sert ensuite de guide à Satô.

Son apparence et son comportement parfois un peu farfelu cachent donc quelqu’un qui comprend parfaitement la menace représentée par le roi des Abîmes.

Plus tard, Morion, la petite sœur de Hime, rejoint également l’histoire.

Elle a suivi un entraînement magique depuis l’enfance et devient notamment importante lorsque les princesses doivent renforcer leurs propres pouvoirs.

Hime découvre alors qu’avoir une petite sœur capable de juger vos compétences magiques donne une saveur très particulière aux retrouvailles familiales.

Réunir les cinq bagues ne suffit pas : encore faut-il que les liens derrière fonctionnent réellement

Satô finit bien par rassembler les cinq princesses.

Normalement, on pourrait croire la quête terminée.

Cinq princesses.

Cinq anneaux.

Un roi des Anneaux.

Direction le boss final.

Mais Tales of Wedding Rings insiste justement sur le fait que la puissance des anneaux dépend du lien entre Satô et ses épouses.

Une cérémonie ne suffit donc pas.

Les personnages doivent réellement se connaître, se faire confiance et approfondir leurs relations.

Cela donne au manga son mélange assez particulier entre entraînement héroïque et vie conjugale.

Dans un shonen classique, le héros augmenterait peut-être sa puissance en soulevant une montagne.

Ici, améliorer la synchronisation magique peut aussi demander de régler un problème de couple.

Le roi des Abîmes n’avait probablement pas prévu de devoir affronter de la thérapie conjugale renforcée à la magie élémentaire.

Le roi des Abîmes n’attend pas tranquillement que Satô termine sa tournée des mariages

L’adversaire central possède une puissance capable de menacer l’ensemble d’Annulus.

Le premier roi des Anneaux avait réussi à le sceller.

Mais le sceau n’a pas réglé définitivement le problème.

Le roi des Abîmes finit par retrouver toute sa puissance et utilise ses propres anneaux noirs ainsi que les créatures qui le servent.

À mesure que Satô avance, la menace cesse donc d’être une vieille histoire que tout le monde raconte dans les palais.

Des régions sont attaquées.

Les combats deviennent plus importants.

Et surtout, Satô découvre qu’avoir obtenu le titre de héros légendaire ne signifie pas qu’il possède déjà le niveau du héros qui avait combattu autrefois.

La première confrontation sérieuse avec le roi des Abîmes se charge de lui faire comprendre le message.

Assez brutalement.

L’entraînement le plus important de la série s’appelle littéralement « entraînement de jeunes mariés »

Après avoir constaté l’écart de puissance avec leur ennemi, Satô et les princesses doivent progresser.

La solution mélange évidemment magie et romance.

Hime travaille notamment sa magie de Lumière.

Satô cherche à maîtriser davantage la puissance du roi des Anneaux.

Les autres princesses développent elles aussi leurs capacités.

Mais leurs liens avec Satô doivent progresser en même temps.

Le résultat donne des situations où une préparation censée sauver le monde ressemble soudain beaucoup à une lune de miel particulièrement surveillée.

Maybe ne choisit jamais entre heroic fantasy et comédie romantique.

Il préfère généralement faire entrer les deux dans la même chambre et voir lequel devient le plus embarrassant.

Hime reste le cœur de la romance même lorsque quatre autres épouses entrent dans la maison

C’est probablement le point qui permet au manga de tenir sur la durée.

Les autres princesses ne restent pas de simples figurantes.

Nephritis s’affirme.

Granat révèle un côté beaucoup plus tendre derrière sa force.

Saphir évolue au-delà de son pragmatisme initial.

Amber gagne elle aussi une vraie relation avec le groupe.

Pourtant, l’histoire entre Satô et Hime reste le centre émotionnel.

Ils se connaissaient avant Annulus.

Ils se désiraient avant les anneaux.

Et lorsque Hime doute de sa place ou lorsque Satô doit regarder ce qu’il ressent réellement, le manga revient toujours à cette relation.

Ça évite au héros de ressembler à quelqu’un qui aurait simplement reçu cinq épouses comme récompense pour avoir traversé un portail.

Tales of Wedding Rings est clairement ecchi et ne fait absolument rien pour le cacher

Autant savoir ce que l’on ouvre.

Kana classe la série dans Dark Kana et la présente notamment comme aventure, heroic fantasy, isekai et érotique.

Le fanservice est bien présent.

Il y a de la nudité, des situations sexuelles, beaucoup de gêne autour du fameux « devoir conjugal » et une quantité assez impressionnante de discussions sur qui dormira avec Satô.

Plus la relation entre les personnages avance, plus la série assume cet aspect.

Mais il y a réellement une aventure derrière.

Les quinze volumes ne consistent pas à trouver quinze nouvelles excuses pour ouvrir une porte de salle de bain au mauvais moment.

Le roi des Abîmes, les cinq royaumes, les anciens porteurs des anneaux et les batailles occupent une vraie partie du récit.

Disons simplement que sauver le monde n’empêche personne de remarquer que le héros voyage avec cinq princesses qui sont officiellement ses femmes.

Maybe avait déjà mélangé romance, surnaturel et jolies filles avant cette série

Maybe est le nom utilisé par un duo d’auteurs japonais.

Avant Tales of Wedding Rings, ils avaient notamment créé Dusk Maiden of Amnesia, où une romance se développe autour du fantôme Yûko dans un collège rempli de phénomènes étranges.

Ils sont également les auteurs de To the Abandoned Sacred Beasts.

Quand Tales of Wedding Rings débute, on retrouve immédiatement certaines de leurs habitudes.

Les héroïnes ont énormément de présence.

Le dessin aime clairement les courbes.

La romance peut devenir très directe.

Mais derrière les jolies filles se cache un univers fantastique qui prend progressivement de l’ampleur.

Kana le signalait d’ailleurs dès l’arrivée française du manga : l’ambiance est moins sombre que Dusk Maiden, mais l’histoire devient plus complexe qu’elle n’en a l’air dans ses premières pages.

Le manga commence en 2014 avec une place plutôt confortable : couverture et pages couleur

Tales of Wedding Rings débute au Japon le 25 mars 2014 dans le magazine Monthly Big Gangan de Square Enix.

Pour son lancement, la nouvelle série de Maybe obtient la couverture et l’ouverture en couleur du magazine.

Le premier volume relié paraît ensuite au Japon en décembre de la même année.

La publication va durer plus de dix ans.

Le dernier chapitre paraît finalement en août 2024.

Et pour une série qui commence par un garçon incapable d’avouer ses sentiments à son amie d’enfance, arriver dix ans plus tard avec cinq alliances et une guerre contre les Abîmes constitue une évolution assez respectable.

Square Enix a même transformé le premier chapitre en expérience de manga VR

Voilà une adaptation un peu moins courante qu’un anime.

En 2018, Square Enix a lancé Tales of Wedding Rings VR.

Le projet reprenait l’univers du manga dans une expérience en réalité virtuelle permettant de pénétrer dans des décors reconstruits en 3D tout en suivant l’histoire.

L’objectif était littéralement de donner l’impression d’entrer dans les cases.

Pour une série dont le héros commence justement par traverser un portail vers un monde fantastique, le choix était plutôt bien trouvé.

Satô traverse un passage vers Annulus ; le lecteur, lui, pouvait mettre un casque.

Il restait heureusement possible d’enlever le casque avant qu’on lui demande d’épouser quatre princesses supplémentaires.

L’anime assume tellement le fanservice qu’il existe officiellement en version standard et en version sans censure

Une adaptation animée débute en janvier 2024, produite par Staple Entertainment.

La première partie compte 12 épisodes.

Une seconde saison poursuit l’histoire en 2025 et porte l’ensemble à 25 épisodes.

Satô, Hime, Nephritis, Granat, Saphir et Amber passent donc tous à l’écran.

Et la production n’a pas vraiment essayé de faire croire que le côté ecchi du manga avait disparu pendant l’adaptation.

Au Japon, le site officiel distingue même une diffusion classique et une version non censurée.

On pourra au moins reconnaître une certaine cohérence éditoriale.

Quand une série annonce dès le premier volume que le héros doit épouser cinq princesses pour augmenter son pouvoir, jouer ensuite les surpris devant le fanservice aurait été un peu tardif.

Après le combat, Maybe s’intéresse aussi à ce qu’on fait d’un pouvoir aussi dangereux lorsque la guerre est finie

La bataille contre le roi des Abîmes occupe naturellement une grosse partie de l’histoire.

Mais la série ne ferme pas immédiatement le livre au moment où la menace principale est écartée.

Les derniers tomes s’intéressent également à ce que deviennent Satô, les princesses et les anneaux lorsqu’un nouvel équilibre doit être trouvé.

La puissance du roi des Anneaux inquiète.

Après tout, les royaumes viennent de voir apparaître un homme capable de réunir les pouvoirs de cinq lignées royales.

Même lorsqu’il est sympathique, ça peut donner quelques sueurs froides aux voisins.

Satô et ses épouses repartent alors vers son monde, où les princesses découvrent notamment le lycée et la vie quotidienne qu’il avait laissés derrière lui.

Le contraste fonctionne très bien.

Après les démons, les royaumes et la fin du monde, certaines doivent maintenant affronter un autre environnement particulièrement hostile : une salle de classe japonaise.

Les derniers volumes laissent enfin les relations avancer sans qu’un démon frappe à la porte toutes les cinq minutes

Le voyage dans le monde de Satô donne davantage de place aux sentiments des différentes princesses.

Nephritis doit décider jusqu’où elle veut aller.

Granat, Saphir et Amber regardent elles aussi différemment leur relation avec Satô.

Hime reste évidemment au centre de tout cela.

Le manga peut ainsi terminer les évolutions romantiques qu’il avait commencées en même temps que la quête des anneaux.

Et comme la série assume de plus en plus son public adulte, les relations ne restent pas éternellement bloquées au stade du rougissement après un baiser.

Satô aura mis du temps à dire à une seule fille qu’il l’aimait.

Il fallait donc évidemment lui confier quatre relations supplémentaires pour l’aider à travailler sa communication.

Les 15 tomes racontent toute l’histoire

Tales of Wedding Rings est une série complète en 15 tomes, scénarisée et dessinée par Maybe.

Le quinzième volume japonais paraît en septembre 2024 après la conclusion du manga dans Big Gangan.

En France, Kana publie également l’intégralité des 15 volumes dans la collection Dark Kana.

Le dernier tome français paraît en mai 2025 et conduit bien l’histoire à son dénouement.

On a donc une aventure avec un début, une guerre contre le roi des Abîmes et une véritable conclusion aux problèmes liés aux anneaux.

Pas de roi démon condamné à attendre éternellement dans un tome qui n’arrivera jamais.

Après tout ce que Satô a dû gérer, lui laisser au moins une fin était la moindre des politesses.

Pourquoi commencer Tales of Wedding Rings ?

Parce que le concept est beaucoup plus efficace qu’il n’en a l’air lorsqu’on le résume par « un héros doit épouser cinq princesses ».

Oui, c’est un harem fantasy très ecchi.

La série le sait.

Elle en plaisante énormément.

Mais elle possède aussi un vrai voyage.

Satô découvre cinq royaumes, cinq peuples et cinq princesses qui n’ont pratiquement rien en commun.

Nephritis sort peu à peu de sa coquille. Granat veut un mari capable de lui tenir tête. Saphir préfère regarder les problèmes avec pragmatisme. Amber garde longtemps ses secrets. Hime doit, elle, accepter que sauver son monde oblige l’homme qu’elle aime à créer des liens avec quatre autres femmes.

Et pendant que toute cette vie conjugale menace régulièrement d’exploser, le roi des Abîmes prépare quelque chose de nettement moins drôle.

Maybe réussit surtout à faire avancer ensemble la romance et la fantasy.

Les relations renforcent les anneaux.

Les anneaux obligent les personnages à voyager.

Les voyages développent les princesses.

Et les combats finissent par obliger Satô à comprendre qu’être le roi des Anneaux signifie davantage que posséder cinq bagues et une grosse épée.

Si vous aimez les isekai avec une véritable fin, les groupes de personnages qui évoluent ensemble, l’heroic fantasy et un fanservice qui ne fait absolument pas semblant d’être arrivé là par hasard, les quinze tomes offrent une aventure bien remplie.

Et souvenez-vous : si votre amie d’enfance vous annonce soudain qu’elle retourne dans son royaume natal pour se marier, réfléchissez avant de la suivre dans le portail.

Satô l’a fait.

Il est revenu avec cinq épouses.

Lire plus

Tales of Wedding Rings est une série complète en 15 tomes de Maybe, mêlant isekai, heroic fantasy, romance et fanservice autour de Satô et des cinq princesses de la Lumière, du Vent, du Feu, de l’Eau et de la Terre. Un dernier conseil : si quelqu’un vous tend une bague magique en disant « ça permettra de sauver le monde », demandez combien de belles-familles sont incluses avant de passer le doigt dedans. Satô aurait probablement apprécié l’information.

FILTRES

3 résultats affichés

Tales of Wedding Rings : Satô voulait épouser Hime, personne ne lui avait parlé des quatre mariages supplémentaires

Dans le manga Tales of Wedding Rings, Satô est amoureux depuis l’enfance de Hime. Il se décide enfin à lui avouer ses sentiments lorsqu’elle lui annonce qu’elle doit partir très loin. Satô la suit et traverse un étrange portail. De l’autre côté, il découvre que son amie d’enfance n’était pas exactement la lycéenne ordinaire qu’elle prétendait être.

Hime est une princesse venue d’un autre monde.

Et Satô vient d’arriver en plein mariage.

Comme entrée discrète, on a connu mieux.

Un monstre surgit, Hime embrasse Satô et lui passe son anneau au doigt. Le garçon obtient alors une puissance capable de combattre la créature et devient le légendaire roi des Anneaux.

Bonne nouvelle : il vient d’épouser la fille dont il est amoureux.

Mauvaise nouvelle : pour réunir toute la puissance nécessaire contre le roi des Abîmes, il devra obtenir quatre autres anneaux.

Et chaque anneau appartient à une princesse qu’il doit également épouser.

La lune de miel vient légèrement de se compliquer.

Le harem n’est pas arrivé par accident : il fait partie du problème magique

Tales of Wedding Rings aurait facilement pu utiliser son monde fantastique comme simple excuse pour placer cinq héroïnes autour du même garçon.

Maybe construit plutôt toute l’aventure autour des cinq anneaux élémentaires.

Chaque princesse protège l’un d’eux.

Hime possède l’anneau de la Lumière. Nephritis celui du Vent. Granat détient le Feu. Saphir protège l’Eau. Enfin, Amber est liée à la Terre.

Leur puissance doit être réunie entre les mains du roi des Anneaux afin de s’opposer au roi des Abîmes.

Seulement, les anneaux puisent aussi leur force dans les liens qui unissent Satô à leurs détentrices.

Il ne suffit donc pas d’arriver dans chaque royaume, de récupérer une bague et de repartir avec un tampon sur la carte.

Satô doit gagner la confiance de chacune des princesses.

Et évidemment, Hime assiste à tout cela.

Satô aime Hime depuis bien avant de savoir qu’elle possède un royaume et un anneau magique

C’est ce qui donne immédiatement une différence importante à la romance.

Satô ne débarque pas dans un autre monde en se demandant laquelle des cinq filles il va choisir.

Son choix existe déjà : c’est Hime.

Il l’a suivie à travers un portail sans savoir ce qu’il trouverait derrière. Il interrompt son mariage et finit par prendre sa place parce qu’il ne supporte pas l’idée de la perdre.

La situation devient donc assez cruelle pour Hime.

Elle sait pourquoi Satô doit épouser les quatre autres princesses.

Elle sait aussi que le monde risque de disparaître s’il refuse.

Ça n’empêche absolument pas la jalousie.

Et comme Satô essaie souvent d’être gentil avec tout le monde sans vouloir blesser Hime, une simple conversation peut devenir plus dangereuse qu’un monstre des Abîmes.

Hime a passé des années dans notre monde en cachant qu’elle était princesse de la Lumière

Hime vient de Nokanatica, le royaume de la Lumière.

Elle possède l’anneau correspondant et avait été envoyée dans le monde de Satô lorsqu’elle était enfant afin d’échapper à la menace du roi des Abîmes.

Elle y a grandi à ses côtés.

Cela explique pourquoi leur relation fonctionne autrement qu’une romance née en deux chapitres.

Ils possèdent déjà leurs habitudes, leurs souvenirs et cette gêne particulière des deux personnes qui se connaissent depuis des années mais n’ont jamais réussi à dire clairement ce qu’elles ressentent.

Ensuite, ils se retrouvent mariés.

Passer de « amie d’enfance » à « épouse d’un héros légendaire chargé de sauver le monde » en une journée demande forcément un petit temps d’adaptation.

Nephritis est une princesse elfe qui préférerait largement observer le monde depuis sa chambre

La deuxième princesse change complètement d’ambiance.

Nephritis vient de Romca, le royaume du Vent, et appartient au peuple elfe.

Elle est extrêmement timide.

Elle a vécu longtemps recluse et supporte assez mal les interactions sociales. Son frère particulièrement protecteur n’a évidemment rien fait pour simplifier la situation.

Pourtant, Nephritis est curieuse.

Le monde extérieur l’attire précisément parce qu’elle en a été coupée.

Satô doit donc approcher une fille qui possède l’anneau dont il a besoin mais qui n’a aucune raison de sauter de joie à l’idée d’épouser un inconnu déjà marié.

Et derrière sa timidité, Nephritis possède bien plus de caractère qu’elle n’en montre au premier regard.

Il faut simplement lui laisser suffisamment de temps pour terminer sa phrase avant que quelqu’un décide à sa place.

Granat règle la question du mariage avec une méthode beaucoup plus simple : battez-la

Avec Granat, personne ne perd du temps en discussions interminables.

Princesse de Needakitta et détentrice de l’anneau du Feu, elle appartient au peuple des hommes-chats.

Elle commande également des mercenaires et possède une puissance physique exceptionnelle.

Granat a une condition pour se marier : elle veut un homme plus fort qu’elle.

Satô arrive donc pour demander sa main.

Granat répond en substance qu’il peut commencer par essayer de survivre au test.

Pour un héros dont une grande partie de la puissance vient justement des anneaux obtenus grâce à ses mariages précédents, l’épreuve est particulièrement intéressante.

Et contrairement à certaines princesses qu’il faut convaincre par la parole, Granat veut surtout voir ce qu’il vaut lorsqu’on arrête de discuter.

Saphir connaît parfaitement la situation et n’a pas l’intention d’en faire un grand drame romantique

Saphir règne sur le royaume de l’Eau, Maasa, et appartient au peuple des hommes-dragons.

Elle détient l’anneau de l’Eau.

Son tempérament tranche encore avec celui des autres princesses.

Saphir est intelligente, directe et particulièrement pragmatique.

Elle possède également une sœur jumelle à laquelle elle tient énormément.

Là où Hime peut se laisser envahir par la jalousie et Nephritis par la gêne, Saphir comprend très vite les implications politiques et magiques du rôle de princesse des Anneaux.

Elle n’a pas besoin de faire semblant d’ignorer que Satô possède déjà plusieurs épouses.

Ce qui ne veut pas dire qu’elle restera éternellement indifférente à lui.

Dans cette famille, les choses simples ont rarement une grande espérance de vie.

Amber est la cinquième princesse, mais son royaume semble avoir disparu

Le dernier anneau conduit le groupe vers le royaume de la Terre.

Seulement, il y a un problème assez important : le pays semble avoir disparu depuis longtemps.

Pas de palais.

Pas de procession royale.

Et surtout, aucune princesse attendant gentiment qu’un roi des Anneaux vienne lui demander sa main.

Satô et les autres doivent donc rechercher Amber alors que les forces du roi des Abîmes commencent à devenir de plus en plus pressantes.

La princesse de la Terre est elle-même très différente des quatre précédentes.

Elle parle peu, montre rarement ses émotions et conserve autour d’elle plusieurs mystères.

Mais elle possède aussi un humour suffisamment sec pour prendre parfois les autres complètement à contre-pied.

Après Granat qui propose des duels et Nephritis qui souhaiterait disparaître derrière un rideau, Satô commence à comprendre qu’aucun royaume ne fournit le même modèle de princesse.

Cinq royaumes permettent surtout à Maybe de ne pas repeindre le même château cinq fois

La quête des anneaux sert également de voyage à travers Annulus.

Chaque territoire possède sa population, ses traditions et sa manière de considérer les princesses des Anneaux.

Les elfes de Romca ne vivent pas comme le peuple-chat de Needakitta.

Maasa apporte encore une autre culture avec son peuple dragon.

Ensuite, la recherche d’Amber ouvre une partie plus mystérieuse du passé de ce monde.

Ainsi, le principe des cinq mariages ne sert pas uniquement à multiplier les scènes de jalousie.

Chaque nouvelle princesse ouvre une autre partie de l’univers.

On découvre aussi progressivement que l’histoire du premier roi des Anneaux et du roi des Abîmes est moins simple que la vieille légende racontée au héros fraîchement débarqué.

Ce qui est généralement mauvais signe lorsqu’on vient justement d’accepter le poste de héros de la légende.

Mars était censé devenir le roi des Anneaux avant qu’un lycéen traverse littéralement le décor

Satô n’était évidemment pas prévu dans l’organisation initiale.

Mars, second prince de l’empire Gisaras, devait endosser le rôle de roi des Anneaux.

Puis Satô surgit du monde moderne, épouse Hime et récupère la fonction.

Sur le papier, Mars aurait donc toutes les raisons de devenir le rival insupportable qui passe quinze volumes à expliquer que le héros lui a volé son destin.

Heureusement, Maybe choisit une direction plus intéressante.

Mars accompagne Satô et les princesses et les aide à comprendre un monde qu’ils connaissent parfois assez mal.

Il sait notamment beaucoup mieux que Satô ce qu’impliquent les différents royaumes, les traditions et le rôle du roi des Anneaux.

Le prétendant évincé devient donc un allié au lieu de perdre son temps à préparer une vengeance prévisible.

Satô a déjà cinq mariages à gérer. Un triangle amoureux supplémentaire aurait probablement nécessité un tableau Excel.

Le grand-père de Hime cache lui aussi beaucoup mieux son jeu qu’il n’en a l’air

Le vieil homme qui accompagnait Hime dans le monde moderne n’est pas un grand-père ordinaire.

Il s’agit d’un puissant mage de Nokanatica, respecté dans tout Annulus.

Il a protégé Hime pendant son exil et sert ensuite de guide à Satô.

Son apparence et son comportement parfois un peu farfelu cachent donc quelqu’un qui comprend parfaitement la menace représentée par le roi des Abîmes.

Plus tard, Morion, la petite sœur de Hime, rejoint également l’histoire.

Elle a suivi un entraînement magique depuis l’enfance et devient notamment importante lorsque les princesses doivent renforcer leurs propres pouvoirs.

Hime découvre alors qu’avoir une petite sœur capable de juger vos compétences magiques donne une saveur très particulière aux retrouvailles familiales.

Réunir les cinq bagues ne suffit pas : encore faut-il que les liens derrière fonctionnent réellement

Satô finit bien par rassembler les cinq princesses.

Normalement, on pourrait croire la quête terminée.

Cinq princesses.

Cinq anneaux.

Un roi des Anneaux.

Direction le boss final.

Mais Tales of Wedding Rings insiste justement sur le fait que la puissance des anneaux dépend du lien entre Satô et ses épouses.

Une cérémonie ne suffit donc pas.

Les personnages doivent réellement se connaître, se faire confiance et approfondir leurs relations.

Cela donne au manga son mélange assez particulier entre entraînement héroïque et vie conjugale.

Dans un shonen classique, le héros augmenterait peut-être sa puissance en soulevant une montagne.

Ici, améliorer la synchronisation magique peut aussi demander de régler un problème de couple.

Le roi des Abîmes n’avait probablement pas prévu de devoir affronter de la thérapie conjugale renforcée à la magie élémentaire.

Le roi des Abîmes n’attend pas tranquillement que Satô termine sa tournée des mariages

L’adversaire central possède une puissance capable de menacer l’ensemble d’Annulus.

Le premier roi des Anneaux avait réussi à le sceller.

Mais le sceau n’a pas réglé définitivement le problème.

Le roi des Abîmes finit par retrouver toute sa puissance et utilise ses propres anneaux noirs ainsi que les créatures qui le servent.

À mesure que Satô avance, la menace cesse donc d’être une vieille histoire que tout le monde raconte dans les palais.

Des régions sont attaquées.

Les combats deviennent plus importants.

Et surtout, Satô découvre qu’avoir obtenu le titre de héros légendaire ne signifie pas qu’il possède déjà le niveau du héros qui avait combattu autrefois.

La première confrontation sérieuse avec le roi des Abîmes se charge de lui faire comprendre le message.

Assez brutalement.

L’entraînement le plus important de la série s’appelle littéralement « entraînement de jeunes mariés »

Après avoir constaté l’écart de puissance avec leur ennemi, Satô et les princesses doivent progresser.

La solution mélange évidemment magie et romance.

Hime travaille notamment sa magie de Lumière.

Satô cherche à maîtriser davantage la puissance du roi des Anneaux.

Les autres princesses développent elles aussi leurs capacités.

Mais leurs liens avec Satô doivent progresser en même temps.

Le résultat donne des situations où une préparation censée sauver le monde ressemble soudain beaucoup à une lune de miel particulièrement surveillée.

Maybe ne choisit jamais entre heroic fantasy et comédie romantique.

Il préfère généralement faire entrer les deux dans la même chambre et voir lequel devient le plus embarrassant.

Hime reste le cœur de la romance même lorsque quatre autres épouses entrent dans la maison

C’est probablement le point qui permet au manga de tenir sur la durée.

Les autres princesses ne restent pas de simples figurantes.

Nephritis s’affirme.

Granat révèle un côté beaucoup plus tendre derrière sa force.

Saphir évolue au-delà de son pragmatisme initial.

Amber gagne elle aussi une vraie relation avec le groupe.

Pourtant, l’histoire entre Satô et Hime reste le centre émotionnel.

Ils se connaissaient avant Annulus.

Ils se désiraient avant les anneaux.

Et lorsque Hime doute de sa place ou lorsque Satô doit regarder ce qu’il ressent réellement, le manga revient toujours à cette relation.

Ça évite au héros de ressembler à quelqu’un qui aurait simplement reçu cinq épouses comme récompense pour avoir traversé un portail.

Tales of Wedding Rings est clairement ecchi et ne fait absolument rien pour le cacher

Autant savoir ce que l’on ouvre.

Kana classe la série dans Dark Kana et la présente notamment comme aventure, heroic fantasy, isekai et érotique.

Le fanservice est bien présent.

Il y a de la nudité, des situations sexuelles, beaucoup de gêne autour du fameux « devoir conjugal » et une quantité assez impressionnante de discussions sur qui dormira avec Satô.

Plus la relation entre les personnages avance, plus la série assume cet aspect.

Mais il y a réellement une aventure derrière.

Les quinze volumes ne consistent pas à trouver quinze nouvelles excuses pour ouvrir une porte de salle de bain au mauvais moment.

Le roi des Abîmes, les cinq royaumes, les anciens porteurs des anneaux et les batailles occupent une vraie partie du récit.

Disons simplement que sauver le monde n’empêche personne de remarquer que le héros voyage avec cinq princesses qui sont officiellement ses femmes.

Maybe avait déjà mélangé romance, surnaturel et jolies filles avant cette série

Maybe est le nom utilisé par un duo d’auteurs japonais.

Avant Tales of Wedding Rings, ils avaient notamment créé Dusk Maiden of Amnesia, où une romance se développe autour du fantôme Yûko dans un collège rempli de phénomènes étranges.

Ils sont également les auteurs de To the Abandoned Sacred Beasts.

Quand Tales of Wedding Rings débute, on retrouve immédiatement certaines de leurs habitudes.

Les héroïnes ont énormément de présence.

Le dessin aime clairement les courbes.

La romance peut devenir très directe.

Mais derrière les jolies filles se cache un univers fantastique qui prend progressivement de l’ampleur.

Kana le signalait d’ailleurs dès l’arrivée française du manga : l’ambiance est moins sombre que Dusk Maiden, mais l’histoire devient plus complexe qu’elle n’en a l’air dans ses premières pages.

Le manga commence en 2014 avec une place plutôt confortable : couverture et pages couleur

Tales of Wedding Rings débute au Japon le 25 mars 2014 dans le magazine Monthly Big Gangan de Square Enix.

Pour son lancement, la nouvelle série de Maybe obtient la couverture et l’ouverture en couleur du magazine.

Le premier volume relié paraît ensuite au Japon en décembre de la même année.

La publication va durer plus de dix ans.

Le dernier chapitre paraît finalement en août 2024.

Et pour une série qui commence par un garçon incapable d’avouer ses sentiments à son amie d’enfance, arriver dix ans plus tard avec cinq alliances et une guerre contre les Abîmes constitue une évolution assez respectable.

Square Enix a même transformé le premier chapitre en expérience de manga VR

Voilà une adaptation un peu moins courante qu’un anime.

En 2018, Square Enix a lancé Tales of Wedding Rings VR.

Le projet reprenait l’univers du manga dans une expérience en réalité virtuelle permettant de pénétrer dans des décors reconstruits en 3D tout en suivant l’histoire.

L’objectif était littéralement de donner l’impression d’entrer dans les cases.

Pour une série dont le héros commence justement par traverser un portail vers un monde fantastique, le choix était plutôt bien trouvé.

Satô traverse un passage vers Annulus ; le lecteur, lui, pouvait mettre un casque.

Il restait heureusement possible d’enlever le casque avant qu’on lui demande d’épouser quatre princesses supplémentaires.

L’anime assume tellement le fanservice qu’il existe officiellement en version standard et en version sans censure

Une adaptation animée débute en janvier 2024, produite par Staple Entertainment.

La première partie compte 12 épisodes.

Une seconde saison poursuit l’histoire en 2025 et porte l’ensemble à 25 épisodes.

Satô, Hime, Nephritis, Granat, Saphir et Amber passent donc tous à l’écran.

Et la production n’a pas vraiment essayé de faire croire que le côté ecchi du manga avait disparu pendant l’adaptation.

Au Japon, le site officiel distingue même une diffusion classique et une version non censurée.

On pourra au moins reconnaître une certaine cohérence éditoriale.

Quand une série annonce dès le premier volume que le héros doit épouser cinq princesses pour augmenter son pouvoir, jouer ensuite les surpris devant le fanservice aurait été un peu tardif.

Après le combat, Maybe s’intéresse aussi à ce qu’on fait d’un pouvoir aussi dangereux lorsque la guerre est finie

La bataille contre le roi des Abîmes occupe naturellement une grosse partie de l’histoire.

Mais la série ne ferme pas immédiatement le livre au moment où la menace principale est écartée.

Les derniers tomes s’intéressent également à ce que deviennent Satô, les princesses et les anneaux lorsqu’un nouvel équilibre doit être trouvé.

La puissance du roi des Anneaux inquiète.

Après tout, les royaumes viennent de voir apparaître un homme capable de réunir les pouvoirs de cinq lignées royales.

Même lorsqu’il est sympathique, ça peut donner quelques sueurs froides aux voisins.

Satô et ses épouses repartent alors vers son monde, où les princesses découvrent notamment le lycée et la vie quotidienne qu’il avait laissés derrière lui.

Le contraste fonctionne très bien.

Après les démons, les royaumes et la fin du monde, certaines doivent maintenant affronter un autre environnement particulièrement hostile : une salle de classe japonaise.

Les derniers volumes laissent enfin les relations avancer sans qu’un démon frappe à la porte toutes les cinq minutes

Le voyage dans le monde de Satô donne davantage de place aux sentiments des différentes princesses.

Nephritis doit décider jusqu’où elle veut aller.

Granat, Saphir et Amber regardent elles aussi différemment leur relation avec Satô.

Hime reste évidemment au centre de tout cela.

Le manga peut ainsi terminer les évolutions romantiques qu’il avait commencées en même temps que la quête des anneaux.

Et comme la série assume de plus en plus son public adulte, les relations ne restent pas éternellement bloquées au stade du rougissement après un baiser.

Satô aura mis du temps à dire à une seule fille qu’il l’aimait.

Il fallait donc évidemment lui confier quatre relations supplémentaires pour l’aider à travailler sa communication.

Les 15 tomes racontent toute l’histoire

Tales of Wedding Rings est une série complète en 15 tomes, scénarisée et dessinée par Maybe.

Le quinzième volume japonais paraît en septembre 2024 après la conclusion du manga dans Big Gangan.

En France, Kana publie également l’intégralité des 15 volumes dans la collection Dark Kana.

Le dernier tome français paraît en mai 2025 et conduit bien l’histoire à son dénouement.

On a donc une aventure avec un début, une guerre contre le roi des Abîmes et une véritable conclusion aux problèmes liés aux anneaux.

Pas de roi démon condamné à attendre éternellement dans un tome qui n’arrivera jamais.

Après tout ce que Satô a dû gérer, lui laisser au moins une fin était la moindre des politesses.

Pourquoi commencer Tales of Wedding Rings ?

Parce que le concept est beaucoup plus efficace qu’il n’en a l’air lorsqu’on le résume par « un héros doit épouser cinq princesses ».

Oui, c’est un harem fantasy très ecchi.

La série le sait.

Elle en plaisante énormément.

Mais elle possède aussi un vrai voyage.

Satô découvre cinq royaumes, cinq peuples et cinq princesses qui n’ont pratiquement rien en commun.

Nephritis sort peu à peu de sa coquille. Granat veut un mari capable de lui tenir tête. Saphir préfère regarder les problèmes avec pragmatisme. Amber garde longtemps ses secrets. Hime doit, elle, accepter que sauver son monde oblige l’homme qu’elle aime à créer des liens avec quatre autres femmes.

Et pendant que toute cette vie conjugale menace régulièrement d’exploser, le roi des Abîmes prépare quelque chose de nettement moins drôle.

Maybe réussit surtout à faire avancer ensemble la romance et la fantasy.

Les relations renforcent les anneaux.

Les anneaux obligent les personnages à voyager.

Les voyages développent les princesses.

Et les combats finissent par obliger Satô à comprendre qu’être le roi des Anneaux signifie davantage que posséder cinq bagues et une grosse épée.

Si vous aimez les isekai avec une véritable fin, les groupes de personnages qui évoluent ensemble, l’heroic fantasy et un fanservice qui ne fait absolument pas semblant d’être arrivé là par hasard, les quinze tomes offrent une aventure bien remplie.

Et souvenez-vous : si votre amie d’enfance vous annonce soudain qu’elle retourne dans son royaume natal pour se marier, réfléchissez avant de la suivre dans le portail.

Satô l’a fait.

Il est revenu avec cinq épouses.

Lire plus

Tales of Wedding Rings est une série complète en 15 tomes de Maybe, mêlant isekai, heroic fantasy, romance et fanservice autour de Satô et des cinq princesses de la Lumière, du Vent, du Feu, de l’Eau et de la Terre. Un dernier conseil : si quelqu’un vous tend une bague magique en disant « ça permettra de sauver le monde », demandez combien de belles-familles sont incluses avant de passer le doigt dedans. Satô aurait probablement apprécié l’information.