Ichiko et Niko

Ichiko et Niko : deux jumelles, un papa inventeur… devenu peluche

Le manga Ichiko et Niko ne perd pas beaucoup de temps pour annoncer la couleur. Les deux héroïnes sont des jumelles qui vivent avec leur père dans une drôle de maison en forme de champignon. Papa est inventeur et passe son temps à fabriquer des machines plus ou moins farfelues pour aider ses filles et les habitants de la ville. Jusque-là, on pourrait presque parler d’une famille normale. Enfin, à condition d’avoir une définition assez souple du mot « normal ».

Puis la foudre frappe leur maison et transforme leur père en peluche. Heureusement, il peut toujours parler, bouger et continuer à inventer. Le voilà donc devenu Mocco, papa en tissu mais toujours aussi impliqué dans la vie de ses filles. À partir de là, chaque nouvelle invention peut rendre le quotidien plus pratique… ou beaucoup plus compliqué.

Un manga jeunesse qui ne ressemble pas à un manuel pour enfants

Ce qui fonctionne tout de suite avec Ichiko et Niko, c’est son ton. Lunlun Yamamoto ne parle pas aux jeunes lecteurs comme s’ils avaient besoin qu’on leur explique chaque blague. Elle construit simplement des petites aventures pleines d’idées, avec deux sœurs curieuses et un père qui possède visiblement plus d’imagination que de sens pratique.

Le résultat est léger sans être vide. Une invention déclenche un problème, les filles réagissent, Mocco tente parfois d’arranger la situation et tout ne se passe évidemment pas comme prévu. Pourtant, derrière les gags, on retrouve surtout une famille très soudée.

C’est aussi ce qui rend la série agréable à offrir. Pas besoin d’attendre plusieurs tomes avant de comprendre l’univers. Ichiko, Niko et leur père forment immédiatement un trio facile à aimer. Ensuite, les machines et les aventures font le reste.

Mocco : le seul papa qui risque de finir dans le coffre à jouets

La transformation du père constitue évidemment l’idée la plus drôle de la série. Pourtant, Mocco ne devient pas simplement une mascotte posée dans un coin. Il reste le père des jumelles et continue surtout à exercer son métier d’inventeur.

Du coup, la situation devient vite assez savoureuse. Ichiko et Niko peuvent discuter avec leur père, lui demander de l’aide ou tester ses nouvelles créations. Seulement, celui qui donne les conseils ressemble désormais davantage à une peluche qu’à un adulte responsable.

Lunlun Yamamoto exploite beaucoup ce décalage. Les inventions peuvent partir d’un vrai besoin du quotidien, puis prendre une direction beaucoup moins raisonnable. Ainsi, la science ne sert pas à fabriquer des armes capables de détruire la planète. Ici, elle sert surtout à créer de nouvelles occasions de mettre la maison sens dessus dessous.

Ichiko et Niko, ce sont surtout deux sœurs qui font tout ensemble

Les jumelles donnent leur nom à la série et restent au centre de chaque histoire. Elles partagent leur quotidien, leurs découvertes et les conséquences des inventions de Mocco. Pourtant, elles ne donnent pas l’impression d’être un seul personnage copié deux fois.

Leur complicité permet surtout à la série de garder beaucoup d’énergie. Elles discutent, testent les idées de leur père et se retrouvent régulièrement entraînées dans des situations qu’elles n’avaient pas vraiment prévues.

Et malgré tout ce qui leur arrive, l’ambiance reste chaleureuse. Ichiko et Niko ne cherchent pas à sauver le monde entre deux goûters. Elles vivent simplement dans un monde où un papa peut devenir une peluche après un orage et où personne ne semble trouver complètement absurde qu’il continue ensuite à bricoler.

Finalement, c’est peut-être ça le plus drôle : après quelques pages, on accepte nous aussi la situation sans poser davantage de questions.

Un style pop, coloré et vraiment différent

Visuellement, Ichiko et Niko se reconnaît immédiatement. Kana présente le dessin de Lunlun Yamamoto comme pop et vintage, avec une inspiration qui rappelle les années 60 et 70. Le trait est rond, les décors sont pleins de petits détails et les couleurs participent vraiment à l’ambiance.

La série a d’ailleurs été pensée pour un jeune public avec une présentation particulièrement accessible. Kana la publie dans sa collection Kodomo, en couleurs et dans le sens de lecture occidental. Pour un enfant qui découvre le manga, pas besoin de retourner le livre puis de se demander pourquoi tout le monde lit « à l’envers ».

Ce choix ne retire rien à l’identité manga de la série. Au contraire, il permet simplement d’entrer plus facilement dans l’histoire. Ensuite, les expressions des personnages, le rythme des cases et l’humour de Yamamoto font rapidement leur travail.

Une très bonne porte d’entrée pour un jeune lecteur

Si vous cherchez un premier manga pour un enfant, Ichiko et Niko mérite vraiment qu’on s’y arrête. Kana recommande la série dès 6 ans. Les histoires restent faciles à suivre, l’univers est immédiatement compréhensible et le format en couleurs aide beaucoup à accrocher les jeunes lecteurs.

Mais « manga jeunesse » ne veut pas dire lecture punitive choisie par les parents pendant que l’enfant regarde autre chose avec envie. Le concept du papa-peluche, les machines bizarres et les petites catastrophes du quotidien donnent justement de quoi rire.

Les adultes peuvent aussi prendre plaisir à feuilleter la série avec eux. Lunlun Yamamoto expliquait d’ailleurs que les parents pouvaient la lire avec leur propre regard sur les bêtises et les aventures des filles, même si elle n’a pas cherché à fabriquer artificiellement une deuxième lecture réservée aux grands. :contentReference[oaicite:1]{index=1}

C’est plutôt bon signe. La série sait à qui elle s’adresse et ne ressent pas le besoin de faire un clin d’œil aux adultes toutes les deux pages pour rester agréable.

Ichiko et Niko a même inauguré la collection Kodomo de Kana

Petite anecdote sympa : quand Kana lance sa collection Kodomo en 2016, Ichiko et Niko fait partie des titres choisis pour ouvrir le bal. L’éditeur voulait proposer des mangas spécialement adaptés aux jeunes lecteurs, et la série de Lunlun Yamamoto cochait parfaitement les cases. :contentReference[oaicite:2]{index=2}

Le titre original japonais est Hop! Papamocco. Lunlun Yamamoto publiait déjà ses mangas dans le journal Asahi destiné aux enfants. Elle possédait donc une vraie expérience de ce lectorat bien avant l’arrivée d’Ichiko et Niko en français. :contentReference[oaicite:3]{index=3}

Ça se sent dans la manière dont elle raconte ses histoires. Le manga reste vivant sans devenir confus. Il est mignon sans tomber dans le bébé. Et surtout, il laisse assez de place à l’imagination pour donner envie de découvrir quelle nouvelle machine Mocco va encore réussir à inventer.

Alors, pour qui choisir Ichiko et Niko ?

Pour un jeune lecteur qui aime les histoires drôles, les inventions et les personnages attachants, c’est un choix facile à conseiller. La série fonctionne également très bien pour découvrir le manga sans commencer directement par un pavé d’action rempli de règles et de personnages à mémoriser.

Et si votre enfant aime déjà les BD colorées, il ne sera pas complètement dépaysé. Le sens de lecture occidental et la présentation très visuelle font une excellente transition vers le manga.

Reste ensuite à faire connaissance avec Ichiko, Niko et Mocco. Après ça, la vraie question n’est plus tellement de savoir pourquoi leur père est devenu une peluche. On se demande surtout quelle invention va encore transformer une journée tranquille en joyeux bazar.

Lire plus

Ichiko et Niko, ou Hop! Papamocco au Japon, est écrit et dessiné par Lunlun Yamamoto. Kana l’a choisi pour accompagner le lancement de sa collection jeunesse Kodomo en France. Un dernier conseil : si votre papa inventeur se transforme un jour en peluche après un orage, ne le rangez pas trop vite avec les doudous. Il a peut-être encore deux ou trois machines à terminer.

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Ichiko et Niko : deux jumelles, un papa inventeur… devenu peluche

Le manga Ichiko et Niko ne perd pas beaucoup de temps pour annoncer la couleur. Les deux héroïnes sont des jumelles qui vivent avec leur père dans une drôle de maison en forme de champignon. Papa est inventeur et passe son temps à fabriquer des machines plus ou moins farfelues pour aider ses filles et les habitants de la ville. Jusque-là, on pourrait presque parler d’une famille normale. Enfin, à condition d’avoir une définition assez souple du mot « normal ».

Puis la foudre frappe leur maison et transforme leur père en peluche. Heureusement, il peut toujours parler, bouger et continuer à inventer. Le voilà donc devenu Mocco, papa en tissu mais toujours aussi impliqué dans la vie de ses filles. À partir de là, chaque nouvelle invention peut rendre le quotidien plus pratique… ou beaucoup plus compliqué.

Un manga jeunesse qui ne ressemble pas à un manuel pour enfants

Ce qui fonctionne tout de suite avec Ichiko et Niko, c’est son ton. Lunlun Yamamoto ne parle pas aux jeunes lecteurs comme s’ils avaient besoin qu’on leur explique chaque blague. Elle construit simplement des petites aventures pleines d’idées, avec deux sœurs curieuses et un père qui possède visiblement plus d’imagination que de sens pratique.

Le résultat est léger sans être vide. Une invention déclenche un problème, les filles réagissent, Mocco tente parfois d’arranger la situation et tout ne se passe évidemment pas comme prévu. Pourtant, derrière les gags, on retrouve surtout une famille très soudée.

C’est aussi ce qui rend la série agréable à offrir. Pas besoin d’attendre plusieurs tomes avant de comprendre l’univers. Ichiko, Niko et leur père forment immédiatement un trio facile à aimer. Ensuite, les machines et les aventures font le reste.

Mocco : le seul papa qui risque de finir dans le coffre à jouets

La transformation du père constitue évidemment l’idée la plus drôle de la série. Pourtant, Mocco ne devient pas simplement une mascotte posée dans un coin. Il reste le père des jumelles et continue surtout à exercer son métier d’inventeur.

Du coup, la situation devient vite assez savoureuse. Ichiko et Niko peuvent discuter avec leur père, lui demander de l’aide ou tester ses nouvelles créations. Seulement, celui qui donne les conseils ressemble désormais davantage à une peluche qu’à un adulte responsable.

Lunlun Yamamoto exploite beaucoup ce décalage. Les inventions peuvent partir d’un vrai besoin du quotidien, puis prendre une direction beaucoup moins raisonnable. Ainsi, la science ne sert pas à fabriquer des armes capables de détruire la planète. Ici, elle sert surtout à créer de nouvelles occasions de mettre la maison sens dessus dessous.

Ichiko et Niko, ce sont surtout deux sœurs qui font tout ensemble

Les jumelles donnent leur nom à la série et restent au centre de chaque histoire. Elles partagent leur quotidien, leurs découvertes et les conséquences des inventions de Mocco. Pourtant, elles ne donnent pas l’impression d’être un seul personnage copié deux fois.

Leur complicité permet surtout à la série de garder beaucoup d’énergie. Elles discutent, testent les idées de leur père et se retrouvent régulièrement entraînées dans des situations qu’elles n’avaient pas vraiment prévues.

Et malgré tout ce qui leur arrive, l’ambiance reste chaleureuse. Ichiko et Niko ne cherchent pas à sauver le monde entre deux goûters. Elles vivent simplement dans un monde où un papa peut devenir une peluche après un orage et où personne ne semble trouver complètement absurde qu’il continue ensuite à bricoler.

Finalement, c’est peut-être ça le plus drôle : après quelques pages, on accepte nous aussi la situation sans poser davantage de questions.

Un style pop, coloré et vraiment différent

Visuellement, Ichiko et Niko se reconnaît immédiatement. Kana présente le dessin de Lunlun Yamamoto comme pop et vintage, avec une inspiration qui rappelle les années 60 et 70. Le trait est rond, les décors sont pleins de petits détails et les couleurs participent vraiment à l’ambiance.

La série a d’ailleurs été pensée pour un jeune public avec une présentation particulièrement accessible. Kana la publie dans sa collection Kodomo, en couleurs et dans le sens de lecture occidental. Pour un enfant qui découvre le manga, pas besoin de retourner le livre puis de se demander pourquoi tout le monde lit « à l’envers ».

Ce choix ne retire rien à l’identité manga de la série. Au contraire, il permet simplement d’entrer plus facilement dans l’histoire. Ensuite, les expressions des personnages, le rythme des cases et l’humour de Yamamoto font rapidement leur travail.

Une très bonne porte d’entrée pour un jeune lecteur

Si vous cherchez un premier manga pour un enfant, Ichiko et Niko mérite vraiment qu’on s’y arrête. Kana recommande la série dès 6 ans. Les histoires restent faciles à suivre, l’univers est immédiatement compréhensible et le format en couleurs aide beaucoup à accrocher les jeunes lecteurs.

Mais « manga jeunesse » ne veut pas dire lecture punitive choisie par les parents pendant que l’enfant regarde autre chose avec envie. Le concept du papa-peluche, les machines bizarres et les petites catastrophes du quotidien donnent justement de quoi rire.

Les adultes peuvent aussi prendre plaisir à feuilleter la série avec eux. Lunlun Yamamoto expliquait d’ailleurs que les parents pouvaient la lire avec leur propre regard sur les bêtises et les aventures des filles, même si elle n’a pas cherché à fabriquer artificiellement une deuxième lecture réservée aux grands. :contentReference[oaicite:1]{index=1}

C’est plutôt bon signe. La série sait à qui elle s’adresse et ne ressent pas le besoin de faire un clin d’œil aux adultes toutes les deux pages pour rester agréable.

Ichiko et Niko a même inauguré la collection Kodomo de Kana

Petite anecdote sympa : quand Kana lance sa collection Kodomo en 2016, Ichiko et Niko fait partie des titres choisis pour ouvrir le bal. L’éditeur voulait proposer des mangas spécialement adaptés aux jeunes lecteurs, et la série de Lunlun Yamamoto cochait parfaitement les cases. :contentReference[oaicite:2]{index=2}

Le titre original japonais est Hop! Papamocco. Lunlun Yamamoto publiait déjà ses mangas dans le journal Asahi destiné aux enfants. Elle possédait donc une vraie expérience de ce lectorat bien avant l’arrivée d’Ichiko et Niko en français. :contentReference[oaicite:3]{index=3}

Ça se sent dans la manière dont elle raconte ses histoires. Le manga reste vivant sans devenir confus. Il est mignon sans tomber dans le bébé. Et surtout, il laisse assez de place à l’imagination pour donner envie de découvrir quelle nouvelle machine Mocco va encore réussir à inventer.

Alors, pour qui choisir Ichiko et Niko ?

Pour un jeune lecteur qui aime les histoires drôles, les inventions et les personnages attachants, c’est un choix facile à conseiller. La série fonctionne également très bien pour découvrir le manga sans commencer directement par un pavé d’action rempli de règles et de personnages à mémoriser.

Et si votre enfant aime déjà les BD colorées, il ne sera pas complètement dépaysé. Le sens de lecture occidental et la présentation très visuelle font une excellente transition vers le manga.

Reste ensuite à faire connaissance avec Ichiko, Niko et Mocco. Après ça, la vraie question n’est plus tellement de savoir pourquoi leur père est devenu une peluche. On se demande surtout quelle invention va encore transformer une journée tranquille en joyeux bazar.

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Ichiko et Niko, ou Hop! Papamocco au Japon, est écrit et dessiné par Lunlun Yamamoto. Kana l’a choisi pour accompagner le lancement de sa collection jeunesse Kodomo en France. Un dernier conseil : si votre papa inventeur se transforme un jour en peluche après un orage, ne le rangez pas trop vite avec les doudous. Il a peut-être encore deux ou trois machines à terminer.