Goldorak
Goldorak : Actarus, Alcor et le robot qui a marqué toute une génération
Le manga Goldorak, ce n’est pas simplement le dessin animé des années 70 imprimé sur papier. Selon la version que vous ouvrez, l’histoire change, certains événements prennent une autre direction et plusieurs personnages n’ont pas exactement le même rôle. Pourtant, on retrouve toujours l’essentiel : Actarus, la planète Euphor, les forces de Véga et ce gigantesque robot capable de faire regretter très vite à un Golgoth d’avoir choisi la Terre comme destination.
En France, beaucoup ont découvert Goldorak à la télévision en 1978. Ensuite, les mangas ont permis de retrouver cet univers sous une forme différente. Les éditions Black Box ont notamment remis à l’honneur plusieurs versions papier liées à Gô Nagai. Pour les lecteurs qui connaissent surtout l’anime, c’est justement là que les choses deviennent intéressantes.
Goldorak ne commence pas vraiment avec Goldorak
Avant Actarus, il y avait Mazinger Z. Puis Gô Nagai développe Great Mazinger avant d’arriver à UFO Robot Grendizer, le nom japonais de Goldorak. Toei considère d’ailleurs Grendizer comme le troisième volet de cette lignée. Le lien n’est donc pas une théorie de fan bricolée trente ans plus tard.
Et le meilleur exemple se trouve juste sous notre nez : Alcor n’est autre que Kôji Kabuto, le héros et pilote de Mazinger Z. Les spectateurs français l’ont connu sous son nom d’Alcor dans Goldorak. Autrement dit, quand il débarque auprès d’Actarus, ce n’est pas simplement un pilote enthousiaste qui arrive de nulle part.
Cette connexion change la manière de regarder certains mangas. Dans le one-shot de Gô Nagai publié par Black Box, Mazinger Z et Great Mazinger font même partie du voyage. On comprend alors beaucoup mieux pourquoi Goldorak appartient à une famille de robots bien plus vaste.
Les éditions Black Box : plusieurs façons de retrouver Goldorak
Black Box a proposé en français un one-shot de Gô Nagai qui rassemble son histoire de Goldorak en un seul gros volume. L’éditeur a choisi de conserver les noms français. On retrouve donc Actarus, Alcor et les termes que les téléspectateurs connaissent depuis des décennies.
Ce volume possède aussi un intérêt particulier pour les amateurs de Mazinger. Gô Nagai y fait croiser Goldorak avec ses célèbres prédécesseurs. Ainsi, le lecteur ne découvre pas seulement une autre version des aventures d’Actarus : il replace aussi le robot dans l’univers qui l’a vu naître.
Black Box a également édité la version dessinée par Gosaku Ôta en quatre volumes. Et là, il vaut mieux ne pas attendre une copie case par case de l’anime. Ôta prend des libertés, développe certains éléments différemment et propose une vision parfois plus dure de l’histoire.
C’est justement ce qui rend ces mangas intéressants à collectionner. Si vous connaissez Goldorak presque par cœur grâce à la télévision, le papier peut encore vous surprendre. Vous reconnaissez Actarus, Véga ou les grandes machines. Pourtant, vous ne savez pas toujours exactement où le récit va vous emmener.
Actarus n’est pas seulement un pilote de robot géant
Goldorak fonctionne aussi parce qu’Actarus possède une vraie histoire avant même son arrivée sur Terre. Prince de la planète Euphor, il voit son monde tomber sous les attaques de Véga. Il réussit alors à fuir avec Goldorak et trouve refuge sur Terre.
Le professeur Procyon l’accueille et le présente comme son fils adoptif. Dès lors, Actarus essaie de reconstruire une vie loin de la guerre. Seulement, les forces de Véga finissent à leur tour par menacer la Terre.
Le pilote doit donc reprendre les commandes du robot qu’il aurait volontiers laissé au repos. Derrière les attaques spectaculaires se cache ainsi un héros qui combat ceux qui ont déjà détruit son propre monde.
Cette dimension donne plus de poids aux affrontements. Actarus ne défend pas seulement la planète parce qu’il faut un gentil face aux méchants. Il sait exactement ce que les forces de Véga peuvent faire si personne ne les arrête.
Fulguropoing, Cornofulgur… difficile d’oublier les attaques
Impossible de parler de Goldorak sans évoquer son arsenal. Fulguropoing, Cornofulgur, Astérohache : même des années plus tard, certains noms déclenchent immédiatement quelque chose chez ceux qui ont grandi avec la série.
Et c’est probablement l’une des grandes forces de Goldorak. Le robot possède une silhouette que l’on reconnaît instantanément. Ses cornes, son visage, son Spazer et ses armes lui donnent une vraie personnalité visuelle.
Gô Nagai avait déjà posé les bases du robot piloté avec Mazinger Z. Pourtant, Goldorak pousse encore plus loin cette idée en mélangeant robot géant et soucoupe volante. Le contexte extraterrestre permet aussi de quitter les seules machines terrestres pour partir vers une vraie guerre venue de l’espace.
Pourquoi lire le manga quand on connaît déjà le dessin animé ?
Justement parce que vous le connaissez. Si vous n’avez en tête que les épisodes télévisés, les différentes versions manga jouent presque comme des histoires parallèles. On reconnaît l’univers, mais on découvre une autre manière de raconter les mêmes personnages.
De plus, le format papier met davantage en valeur le trait des différents auteurs. Le Goldorak de Gô Nagai n’a pas exactement le même visage que celui de Gosaku Ôta. Les scènes d’action changent aussi de rythme. Par conséquent, passer d’une version à l’autre ne donne pas l’impression d’acheter deux fois la même histoire.
Pour un collectionneur de robots japonais, le lien avec Mazinger ajoute encore de l’intérêt. Goldorak n’est plus seulement « le robot de Récré A2 ». Il retrouve sa place dans l’univers imaginé autour de Mazinger Z, Great Mazinger et des créations de Dynamic Planning.
Et si vous voulez retrouver Goldorak dans une BD moderne…
Il existe aussi une excellente passerelle entre la génération qui a découvert Goldorak à la télévision et les lecteurs de bande dessinée franco-belge. En 2021, Xavier Dorison, Denis Bajram, Brice Cossu, Alexis Sentenac et Yoann Guillo ont repris l’univers dans une histoire inédite.
Cette BD Goldorak se déroule après les événements de l’anime. Actarus et sa sœur ont regagné Euphor, tandis qu’Alcor et Vénusia tentent de reprendre une vie normale. Évidemment, un nouvel ennemi finit par ruiner le programme.
Gô Nagai a supervisé et approuvé ce projet. Résultat, l’album ne cherche pas simplement à coller Goldorak sur une couverture pour jouer avec la nostalgie. Les auteurs prolongent réellement l’univers tout en lui donnant une mise en scène beaucoup plus contemporaine.
Si vous aimez comparer les interprétations, c’est même assez amusant. Vous pouvez passer du manga de Gô Nagai à celui de Gosaku Ôta, puis découvrir comment des auteurs européens s’emparent du même robot plusieurs décennies plus tard.
Goldorak, bien plus qu’un souvenir des années 70
Bien sûr, la nostalgie joue énormément. Il suffit parfois de voir Actarus ou la silhouette de Goldorak pour que reviennent les souvenirs du dessin animé. Pourtant, réduire la série à ça serait dommage.
Les mangas montrent justement tout ce qu’il existe autour de l’anime. Ils permettent aussi de mieux comprendre le lien avec Mazinger et de découvrir plusieurs visions d’une même œuvre. Ensuite, la BD moderne prouve que cet univers peut encore inspirer de nouvelles histoires.
Si vous connaissez déjà Goldorak, les éditions Black Box constituent donc une très bonne façon de revenir aux sources sans simplement revoir ce que vous savez déjà. Et si vous découvrez Actarus aujourd’hui, vous allez enfin comprendre pourquoi certains clients prononcent encore « Fulguropoing » avec beaucoup trop de conviction.
Lire plus
Goldorak, ou UFO Robot Grendizer, appartient à l’univers créé autour de Gô Nagai et succède à Mazinger Z et Great Mazinger. Les éditions Black Box ont notamment proposé en français le one-shot de Gô Nagai et la version en quatre volumes dessinée par Gosaku Ôta. Un dernier conseil : vous pouvez tourner les pages normalement. Crier « Fulguropoing ! » à chaque combat reste totalement facultatif, même si certains ne pourront probablement pas s’en empêcher.
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Goldorak : Actarus, Alcor et le robot qui a marqué toute une génération
Le manga Goldorak, ce n’est pas simplement le dessin animé des années 70 imprimé sur papier. Selon la version que vous ouvrez, l’histoire change, certains événements prennent une autre direction et plusieurs personnages n’ont pas exactement le même rôle. Pourtant, on retrouve toujours l’essentiel : Actarus, la planète Euphor, les forces de Véga et ce gigantesque robot capable de faire regretter très vite à un Golgoth d’avoir choisi la Terre comme destination.
En France, beaucoup ont découvert Goldorak à la télévision en 1978. Ensuite, les mangas ont permis de retrouver cet univers sous une forme différente. Les éditions Black Box ont notamment remis à l’honneur plusieurs versions papier liées à Gô Nagai. Pour les lecteurs qui connaissent surtout l’anime, c’est justement là que les choses deviennent intéressantes.
Goldorak ne commence pas vraiment avec Goldorak
Avant Actarus, il y avait Mazinger Z. Puis Gô Nagai développe Great Mazinger avant d’arriver à UFO Robot Grendizer, le nom japonais de Goldorak. Toei considère d’ailleurs Grendizer comme le troisième volet de cette lignée. Le lien n’est donc pas une théorie de fan bricolée trente ans plus tard.
Et le meilleur exemple se trouve juste sous notre nez : Alcor n’est autre que Kôji Kabuto, le héros et pilote de Mazinger Z. Les spectateurs français l’ont connu sous son nom d’Alcor dans Goldorak. Autrement dit, quand il débarque auprès d’Actarus, ce n’est pas simplement un pilote enthousiaste qui arrive de nulle part.
Cette connexion change la manière de regarder certains mangas. Dans le one-shot de Gô Nagai publié par Black Box, Mazinger Z et Great Mazinger font même partie du voyage. On comprend alors beaucoup mieux pourquoi Goldorak appartient à une famille de robots bien plus vaste.
Les éditions Black Box : plusieurs façons de retrouver Goldorak
Black Box a proposé en français un one-shot de Gô Nagai qui rassemble son histoire de Goldorak en un seul gros volume. L’éditeur a choisi de conserver les noms français. On retrouve donc Actarus, Alcor et les termes que les téléspectateurs connaissent depuis des décennies.
Ce volume possède aussi un intérêt particulier pour les amateurs de Mazinger. Gô Nagai y fait croiser Goldorak avec ses célèbres prédécesseurs. Ainsi, le lecteur ne découvre pas seulement une autre version des aventures d’Actarus : il replace aussi le robot dans l’univers qui l’a vu naître.
Black Box a également édité la version dessinée par Gosaku Ôta en quatre volumes. Et là, il vaut mieux ne pas attendre une copie case par case de l’anime. Ôta prend des libertés, développe certains éléments différemment et propose une vision parfois plus dure de l’histoire.
C’est justement ce qui rend ces mangas intéressants à collectionner. Si vous connaissez Goldorak presque par cœur grâce à la télévision, le papier peut encore vous surprendre. Vous reconnaissez Actarus, Véga ou les grandes machines. Pourtant, vous ne savez pas toujours exactement où le récit va vous emmener.
Actarus n’est pas seulement un pilote de robot géant
Goldorak fonctionne aussi parce qu’Actarus possède une vraie histoire avant même son arrivée sur Terre. Prince de la planète Euphor, il voit son monde tomber sous les attaques de Véga. Il réussit alors à fuir avec Goldorak et trouve refuge sur Terre.
Le professeur Procyon l’accueille et le présente comme son fils adoptif. Dès lors, Actarus essaie de reconstruire une vie loin de la guerre. Seulement, les forces de Véga finissent à leur tour par menacer la Terre.
Le pilote doit donc reprendre les commandes du robot qu’il aurait volontiers laissé au repos. Derrière les attaques spectaculaires se cache ainsi un héros qui combat ceux qui ont déjà détruit son propre monde.
Cette dimension donne plus de poids aux affrontements. Actarus ne défend pas seulement la planète parce qu’il faut un gentil face aux méchants. Il sait exactement ce que les forces de Véga peuvent faire si personne ne les arrête.
Fulguropoing, Cornofulgur… difficile d’oublier les attaques
Impossible de parler de Goldorak sans évoquer son arsenal. Fulguropoing, Cornofulgur, Astérohache : même des années plus tard, certains noms déclenchent immédiatement quelque chose chez ceux qui ont grandi avec la série.
Et c’est probablement l’une des grandes forces de Goldorak. Le robot possède une silhouette que l’on reconnaît instantanément. Ses cornes, son visage, son Spazer et ses armes lui donnent une vraie personnalité visuelle.
Gô Nagai avait déjà posé les bases du robot piloté avec Mazinger Z. Pourtant, Goldorak pousse encore plus loin cette idée en mélangeant robot géant et soucoupe volante. Le contexte extraterrestre permet aussi de quitter les seules machines terrestres pour partir vers une vraie guerre venue de l’espace.
Pourquoi lire le manga quand on connaît déjà le dessin animé ?
Justement parce que vous le connaissez. Si vous n’avez en tête que les épisodes télévisés, les différentes versions manga jouent presque comme des histoires parallèles. On reconnaît l’univers, mais on découvre une autre manière de raconter les mêmes personnages.
De plus, le format papier met davantage en valeur le trait des différents auteurs. Le Goldorak de Gô Nagai n’a pas exactement le même visage que celui de Gosaku Ôta. Les scènes d’action changent aussi de rythme. Par conséquent, passer d’une version à l’autre ne donne pas l’impression d’acheter deux fois la même histoire.
Pour un collectionneur de robots japonais, le lien avec Mazinger ajoute encore de l’intérêt. Goldorak n’est plus seulement « le robot de Récré A2 ». Il retrouve sa place dans l’univers imaginé autour de Mazinger Z, Great Mazinger et des créations de Dynamic Planning.
Et si vous voulez retrouver Goldorak dans une BD moderne…
Il existe aussi une excellente passerelle entre la génération qui a découvert Goldorak à la télévision et les lecteurs de bande dessinée franco-belge. En 2021, Xavier Dorison, Denis Bajram, Brice Cossu, Alexis Sentenac et Yoann Guillo ont repris l’univers dans une histoire inédite.
Cette BD Goldorak se déroule après les événements de l’anime. Actarus et sa sœur ont regagné Euphor, tandis qu’Alcor et Vénusia tentent de reprendre une vie normale. Évidemment, un nouvel ennemi finit par ruiner le programme.
Gô Nagai a supervisé et approuvé ce projet. Résultat, l’album ne cherche pas simplement à coller Goldorak sur une couverture pour jouer avec la nostalgie. Les auteurs prolongent réellement l’univers tout en lui donnant une mise en scène beaucoup plus contemporaine.
Si vous aimez comparer les interprétations, c’est même assez amusant. Vous pouvez passer du manga de Gô Nagai à celui de Gosaku Ôta, puis découvrir comment des auteurs européens s’emparent du même robot plusieurs décennies plus tard.
Goldorak, bien plus qu’un souvenir des années 70
Bien sûr, la nostalgie joue énormément. Il suffit parfois de voir Actarus ou la silhouette de Goldorak pour que reviennent les souvenirs du dessin animé. Pourtant, réduire la série à ça serait dommage.
Les mangas montrent justement tout ce qu’il existe autour de l’anime. Ils permettent aussi de mieux comprendre le lien avec Mazinger et de découvrir plusieurs visions d’une même œuvre. Ensuite, la BD moderne prouve que cet univers peut encore inspirer de nouvelles histoires.
Si vous connaissez déjà Goldorak, les éditions Black Box constituent donc une très bonne façon de revenir aux sources sans simplement revoir ce que vous savez déjà. Et si vous découvrez Actarus aujourd’hui, vous allez enfin comprendre pourquoi certains clients prononcent encore « Fulguropoing » avec beaucoup trop de conviction.
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Goldorak, ou UFO Robot Grendizer, appartient à l’univers créé autour de Gô Nagai et succède à Mazinger Z et Great Mazinger. Les éditions Black Box ont notamment proposé en français le one-shot de Gô Nagai et la version en quatre volumes dessinée par Gosaku Ôta. Un dernier conseil : vous pouvez tourner les pages normalement. Crier « Fulguropoing ! » à chaque combat reste totalement facultatif, même si certains ne pourront probablement pas s’en empêcher.
