Sailor Moon

Sailor Moon : Usagi voulait surtout vivre sa vie tranquille, Luna avait manifestement d’autres projets

Dans le manga Sailor Moon, Usagi Tsukino a 14 ans, pleure facilement, arrive régulièrement en retard et n’a rien de la guerrière légendaire qu’on imaginerait chargée de sauver la Terre. Puis elle rencontre Luna, une chatte noire avec un croissant de lune sur le front. Luna lui remet une broche et lui annonce qu’elle peut se transformer en Sailor Moon. La journée d’Usagi vient officiellement de devenir beaucoup plus compliquée.

Sa mission consiste d’abord à combattre les forces du Dark Kingdom, retrouver le mystérieux Cristal d’Argent et découvrir l’identité de la princesse du royaume de la Lune. Heureusement, Usagi ne restera pas seule très longtemps. Sailor Mercury, Mars, Jupiter et Venus vont progressivement la rejoindre. Et quelque part au milieu de tout ça apparaît aussi un certain Tuxedo Mask, dont les interventions sont aussi mystérieuses que le choix vestimentaire.

Mais réduire Sailor Moon à « cinq filles qui se transforment pour combattre des monstres » passerait complètement à côté de ce qui fait encore fonctionner le manga de Naoko Takeuchi. Il y a bien les transformations, les attaques et les ennemis. Pourtant, il y a surtout une histoire de mémoire, d’amitié, d’amour et de jeunes filles qui découvrent qu’elles portent sur les épaules beaucoup plus que leur prochain contrôle au collège.

Usagi n’a vraiment rien de l’héroïne parfaite, et c’est précisément pour ça qu’elle marche

Usagi commence loin du modèle de la guerrière imperturbable. Elle aime dormir, manger, jouer et éviter les efforts inutiles. Une mauvaise note peut provoquer un drame. Un danger réel aussi.

Pourtant, dès que quelqu’un qu’elle aime est menacé, quelque chose change.

Naoko Takeuchi construit son héroïne autour de cette contradiction. Usagi peut avoir peur et choisir quand même d’avancer. Elle ne devient pas courageuse parce qu’elle cesse soudain de pleurer. Elle devient courageuse parce qu’elle agit malgré tout.

C’est une différence qui compte beaucoup. Le manga ne demande jamais à Usagi de devenir une autre personne pour mériter son rôle. Elle reste sensible, parfois maladroite et souvent spontanée. Simplement, cette fille que personne n’aurait choisie comme chef au premier chapitre va progressivement devenir celle autour de laquelle toutes les autres Sailor se rassemblent.

Ami Mizuno : Sailor Mercury préfère réfléchir avant de faire exploser la pièce

Ami Mizuno devient Sailor Mercury. Intelligente, studieuse et beaucoup plus calme qu’Usagi, elle apporte immédiatement quelque chose de différent au groupe.

Sa puissance est liée à l’eau, mais Ami se distingue surtout par sa capacité d’analyse. Lorsqu’un ennemi utilise un piège ou qu’une situation paraît incompréhensible, elle préfère généralement comprendre ce qui se passe avant de foncer dedans.

Autrement dit, elle partage une équipe avec Usagi, ce qui garantit qu’elle aura régulièrement du travail.

Leur amitié fonctionne justement parce qu’elles ne se ressemblent pas. Ami découvre auprès d’Usagi une relation beaucoup moins basée sur les résultats scolaires. De son côté, Usagi gagne une amie capable de réfléchir pendant qu’elle panique.

Rei Hino : Sailor Mars n’a pas besoin d’un monstre pour avoir du caractère

Rei Hino vit dans un sanctuaire et possède déjà une sensibilité au surnaturel avant de devenir Sailor Mars.

Elle maîtrise des pouvoirs liés au feu et apporte une présence beaucoup plus tranchante. Rei ne se laisse pas facilement impressionner et peut se montrer directe lorsque quelque chose l’agace.

Dans le manga de Takeuchi, son caractère diffère d’ailleurs de l’image que certains lecteurs gardent de différentes adaptations animées. C’est une bonne raison de revenir à l’œuvre originale lorsqu’on connaît surtout Sailor Moon par la télévision.

Et c’est vrai pour plusieurs personnages : le manga possède son propre rythme, ses propres relations et une tonalité parfois plus sombre qu’on ne l’imagine en voyant simplement les uniformes colorés.

Makoto Kino : Sailor Jupiter peut cuisiner pour vous, puis envoyer l’ennemi à travers le mur

Makoto Kino impressionne immédiatement par sa taille et sa force. Les rumeurs qui l’entourent ne l’aident pas vraiment à se faire des amis.

Pourtant, derrière l’apparence de la bagarreuse se trouve une jeune fille qui aime cuisiner et possède un caractère beaucoup plus tendre qu’on pourrait le croire.

En tant que Sailor Jupiter, elle associe puissance physique et attaques liées à la foudre.

C’est encore un bon exemple de la manière dont Takeuchi construit son équipe. Les Sailor ne sont pas cinq variantes d’Usagi avec une couleur différente. Elles possèdent leur personnalité, leurs qualités et leurs propres blessures.

Et Makoto rappelle une règle assez simple : être capable de préparer un excellent repas n’empêche absolument pas de pouvoir mettre quelqu’un KO juste après le dessert.

Minako était déjà Sailor V avant qu’Usagi sache seulement ce qu’était une Sailor

Minako Aino occupe une place particulière. Avant de rejoindre officiellement l’équipe sous le nom de Sailor Venus, elle combat déjà comme Sailor V.

Ce n’est pas seulement un élément du scénario. Naoko Takeuchi avait réellement créé Codename: Sailor V avant Sailor Moon. On y retrouve Minako et Artemis, le chat blanc qui lui révèle sa destinée.

Cette série a servi de véritable laboratoire à l’univers. Pika la présente d’ailleurs comme l’œuvre dans laquelle Takeuchi pose les bases de ce qui deviendra ensuite Pretty Guardian Sailor Moon.

Quand Minako apparaît dans le manga principal, son expérience explique donc pourquoi elle ne débarque pas comme une débutante supplémentaire.

Et si vous avez toujours eu l’impression que Sailor Venus ressemblait étrangement beaucoup à Sailor Moon, ce n’est clairement pas un accident de casting.

Tuxedo Mask : Mamoru a un peu plus à apporter qu’une rose et une cape

Mamoru Chiba, alias Tuxedo Mask, semble au départ être ce mystérieux garçon qui apparaît au bon moment avant de disparaître avec suffisamment de panache pour laisser Usagi complètement troublée.

Mais l’histoire entre eux prend rapidement une dimension beaucoup plus importante.

Le manga révèle progressivement les liens avec le Silver Millennium, Princess Serenity et Prince Endymion. Usagi et Mamoru découvrent alors qu’ils ne se rencontrent pas réellement pour la première fois.

Leur relation devient l’un des fils rouges de toute la saga. Et surtout, Mamoru ne sert pas simplement de trophée romantique à récupérer après le combat final.

Sa propre identité, ses pouvoirs et son rapport à la Terre deviennent essentiels à plusieurs moments.

Le premier grand mystère tourne autour du royaume de la Lune

Les débuts opposent les Sailor au Dark Kingdom et à Queen Beryl. L’organisation cherche notamment à récupérer l’énergie des humains et le Cristal d’Argent.

Mais derrière les affrontements apparaît peu à peu une autre histoire : celle d’une civilisation lunaire disparue.

Usagi et ses amies commencent à retrouver des souvenirs d’une existence antérieure. La princesse qu’elles cherchent, le rôle de Tuxedo Mask et leurs propres identités prennent alors une tout autre dimension.

C’est là que Sailor Moon montre très tôt que son univers dépasse largement le « monstre de la semaine ». Les premiers ennemis servent à ouvrir une histoire qui commence plusieurs vies avant celle d’Usagi.

Chibiusa arrive du futur et choisit évidemment la méthode la moins simple pour demander de l’aide

Puis une petite fille aux cheveux roses tombe littéralement dans la vie d’Usagi. Elle s’appelle Chibiusa, et elle recherche elle aussi le Cristal d’Argent.

Son arrivée ouvre l’arc lié au Black Moon et à un futur où se trouve Crystal Tokyo.

Chibiusa entretient une relation délicieusement compliquée avec Usagi. Elles peuvent s’aimer profondément et se chercher constamment quelques secondes plus tard.

Ce rapport apporte beaucoup d’humour, mais l’histoire de Chibiusa devient aussi très sérieuse. Le manga explore son sentiment d’infériorité, sa solitude et le poids du monde dont elle vient.

Et si Usagi pensait qu’être Sailor Moon était déjà difficile, découvrir que des problèmes familiaux peuvent traverser le temps ne va pas vraiment simplifier son agenda.

Sailor Pluto élargit encore les règles du jeu

Avec Sailor Pluto, la série introduit une gardienne très différente des premières Sailor.

Elle veille sur la Porte du Temps et porte des responsabilités qui l’isolent largement des autres.

Son apparition ouvre la série vers une mythologie beaucoup plus vaste. Le temps, les différents futurs et les conséquences d’un changement deviennent alors de véritables enjeux.

Takeuchi commence aussi à montrer que les Sailor n’ont pas toutes grandi ensemble tranquillement autour d’Usagi. Certaines ont passé beaucoup plus de temps seules avec leur mission.

Uranus et Neptune arrivent avec une idée très différente de ce que signifie sauver le monde

Plus tard apparaissent Haruka Tenoh et Michiru Kaioh, respectivement Sailor Uranus et Sailor Neptune.

Elles sont puissantes, expérimentées et très proches l’une de l’autre. Surtout, elles ne partagent pas toujours les méthodes d’Usagi.

Là où Sailor Moon cherche presque systématiquement une solution capable de sauver tout le monde, Uranus et Neptune peuvent accepter un sacrifice si elles pensent qu’il empêchera une catastrophe beaucoup plus grande.

Cette opposition donne certains des conflits les plus intéressants du manga. Pour une fois, le problème n’est pas simplement qu’un ennemi est mauvais.

Deux camps veulent protéger la Terre, mais ne sont pas d’accord sur le prix acceptable.

Hotaru Tomoe et Sailor Saturn rappellent qu’une Sailor peut aussi représenter la destruction

Hotaru Tomoe arrive dans une période où les Death Busters menacent directement la planète.

Fragile et isolée, elle se rapproche notamment de Chibiusa. Pourtant, derrière Hotaru se cache l’une des Sailor les plus redoutables : Sailor Saturn.

Son pouvoir n’est pas du genre que l’on utilise pour régler un petit problème dans la cour de récréation.

Saturn est associée à la destruction et à la renaissance. Son existence elle-même inquiète Uranus, Neptune et Pluto.

Encore une fois, Takeuchi joue avec une idée qui reviendra souvent : détruire quelque chose n’est pas forcément la fin. Cela peut aussi être le début d’un nouveau cycle.

Le manga devient progressivement beaucoup plus cosmique

Si vous ne connaissez Sailor Moon que par son image de jeune fille en uniforme marin, l’évolution de l’histoire peut surprendre.

On commence avec Usagi qui combat des ennemis à Tokyo. Ensuite viennent les vies antérieures, le futur, d’autres planètes, de nouvelles Sailor et finalement des enjeux à l’échelle de la galaxie.

Le dernier grand conflit autour de Sailor Galaxia pousse cette logique très loin.

Les Sailor ne représentent plus seulement une équipe chargée de défendre un quartier ou même une planète. Takeuchi développe l’idée des Sailor Guardians liées aux astres à une échelle beaucoup plus vaste.

Et le parcours d’Usagi devient presque l’inverse de son départ : la collégienne qui pleurait devant son premier monstre doit prendre des décisions qui concernent désormais des mondes entiers.

Naoko Takeuchi mélange romance, astronomie, mythologie et mode avec une vraie obsession du détail

Une grande partie du charme de Sailor Moon vient évidemment du dessin de Naoko Takeuchi.

Ses personnages possèdent de longues silhouettes élégantes, des tenues extrêmement travaillées et des illustrations couleur où bijoux, fleurs et motifs célestes prennent énormément de place.

Elle pioche partout : astronomie, mythologies grecque et romaine, pierres précieuses, haute couture ou symboles astrologiques.

Ce mélange donne à Sailor Moon une identité qui a étonnamment peu vieilli. Certaines tenues restent profondément liées aux années 90. Pourtant, les grandes illustrations de Takeuchi ont conservé ce côté immédiatement reconnaissable.

Et lorsqu’on passe à l’Eternal Edition, ce travail graphique devient encore plus évident grâce au grand format et au retour des pages couleur originales.

Avant de dessiner une guerrière lunaire, Naoko Takeuchi avait étudié la pharmacologie

L’anecdote est assez savoureuse : Naoko Takeuchi est diplômée en pharmacologie. Kodansha précise également qu’elle possède des qualifications de pharmacienne et de technicienne de laboratoire médical.

Elle débute pourtant dans le manga dès les années 80, avant que Sailor Moon ne devienne son œuvre emblématique.

On pourrait chercher pendant des heures une explication scientifique au Cristal d’Argent. Je pense qu’à ce stade, même le laboratoire de Takeuchi nous demanderait gentiment d’arrêter.

Mais cette formation montre surtout que la créatrice de l’une des héroïnes les plus célèbres du manga n’avait pas exactement suivi le chemin le plus évident vers les pages de Nakayoshi.

Sailor Moon a remporté le Prix du manga Kodansha

Le phénomène ne tarde d’ailleurs pas à être reconnu au Japon. Sailor Moon reçoit le 17e Prix du manga Kodansha.

La série devient rapidement beaucoup plus qu’un succès de magazine. Adaptations animées, produits dérivés, comédies musicales et générations successives de lecteurs vont ensuite installer la licence pour de bon.

Mais revenir au manga permet justement de retrouver la version directement écrite et dessinée par Takeuchi.

Le rythme y est souvent plus rapide que dans les adaptations et plusieurs personnages ou relations prennent une couleur différente.

Les éditions peuvent prêter à confusion : 18, 12 ou 10 tomes, tout peut être juste

Voilà le passage utile si vous cherchez à compléter votre collection, parce que Sailor Moon a connu plusieurs découpages éditoriaux.

L’édition japonaise originale de Kodansha est complète en 18 tomes. Le volume 18, paru en 1997, clôt bien cette première édition.

En France, Pika a ensuite publié à partir de 2012 une nouvelle édition de l’histoire principale en 12 tomes. Deux volumes supplémentaires, intitulés Sailor Moon Short Stories, regroupent diverses histoires courtes.

Puis arrive la Sailor Moon Eternal Edition. Là, nouveau découpage : l’ensemble de l’histoire principale et des Short Stories est réorganisé en 10 grands volumes.

Donc si vous voyez dans cette catégorie un tome 10 Eternal Edition à côté d’un tome 12 d’une autre édition, aucun des deux n’a perdu deux volumes pendant une transformation magique. Ce sont simplement deux éditions différentes.

L’Eternal Edition est vraiment pensée comme une belle édition de collection

Pika a lancé l’édition française de Pretty Guardian Sailor Moon Eternal Edition en 2020.

Elle adopte un format de 15 x 21 cm, plus grand que les éditions précédentes. Les volumes sont cartonnés et les couvertures utilisent de nouvelles illustrations réalisées par Naoko Takeuchi avec un vernis spécial.

Surtout, cette version reprend les pages couleur de la publication originale.

Sur un manga aussi lié au travail graphique de Takeuchi, ce n’est pas un gadget. Les couleurs font réellement partie du plaisir.

La série Eternal Edition est complète en 10 volumes. Si vous cherchez une édition homogène et particulièrement soignée pour découvrir ou relire Sailor Moon, c’est clairement celle qui met le mieux ses illustrations en valeur.

Les Short Stories ne sont pas simplement des pages oubliées au fond d’un tiroir

Les histoires courtes permettent de passer davantage de temps avec les personnages sans refaire la grande intrigue principale.

On y trouve notamment les aventures du Journal de Chibiusa, Casablanca Memory, Le fiancé de la princesse Kaguya ou encore Parallel Sailor Moon.

Certaines se concentrent sur des personnages qui disposent de moins d’espace dans la grande saga. D’autres permettent à Takeuchi de jouer davantage avec l’humour.

Dans l’Eternal Edition, ces récits ont directement été intégrés au nouveau découpage. Là encore, c’est pratique à savoir avant d’acheter les deux formats en pensant qu’il manque forcément quelque chose à l’un d’eux.

Sailor Moon a changé énormément de choses sans avoir besoin de transformer ses héroïnes en garçons pour qu’elles puissent se battre

C’est facile à oublier aujourd’hui parce que les héroïnes combattantes sont beaucoup plus nombreuses. Pourtant, Sailor Moon arrive avec une idée extrêmement forte : les codes du shôjo, la romance et la féminité n’empêchent absolument pas de porter une grande histoire d’action.

Usagi n’a pas besoin de devenir froide ou virile pour être puissante. Elle peut aimer les vêtements, les garçons, les gâteaux, pleurer facilement et sauver le monde.

Mercury peut être brillante. Jupiter peut être physiquement impressionnante tout en aimant cuisiner. Venus peut être une héroïne expérimentée et une adolescente. Uranus et Neptune apportent encore d’autres manières d’être une Sailor.

Takeuchi ne choisit donc pas entre aventure, amour et amitié. Elle mélange tout.

Et trente ans plus tard, c’est probablement une des raisons pour lesquelles le manga parle encore à des lecteurs très différents.

Pourquoi commencer Sailor Moon aujourd’hui ?

Parce qu’au-delà de son statut d’icône, Sailor Moon reste une vraie aventure complète. On découvre Usagi comme une collégienne complètement dépassée par Luna. Ensuite, on voit son équipe se former, ses souvenirs revenir et son univers s’élargir jusqu’aux confins de la galaxie.

Le manga possède de la romance, mais il ne repose pas uniquement sur Usagi et Mamoru. Il y a des combats, mais les Sailor ne se résument pas à leurs attaques. Et surtout, la relation entre les filles reste au centre de l’histoire.

Si vous connaissez uniquement le dessin animé diffusé à la télévision, le manga permet aussi de revenir directement à la version de Naoko Takeuchi. Certains passages iront beaucoup plus vite, certaines différences vous surprendront et son dessin mérite franchement d’être découvert sur papier.

Enfin, la multiplicité des éditions permet de choisir. Vous voulez une édition classique facile à compléter ? Regardez le découpage en 12 tomes. Vous préférez un grand format avec les illustrations couleur et les histoires courtes intégrées ? L’Eternal Edition complète en 10 volumes est particulièrement belle.

Et si Luna apparaît un matin devant la boutique avec un croissant sur le front, je vous préviens : on ne lui demande pas si elle cherche le rayon chats. On connaît trop bien la suite.

Lire plus

Sailor Moon est l’œuvre culte de Naoko Takeuchi. L’édition japonaise originale est complète en 18 tomes, tandis que l’édition française Pika de 2012 compte 12 volumes principaux et 2 Short Stories. L’Eternal Edition regroupe l’ensemble dans 10 grands volumes. Un dernier conseil : si une chatte noire vous offre une broche en vous expliquant que vous devez protéger la Terre, demandez quand même si les devoirs scolaires sont inclus dans le contrat. Usagi aurait gagné du temps.

FILTRES

8 résultats affichés

Sailor Moon : Usagi voulait surtout vivre sa vie tranquille, Luna avait manifestement d’autres projets

Dans le manga Sailor Moon, Usagi Tsukino a 14 ans, pleure facilement, arrive régulièrement en retard et n’a rien de la guerrière légendaire qu’on imaginerait chargée de sauver la Terre. Puis elle rencontre Luna, une chatte noire avec un croissant de lune sur le front. Luna lui remet une broche et lui annonce qu’elle peut se transformer en Sailor Moon. La journée d’Usagi vient officiellement de devenir beaucoup plus compliquée.

Sa mission consiste d’abord à combattre les forces du Dark Kingdom, retrouver le mystérieux Cristal d’Argent et découvrir l’identité de la princesse du royaume de la Lune. Heureusement, Usagi ne restera pas seule très longtemps. Sailor Mercury, Mars, Jupiter et Venus vont progressivement la rejoindre. Et quelque part au milieu de tout ça apparaît aussi un certain Tuxedo Mask, dont les interventions sont aussi mystérieuses que le choix vestimentaire.

Mais réduire Sailor Moon à « cinq filles qui se transforment pour combattre des monstres » passerait complètement à côté de ce qui fait encore fonctionner le manga de Naoko Takeuchi. Il y a bien les transformations, les attaques et les ennemis. Pourtant, il y a surtout une histoire de mémoire, d’amitié, d’amour et de jeunes filles qui découvrent qu’elles portent sur les épaules beaucoup plus que leur prochain contrôle au collège.

Usagi n’a vraiment rien de l’héroïne parfaite, et c’est précisément pour ça qu’elle marche

Usagi commence loin du modèle de la guerrière imperturbable. Elle aime dormir, manger, jouer et éviter les efforts inutiles. Une mauvaise note peut provoquer un drame. Un danger réel aussi.

Pourtant, dès que quelqu’un qu’elle aime est menacé, quelque chose change.

Naoko Takeuchi construit son héroïne autour de cette contradiction. Usagi peut avoir peur et choisir quand même d’avancer. Elle ne devient pas courageuse parce qu’elle cesse soudain de pleurer. Elle devient courageuse parce qu’elle agit malgré tout.

C’est une différence qui compte beaucoup. Le manga ne demande jamais à Usagi de devenir une autre personne pour mériter son rôle. Elle reste sensible, parfois maladroite et souvent spontanée. Simplement, cette fille que personne n’aurait choisie comme chef au premier chapitre va progressivement devenir celle autour de laquelle toutes les autres Sailor se rassemblent.

Ami Mizuno : Sailor Mercury préfère réfléchir avant de faire exploser la pièce

Ami Mizuno devient Sailor Mercury. Intelligente, studieuse et beaucoup plus calme qu’Usagi, elle apporte immédiatement quelque chose de différent au groupe.

Sa puissance est liée à l’eau, mais Ami se distingue surtout par sa capacité d’analyse. Lorsqu’un ennemi utilise un piège ou qu’une situation paraît incompréhensible, elle préfère généralement comprendre ce qui se passe avant de foncer dedans.

Autrement dit, elle partage une équipe avec Usagi, ce qui garantit qu’elle aura régulièrement du travail.

Leur amitié fonctionne justement parce qu’elles ne se ressemblent pas. Ami découvre auprès d’Usagi une relation beaucoup moins basée sur les résultats scolaires. De son côté, Usagi gagne une amie capable de réfléchir pendant qu’elle panique.

Rei Hino : Sailor Mars n’a pas besoin d’un monstre pour avoir du caractère

Rei Hino vit dans un sanctuaire et possède déjà une sensibilité au surnaturel avant de devenir Sailor Mars.

Elle maîtrise des pouvoirs liés au feu et apporte une présence beaucoup plus tranchante. Rei ne se laisse pas facilement impressionner et peut se montrer directe lorsque quelque chose l’agace.

Dans le manga de Takeuchi, son caractère diffère d’ailleurs de l’image que certains lecteurs gardent de différentes adaptations animées. C’est une bonne raison de revenir à l’œuvre originale lorsqu’on connaît surtout Sailor Moon par la télévision.

Et c’est vrai pour plusieurs personnages : le manga possède son propre rythme, ses propres relations et une tonalité parfois plus sombre qu’on ne l’imagine en voyant simplement les uniformes colorés.

Makoto Kino : Sailor Jupiter peut cuisiner pour vous, puis envoyer l’ennemi à travers le mur

Makoto Kino impressionne immédiatement par sa taille et sa force. Les rumeurs qui l’entourent ne l’aident pas vraiment à se faire des amis.

Pourtant, derrière l’apparence de la bagarreuse se trouve une jeune fille qui aime cuisiner et possède un caractère beaucoup plus tendre qu’on pourrait le croire.

En tant que Sailor Jupiter, elle associe puissance physique et attaques liées à la foudre.

C’est encore un bon exemple de la manière dont Takeuchi construit son équipe. Les Sailor ne sont pas cinq variantes d’Usagi avec une couleur différente. Elles possèdent leur personnalité, leurs qualités et leurs propres blessures.

Et Makoto rappelle une règle assez simple : être capable de préparer un excellent repas n’empêche absolument pas de pouvoir mettre quelqu’un KO juste après le dessert.

Minako était déjà Sailor V avant qu’Usagi sache seulement ce qu’était une Sailor

Minako Aino occupe une place particulière. Avant de rejoindre officiellement l’équipe sous le nom de Sailor Venus, elle combat déjà comme Sailor V.

Ce n’est pas seulement un élément du scénario. Naoko Takeuchi avait réellement créé Codename: Sailor V avant Sailor Moon. On y retrouve Minako et Artemis, le chat blanc qui lui révèle sa destinée.

Cette série a servi de véritable laboratoire à l’univers. Pika la présente d’ailleurs comme l’œuvre dans laquelle Takeuchi pose les bases de ce qui deviendra ensuite Pretty Guardian Sailor Moon.

Quand Minako apparaît dans le manga principal, son expérience explique donc pourquoi elle ne débarque pas comme une débutante supplémentaire.

Et si vous avez toujours eu l’impression que Sailor Venus ressemblait étrangement beaucoup à Sailor Moon, ce n’est clairement pas un accident de casting.

Tuxedo Mask : Mamoru a un peu plus à apporter qu’une rose et une cape

Mamoru Chiba, alias Tuxedo Mask, semble au départ être ce mystérieux garçon qui apparaît au bon moment avant de disparaître avec suffisamment de panache pour laisser Usagi complètement troublée.

Mais l’histoire entre eux prend rapidement une dimension beaucoup plus importante.

Le manga révèle progressivement les liens avec le Silver Millennium, Princess Serenity et Prince Endymion. Usagi et Mamoru découvrent alors qu’ils ne se rencontrent pas réellement pour la première fois.

Leur relation devient l’un des fils rouges de toute la saga. Et surtout, Mamoru ne sert pas simplement de trophée romantique à récupérer après le combat final.

Sa propre identité, ses pouvoirs et son rapport à la Terre deviennent essentiels à plusieurs moments.

Le premier grand mystère tourne autour du royaume de la Lune

Les débuts opposent les Sailor au Dark Kingdom et à Queen Beryl. L’organisation cherche notamment à récupérer l’énergie des humains et le Cristal d’Argent.

Mais derrière les affrontements apparaît peu à peu une autre histoire : celle d’une civilisation lunaire disparue.

Usagi et ses amies commencent à retrouver des souvenirs d’une existence antérieure. La princesse qu’elles cherchent, le rôle de Tuxedo Mask et leurs propres identités prennent alors une tout autre dimension.

C’est là que Sailor Moon montre très tôt que son univers dépasse largement le « monstre de la semaine ». Les premiers ennemis servent à ouvrir une histoire qui commence plusieurs vies avant celle d’Usagi.

Chibiusa arrive du futur et choisit évidemment la méthode la moins simple pour demander de l’aide

Puis une petite fille aux cheveux roses tombe littéralement dans la vie d’Usagi. Elle s’appelle Chibiusa, et elle recherche elle aussi le Cristal d’Argent.

Son arrivée ouvre l’arc lié au Black Moon et à un futur où se trouve Crystal Tokyo.

Chibiusa entretient une relation délicieusement compliquée avec Usagi. Elles peuvent s’aimer profondément et se chercher constamment quelques secondes plus tard.

Ce rapport apporte beaucoup d’humour, mais l’histoire de Chibiusa devient aussi très sérieuse. Le manga explore son sentiment d’infériorité, sa solitude et le poids du monde dont elle vient.

Et si Usagi pensait qu’être Sailor Moon était déjà difficile, découvrir que des problèmes familiaux peuvent traverser le temps ne va pas vraiment simplifier son agenda.

Sailor Pluto élargit encore les règles du jeu

Avec Sailor Pluto, la série introduit une gardienne très différente des premières Sailor.

Elle veille sur la Porte du Temps et porte des responsabilités qui l’isolent largement des autres.

Son apparition ouvre la série vers une mythologie beaucoup plus vaste. Le temps, les différents futurs et les conséquences d’un changement deviennent alors de véritables enjeux.

Takeuchi commence aussi à montrer que les Sailor n’ont pas toutes grandi ensemble tranquillement autour d’Usagi. Certaines ont passé beaucoup plus de temps seules avec leur mission.

Uranus et Neptune arrivent avec une idée très différente de ce que signifie sauver le monde

Plus tard apparaissent Haruka Tenoh et Michiru Kaioh, respectivement Sailor Uranus et Sailor Neptune.

Elles sont puissantes, expérimentées et très proches l’une de l’autre. Surtout, elles ne partagent pas toujours les méthodes d’Usagi.

Là où Sailor Moon cherche presque systématiquement une solution capable de sauver tout le monde, Uranus et Neptune peuvent accepter un sacrifice si elles pensent qu’il empêchera une catastrophe beaucoup plus grande.

Cette opposition donne certains des conflits les plus intéressants du manga. Pour une fois, le problème n’est pas simplement qu’un ennemi est mauvais.

Deux camps veulent protéger la Terre, mais ne sont pas d’accord sur le prix acceptable.

Hotaru Tomoe et Sailor Saturn rappellent qu’une Sailor peut aussi représenter la destruction

Hotaru Tomoe arrive dans une période où les Death Busters menacent directement la planète.

Fragile et isolée, elle se rapproche notamment de Chibiusa. Pourtant, derrière Hotaru se cache l’une des Sailor les plus redoutables : Sailor Saturn.

Son pouvoir n’est pas du genre que l’on utilise pour régler un petit problème dans la cour de récréation.

Saturn est associée à la destruction et à la renaissance. Son existence elle-même inquiète Uranus, Neptune et Pluto.

Encore une fois, Takeuchi joue avec une idée qui reviendra souvent : détruire quelque chose n’est pas forcément la fin. Cela peut aussi être le début d’un nouveau cycle.

Le manga devient progressivement beaucoup plus cosmique

Si vous ne connaissez Sailor Moon que par son image de jeune fille en uniforme marin, l’évolution de l’histoire peut surprendre.

On commence avec Usagi qui combat des ennemis à Tokyo. Ensuite viennent les vies antérieures, le futur, d’autres planètes, de nouvelles Sailor et finalement des enjeux à l’échelle de la galaxie.

Le dernier grand conflit autour de Sailor Galaxia pousse cette logique très loin.

Les Sailor ne représentent plus seulement une équipe chargée de défendre un quartier ou même une planète. Takeuchi développe l’idée des Sailor Guardians liées aux astres à une échelle beaucoup plus vaste.

Et le parcours d’Usagi devient presque l’inverse de son départ : la collégienne qui pleurait devant son premier monstre doit prendre des décisions qui concernent désormais des mondes entiers.

Naoko Takeuchi mélange romance, astronomie, mythologie et mode avec une vraie obsession du détail

Une grande partie du charme de Sailor Moon vient évidemment du dessin de Naoko Takeuchi.

Ses personnages possèdent de longues silhouettes élégantes, des tenues extrêmement travaillées et des illustrations couleur où bijoux, fleurs et motifs célestes prennent énormément de place.

Elle pioche partout : astronomie, mythologies grecque et romaine, pierres précieuses, haute couture ou symboles astrologiques.

Ce mélange donne à Sailor Moon une identité qui a étonnamment peu vieilli. Certaines tenues restent profondément liées aux années 90. Pourtant, les grandes illustrations de Takeuchi ont conservé ce côté immédiatement reconnaissable.

Et lorsqu’on passe à l’Eternal Edition, ce travail graphique devient encore plus évident grâce au grand format et au retour des pages couleur originales.

Avant de dessiner une guerrière lunaire, Naoko Takeuchi avait étudié la pharmacologie

L’anecdote est assez savoureuse : Naoko Takeuchi est diplômée en pharmacologie. Kodansha précise également qu’elle possède des qualifications de pharmacienne et de technicienne de laboratoire médical.

Elle débute pourtant dans le manga dès les années 80, avant que Sailor Moon ne devienne son œuvre emblématique.

On pourrait chercher pendant des heures une explication scientifique au Cristal d’Argent. Je pense qu’à ce stade, même le laboratoire de Takeuchi nous demanderait gentiment d’arrêter.

Mais cette formation montre surtout que la créatrice de l’une des héroïnes les plus célèbres du manga n’avait pas exactement suivi le chemin le plus évident vers les pages de Nakayoshi.

Sailor Moon a remporté le Prix du manga Kodansha

Le phénomène ne tarde d’ailleurs pas à être reconnu au Japon. Sailor Moon reçoit le 17e Prix du manga Kodansha.

La série devient rapidement beaucoup plus qu’un succès de magazine. Adaptations animées, produits dérivés, comédies musicales et générations successives de lecteurs vont ensuite installer la licence pour de bon.

Mais revenir au manga permet justement de retrouver la version directement écrite et dessinée par Takeuchi.

Le rythme y est souvent plus rapide que dans les adaptations et plusieurs personnages ou relations prennent une couleur différente.

Les éditions peuvent prêter à confusion : 18, 12 ou 10 tomes, tout peut être juste

Voilà le passage utile si vous cherchez à compléter votre collection, parce que Sailor Moon a connu plusieurs découpages éditoriaux.

L’édition japonaise originale de Kodansha est complète en 18 tomes. Le volume 18, paru en 1997, clôt bien cette première édition.

En France, Pika a ensuite publié à partir de 2012 une nouvelle édition de l’histoire principale en 12 tomes. Deux volumes supplémentaires, intitulés Sailor Moon Short Stories, regroupent diverses histoires courtes.

Puis arrive la Sailor Moon Eternal Edition. Là, nouveau découpage : l’ensemble de l’histoire principale et des Short Stories est réorganisé en 10 grands volumes.

Donc si vous voyez dans cette catégorie un tome 10 Eternal Edition à côté d’un tome 12 d’une autre édition, aucun des deux n’a perdu deux volumes pendant une transformation magique. Ce sont simplement deux éditions différentes.

L’Eternal Edition est vraiment pensée comme une belle édition de collection

Pika a lancé l’édition française de Pretty Guardian Sailor Moon Eternal Edition en 2020.

Elle adopte un format de 15 x 21 cm, plus grand que les éditions précédentes. Les volumes sont cartonnés et les couvertures utilisent de nouvelles illustrations réalisées par Naoko Takeuchi avec un vernis spécial.

Surtout, cette version reprend les pages couleur de la publication originale.

Sur un manga aussi lié au travail graphique de Takeuchi, ce n’est pas un gadget. Les couleurs font réellement partie du plaisir.

La série Eternal Edition est complète en 10 volumes. Si vous cherchez une édition homogène et particulièrement soignée pour découvrir ou relire Sailor Moon, c’est clairement celle qui met le mieux ses illustrations en valeur.

Les Short Stories ne sont pas simplement des pages oubliées au fond d’un tiroir

Les histoires courtes permettent de passer davantage de temps avec les personnages sans refaire la grande intrigue principale.

On y trouve notamment les aventures du Journal de Chibiusa, Casablanca Memory, Le fiancé de la princesse Kaguya ou encore Parallel Sailor Moon.

Certaines se concentrent sur des personnages qui disposent de moins d’espace dans la grande saga. D’autres permettent à Takeuchi de jouer davantage avec l’humour.

Dans l’Eternal Edition, ces récits ont directement été intégrés au nouveau découpage. Là encore, c’est pratique à savoir avant d’acheter les deux formats en pensant qu’il manque forcément quelque chose à l’un d’eux.

Sailor Moon a changé énormément de choses sans avoir besoin de transformer ses héroïnes en garçons pour qu’elles puissent se battre

C’est facile à oublier aujourd’hui parce que les héroïnes combattantes sont beaucoup plus nombreuses. Pourtant, Sailor Moon arrive avec une idée extrêmement forte : les codes du shôjo, la romance et la féminité n’empêchent absolument pas de porter une grande histoire d’action.

Usagi n’a pas besoin de devenir froide ou virile pour être puissante. Elle peut aimer les vêtements, les garçons, les gâteaux, pleurer facilement et sauver le monde.

Mercury peut être brillante. Jupiter peut être physiquement impressionnante tout en aimant cuisiner. Venus peut être une héroïne expérimentée et une adolescente. Uranus et Neptune apportent encore d’autres manières d’être une Sailor.

Takeuchi ne choisit donc pas entre aventure, amour et amitié. Elle mélange tout.

Et trente ans plus tard, c’est probablement une des raisons pour lesquelles le manga parle encore à des lecteurs très différents.

Pourquoi commencer Sailor Moon aujourd’hui ?

Parce qu’au-delà de son statut d’icône, Sailor Moon reste une vraie aventure complète. On découvre Usagi comme une collégienne complètement dépassée par Luna. Ensuite, on voit son équipe se former, ses souvenirs revenir et son univers s’élargir jusqu’aux confins de la galaxie.

Le manga possède de la romance, mais il ne repose pas uniquement sur Usagi et Mamoru. Il y a des combats, mais les Sailor ne se résument pas à leurs attaques. Et surtout, la relation entre les filles reste au centre de l’histoire.

Si vous connaissez uniquement le dessin animé diffusé à la télévision, le manga permet aussi de revenir directement à la version de Naoko Takeuchi. Certains passages iront beaucoup plus vite, certaines différences vous surprendront et son dessin mérite franchement d’être découvert sur papier.

Enfin, la multiplicité des éditions permet de choisir. Vous voulez une édition classique facile à compléter ? Regardez le découpage en 12 tomes. Vous préférez un grand format avec les illustrations couleur et les histoires courtes intégrées ? L’Eternal Edition complète en 10 volumes est particulièrement belle.

Et si Luna apparaît un matin devant la boutique avec un croissant sur le front, je vous préviens : on ne lui demande pas si elle cherche le rayon chats. On connaît trop bien la suite.

Lire plus

Sailor Moon est l’œuvre culte de Naoko Takeuchi. L’édition japonaise originale est complète en 18 tomes, tandis que l’édition française Pika de 2012 compte 12 volumes principaux et 2 Short Stories. L’Eternal Edition regroupe l’ensemble dans 10 grands volumes. Un dernier conseil : si une chatte noire vous offre une broche en vous expliquant que vous devez protéger la Terre, demandez quand même si les devoirs scolaires sont inclus dans le contrat. Usagi aurait gagné du temps.