Gantz : E
Gantz:E : la folie de Gantz débarque en pleine époque d’Edo
Avec Gantz:E, Hiroya Oku reprend une idée que les lecteurs de Gantz connaissent bien : mourir n’est parfois que le début des ennuis. Cette fois, pas de Tokyo moderne ni de lycéens projetés dans une mission impossible. Nous sommes à l’époque d’Edo, avec des paysans, des sabres… et toujours cette mystérieuse sphère noire qui adore donner des ordres franchement peu rassurants.
Hanbe’e et Masakichi meurent en tentant de sauver une jeune fille de la noyade. Pourtant, au lieu d’en rester là, ils se réveillent dans un ancien temple avec d’autres inconnus. Au milieu de la pièce trône une énorme boule noire. Puis tombe la mission : tuer Miyamoto Musashi. Pour une première soirée après sa mort, Hanbe’e aurait probablement pu rêver plus calme.
Gantz avec des samouraïs ? Oui, et ça fonctionne étonnamment bien
C’est évidemment le premier plaisir de Gantz:E. Le manga prend les codes de Gantz et les confronte à une époque qui ne possède aucun moyen de comprendre cette technologie. Les personnages connaissent les sabres, les combats et la violence. En revanche, une sphère capable de les téléporter ou un équipement venu d’on ne sait où, c’est une autre histoire.
Ce décalage donne immédiatement une vraie personnalité à la série. Dans Gantz, les armes étranges et les combinaisons semblaient déjà futuristes. Ici, elles tombent au milieu du Japon féodal. Forcément, l’effet est encore plus brutal.
Mais Gantz:E ne se contente pas de changer les costumes. Les personnages viennent d’un autre monde social et culturel. Ils n’abordent donc ni la mort, ni le combat, ni les phénomènes incompréhensibles de la même manière que les héros de la série originale.
Hanbe’e et Masakichi n’avaient clairement pas prévu cette journée
Au départ, Hanbe’e a des préoccupations beaucoup plus ordinaires. Il aime O-Haru et souhaite l’épouser. Seulement, elle lui avoue qu’elle aime Masakichi. La rencontre entre les deux hommes pourrait déjà suffisamment mal tourner comme ça.
Puis une jeune fille tombe dans la rivière. Hanbe’e et Masakichi tentent de la sauver et se noient. Quelques instants plus tard, ils ouvrent les yeux dans ce temple impossible. Autant dire que leur rivalité amoureuse passe rapidement au second plan.
Cette entrée en matière fonctionne très bien parce qu’elle va droit au but. Pas besoin d’attendre plusieurs tomes avant de comprendre ce qui les attend. Le monde ordinaire disparaît rapidement et la logique de Gantz reprend ses droits : une mission, une cible et très peu d’explications.
Première cible : Miyamoto Musashi. Rien que ça.
Quand la sphère noire annonce le nom de la cible, Miyamoto Musashi, le ton est donné. On ne demande pas à ces pauvres types de poursuivre un voleur de poules. Ils doivent affronter un nom devenu légendaire dans l’histoire du sabre japonais.
Et c’est justement là que le mélange devient savoureux. D’un côté, Gantz apporte sa technologie, ses règles absurdes et ses missions meurtrières. De l’autre, l’époque d’Edo fournit des combattants qui connaissent réellement les armes blanches et les affrontements rapprochés.
Le résultat ne ressemble donc pas à un simple copier-coller de Gantz avec des kimonos. Les techniques de sabre ont une vraie place dans les affrontements. Ensuite, l’arrivée de l’équipement Gantz vient bouleverser des règles que les personnages pensaient connaître.
Hiroya Oku imagine, Jin Kagetsu passe au dessin
Hiroya Oku, créateur de Gantz, signe l’histoire originale de Gantz:E. Le dessin revient à Jin Kagetsu. Le changement d’artiste n’empêche pas la série de conserver ce qui fait le sel de l’univers : corps malmenés, combats violents, ennemis incompréhensibles et personnages qui doivent réagir avant même d’avoir compris ce qui leur arrive.
Kagetsu profite aussi beaucoup du cadre historique. Les vêtements, les armes et les décors d’Edo contrastent avec les éléments technologiques de Gantz. Ainsi, une combinaison ou une arme futuriste paraît encore plus étrange lorsqu’elle apparaît devant des personnages habitués au sabre.
Les affrontements restent lisibles et directs. Lorsqu’une menace arrive, le manga ne cherche pas à rendre la violence élégante. Gantz a toujours aimé rappeler que ses personnages peuvent mourir très vite. Gantz:E conserve parfaitement cette mauvaise habitude.
Pas besoin d’être historien, mais connaître Gantz ajoute du plaisir
Vous n’avez évidemment pas besoin de connaître chaque période du Japon pour suivre l’histoire. Le cadre sert d’abord à créer ce choc entre deux univers. En revanche, reconnaître Miyamoto Musashi ou certaines références historiques ajoute forcément un petit plaisir supplémentaire.
Pour les lecteurs de Gantz, le plaisir fonctionne autrement. On reconnaît immédiatement certaines règles et certains objets. Du coup, on sait parfois ce qui attend les personnages avant eux. Et regarder Hanbe’e tenter de comprendre quelque chose que le lecteur connaît déjà devient assez jubilatoire.
Les nouveaux venus peuvent aussi entrer par cette porte. L’histoire présente son propre groupe et son propre contexte. Cependant, Gantz:E ne cherche pas à expliquer longuement tout l’univers de Gantz. Il préfère vous jeter dans la mission avec ses personnages. Finalement, c’est assez raccord avec la méthode de la fameuse boule noire.
Pourquoi tenter Gantz:E ?
Si vous aimez les seinen violents, les combats au sabre et les situations où personne ne comprend vraiment ce qui vient de lui tomber dessus, Gantz:E a de sérieux arguments. Le mélange entre science-fiction et Japon féodal paraît improbable pendant environ trente secondes. Ensuite, on se demande surtout pourquoi personne n’avait envoyé la sphère noire à Edo plus tôt.
La série garde aussi ce plaisir typique de Gantz : découvrir la prochaine cible. On sait qu’une mission va mal tourner. On sait que certains personnages sous-estiment probablement ce qui les attend. Pourtant, on tourne quand même la page pour voir exactement à quel point la situation va dégénérer.
Et avec Miyamoto Musashi dès le départ, autant dire que Gantz:E ne perd pas beaucoup de temps avant de sortir les gros morceaux.
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Gantz:E transpose l’univers imaginé par Hiroya Oku dans le Japon de l’époque d’Edo, avec Jin Kagetsu au dessin. Hanbe’e et Masakichi découvrent la mystérieuse sphère noire après leur mort, avant de recevoir une première mission particulièrement accueillante : éliminer Miyamoto Musashi. Un conseil : si vous vous réveillez dans un temple et qu’une grosse boule noire commence à vous donner des ordres, votre journée vient probablement de prendre une très mauvaise direction.
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Gantz : E tome 01
13,30CHF -

Gantz : E tome 02
13,30CHF -

Gantz : E tome 03
13,30CHF -

Gantz : E tome 04
13,30CHF
Gantz:E : la folie de Gantz débarque en pleine époque d’Edo
Avec Gantz:E, Hiroya Oku reprend une idée que les lecteurs de Gantz connaissent bien : mourir n’est parfois que le début des ennuis. Cette fois, pas de Tokyo moderne ni de lycéens projetés dans une mission impossible. Nous sommes à l’époque d’Edo, avec des paysans, des sabres… et toujours cette mystérieuse sphère noire qui adore donner des ordres franchement peu rassurants.
Hanbe’e et Masakichi meurent en tentant de sauver une jeune fille de la noyade. Pourtant, au lieu d’en rester là, ils se réveillent dans un ancien temple avec d’autres inconnus. Au milieu de la pièce trône une énorme boule noire. Puis tombe la mission : tuer Miyamoto Musashi. Pour une première soirée après sa mort, Hanbe’e aurait probablement pu rêver plus calme.
Gantz avec des samouraïs ? Oui, et ça fonctionne étonnamment bien
C’est évidemment le premier plaisir de Gantz:E. Le manga prend les codes de Gantz et les confronte à une époque qui ne possède aucun moyen de comprendre cette technologie. Les personnages connaissent les sabres, les combats et la violence. En revanche, une sphère capable de les téléporter ou un équipement venu d’on ne sait où, c’est une autre histoire.
Ce décalage donne immédiatement une vraie personnalité à la série. Dans Gantz, les armes étranges et les combinaisons semblaient déjà futuristes. Ici, elles tombent au milieu du Japon féodal. Forcément, l’effet est encore plus brutal.
Mais Gantz:E ne se contente pas de changer les costumes. Les personnages viennent d’un autre monde social et culturel. Ils n’abordent donc ni la mort, ni le combat, ni les phénomènes incompréhensibles de la même manière que les héros de la série originale.
Hanbe’e et Masakichi n’avaient clairement pas prévu cette journée
Au départ, Hanbe’e a des préoccupations beaucoup plus ordinaires. Il aime O-Haru et souhaite l’épouser. Seulement, elle lui avoue qu’elle aime Masakichi. La rencontre entre les deux hommes pourrait déjà suffisamment mal tourner comme ça.
Puis une jeune fille tombe dans la rivière. Hanbe’e et Masakichi tentent de la sauver et se noient. Quelques instants plus tard, ils ouvrent les yeux dans ce temple impossible. Autant dire que leur rivalité amoureuse passe rapidement au second plan.
Cette entrée en matière fonctionne très bien parce qu’elle va droit au but. Pas besoin d’attendre plusieurs tomes avant de comprendre ce qui les attend. Le monde ordinaire disparaît rapidement et la logique de Gantz reprend ses droits : une mission, une cible et très peu d’explications.
Première cible : Miyamoto Musashi. Rien que ça.
Quand la sphère noire annonce le nom de la cible, Miyamoto Musashi, le ton est donné. On ne demande pas à ces pauvres types de poursuivre un voleur de poules. Ils doivent affronter un nom devenu légendaire dans l’histoire du sabre japonais.
Et c’est justement là que le mélange devient savoureux. D’un côté, Gantz apporte sa technologie, ses règles absurdes et ses missions meurtrières. De l’autre, l’époque d’Edo fournit des combattants qui connaissent réellement les armes blanches et les affrontements rapprochés.
Le résultat ne ressemble donc pas à un simple copier-coller de Gantz avec des kimonos. Les techniques de sabre ont une vraie place dans les affrontements. Ensuite, l’arrivée de l’équipement Gantz vient bouleverser des règles que les personnages pensaient connaître.
Hiroya Oku imagine, Jin Kagetsu passe au dessin
Hiroya Oku, créateur de Gantz, signe l’histoire originale de Gantz:E. Le dessin revient à Jin Kagetsu. Le changement d’artiste n’empêche pas la série de conserver ce qui fait le sel de l’univers : corps malmenés, combats violents, ennemis incompréhensibles et personnages qui doivent réagir avant même d’avoir compris ce qui leur arrive.
Kagetsu profite aussi beaucoup du cadre historique. Les vêtements, les armes et les décors d’Edo contrastent avec les éléments technologiques de Gantz. Ainsi, une combinaison ou une arme futuriste paraît encore plus étrange lorsqu’elle apparaît devant des personnages habitués au sabre.
Les affrontements restent lisibles et directs. Lorsqu’une menace arrive, le manga ne cherche pas à rendre la violence élégante. Gantz a toujours aimé rappeler que ses personnages peuvent mourir très vite. Gantz:E conserve parfaitement cette mauvaise habitude.
Pas besoin d’être historien, mais connaître Gantz ajoute du plaisir
Vous n’avez évidemment pas besoin de connaître chaque période du Japon pour suivre l’histoire. Le cadre sert d’abord à créer ce choc entre deux univers. En revanche, reconnaître Miyamoto Musashi ou certaines références historiques ajoute forcément un petit plaisir supplémentaire.
Pour les lecteurs de Gantz, le plaisir fonctionne autrement. On reconnaît immédiatement certaines règles et certains objets. Du coup, on sait parfois ce qui attend les personnages avant eux. Et regarder Hanbe’e tenter de comprendre quelque chose que le lecteur connaît déjà devient assez jubilatoire.
Les nouveaux venus peuvent aussi entrer par cette porte. L’histoire présente son propre groupe et son propre contexte. Cependant, Gantz:E ne cherche pas à expliquer longuement tout l’univers de Gantz. Il préfère vous jeter dans la mission avec ses personnages. Finalement, c’est assez raccord avec la méthode de la fameuse boule noire.
Pourquoi tenter Gantz:E ?
Si vous aimez les seinen violents, les combats au sabre et les situations où personne ne comprend vraiment ce qui vient de lui tomber dessus, Gantz:E a de sérieux arguments. Le mélange entre science-fiction et Japon féodal paraît improbable pendant environ trente secondes. Ensuite, on se demande surtout pourquoi personne n’avait envoyé la sphère noire à Edo plus tôt.
La série garde aussi ce plaisir typique de Gantz : découvrir la prochaine cible. On sait qu’une mission va mal tourner. On sait que certains personnages sous-estiment probablement ce qui les attend. Pourtant, on tourne quand même la page pour voir exactement à quel point la situation va dégénérer.
Et avec Miyamoto Musashi dès le départ, autant dire que Gantz:E ne perd pas beaucoup de temps avant de sortir les gros morceaux.
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Gantz:E transpose l’univers imaginé par Hiroya Oku dans le Japon de l’époque d’Edo, avec Jin Kagetsu au dessin. Hanbe’e et Masakichi découvrent la mystérieuse sphère noire après leur mort, avant de recevoir une première mission particulièrement accueillante : éliminer Miyamoto Musashi. Un conseil : si vous vous réveillez dans un temple et qu’une grosse boule noire commence à vous donner des ordres, votre journée vient probablement de prendre une très mauvaise direction.
