Sky High Survival
Sky-High Survival : Yuri se réveille sur un gratte-ciel, le sol est interdit et les gens au masque souriant veulent sa mort
Dans le manga Sky-High Survival, Yuri Honjo se retrouve sans explication sur le toit d’un immense gratte-ciel. Autour d’elle, des tours à perte de vue. Entre elles, de simples passerelles suspendues au-dessus du vide. Quant à redescendre tranquillement dans la rue pour demander son chemin, autant oublier : le sol est inaccessible.
Puis Yuri voit un homme portant un masque souriant poursuivre quelqu’un avec une arme.
Bienvenue.
Son premier objectif est extrêmement simple : rester vivante et retrouver son frère Rika, qui semble prisonnier du même monde. Seulement, chaque déplacement oblige à traverser des ponts où regarder en bas est déjà une mauvaise idée, tandis que des tueurs masqués circulent d’immeuble en immeuble.
Et très vite, Yuri comprend que les masques ne servent pas simplement à cacher le visage d’une bande de psychopathes.
Quelque chose les contrôle.
À partir de là, Tsuina Miura et Takahiro Oba transforment leur survival en véritable puzzle : qui a construit ce monde, pourquoi les victimes y sont-elles envoyées et qu’attend-on réellement de ceux qui survivent assez longtemps ?
Le décor possède une règle merveilleusement simple : ne surtout pas tomber
L’idée visuelle de Sky-High Survival fonctionne immédiatement.
Les personnages évoluent au sommet d’une ville composée presque uniquement de gratte-ciels reliés par des ponts suspendus.
On peut entrer dans certains bâtiments, changer d’étage et chercher des ressources. En revanche, la rue reste hors d’atteinte.
Du coup, un déplacement qui semblerait banal ailleurs devient dangereux.
Traverser vers l’immeuble voisin signifie parfois avancer sur quelques planches avec plusieurs dizaines d’étages de vide sous les pieds.
Et lorsqu’un tueur surgit de l’autre côté, l’espace disponible pour négocier devient assez limité.
Le vide est presque un personnage du manga.
Il n’a pas besoin d’attaquer. Il attend simplement qu’une personne fasse un mauvais pas.
Les masqués ne cherchent pas toujours à tuer directement leurs victimes
Les fameux masques souriants constituent l’une des images les plus reconnaissables de la série.
Certains utilisent un fusil. D’autres une hache, un sabre, une lance, des saïs ou des armes franchement moins conventionnelles.
Mais leur rôle ne consiste pas seulement à massacrer tout ce qui bouge.
Le système qui les contrôle cherche aussi à pousser les humains au désespoir.
Dans un monde où chaque toit se termine par une chute mortelle, la méthode devient particulièrement efficace.
Et lorsqu’un masque ne parvient pas à forcer quelqu’un à sauter, la solution suivante est généralement beaucoup moins subtile.
Cette mécanique rend les premières rencontres très tendues parce que Yuri ne sait jamais exactement à quel comportement s’attendre.
Le sourire blanc reste le même.
Ce qui se passe derrière, beaucoup moins.
Yuri apprend très vite que pleurer dans un coin ne va pas améliorer ses chances
Au départ, Yuri Honjo est une lycéenne totalement dépassée par la situation.
Elle a peur.
Elle ne comprend rien aux règles.
Et elle cherche désespérément son frère.
Mais elle possède un instinct de survie particulièrement solide.
Chaque nouvelle épreuve la pousse à observer davantage, utiliser ce qu’elle trouve et accepter progressivement qu’elle devra parfois se battre elle-même.
Cette évolution est rapide sans transformer Yuri en soldat professionnel après vingt pages.
Elle commet des erreurs, panique encore et dépend beaucoup des personnes qu’elle rencontre.
Seulement, elle refuse de laisser ce monde décider tranquillement de la manière dont elle va mourir.
Et plus elle comprend ses règles, plus son objectif change.
Retrouver Rika reste essentiel.
Mais sortir ne suffit bientôt plus.
Yuri commence à vouloir mettre un terme au système lui-même.
Mayuko Nise est probablement la meilleure personne à rencontrer et l’une des pires à croiser cinq minutes plus tôt
Mayuko Nise devient rapidement l’alliée la plus proche de Yuri.
Lorsqu’elles se rencontrent, Mayuko a déjà parfaitement compris une règle du survival : faire confiance à quelqu’un peut vous tuer.
Elle s’est donc endurcie.
Beaucoup.
Yuri parvient pourtant à créer avec elle une relation qui dépasse la simple alliance pratique.
À partir de là, les deux jeunes femmes commencent réellement à fonctionner en équipe.
Mayuko est plus directe dans les combats et nettement moins hésitante lorsqu’il faut neutraliser quelqu’un de dangereux. Yuri apporte de son côté quelque chose que Mayuko était en train de perdre : une raison de ne pas considérer chaque être humain comme un futur ennemi.
Dans un survival, c’est presque aussi précieux qu’une arme chargée.
Quand Mayuko met un masque sur son visage, même Yuri se demande si leur amitié vient de prendre fin
Le fonctionnement des masques devient beaucoup plus concret lorsque Mayuko en porte elle-même un.
Le masque est endommagé.
Malgré cela, son programme commence à agir sur elle.
Mayuko perd progressivement le contrôle et Yuri doit découvrir si son amie existe encore derrière les ordres imposés à son cerveau.
Cette partie apporte beaucoup aux règles du monde.
Les masqués ne sont pas nécessairement des tueurs qui ont volontairement choisi ce rôle.
Le masque transforme celui qui le porte.
Et même lorsqu’il est abîmé, les effets peuvent continuer.
À partir de là, tirer sur chaque visage souriant devient moralement légèrement plus compliqué.
Le Masque Sniper réussit à être terrifiant simplement en restant sur le toit d’en face
Parmi tous les masqués, le Masque Sniper devient rapidement à part.
Costume sombre, chapeau, fusil de précision et calme assez inquiétant : il n’a pas besoin de courir après quelqu’un avec une tronçonneuse pour faire monter la tension.
Il suffit qu’il soit sur un bâtiment voisin.
À cette distance, Yuri ne peut parfois même pas l’atteindre.
Lui, en revanche, peut parfaitement l’atteindre.
Le personnage évolue ensuite d’une manière beaucoup plus complexe que son rôle de premier grand prédateur ne le laissait prévoir.
Sa mémoire est incomplète.
Certains souvenirs reviennent progressivement.
Et surtout, il commence à soupçonner qu’il connaissait Rika avant son arrivée dans ce monde.
Le masque cache donc plus qu’un visage.
Il cache aussi une identité que son propre propriétaire essaie de retrouver.
Takahiro Oba reconnaît lui-même avoir un faible pour le Sniper
Le dessinateur Takahiro Oba a expliqué lors d’une interview qu’il prenait particulièrement plaisir à dessiner le Masque Sniper.
Le personnage comptait également parmi ceux qui plaisaient beaucoup aux lecteurs.
Ce n’est pas très difficile à comprendre.
Son design est extrêmement simple, mais sa silhouette fonctionne immédiatement.
Dans une série où les toits offrent constamment de longues lignes de vue, placer un tireur d’élite dans le décor était déjà une idée assez sadique.
En faire ensuite l’un des personnages les plus intrigants améliore encore le résultat.
Il fallait simplement éviter de trop s’y attacher lorsqu’il pointait encore son fusil vers Yuri.
Kuon Shinzaki arrive sans vraiment comprendre qui elle est ni pourquoi elle se trouve là
Kuon Shinzaki rencontre le Masque Sniper avec une mémoire très limitée.
Elle se souvient essentiellement de son nom.
Son comportement contraste immédiatement avec celui du sniper.
Kuon paraît douce, presque trop fragile pour un univers où traverser une passerelle peut suffire à mourir.
Pourtant, ses capacités vont rapidement révéler qu’elle n’est pas une simple survivante perdue.
Sa relation avec le sniper devient l’un des fils importants du récit.
Elle contribue également à faire comprendre qu’il existe plusieurs niveaux d’accès aux mécanismes de ce monde.
Certains personnages ne sont plus seulement des proies.
Ils peuvent commencer à utiliser une partie du système.
Et évidemment, dès que plusieurs personnes découvrent qu’un pouvoir supérieur peut être obtenu, tout le monde ne décide pas d’en faire quelque chose de sympathique.
« Proche de Dieu » est un titre assez inquiétant dans un endroit où personne ne connaît encore Dieu
Petit à petit apparaît la notion de proche de Dieu.
Certains humains peuvent dépasser leur simple condition de survivants et accéder à des capacités particulières.
À partir de là, l’objectif réel du monde devient beaucoup plus clair.
Cette gigantesque zone de gratte-ciels n’a pas été construite uniquement pour regarder des gens essayer de survivre.
Elle sert à faire émerger un nouveau Dieu.
Les candidats commencent alors à s’affronter, directement ou par l’intermédiaire de masqués qu’ils peuvent contrôler.
Le survival individuel se transforme peu à peu en guerre entre personnes capables d’utiliser le système.
Yuri, qui voulait simplement retrouver son frère, se retrouve donc mêlée à une compétition pour une position divine.
On a connu des retrouvailles familiales moins administrativement compliquées.
Aikawa comprend très vite que contrôler des masqués vaut mieux que courir soi-même partout
Mamoru Aikawa devient l’un des principaux adversaires de Yuri.
Il possède la capacité de contrôler un nombre impressionnant de masqués et construit autour de lui une véritable force armée.
Sa vision du monde est également beaucoup plus radicale.
Aikawa ne cherche pas simplement une sortie.
Il veut profiter des règles pour imposer sa propre conception de l’ordre.
Face à lui, Yuri devient progressivement un obstacle suffisamment important pour qu’il s’intéresse directement à Rika.
Et lorsque votre adversaire découvre que votre frère peut servir de monnaie d’échange, le conflit cesse assez vite d’être théorique.
Aikawa donne au manga un ennemi humain dont le danger vient autant de ses idées que de sa puissance.
Rika n’attend pas tranquillement que sa petite sœur vienne le sauver
Rika Honjo est lui aussi prisonnier de ce monde.
Yuri passe une bonne partie du début à essayer de le retrouver, mais le manga suit également son parcours.
Il rassemble ses propres alliés, affronte des masqués et cherche de son côté à comprendre ce qui arrive à sa sœur.
Le récit peut ainsi montrer deux groupes progressant séparément dans le même labyrinthe vertical.
On sait qu’ils veulent se rejoindre.
Le problème est tout ce qui se place entre eux.
Lorsque Rika tombe ensuite entre les mains d’Aikawa, son rôle devient encore plus important.
Et quand Yuri finit par l’apercevoir à nouveau, les retrouvailles ne se déroulent évidemment pas avec une petite musique et une accolade.
Quelque chose chez lui a changé.
Dans Sky-High Survival, même retrouver enfin la personne qu’on cherchait depuis des dizaines de chapitres peut créer un nouveau problème.
Les règles changent constamment parce que les personnages n’en connaissent qu’une petite partie
C’est l’un des moteurs les plus efficaces de la série.
Au départ, le lecteur sait uniquement que le sol est inaccessible et que les masqués sont dangereux.
Puis on découvre comment les masques agissent.
Ensuite apparaissent différents programmes, les proches de Dieu, les capacités de contrôle, le fameux code de Dieu et les responsables chargés de maintenir cet univers.
Chaque réponse modifie la question précédente.
Le manga évite ainsi de rester pendant 21 volumes sur « Yuri traverse un pont, rencontre un tueur, puis traverse le pont suivant ».
La survie physique laisse progressivement place à une lutte pour le contrôle du monde.
Et certains personnages deviennent tellement puissants que les tueurs masqués du premier tome finiraient presque par paraître raisonnables.
Les masques possèdent un design simple précisément parce qu’un visage trop détaillé faisait moins peur
Takahiro Oba a raconté avoir testé plusieurs apparences avant d’arriver au fameux masque blanc souriant.
Les premières versions comportaient davantage de décorations.
Mais plus le dessin devenait complexe, moins l’effet lui paraissait inquiétant.
L’équipe est donc revenue vers quelque chose de beaucoup plus épuré.
Deux yeux noirs.
Un grand sourire.
Presque aucune information sur ce que pense la personne derrière.
Et c’est justement ce qui fonctionne.
Le masque affiche une expression joyeuse alors que son porteur est en train de vous poursuivre avec une hache.
Il y avait effectivement peu de raisons d’ajouter des fleurs sur les joues.
Oba est réellement monté sur des gratte-ciels pour comprendre ce que le vertige faisait au décor
Le sentiment de hauteur ne vient pas uniquement de quelques lignes verticales ajoutées derrière les personnages.
Pour préparer ses décors, Takahiro Oba a expliqué être monté plusieurs fois sur des toits de gratte-ciels.
Il voulait ressentir lui-même la peur et le vertige provoqués par la hauteur.
Il a pris de nombreuses photographies et travaillé également à partir d’ouvrages consacrés aux vues aériennes.
Ça se voit particulièrement dans certaines planches.
Les bâtiments ne servent pas seulement de fond.
Ils créent des lignes, des distances et des zones où un ennemi peut apparaître sans qu’on puisse immédiatement le rejoindre.
Et surtout, lorsque la perspective plonge brutalement jusqu’en bas de la page, on comprend pourquoi Yuri préfère parfois regarder droit devant elle.
Le manga a même été pensé pour être lisible sur un écran de smartphone
Sky-High Survival commence sa prépublication japonaise en 2013 sur Manga Box, une plateforme numérique.
Takahiro Oba savait donc qu’une grande partie des lecteurs découvrirait ses pages sur un téléphone.
Il expliquait adapter la taille de certaines cases, des personnages et des bulles afin que l’action reste compréhensible sur un petit écran.
C’est intéressant parce que la série joue en même temps énormément sur les grands espaces.
Il fallait réussir à montrer des gratte-ciels gigantesques tout en gardant l’action lisible sur quelques centimètres de verre.
Ce mélange donne un découpage assez direct.
Les silhouettes sont faciles à identifier et les attaques doivent être comprises rapidement.
Pratique lorsque le lecteur, contrairement à Yuri, peut tourner son téléphone sans risquer de tomber de cinquante étages.
Miura avait déjà préparé environ trois tomes avant même que Oba rejoigne le projet
La collaboration entre Tsuina Miura et Takahiro Oba débute d’une manière assez concrète.
Oba a raconté que Miura possédait déjà environ trois volumes d’histoire préparés lorsqu’un éditeur lui a proposé d’en assurer le dessin.
L’idée des immeubles reliés par des ponts l’a immédiatement séduit.
Les deux auteurs travaillent ensuite avec une répartition assez claire.
Miura décide de la direction générale du scénario.
Oba intervient sur la mise en scène, les designs et propose parfois des modifications.
Il a même réussi à prolonger la vie d’un personnage secondaire armé d’une lance que Miura comptait initialement éliminer plus rapidement.
Comme quoi, dans un survival, avoir le dessinateur de son côté peut réellement améliorer l’espérance de vie.
Le dessin aime autant les gros calibres que les passerelles ridiculement étroites
Takahiro Oba dispose d’un terrain de jeu particulièrement adapté à l’action.
Fusils de précision, armes blanches, grenades, corps-à-corps et capacités surnaturelles finissent tous par trouver leur place.
Mais les affrontements doivent constamment composer avec le décor.
Une balle peut traverser plusieurs centaines de mètres entre deux bâtiments.
Un combat rapproché peut se dérouler sur une passerelle où un pas de côté suffit à perdre.
Un toit peut offrir énormément d’espace sans fournir le moindre endroit où se cacher.
La géographie compte réellement dans les combats.
Et lorsqu’un personnage regarde l’immeuble d’en face en essayant d’estimer si le sniper peut toucher cette distance, on comprend que les bonnes chaussures ne seront pas toujours suffisantes.
Sky-High Survival ne fait pas dans la survie propre et délicate
La série appartient à la collection Dark Kana et assume son côté violent.
Les morts peuvent être brutales.
Le sang est bien présent et certains adversaires cherchent volontairement à terroriser leurs victimes avant de les tuer.
Le manga comporte également du fanservice, parfois très visible.
Il vaut mieux le savoir si l’on cherche un thriller purement réaliste ou particulièrement sobre.
Sky-High Survival préfère le mélange : horreur, action, mystère, pouvoirs surnaturels et situations parfois franchement excessives.
Le résultat ressemble davantage à un survival décomplexé qu’à un huis clos psychologique minimaliste.
Enfin, « huis clos » est peut-être un terme étrange pour un manga où le plafond se trouve à plusieurs kilomètres au-dessus des personnages.
L’anime Netflix reprend très efficacement l’image des masques souriants
En 2021, Sky-High Survival est adapté en anime.
La série compte 12 épisodes et a été diffusée sur Netflix.
On y retrouve Yuri, Mayuko, Rika, Kuon, le Masque Sniper et plusieurs figures importantes du manga.
L’adaptation met évidemment beaucoup l’accent sur l’action et sur l’étrangeté visuelle de cette ville verticale.
Mais douze épisodes ne peuvent pas contenir l’ensemble des 21 tomes.
L’histoire papier va donc nettement plus loin dans les règles du monde, le rôle des proches de Dieu et les affrontements qui conduisent à la conclusion.
L’anime constitue une bonne manière de découvrir l’idée.
Pour savoir réellement ce que cache cet univers, il faudra continuer à grimper.
La série est complète en 21 tomes
Sky-High Survival est une série complète en 21 tomes, scénarisée par Tsuina Miura et dessinée par Takahiro Oba.
Le manga conduit réellement Yuri, Rika, Mayuko, le Masque Sniper et les autres jusqu’au conflit final autour du fonctionnement de ce monde et de l’avènement d’un Dieu.
La durée permet au survival de changer plusieurs fois de forme.
Les premiers volumes jouent énormément sur la fuite et la découverte.
Puis les survivants apprennent les règles.
Ensuite, certains commencent à les utiliser.
Enfin arrive forcément le moment où quelqu’un décide que respecter les règles n’était peut-être pas obligatoire.
Yuri évolue exactement avec le manga : d’une fille cherchant une sortie, elle devient quelqu’un capable de menacer le système qui la retenait prisonnière.
Pas mal pour une journée qui avait commencé par « pourquoi suis-je sur ce toit ? ».
Après le dernier affrontement, ce monde n’a pourtant pas fini de récupérer de nouveaux visiteurs
Sky-High Survival: Next Level retourne dans cet univers avec un nouveau protagoniste, Senya, un garçon qui rêve de devenir astronaute.
Depuis le toit de son école, il aperçoit une immense tour apparue dans le ciel. L’instant suivant, le voilà transporté dans un monde de gratte-ciels reliés par des passerelles.
Les décors sont familiers.
Les masqués sont toujours là.
Mais l’état du monde et plusieurs de ses règles ont changé depuis l’aventure de Yuri.
Cette suite complète en 7 tomes permet ainsi de découvrir ce qu’il reste du système précédent et jusqu’où ses mécanismes peuvent encore évoluer.
Senya voulait devenir astronaute.
Techniquement, il souhaitait donc prendre de la hauteur.
Il aurait simplement pu préciser qu’un toit avec un tueur masqué n’était pas exactement ce qu’il avait en tête.
Pourquoi commencer Sky-High Survival ?
Parce que son concept se comprend en quelques secondes et exploite réellement son décor.
Vous êtes au sommet d’un gratte-ciel. Vous ne pouvez pas descendre. Le bâtiment suivant n’est accessible que par un pont suspendu. Et quelqu’un portant un masque souriant vient d’apparaître avec une arme.
À partir de là, Tsuina Miura ajoute progressivement de nouvelles couches.
Pourquoi les masqués agissent-ils ainsi ?
Qui les contrôle ?
Pourquoi Yuri et Rika sont-ils là ?
Que signifie devenir proche de Dieu ?
Et surtout, qui profite réellement de cette immense expérience ?
La relation entre Yuri et Mayuko donne un vrai cœur au récit. Le Masque Sniper apporte une énigme qui tient longtemps. Kuon ouvre une nouvelle partie des règles. Puis Aikawa montre ce qui arrive lorsqu’un survivant ne veut plus seulement s’échapper mais prendre le contrôle.
Le dessin de Takahiro Oba fait le reste.
Les hauteurs sont suffisamment convaincantes pour qu’une simple passerelle produise parfois davantage de tension qu’un combat. Et quand une balle traverse le vide entre deux tours, la distance se ressent immédiatement.
Si vous aimez les survival, les mystères qui dévoilent leurs règles progressivement, les tueurs masqués et les mangas où l’environnement lui-même cherche constamment à vous faire mourir, les 21 tomes ont de quoi occuper quelques soirées.
Petit conseil avant de commencer : dans ce monde, si vous trouvez un masque blanc avec un grand sourire posé par terre, ne faites pas comme Mayuko.
Le mettre « juste pour voir » fait partie des expériences scientifiques qu’on peut parfaitement laisser à quelqu’un d’autre.
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Sky-High Survival est un survival complet en 21 tomes scénarisé par Tsuina Miura et dessiné par Takahiro Oba. Yuri Honjo traverse un monde de gratte-ciels et de ponts suspendus pour retrouver son frère Rika, tandis que les masqués souriants révèlent progressivement le véritable but de cet univers. Un dernier conseil : si le GPS annonce « continuez tout droit sur la passerelle suspendue entre les deux tours », regardez d’abord s’il y a un sniper en face. Les itinéraires alternatifs sont parfois excellents.
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Sky High Survival tome 13
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Sky High Survival tome 14
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Sky High Survival tome 20
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Sky High Survival tome 21
11,90CHF
Sky-High Survival : Yuri se réveille sur un gratte-ciel, le sol est interdit et les gens au masque souriant veulent sa mort
Dans le manga Sky-High Survival, Yuri Honjo se retrouve sans explication sur le toit d’un immense gratte-ciel. Autour d’elle, des tours à perte de vue. Entre elles, de simples passerelles suspendues au-dessus du vide. Quant à redescendre tranquillement dans la rue pour demander son chemin, autant oublier : le sol est inaccessible.
Puis Yuri voit un homme portant un masque souriant poursuivre quelqu’un avec une arme.
Bienvenue.
Son premier objectif est extrêmement simple : rester vivante et retrouver son frère Rika, qui semble prisonnier du même monde. Seulement, chaque déplacement oblige à traverser des ponts où regarder en bas est déjà une mauvaise idée, tandis que des tueurs masqués circulent d’immeuble en immeuble.
Et très vite, Yuri comprend que les masques ne servent pas simplement à cacher le visage d’une bande de psychopathes.
Quelque chose les contrôle.
À partir de là, Tsuina Miura et Takahiro Oba transforment leur survival en véritable puzzle : qui a construit ce monde, pourquoi les victimes y sont-elles envoyées et qu’attend-on réellement de ceux qui survivent assez longtemps ?
Le décor possède une règle merveilleusement simple : ne surtout pas tomber
L’idée visuelle de Sky-High Survival fonctionne immédiatement.
Les personnages évoluent au sommet d’une ville composée presque uniquement de gratte-ciels reliés par des ponts suspendus.
On peut entrer dans certains bâtiments, changer d’étage et chercher des ressources. En revanche, la rue reste hors d’atteinte.
Du coup, un déplacement qui semblerait banal ailleurs devient dangereux.
Traverser vers l’immeuble voisin signifie parfois avancer sur quelques planches avec plusieurs dizaines d’étages de vide sous les pieds.
Et lorsqu’un tueur surgit de l’autre côté, l’espace disponible pour négocier devient assez limité.
Le vide est presque un personnage du manga.
Il n’a pas besoin d’attaquer. Il attend simplement qu’une personne fasse un mauvais pas.
Les masqués ne cherchent pas toujours à tuer directement leurs victimes
Les fameux masques souriants constituent l’une des images les plus reconnaissables de la série.
Certains utilisent un fusil. D’autres une hache, un sabre, une lance, des saïs ou des armes franchement moins conventionnelles.
Mais leur rôle ne consiste pas seulement à massacrer tout ce qui bouge.
Le système qui les contrôle cherche aussi à pousser les humains au désespoir.
Dans un monde où chaque toit se termine par une chute mortelle, la méthode devient particulièrement efficace.
Et lorsqu’un masque ne parvient pas à forcer quelqu’un à sauter, la solution suivante est généralement beaucoup moins subtile.
Cette mécanique rend les premières rencontres très tendues parce que Yuri ne sait jamais exactement à quel comportement s’attendre.
Le sourire blanc reste le même.
Ce qui se passe derrière, beaucoup moins.
Yuri apprend très vite que pleurer dans un coin ne va pas améliorer ses chances
Au départ, Yuri Honjo est une lycéenne totalement dépassée par la situation.
Elle a peur.
Elle ne comprend rien aux règles.
Et elle cherche désespérément son frère.
Mais elle possède un instinct de survie particulièrement solide.
Chaque nouvelle épreuve la pousse à observer davantage, utiliser ce qu’elle trouve et accepter progressivement qu’elle devra parfois se battre elle-même.
Cette évolution est rapide sans transformer Yuri en soldat professionnel après vingt pages.
Elle commet des erreurs, panique encore et dépend beaucoup des personnes qu’elle rencontre.
Seulement, elle refuse de laisser ce monde décider tranquillement de la manière dont elle va mourir.
Et plus elle comprend ses règles, plus son objectif change.
Retrouver Rika reste essentiel.
Mais sortir ne suffit bientôt plus.
Yuri commence à vouloir mettre un terme au système lui-même.
Mayuko Nise est probablement la meilleure personne à rencontrer et l’une des pires à croiser cinq minutes plus tôt
Mayuko Nise devient rapidement l’alliée la plus proche de Yuri.
Lorsqu’elles se rencontrent, Mayuko a déjà parfaitement compris une règle du survival : faire confiance à quelqu’un peut vous tuer.
Elle s’est donc endurcie.
Beaucoup.
Yuri parvient pourtant à créer avec elle une relation qui dépasse la simple alliance pratique.
À partir de là, les deux jeunes femmes commencent réellement à fonctionner en équipe.
Mayuko est plus directe dans les combats et nettement moins hésitante lorsqu’il faut neutraliser quelqu’un de dangereux. Yuri apporte de son côté quelque chose que Mayuko était en train de perdre : une raison de ne pas considérer chaque être humain comme un futur ennemi.
Dans un survival, c’est presque aussi précieux qu’une arme chargée.
Quand Mayuko met un masque sur son visage, même Yuri se demande si leur amitié vient de prendre fin
Le fonctionnement des masques devient beaucoup plus concret lorsque Mayuko en porte elle-même un.
Le masque est endommagé.
Malgré cela, son programme commence à agir sur elle.
Mayuko perd progressivement le contrôle et Yuri doit découvrir si son amie existe encore derrière les ordres imposés à son cerveau.
Cette partie apporte beaucoup aux règles du monde.
Les masqués ne sont pas nécessairement des tueurs qui ont volontairement choisi ce rôle.
Le masque transforme celui qui le porte.
Et même lorsqu’il est abîmé, les effets peuvent continuer.
À partir de là, tirer sur chaque visage souriant devient moralement légèrement plus compliqué.
Le Masque Sniper réussit à être terrifiant simplement en restant sur le toit d’en face
Parmi tous les masqués, le Masque Sniper devient rapidement à part.
Costume sombre, chapeau, fusil de précision et calme assez inquiétant : il n’a pas besoin de courir après quelqu’un avec une tronçonneuse pour faire monter la tension.
Il suffit qu’il soit sur un bâtiment voisin.
À cette distance, Yuri ne peut parfois même pas l’atteindre.
Lui, en revanche, peut parfaitement l’atteindre.
Le personnage évolue ensuite d’une manière beaucoup plus complexe que son rôle de premier grand prédateur ne le laissait prévoir.
Sa mémoire est incomplète.
Certains souvenirs reviennent progressivement.
Et surtout, il commence à soupçonner qu’il connaissait Rika avant son arrivée dans ce monde.
Le masque cache donc plus qu’un visage.
Il cache aussi une identité que son propre propriétaire essaie de retrouver.
Takahiro Oba reconnaît lui-même avoir un faible pour le Sniper
Le dessinateur Takahiro Oba a expliqué lors d’une interview qu’il prenait particulièrement plaisir à dessiner le Masque Sniper.
Le personnage comptait également parmi ceux qui plaisaient beaucoup aux lecteurs.
Ce n’est pas très difficile à comprendre.
Son design est extrêmement simple, mais sa silhouette fonctionne immédiatement.
Dans une série où les toits offrent constamment de longues lignes de vue, placer un tireur d’élite dans le décor était déjà une idée assez sadique.
En faire ensuite l’un des personnages les plus intrigants améliore encore le résultat.
Il fallait simplement éviter de trop s’y attacher lorsqu’il pointait encore son fusil vers Yuri.
Kuon Shinzaki arrive sans vraiment comprendre qui elle est ni pourquoi elle se trouve là
Kuon Shinzaki rencontre le Masque Sniper avec une mémoire très limitée.
Elle se souvient essentiellement de son nom.
Son comportement contraste immédiatement avec celui du sniper.
Kuon paraît douce, presque trop fragile pour un univers où traverser une passerelle peut suffire à mourir.
Pourtant, ses capacités vont rapidement révéler qu’elle n’est pas une simple survivante perdue.
Sa relation avec le sniper devient l’un des fils importants du récit.
Elle contribue également à faire comprendre qu’il existe plusieurs niveaux d’accès aux mécanismes de ce monde.
Certains personnages ne sont plus seulement des proies.
Ils peuvent commencer à utiliser une partie du système.
Et évidemment, dès que plusieurs personnes découvrent qu’un pouvoir supérieur peut être obtenu, tout le monde ne décide pas d’en faire quelque chose de sympathique.
« Proche de Dieu » est un titre assez inquiétant dans un endroit où personne ne connaît encore Dieu
Petit à petit apparaît la notion de proche de Dieu.
Certains humains peuvent dépasser leur simple condition de survivants et accéder à des capacités particulières.
À partir de là, l’objectif réel du monde devient beaucoup plus clair.
Cette gigantesque zone de gratte-ciels n’a pas été construite uniquement pour regarder des gens essayer de survivre.
Elle sert à faire émerger un nouveau Dieu.
Les candidats commencent alors à s’affronter, directement ou par l’intermédiaire de masqués qu’ils peuvent contrôler.
Le survival individuel se transforme peu à peu en guerre entre personnes capables d’utiliser le système.
Yuri, qui voulait simplement retrouver son frère, se retrouve donc mêlée à une compétition pour une position divine.
On a connu des retrouvailles familiales moins administrativement compliquées.
Aikawa comprend très vite que contrôler des masqués vaut mieux que courir soi-même partout
Mamoru Aikawa devient l’un des principaux adversaires de Yuri.
Il possède la capacité de contrôler un nombre impressionnant de masqués et construit autour de lui une véritable force armée.
Sa vision du monde est également beaucoup plus radicale.
Aikawa ne cherche pas simplement une sortie.
Il veut profiter des règles pour imposer sa propre conception de l’ordre.
Face à lui, Yuri devient progressivement un obstacle suffisamment important pour qu’il s’intéresse directement à Rika.
Et lorsque votre adversaire découvre que votre frère peut servir de monnaie d’échange, le conflit cesse assez vite d’être théorique.
Aikawa donne au manga un ennemi humain dont le danger vient autant de ses idées que de sa puissance.
Rika n’attend pas tranquillement que sa petite sœur vienne le sauver
Rika Honjo est lui aussi prisonnier de ce monde.
Yuri passe une bonne partie du début à essayer de le retrouver, mais le manga suit également son parcours.
Il rassemble ses propres alliés, affronte des masqués et cherche de son côté à comprendre ce qui arrive à sa sœur.
Le récit peut ainsi montrer deux groupes progressant séparément dans le même labyrinthe vertical.
On sait qu’ils veulent se rejoindre.
Le problème est tout ce qui se place entre eux.
Lorsque Rika tombe ensuite entre les mains d’Aikawa, son rôle devient encore plus important.
Et quand Yuri finit par l’apercevoir à nouveau, les retrouvailles ne se déroulent évidemment pas avec une petite musique et une accolade.
Quelque chose chez lui a changé.
Dans Sky-High Survival, même retrouver enfin la personne qu’on cherchait depuis des dizaines de chapitres peut créer un nouveau problème.
Les règles changent constamment parce que les personnages n’en connaissent qu’une petite partie
C’est l’un des moteurs les plus efficaces de la série.
Au départ, le lecteur sait uniquement que le sol est inaccessible et que les masqués sont dangereux.
Puis on découvre comment les masques agissent.
Ensuite apparaissent différents programmes, les proches de Dieu, les capacités de contrôle, le fameux code de Dieu et les responsables chargés de maintenir cet univers.
Chaque réponse modifie la question précédente.
Le manga évite ainsi de rester pendant 21 volumes sur « Yuri traverse un pont, rencontre un tueur, puis traverse le pont suivant ».
La survie physique laisse progressivement place à une lutte pour le contrôle du monde.
Et certains personnages deviennent tellement puissants que les tueurs masqués du premier tome finiraient presque par paraître raisonnables.
Les masques possèdent un design simple précisément parce qu’un visage trop détaillé faisait moins peur
Takahiro Oba a raconté avoir testé plusieurs apparences avant d’arriver au fameux masque blanc souriant.
Les premières versions comportaient davantage de décorations.
Mais plus le dessin devenait complexe, moins l’effet lui paraissait inquiétant.
L’équipe est donc revenue vers quelque chose de beaucoup plus épuré.
Deux yeux noirs.
Un grand sourire.
Presque aucune information sur ce que pense la personne derrière.
Et c’est justement ce qui fonctionne.
Le masque affiche une expression joyeuse alors que son porteur est en train de vous poursuivre avec une hache.
Il y avait effectivement peu de raisons d’ajouter des fleurs sur les joues.
Oba est réellement monté sur des gratte-ciels pour comprendre ce que le vertige faisait au décor
Le sentiment de hauteur ne vient pas uniquement de quelques lignes verticales ajoutées derrière les personnages.
Pour préparer ses décors, Takahiro Oba a expliqué être monté plusieurs fois sur des toits de gratte-ciels.
Il voulait ressentir lui-même la peur et le vertige provoqués par la hauteur.
Il a pris de nombreuses photographies et travaillé également à partir d’ouvrages consacrés aux vues aériennes.
Ça se voit particulièrement dans certaines planches.
Les bâtiments ne servent pas seulement de fond.
Ils créent des lignes, des distances et des zones où un ennemi peut apparaître sans qu’on puisse immédiatement le rejoindre.
Et surtout, lorsque la perspective plonge brutalement jusqu’en bas de la page, on comprend pourquoi Yuri préfère parfois regarder droit devant elle.
Le manga a même été pensé pour être lisible sur un écran de smartphone
Sky-High Survival commence sa prépublication japonaise en 2013 sur Manga Box, une plateforme numérique.
Takahiro Oba savait donc qu’une grande partie des lecteurs découvrirait ses pages sur un téléphone.
Il expliquait adapter la taille de certaines cases, des personnages et des bulles afin que l’action reste compréhensible sur un petit écran.
C’est intéressant parce que la série joue en même temps énormément sur les grands espaces.
Il fallait réussir à montrer des gratte-ciels gigantesques tout en gardant l’action lisible sur quelques centimètres de verre.
Ce mélange donne un découpage assez direct.
Les silhouettes sont faciles à identifier et les attaques doivent être comprises rapidement.
Pratique lorsque le lecteur, contrairement à Yuri, peut tourner son téléphone sans risquer de tomber de cinquante étages.
Miura avait déjà préparé environ trois tomes avant même que Oba rejoigne le projet
La collaboration entre Tsuina Miura et Takahiro Oba débute d’une manière assez concrète.
Oba a raconté que Miura possédait déjà environ trois volumes d’histoire préparés lorsqu’un éditeur lui a proposé d’en assurer le dessin.
L’idée des immeubles reliés par des ponts l’a immédiatement séduit.
Les deux auteurs travaillent ensuite avec une répartition assez claire.
Miura décide de la direction générale du scénario.
Oba intervient sur la mise en scène, les designs et propose parfois des modifications.
Il a même réussi à prolonger la vie d’un personnage secondaire armé d’une lance que Miura comptait initialement éliminer plus rapidement.
Comme quoi, dans un survival, avoir le dessinateur de son côté peut réellement améliorer l’espérance de vie.
Le dessin aime autant les gros calibres que les passerelles ridiculement étroites
Takahiro Oba dispose d’un terrain de jeu particulièrement adapté à l’action.
Fusils de précision, armes blanches, grenades, corps-à-corps et capacités surnaturelles finissent tous par trouver leur place.
Mais les affrontements doivent constamment composer avec le décor.
Une balle peut traverser plusieurs centaines de mètres entre deux bâtiments.
Un combat rapproché peut se dérouler sur une passerelle où un pas de côté suffit à perdre.
Un toit peut offrir énormément d’espace sans fournir le moindre endroit où se cacher.
La géographie compte réellement dans les combats.
Et lorsqu’un personnage regarde l’immeuble d’en face en essayant d’estimer si le sniper peut toucher cette distance, on comprend que les bonnes chaussures ne seront pas toujours suffisantes.
Sky-High Survival ne fait pas dans la survie propre et délicate
La série appartient à la collection Dark Kana et assume son côté violent.
Les morts peuvent être brutales.
Le sang est bien présent et certains adversaires cherchent volontairement à terroriser leurs victimes avant de les tuer.
Le manga comporte également du fanservice, parfois très visible.
Il vaut mieux le savoir si l’on cherche un thriller purement réaliste ou particulièrement sobre.
Sky-High Survival préfère le mélange : horreur, action, mystère, pouvoirs surnaturels et situations parfois franchement excessives.
Le résultat ressemble davantage à un survival décomplexé qu’à un huis clos psychologique minimaliste.
Enfin, « huis clos » est peut-être un terme étrange pour un manga où le plafond se trouve à plusieurs kilomètres au-dessus des personnages.
L’anime Netflix reprend très efficacement l’image des masques souriants
En 2021, Sky-High Survival est adapté en anime.
La série compte 12 épisodes et a été diffusée sur Netflix.
On y retrouve Yuri, Mayuko, Rika, Kuon, le Masque Sniper et plusieurs figures importantes du manga.
L’adaptation met évidemment beaucoup l’accent sur l’action et sur l’étrangeté visuelle de cette ville verticale.
Mais douze épisodes ne peuvent pas contenir l’ensemble des 21 tomes.
L’histoire papier va donc nettement plus loin dans les règles du monde, le rôle des proches de Dieu et les affrontements qui conduisent à la conclusion.
L’anime constitue une bonne manière de découvrir l’idée.
Pour savoir réellement ce que cache cet univers, il faudra continuer à grimper.
La série est complète en 21 tomes
Sky-High Survival est une série complète en 21 tomes, scénarisée par Tsuina Miura et dessinée par Takahiro Oba.
Le manga conduit réellement Yuri, Rika, Mayuko, le Masque Sniper et les autres jusqu’au conflit final autour du fonctionnement de ce monde et de l’avènement d’un Dieu.
La durée permet au survival de changer plusieurs fois de forme.
Les premiers volumes jouent énormément sur la fuite et la découverte.
Puis les survivants apprennent les règles.
Ensuite, certains commencent à les utiliser.
Enfin arrive forcément le moment où quelqu’un décide que respecter les règles n’était peut-être pas obligatoire.
Yuri évolue exactement avec le manga : d’une fille cherchant une sortie, elle devient quelqu’un capable de menacer le système qui la retenait prisonnière.
Pas mal pour une journée qui avait commencé par « pourquoi suis-je sur ce toit ? ».
Après le dernier affrontement, ce monde n’a pourtant pas fini de récupérer de nouveaux visiteurs
Sky-High Survival: Next Level retourne dans cet univers avec un nouveau protagoniste, Senya, un garçon qui rêve de devenir astronaute.
Depuis le toit de son école, il aperçoit une immense tour apparue dans le ciel. L’instant suivant, le voilà transporté dans un monde de gratte-ciels reliés par des passerelles.
Les décors sont familiers.
Les masqués sont toujours là.
Mais l’état du monde et plusieurs de ses règles ont changé depuis l’aventure de Yuri.
Cette suite complète en 7 tomes permet ainsi de découvrir ce qu’il reste du système précédent et jusqu’où ses mécanismes peuvent encore évoluer.
Senya voulait devenir astronaute.
Techniquement, il souhaitait donc prendre de la hauteur.
Il aurait simplement pu préciser qu’un toit avec un tueur masqué n’était pas exactement ce qu’il avait en tête.
Pourquoi commencer Sky-High Survival ?
Parce que son concept se comprend en quelques secondes et exploite réellement son décor.
Vous êtes au sommet d’un gratte-ciel. Vous ne pouvez pas descendre. Le bâtiment suivant n’est accessible que par un pont suspendu. Et quelqu’un portant un masque souriant vient d’apparaître avec une arme.
À partir de là, Tsuina Miura ajoute progressivement de nouvelles couches.
Pourquoi les masqués agissent-ils ainsi ?
Qui les contrôle ?
Pourquoi Yuri et Rika sont-ils là ?
Que signifie devenir proche de Dieu ?
Et surtout, qui profite réellement de cette immense expérience ?
La relation entre Yuri et Mayuko donne un vrai cœur au récit. Le Masque Sniper apporte une énigme qui tient longtemps. Kuon ouvre une nouvelle partie des règles. Puis Aikawa montre ce qui arrive lorsqu’un survivant ne veut plus seulement s’échapper mais prendre le contrôle.
Le dessin de Takahiro Oba fait le reste.
Les hauteurs sont suffisamment convaincantes pour qu’une simple passerelle produise parfois davantage de tension qu’un combat. Et quand une balle traverse le vide entre deux tours, la distance se ressent immédiatement.
Si vous aimez les survival, les mystères qui dévoilent leurs règles progressivement, les tueurs masqués et les mangas où l’environnement lui-même cherche constamment à vous faire mourir, les 21 tomes ont de quoi occuper quelques soirées.
Petit conseil avant de commencer : dans ce monde, si vous trouvez un masque blanc avec un grand sourire posé par terre, ne faites pas comme Mayuko.
Le mettre « juste pour voir » fait partie des expériences scientifiques qu’on peut parfaitement laisser à quelqu’un d’autre.
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Sky-High Survival est un survival complet en 21 tomes scénarisé par Tsuina Miura et dessiné par Takahiro Oba. Yuri Honjo traverse un monde de gratte-ciels et de ponts suspendus pour retrouver son frère Rika, tandis que les masqués souriants révèlent progressivement le véritable but de cet univers. Un dernier conseil : si le GPS annonce « continuez tout droit sur la passerelle suspendue entre les deux tours », regardez d’abord s’il y a un sniper en face. Les itinéraires alternatifs sont parfois excellents.
