Fire Force

Fire Force : le feu, des combats et une brigade pas comme les autres

Dans le manga Fire Force, les pompiers ont un problème autrement plus sérieux qu’un incendie classique : des êtres humains peuvent soudainement s’embraser et devenir des Torches humaines. Pour faire face à ce phénomène de combustion spontanée, des brigades spéciales ont été créées. C’est dans la 8e que débarque Shinra Kusakabe, une nouvelle recrue qui n’a qu’une idée en tête : devenir un héros.

Shinra possède justement un pouvoir qui devrait être assez utile dans le métier. Pyrokinésiste de troisième génération, il produit des flammes avec ses pieds. Il peut ainsi se propulser dans les airs, accélérer brutalement et transformer ses coups de pied en véritables attaques incendiaires. Et si son sourire vous paraît parfois franchement inquiétant, ce n’est pas parce qu’il prend plaisir au chaos : lorsqu’il est nerveux, son visage lui joue des tours. Une particularité qui lui a valu une réputation dont il se serait volontiers passé.

Vous avez aimé Soul Eater ? Fire Force devrait vite vous parler

Atsushi Ohkubo, le créateur de Soul Eater, est également aux commandes de Fire Force. On retrouve immédiatement son goût pour les personnages qui ont tous leur petit grain de folie, les expressions impossibles à oublier et les combats capables de passer du spectaculaire au complètement absurde en quelques cases.

Pour autant, Fire Force ne ressemble pas à une simple variation de Soul Eater. Les uniformes des brigades, les incendies surnaturels, les différentes générations de pyrokinésistes et la place accordée à la religion donnent au manga une identité bien à lui. Le feu n’est surtout pas utilisé comme un simple effet spécial : tout le système de pouvoirs repose dessus.

Certains personnages créent leurs propres flammes, tandis que d’autres manipulent celles qui existent déjà. Ohkubo peut donc imaginer des affrontements très différents sans simplement augmenter la taille des explosions à chaque nouveau tome.

Arthur Boyle : parce qu’un pompier chevalier, pourquoi pas ?

Difficile de parler de Fire Force sans s’arrêter sur Arthur Boyle. Lui aussi est un pyrokinésiste de troisième génération, mais il transforme son plasma en lame et combat avec ce qu’il considère évidemment comme son épée, Excalibur.

Arthur se voit comme un chevalier. Pas « un peu » chevalier. Dans sa tête, il l’est vraiment. Cette imagination débordante fait partie du personnage et alimente régulièrement sa rivalité avec Shinra. Les deux peuvent affronter des ennemis capables de réduire un quartier en cendres et trouver malgré tout le moyen de se chamailler pour savoir lequel des deux est le plus impressionnant.

C’est aussi ce genre de détail qui donne du charme à la série. Fire Force sait devenir sérieux lorsque l’histoire l’exige, mais il ne demande pas à ses personnages d’abandonner leur personnalité dès qu’un combat commence.

La 8e brigade, c’est bien plus que Shinra

Une bonne partie du plaisir vient justement de la 8e brigade spéciale. Shinra n’est pas entouré de figurants uniquement destinés à applaudir ses exploits. Chaque membre possède son caractère, ses compétences et une vraie place dans l’équipe.

Le capitaine Akitaru Ōbi n’a aucun pouvoir pyrokinétique. Cela ne l’empêche absolument pas d’aller au contact quand la situation dégénère. Maki Oze, pyrokinésiste de deuxième génération, peut manipuler les flammes déjà présentes. Le lieutenant Takehisa Hinawa utilise quant à lui ses capacités avec les armes à feu, notamment en agissant sur la combustion des munitions.

Et puis il y a Iris, sœur de l’Église du Saint-Soleil, qui accompagne la brigade lors des interventions auprès des Torches humaines. Car derrière les combats se trouve aussi une idée beaucoup plus sombre : ces créatures étaient encore des personnes quelques instants auparavant.

La brigade fonctionne parce que tous ces personnages apportent quelque chose de différent. Les missions comptent, bien sûr, mais les moments passés à la caserne, les rivalités et les réactions complètement opposées des membres de l’équipe donnent rapidement envie de les retrouver au tome suivant.

Le premier combat n’est que le début

Au départ, le principe paraît presque simple : une combustion humaine se produit, une brigade intervient et neutralise la Torche. Pourtant, Fire Force ne tarde pas à montrer que quelque chose cloche.

Pourquoi des humains prennent-ils feu ? Pourquoi certaines personnes développent-elles des pouvoirs ? Que savent réellement les différentes brigades ? Et surtout, quel lien tout cela peut-il avoir avec le passé de Shinra ?

L’intérêt de la série vient beaucoup de là. On peut parfaitement commencer Fire Force pour ses combats et ses personnages, puis se retrouver rapidement happé par l’enquête qui se construit derrière les interventions. Plus Shinra et ses compagnons cherchent des réponses, plus l’univers s’élargit et plus les certitudes du début commencent à vaciller.

On vous épargne évidemment les révélations. Disons simplement qu’Ohkubo ne s’est pas contenté d’inventer des pompiers capables de manipuler les flammes pour avoir une bonne excuse de dessiner des combats spectaculaires.

Une série complète en 34 tomes

Fire Force est terminé en 34 tomes dans son édition française publiée par Kana. C’est appréciable lorsqu’on découvre la série aujourd’hui : toute l’histoire de Shinra est disponible et l’auteur a pu conduire son intrigue jusqu’à sa conclusion.

Trente-quatre volumes, c’est assez pour laisser l’univers grandir, faire évoluer la 8e brigade et dévoiler progressivement ce qui se cache derrière la combustion humaine, sans partir dans une série interminable. Et vu le nombre de mystères posés en cours de route, savoir qu’on pourra réellement obtenir les réponses est plutôt rassurant.

Alors, est-ce que Fire Force vaut le détour ?

Si vous aimez les shonen d’action avec une équipe attachante, des pouvoirs qui permettent de vraies différences entre les combattants et une intrigue qui ne dévoile pas tout dès les premiers chapitres, Fire Force a de sérieux arguments.

Les amateurs de Soul Eater reconnaîtront immédiatement certaines qualités d’Atsushi Ohkubo, mais il n’est absolument pas nécessaire de connaître son précédent manga pour profiter de celui-ci. Fire Force possède ses propres personnages, ses propres règles et surtout un mystère suffisamment bien installé pour donner envie de comprendre ce qui se cache derrière toutes ces flammes.

Shinra attire d’abord l’attention avec ses départs façon fusée, Arthur vous expliquera probablement qu’il est un chevalier avant que vous ayez eu le temps de lui demander quoi que ce soit, puis la 8e brigade finit par faire le reste. C’est typiquement le genre de série où l’on vient pour voir ce que donne le concept… et où l’on se rend compte quelques tomes plus tard qu’on veut surtout connaître la suite.

Lire plus

Fire Force, connu au Japon sous le titre En’en no Shōbōtai, est écrit et dessiné par Atsushi Ohkubo. La série compte 34 volumes et suit Shinra Kusakabe et la 8e brigade dans leur enquête sur le phénomène de combustion humaine. Un dernier conseil avant de vous lancer : avec Fire Force, attention à ne pas vous brûler les doigts en tournant les pages !

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Fire Force : le feu, des combats et une brigade pas comme les autres

Dans le manga Fire Force, les pompiers ont un problème autrement plus sérieux qu’un incendie classique : des êtres humains peuvent soudainement s’embraser et devenir des Torches humaines. Pour faire face à ce phénomène de combustion spontanée, des brigades spéciales ont été créées. C’est dans la 8e que débarque Shinra Kusakabe, une nouvelle recrue qui n’a qu’une idée en tête : devenir un héros.

Shinra possède justement un pouvoir qui devrait être assez utile dans le métier. Pyrokinésiste de troisième génération, il produit des flammes avec ses pieds. Il peut ainsi se propulser dans les airs, accélérer brutalement et transformer ses coups de pied en véritables attaques incendiaires. Et si son sourire vous paraît parfois franchement inquiétant, ce n’est pas parce qu’il prend plaisir au chaos : lorsqu’il est nerveux, son visage lui joue des tours. Une particularité qui lui a valu une réputation dont il se serait volontiers passé.

Vous avez aimé Soul Eater ? Fire Force devrait vite vous parler

Atsushi Ohkubo, le créateur de Soul Eater, est également aux commandes de Fire Force. On retrouve immédiatement son goût pour les personnages qui ont tous leur petit grain de folie, les expressions impossibles à oublier et les combats capables de passer du spectaculaire au complètement absurde en quelques cases.

Pour autant, Fire Force ne ressemble pas à une simple variation de Soul Eater. Les uniformes des brigades, les incendies surnaturels, les différentes générations de pyrokinésistes et la place accordée à la religion donnent au manga une identité bien à lui. Le feu n’est surtout pas utilisé comme un simple effet spécial : tout le système de pouvoirs repose dessus.

Certains personnages créent leurs propres flammes, tandis que d’autres manipulent celles qui existent déjà. Ohkubo peut donc imaginer des affrontements très différents sans simplement augmenter la taille des explosions à chaque nouveau tome.

Arthur Boyle : parce qu’un pompier chevalier, pourquoi pas ?

Difficile de parler de Fire Force sans s’arrêter sur Arthur Boyle. Lui aussi est un pyrokinésiste de troisième génération, mais il transforme son plasma en lame et combat avec ce qu’il considère évidemment comme son épée, Excalibur.

Arthur se voit comme un chevalier. Pas « un peu » chevalier. Dans sa tête, il l’est vraiment. Cette imagination débordante fait partie du personnage et alimente régulièrement sa rivalité avec Shinra. Les deux peuvent affronter des ennemis capables de réduire un quartier en cendres et trouver malgré tout le moyen de se chamailler pour savoir lequel des deux est le plus impressionnant.

C’est aussi ce genre de détail qui donne du charme à la série. Fire Force sait devenir sérieux lorsque l’histoire l’exige, mais il ne demande pas à ses personnages d’abandonner leur personnalité dès qu’un combat commence.

La 8e brigade, c’est bien plus que Shinra

Une bonne partie du plaisir vient justement de la 8e brigade spéciale. Shinra n’est pas entouré de figurants uniquement destinés à applaudir ses exploits. Chaque membre possède son caractère, ses compétences et une vraie place dans l’équipe.

Le capitaine Akitaru Ōbi n’a aucun pouvoir pyrokinétique. Cela ne l’empêche absolument pas d’aller au contact quand la situation dégénère. Maki Oze, pyrokinésiste de deuxième génération, peut manipuler les flammes déjà présentes. Le lieutenant Takehisa Hinawa utilise quant à lui ses capacités avec les armes à feu, notamment en agissant sur la combustion des munitions.

Et puis il y a Iris, sœur de l’Église du Saint-Soleil, qui accompagne la brigade lors des interventions auprès des Torches humaines. Car derrière les combats se trouve aussi une idée beaucoup plus sombre : ces créatures étaient encore des personnes quelques instants auparavant.

La brigade fonctionne parce que tous ces personnages apportent quelque chose de différent. Les missions comptent, bien sûr, mais les moments passés à la caserne, les rivalités et les réactions complètement opposées des membres de l’équipe donnent rapidement envie de les retrouver au tome suivant.

Le premier combat n’est que le début

Au départ, le principe paraît presque simple : une combustion humaine se produit, une brigade intervient et neutralise la Torche. Pourtant, Fire Force ne tarde pas à montrer que quelque chose cloche.

Pourquoi des humains prennent-ils feu ? Pourquoi certaines personnes développent-elles des pouvoirs ? Que savent réellement les différentes brigades ? Et surtout, quel lien tout cela peut-il avoir avec le passé de Shinra ?

L’intérêt de la série vient beaucoup de là. On peut parfaitement commencer Fire Force pour ses combats et ses personnages, puis se retrouver rapidement happé par l’enquête qui se construit derrière les interventions. Plus Shinra et ses compagnons cherchent des réponses, plus l’univers s’élargit et plus les certitudes du début commencent à vaciller.

On vous épargne évidemment les révélations. Disons simplement qu’Ohkubo ne s’est pas contenté d’inventer des pompiers capables de manipuler les flammes pour avoir une bonne excuse de dessiner des combats spectaculaires.

Une série complète en 34 tomes

Fire Force est terminé en 34 tomes dans son édition française publiée par Kana. C’est appréciable lorsqu’on découvre la série aujourd’hui : toute l’histoire de Shinra est disponible et l’auteur a pu conduire son intrigue jusqu’à sa conclusion.

Trente-quatre volumes, c’est assez pour laisser l’univers grandir, faire évoluer la 8e brigade et dévoiler progressivement ce qui se cache derrière la combustion humaine, sans partir dans une série interminable. Et vu le nombre de mystères posés en cours de route, savoir qu’on pourra réellement obtenir les réponses est plutôt rassurant.

Alors, est-ce que Fire Force vaut le détour ?

Si vous aimez les shonen d’action avec une équipe attachante, des pouvoirs qui permettent de vraies différences entre les combattants et une intrigue qui ne dévoile pas tout dès les premiers chapitres, Fire Force a de sérieux arguments.

Les amateurs de Soul Eater reconnaîtront immédiatement certaines qualités d’Atsushi Ohkubo, mais il n’est absolument pas nécessaire de connaître son précédent manga pour profiter de celui-ci. Fire Force possède ses propres personnages, ses propres règles et surtout un mystère suffisamment bien installé pour donner envie de comprendre ce qui se cache derrière toutes ces flammes.

Shinra attire d’abord l’attention avec ses départs façon fusée, Arthur vous expliquera probablement qu’il est un chevalier avant que vous ayez eu le temps de lui demander quoi que ce soit, puis la 8e brigade finit par faire le reste. C’est typiquement le genre de série où l’on vient pour voir ce que donne le concept… et où l’on se rend compte quelques tomes plus tard qu’on veut surtout connaître la suite.

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Fire Force, connu au Japon sous le titre En’en no Shōbōtai, est écrit et dessiné par Atsushi Ohkubo. La série compte 34 volumes et suit Shinra Kusakabe et la 8e brigade dans leur enquête sur le phénomène de combustion humaine. Un dernier conseil avant de vous lancer : avec Fire Force, attention à ne pas vous brûler les doigts en tournant les pages !