Gun Frontier
Gun Frontier : Harlock et Tochirô troquent l’espace pour le Far West
Le manga Gun Frontier réserve une drôle de surprise à ceux qui connaissent surtout Leiji Matsumoto pour ses grandes aventures spatiales. Ici, pas de cuirassé perdu entre les étoiles ni de pirate installé aux commandes de l’Arcadia. Harlock et Tochirô débarquent dans le Far West américain, revolver et sabre à portée de main. Et franchement, les deux s’adaptent plutôt bien au décor.
Tochirô cherche une communauté japonaise disparue quelque part dans l’Ouest. Harlock l’accompagne dans ce voyage où les saloons, les bandits et les règlements de comptes remplacent les batailles spatiales. Puis Simunora, une jeune femme aussi séduisante que mystérieuse, rejoint leur route. À partir de là, espérer un trajet tranquille devient franchement optimiste.
Harlock et Tochirô avant les étoiles
C’est probablement ce qui donne le plus envie d’ouvrir Gun Frontier lorsqu’on aime l’univers de Matsumoto. On reconnaît immédiatement Harlock et Tochirô, mais on les découvre dans un environnement totalement différent. Le premier devient un as du revolver. Le second reste fidèle à son tempérament et à son sabre.
Leur amitié fonctionne déjà à merveille. Harlock possède ce calme presque insolent qui lui permet de garder la tête froide quand tout part de travers. Tochirô, lui, compense largement par son énergie et sa personnalité beaucoup moins discrète. Ensemble, ils forment un duo capable d’attirer les ennuis avec une régularité impressionnante.
D’ailleurs, Black Box présentait Gun Frontier comme la rencontre entre Harlock et Tochirô. Cela donne au manga une place assez savoureuse dans l’univers de Matsumoto. Avant de les associer aux grands espaces stellaires, l’auteur les envoie d’abord patauger dans la poussière du Far West.
Un western signé Leiji Matsumoto, forcément un peu différent
Gun Frontier reprend volontiers les ingrédients du western : grandes étendues, chevaux, saloons, hors-la-loi et fusillades. Pourtant, Matsumoto ne cherche jamais à imiter sagement un film de cow-boys américain.
Il ajoute son humour, ses personnages immédiatement reconnaissables et son goût pour les marginaux qui refusent qu’on leur dicte leur conduite. De plus, Tochirô apporte une présence japonaise inhabituelle dans ce genre de récit. Sa quête d’une communauté de compatriotes donne ainsi un véritable but au voyage.
Le manga sait aussi se montrer nettement plus adulte que certaines œuvres de Matsumoto connues du grand public français. La violence répond présente, l’humour peut devenir assez cru et Simunora apporte une bonne dose de sensualité. Bref, ne vous fiez pas uniquement au nom d’Albator : Gun Frontier n’a jamais été conçu comme un manga pour enfants.
Simunora transforme le duo en trio
Harlock et Tochirô auraient déjà largement de quoi remplir le manga à eux seuls. Pourtant, Simunora change complètement leur dynamique. Elle possède son propre caractère, ses secrets et surtout une capacité remarquable à compliquer une situation qui ne demandait pourtant aucun effort supplémentaire.
Les deux hommes ne savent pas immédiatement quoi penser d’elle. Et le lecteur non plus. Simunora peut aider le duo, le provoquer ou garder certaines informations pour elle. Par conséquent, sa présence évite au récit de devenir une simple succession de villes traversées et de bandits descendus.
Le trio fonctionne aussi grâce à l’humour. Matsumoto aime confronter les caractères de ses héros avant de leur envoyer un nouveau problème. Ainsi, un moment de calme peut dégénérer avant même que le prochain adversaire ait eu besoin de dégainer.
Leiji Matsumoto bien avant Cosmoship Yamato et les grandes épopées spatiales
Leiji Matsumoto lance Gun Frontier en 1972. C’est particulièrement intéressant lorsqu’on replace le manga dans sa carrière. Le grand public associe aujourd’hui son nom à l’espace, à Albator ou encore au Yamato. Pourtant, ce western montre déjà plusieurs personnages et thèmes que l’auteur continuera à faire voyager pendant des décennies.
Si vous aimez cette facette de Matsumoto, jetez également un œil à Cosmoship Yamato. Le décor n’a plus rien à voir : cette fois, direction les étoiles à bord d’un ancien cuirassé transformé en vaisseau spatial. En revanche, on retrouve cette façon très personnelle qu’a Matsumoto de parler du voyage, de l’amitié et de personnages prêts à avancer même lorsque la destination paraît impossible.
Le contraste entre les deux séries est justement amusant. Dans Cosmoship Yamato, Matsumoto expédie ses héros à travers la galaxie. Dans Gun Frontier, quelques kilomètres de désert peuvent déjà suffire à transformer la journée en cauchemar.
Les éditions Black Box : deux gros volumes pour toute l’aventure
En France, Black Box Éditions a réuni Gun Frontier en deux volumes. Leiji Matsumoto signe à la fois le scénario et le dessin. Cette édition permet donc de découvrir l’intégralité de cette aventure sans partir dans une collection interminable.
Les deux tomes possèdent également un format généreux. Le premier approche les 300 pages, tandis que le second dépasse les 400 pages. Black Box a aussi conservé des pages couleur. Pour une œuvre née au début des années 70, c’est une manière plutôt agréable de retrouver le trait de Matsumoto.
Et puisque la série tient seulement en deux volumes, elle constitue aussi une excellente porte d’entrée dans son univers. Vous avez envie de découvrir Matsumoto sans partir immédiatement sur des dizaines de tomes ? Gun Frontier se tente facilement. Vous connaissez déjà Harlock et Tochirô ? Là, le plaisir vient surtout de les voir manier le revolver et le sabre au lieu de regarder les étoiles.
Un autre visage de l’univers d’Albator
Gun Frontier rappelle surtout une chose : chez Leiji Matsumoto, ses personnages ne restent pas gentiment enfermés dans une seule série. Harlock, Tochirô et d’autres figures reviennent sous différentes formes. L’auteur aime les déplacer, modifier le contexte et créer des échos entre ses œuvres.
Il ne faut donc pas sortir un tableau et essayer de raccorder chaque détail à une chronologie parfaite. Ce n’est pas vraiment le jeu proposé par Matsumoto. Le plaisir vient plutôt de reconnaître un personnage et de découvrir ce qu’il devient dans cette nouvelle version de son univers.
Et ici, la transformation fonctionne particulièrement bien. Harlock reste Harlock, même avec un revolver à la ceinture. Tochirô reste Tochirô, même sans vaisseau à construire. Quant au Far West, il semblait finalement n’attendre qu’eux pour devenir encore un peu plus dangereux.
Pourquoi tenter Gun Frontier ?
Si vous aimez Albator, Tochirô ou simplement Leiji Matsumoto, la réponse est assez simple : parce que vous ne les avez probablement jamais vus comme ça. Gun Frontier montre une facette beaucoup plus western, drôle et parfois franchement brutale de son univers.
Le manga marche aussi très bien si vous aimez les aventures de vieux briscards, les duos qui passent leur temps à attirer les problèmes et les histoires où le prochain saloon promet rarement une simple bière tranquille.
Enfin, l’édition Black Box en deux tomes ne demande pas un engagement énorme. Vous montez en selle avec Harlock et Tochirô, vous voyez si leur Far West vous plaît… et il y a de fortes chances que le deuxième volume ne reste pas longtemps très loin du premier.
Lire plus
Gun Frontier est écrit et dessiné par Leiji Matsumoto. Lancé au Japon en 1972, ce western réunit Harlock, Tochirô et Simunora dans une aventure très différente des grandes épopées spatiales de l’auteur. Black Box a publié l’édition française complète en deux volumes. Un dernier conseil : si Harlock et Tochirô vous proposent de traverser le désert avec eux, prenez de l’eau. Avec ces deux-là, le prochain saloon est rarement aussi proche qu’annoncé.
Voici le seul résultat
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Gun Frontier Volume 02
23,90CHF
Gun Frontier : Harlock et Tochirô troquent l’espace pour le Far West
Le manga Gun Frontier réserve une drôle de surprise à ceux qui connaissent surtout Leiji Matsumoto pour ses grandes aventures spatiales. Ici, pas de cuirassé perdu entre les étoiles ni de pirate installé aux commandes de l’Arcadia. Harlock et Tochirô débarquent dans le Far West américain, revolver et sabre à portée de main. Et franchement, les deux s’adaptent plutôt bien au décor.
Tochirô cherche une communauté japonaise disparue quelque part dans l’Ouest. Harlock l’accompagne dans ce voyage où les saloons, les bandits et les règlements de comptes remplacent les batailles spatiales. Puis Simunora, une jeune femme aussi séduisante que mystérieuse, rejoint leur route. À partir de là, espérer un trajet tranquille devient franchement optimiste.
Harlock et Tochirô avant les étoiles
C’est probablement ce qui donne le plus envie d’ouvrir Gun Frontier lorsqu’on aime l’univers de Matsumoto. On reconnaît immédiatement Harlock et Tochirô, mais on les découvre dans un environnement totalement différent. Le premier devient un as du revolver. Le second reste fidèle à son tempérament et à son sabre.
Leur amitié fonctionne déjà à merveille. Harlock possède ce calme presque insolent qui lui permet de garder la tête froide quand tout part de travers. Tochirô, lui, compense largement par son énergie et sa personnalité beaucoup moins discrète. Ensemble, ils forment un duo capable d’attirer les ennuis avec une régularité impressionnante.
D’ailleurs, Black Box présentait Gun Frontier comme la rencontre entre Harlock et Tochirô. Cela donne au manga une place assez savoureuse dans l’univers de Matsumoto. Avant de les associer aux grands espaces stellaires, l’auteur les envoie d’abord patauger dans la poussière du Far West.
Un western signé Leiji Matsumoto, forcément un peu différent
Gun Frontier reprend volontiers les ingrédients du western : grandes étendues, chevaux, saloons, hors-la-loi et fusillades. Pourtant, Matsumoto ne cherche jamais à imiter sagement un film de cow-boys américain.
Il ajoute son humour, ses personnages immédiatement reconnaissables et son goût pour les marginaux qui refusent qu’on leur dicte leur conduite. De plus, Tochirô apporte une présence japonaise inhabituelle dans ce genre de récit. Sa quête d’une communauté de compatriotes donne ainsi un véritable but au voyage.
Le manga sait aussi se montrer nettement plus adulte que certaines œuvres de Matsumoto connues du grand public français. La violence répond présente, l’humour peut devenir assez cru et Simunora apporte une bonne dose de sensualité. Bref, ne vous fiez pas uniquement au nom d’Albator : Gun Frontier n’a jamais été conçu comme un manga pour enfants.
Simunora transforme le duo en trio
Harlock et Tochirô auraient déjà largement de quoi remplir le manga à eux seuls. Pourtant, Simunora change complètement leur dynamique. Elle possède son propre caractère, ses secrets et surtout une capacité remarquable à compliquer une situation qui ne demandait pourtant aucun effort supplémentaire.
Les deux hommes ne savent pas immédiatement quoi penser d’elle. Et le lecteur non plus. Simunora peut aider le duo, le provoquer ou garder certaines informations pour elle. Par conséquent, sa présence évite au récit de devenir une simple succession de villes traversées et de bandits descendus.
Le trio fonctionne aussi grâce à l’humour. Matsumoto aime confronter les caractères de ses héros avant de leur envoyer un nouveau problème. Ainsi, un moment de calme peut dégénérer avant même que le prochain adversaire ait eu besoin de dégainer.
Leiji Matsumoto bien avant Cosmoship Yamato et les grandes épopées spatiales
Leiji Matsumoto lance Gun Frontier en 1972. C’est particulièrement intéressant lorsqu’on replace le manga dans sa carrière. Le grand public associe aujourd’hui son nom à l’espace, à Albator ou encore au Yamato. Pourtant, ce western montre déjà plusieurs personnages et thèmes que l’auteur continuera à faire voyager pendant des décennies.
Si vous aimez cette facette de Matsumoto, jetez également un œil à Cosmoship Yamato. Le décor n’a plus rien à voir : cette fois, direction les étoiles à bord d’un ancien cuirassé transformé en vaisseau spatial. En revanche, on retrouve cette façon très personnelle qu’a Matsumoto de parler du voyage, de l’amitié et de personnages prêts à avancer même lorsque la destination paraît impossible.
Le contraste entre les deux séries est justement amusant. Dans Cosmoship Yamato, Matsumoto expédie ses héros à travers la galaxie. Dans Gun Frontier, quelques kilomètres de désert peuvent déjà suffire à transformer la journée en cauchemar.
Les éditions Black Box : deux gros volumes pour toute l’aventure
En France, Black Box Éditions a réuni Gun Frontier en deux volumes. Leiji Matsumoto signe à la fois le scénario et le dessin. Cette édition permet donc de découvrir l’intégralité de cette aventure sans partir dans une collection interminable.
Les deux tomes possèdent également un format généreux. Le premier approche les 300 pages, tandis que le second dépasse les 400 pages. Black Box a aussi conservé des pages couleur. Pour une œuvre née au début des années 70, c’est une manière plutôt agréable de retrouver le trait de Matsumoto.
Et puisque la série tient seulement en deux volumes, elle constitue aussi une excellente porte d’entrée dans son univers. Vous avez envie de découvrir Matsumoto sans partir immédiatement sur des dizaines de tomes ? Gun Frontier se tente facilement. Vous connaissez déjà Harlock et Tochirô ? Là, le plaisir vient surtout de les voir manier le revolver et le sabre au lieu de regarder les étoiles.
Un autre visage de l’univers d’Albator
Gun Frontier rappelle surtout une chose : chez Leiji Matsumoto, ses personnages ne restent pas gentiment enfermés dans une seule série. Harlock, Tochirô et d’autres figures reviennent sous différentes formes. L’auteur aime les déplacer, modifier le contexte et créer des échos entre ses œuvres.
Il ne faut donc pas sortir un tableau et essayer de raccorder chaque détail à une chronologie parfaite. Ce n’est pas vraiment le jeu proposé par Matsumoto. Le plaisir vient plutôt de reconnaître un personnage et de découvrir ce qu’il devient dans cette nouvelle version de son univers.
Et ici, la transformation fonctionne particulièrement bien. Harlock reste Harlock, même avec un revolver à la ceinture. Tochirô reste Tochirô, même sans vaisseau à construire. Quant au Far West, il semblait finalement n’attendre qu’eux pour devenir encore un peu plus dangereux.
Pourquoi tenter Gun Frontier ?
Si vous aimez Albator, Tochirô ou simplement Leiji Matsumoto, la réponse est assez simple : parce que vous ne les avez probablement jamais vus comme ça. Gun Frontier montre une facette beaucoup plus western, drôle et parfois franchement brutale de son univers.
Le manga marche aussi très bien si vous aimez les aventures de vieux briscards, les duos qui passent leur temps à attirer les problèmes et les histoires où le prochain saloon promet rarement une simple bière tranquille.
Enfin, l’édition Black Box en deux tomes ne demande pas un engagement énorme. Vous montez en selle avec Harlock et Tochirô, vous voyez si leur Far West vous plaît… et il y a de fortes chances que le deuxième volume ne reste pas longtemps très loin du premier.
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Gun Frontier est écrit et dessiné par Leiji Matsumoto. Lancé au Japon en 1972, ce western réunit Harlock, Tochirô et Simunora dans une aventure très différente des grandes épopées spatiales de l’auteur. Black Box a publié l’édition française complète en deux volumes. Un dernier conseil : si Harlock et Tochirô vous proposent de traverser le désert avec eux, prenez de l’eau. Avec ces deux-là, le prochain saloon est rarement aussi proche qu’annoncé.
