Deadman Wonderland

Deadman Wonderland : condamné à mort pour le massacre de sa propre classe

Deadman Wonderland ne laisse pas beaucoup de temps à Ganta Igarashi pour comprendre ce qui lui arrive. Un instant, il est en classe avec ses camarades. Le suivant, un mystérieux homme vêtu de rouge apparaît et les massacre tous. Ganta survit. Mauvaise nouvelle : personne ne croit vraiment sa version des faits.

Accusé des meurtres, jugé puis condamné à mort, l’adolescent est envoyé dans une prison qui ressemble davantage à l’idée qu’aurait eue un directeur de parc d’attractions complètement dérangé : Deadman Wonderland. Les détenus y participent à des épreuves dangereuses sous les yeux d’un public venu se divertir. Certains spectateurs pensent assister à des mises en scène. Les prisonniers, eux, savent très bien que le sang est réel.

Ganta n’a désormais qu’un objectif : survivre assez longtemps pour comprendre qui était l’Homme en rouge et pourquoi il a détruit sa vie. Puis son propre sang commence à faire des choses qu’un cours de biologie aurait beaucoup de mal à expliquer.

Jinsei Kataoka et Kazuma Kondou construisent ainsi un manga de survie qui mélange prison, complot, pouvoirs surnaturels et combats brutaux. Et quand le règlement intérieur commence par « vous êtes condamné à mort », inutile de chercher longtemps la boîte à suggestions.

Une prison devenue attraction touristique

Dix ans avant le début de l’histoire, un gigantesque séisme a ravagé Tokyo.

Deadman Wonderland est créé dans ce contexte de reconstruction. Officiellement, l’établissement doit notamment générer des revenus grâce aux visiteurs. En pratique, cela donne un pénitencier privé où les détenus deviennent une partie du spectacle.

Courses d’obstacles, épreuves physiques et accidents mortels peuvent ainsi se dérouler sous les applaudissements.

La perversité du système tient justement à cette mise en scène. Le public peut croire que tout appartient au show alors que les condamnés jouent réellement leur peau.

Ganta découvre en plus qu’un collier placé autour de son cou représente une menace permanente. Pour empêcher le poison qu’il contient de le tuer, il doit obtenir régulièrement un antidote présenté sous la forme d’un bonbon.

À Deadman Wonderland, même recevoir une friandise peut donc devenir une question de survie.

Shiro : la fille en combinaison blanche qui connaît déjà Ganta

Au milieu de cet enfer, Shiro arrive presque comme si elle s’était trompée de manga.

Elle est vive, joueuse, affamée et semble surtout très heureuse de retrouver Ganta.

Lui ne comprend pas immédiatement pourquoi.

Shiro affirme pourtant le connaître depuis longtemps. Elle circule dans la prison avec une liberté étrange et possède des capacités physiques qui ne correspondent pas vraiment à celles d’une adolescente ordinaire.

Sa présence apporte un peu d’air au récit. Elle peut rendre une scène drôle ou touchante là où tout le reste pousse Ganta vers la peur.

Mais Deadman Wonderland ne distribue jamais gratuitement ce genre de mystère.

Plus Ganta cherche l’Homme en rouge, plus le passé de Shiro devient difficile à laisser de côté. Leur relation finit par toucher directement aux secrets les mieux enfouis de l’établissement.

Le sang de Ganta est devenu une arme

L’Homme en rouge n’a pas simplement laissé Ganta en vie.

Après le massacre, quelque chose change en lui.

Ganta découvre qu’il peut utiliser son propre sang comme projectile. Il n’est d’ailleurs pas le seul détenu à posséder ce type de pouvoir.

Ces prisonniers particuliers sont appelés les Deadmen.

Chacun développe une manière différente de transformer son sang en arme. Certains privilégient la portée, d’autres le corps-à-corps ou des formes plus imprévisibles.

L’idée est efficace parce qu’elle impose immédiatement une limite : se battre signifie littéralement perdre du sang.

Plus Ganta utilise son pouvoir, plus il doit gérer son propre corps. On est assez loin de la réserve magique qui se remplit gentiment après une bonne nuit de sommeil.

Le Carnival Corpse : des duels que le public ordinaire ne voit pas

Les Deadmen vivent dans une zone secrète de la prison et servent à un spectacle beaucoup moins familial : le Carnival Corpse.

Deux détenus s’affrontent avec leurs pouvoirs devant un public privilégié.

Le vainqueur survit et reçoit une récompense. Le perdant découvre que l’organisation possède une conception assez personnelle du mot « consolation ».

Ganta entre dans cette arène presque sans savoir ce qu’il est capable de faire.

Son premier grand adversaire, Senji Kiyomasa, surnommé le Corbeau, possède déjà une expérience considérable. Senji transforme son sang en lames qui prolongent ses avant-bras et adore les combats sérieux.

Contre lui, Ganta n’a pas le choix : il doit apprendre vite.

Le Corbeau devient ensuite bien plus intéressant qu’un simple obstacle du début. Derrière sa brutalité se cache un combattant doté de son propre code et capable de reconnaître la détermination de Ganta.

Minatsuki prouve qu’un visage innocent ne signifie absolument rien ici

Après Senji vient Minatsuki Takami, surnommée Hummingbird.

Elle semble d’abord fragile et effrayée.

Ganta hésite donc à combattre sérieusement contre elle.

Ce serait une excellente décision dans beaucoup d’endroits. Deadman Wonderland n’en fait pas partie.

Minatsuki utilise elle aussi son sang comme une arme et possède une personnalité capable de surprendre très désagréablement quelqu’un qui s’est fié aux apparences.

Ce genre de rencontre devient une règle du manga : les détenus ne peuvent pas être résumés à leur premier rôle.

Certains commencent comme adversaires puis deviennent des alliés. D’autres paraissent rassurants avant de montrer exactement pourquoi il fallait rester méfiant.

Scar Chain veut faire tomber la prison de l’intérieur

Tous les Deadmen n’acceptent pas leur condition.

Un groupe appelé Scar Chain prépare une révolte contre l’administration de la prison.

Son leader, Nagi Kengamine, refuse que les expériences et les combats continuent dans l’ombre. Le plan consiste notamment à révéler au monde ce qui se passe réellement dans le secteur secret.

Pour Ganta, les rejoindre représente un changement important.

Jusque-là, il cherche surtout à survivre et à retrouver l’Homme en rouge. Scar Chain lui montre que d’autres prisonniers veulent aussi lutter contre le système lui-même.

Évidemment, la direction n’a pas prévu de les laisser distribuer tranquillement des brochures à la sortie du parc.

Les Undertakers sont envoyés pour écraser la rébellion, et l’affrontement fait rapidement comprendre que l’administration dispose de moyens particulièrement violents pour préserver ses secrets.

Tamaki : quand le directeur du spectacle considère les humains comme du matériel

Tsunenaga Tamaki est l’une des figures les plus inquiétantes de Deadman Wonderland.

Il manipule les événements avec une désinvolture presque ludique.

Pour lui, les Deadmen constituent autant des sujets d’expérience que des pièces dans un jeu dont il connaît les règles mieux que tout le monde.

Son implication dépasse largement l’organisation des combats.

Les recherches menées dans la prison produisent notamment les Ninben, des Deadmen artificiels créés pour reproduire les capacités liées au sang.

Cette étape fait passer l’histoire du simple système carcéral corrompu à quelque chose de beaucoup plus vaste.

Ganta comprend peu à peu que son incarcération, ses pouvoirs et l’Homme en rouge appartiennent à une histoire commencée bien avant son procès.

Azami : une amie prise dans les expériences de Tamaki

Azami Mido compte parmi les rencontres importantes de Ganta dans la prison.

Elle lui apporte au départ quelque chose de presque rare dans cet endroit : une relation relativement normale.

Puis Tamaki lance son programme de Ninben.

Azami devient l’une des personnes directement touchées par ces expériences.

La situation place Ganta dans une position difficile, notamment lorsque certains de ses alliés voient surtout en elle la menace qu’elle représente désormais.

Lui refuse de la réduire à ce qu’on lui a fait.

Le manga revient souvent à cette question : combien reste-t-il d’une personne lorsqu’une institution essaie de la transformer en arme ?

Dans un endroit où presque tout le monde porte un surnom de combattant, conserver son identité devient parfois une forme de résistance.

Ganta n’est pas un héros invincible, et c’est tant mieux

Une bonne partie de l’efficacité de Deadman Wonderland vient de là.

Ganta a peur.

Aussi, il panique, se trompe et peut se montrer égoïste lorsqu’il est poussé trop loin. Il n’accepte pas sa condamnation avec le calme d’un guerrier déjà prêt à sauver le monde.

Il est encore très jeune et vient de voir toute sa vie exploser en quelques minutes.

Son courage devient donc plus intéressant lorsqu’il apparaît.

Ganta continue malgré la peur. Il apprend à utiliser son pouvoir, à faire confiance à certains prisonniers et à regarder en face des vérités qu’il aurait préféré ne jamais connaître.

Son évolution ne consiste pas à devenir soudainement le plus fort de la prison. Elle consiste surtout à arrêter de subir totalement ce que les autres ont décidé pour lui.

Derrière l’Homme en rouge, toute l’histoire de Shiro remonte à la surface

L’identité du mystérieux meurtrier reste longtemps au centre du récit.

Ganta veut le retrouver pour venger ses camarades et prouver qu’il n’est pas responsable de leur mort.

Mais plus il approche de la vérité, plus l’affaire devient personnelle.

Les recherches autour des Deadmen, les événements survenus lors du grand séisme de Tokyo et le passé de Shiro finissent par se rejoindre.

Le manga change alors de perspective.

Ce qui ressemblait au départ à un thriller carcéral devient aussi l’histoire de deux enfants liés par des expériences terribles et des souvenirs qui n’ont pas été vécus de la même manière.

Les derniers volumes donnent ainsi beaucoup plus de poids aux scènes presque innocentes entre Ganta et Shiro du début.

Un dessin capable de passer du parc d’attractions au cauchemar en une case

Jinsei Kataoka et Kazuma Kondou donnent à Deadman Wonderland une identité visuelle particulièrement forte.

La prison utilise des mascottes, des attractions et une communication colorée. Cette apparence presque festive contraste constamment avec les blessures, les cellules et les expériences cachées sous le parc.

Les pouvoirs sanguins offrent également beaucoup de possibilités graphiques.

Chaque Deadman possède une attaque reconnaissable, ce qui évite que les duels deviennent une simple succession de projections rouges identiques.

Les expressions comptent tout autant.

Shiro peut passer de l’enfant joueuse à quelque chose de beaucoup plus inquiétant. Ganta laisse voir sa peur. Senji peut paraître terrifiant avant qu’une situation sociale toute simple ne le mette soudain beaucoup moins à l’aise.

Cette capacité à casser l’ambiance sans prévenir correspond parfaitement au manga.

13 tomes et une vraie conclusion

Deadman Wonderland est une série complète en 13 tomes.

Le récit mène jusqu’au bout le mystère de l’Homme en rouge, les recherches conduites dans la prison et surtout la relation entre Ganta et Shiro.

Au Japon, Kadokawa publie le manga à partir de 2007. En France, Kana propose l’intégralité de la série dans sa collection Dark Kana.

Le treizième volume referme réellement l’histoire. Pas de prison abandonnée derrière une porte entrouverte en attendant une hypothétique suite : Ganta et Shiro arrivent au terme du conflit qui les liait depuis l’enfance.

Une adaptation animée a également été produite en 2011. Elle permet de découvrir une partie de l’univers, mais ne couvre pas l’intégralité du manga.

Pour connaître toute l’histoire, notamment Scar Chain, les Ninben et la conclusion autour de Shiro, les 13 tomes restent donc le chemin complet.

Lire plus sur Deadman Wonderland

Deadman Wonderland est créé par Jinsei Kataoka et Kazuma Kondou. Le manga commence comme une condamnation totalement injuste : Ganta Igarashi devient le seul survivant du massacre de sa classe et se retrouve accusé du crime.

La prison dans laquelle il est envoyé cache rapidement bien davantage qu’un spectacle cruel pour touristes. Ganta découvre l’existence des Deadmen, des détenus capables d’utiliser leur sang comme arme, puis les combats du Carnival Corpse organisés dans le plus grand secret.

La prison n’était que la première couche du mystère

Senji, Minatsuki, Nagi et les autres prisonniers élargissent progressivement son regard sur Deadman Wonderland. Certains veulent simplement rester en vie. Scar Chain cherche à révéler la vérité. Tamaki, lui, poursuit des expériences qui transforment encore davantage les détenus en cobayes.

Au milieu de tout cela, Shiro reste près de Ganta.

Son comportement enfantin et son attachement au garçon cachent pourtant la pièce la plus importante de toute l’histoire. Les souvenirs d’enfance, le séisme de Tokyo et l’origine des pouvoirs des Deadmen finissent par conduire Ganta vers une vérité bien plus douloureuse que celle qu’il imaginait en entrant dans la prison.

Les 13 tomes forment une série complète et offrent une véritable conclusion au parcours de Ganta et Shiro.

Retrouvez ici nos mangas Deadman Wonderland de Jinsei Kataoka et Kazuma Kondou. Une série pour ceux qui aiment les univers carcéraux, les pouvoirs sanglants, les complots et les parcs d’attractions où la meilleure attraction reste probablement celle qui mène directement vers la sortie.

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Deadman Wonderland : condamné à mort pour le massacre de sa propre classe

Deadman Wonderland ne laisse pas beaucoup de temps à Ganta Igarashi pour comprendre ce qui lui arrive. Un instant, il est en classe avec ses camarades. Le suivant, un mystérieux homme vêtu de rouge apparaît et les massacre tous. Ganta survit. Mauvaise nouvelle : personne ne croit vraiment sa version des faits.

Accusé des meurtres, jugé puis condamné à mort, l’adolescent est envoyé dans une prison qui ressemble davantage à l’idée qu’aurait eue un directeur de parc d’attractions complètement dérangé : Deadman Wonderland. Les détenus y participent à des épreuves dangereuses sous les yeux d’un public venu se divertir. Certains spectateurs pensent assister à des mises en scène. Les prisonniers, eux, savent très bien que le sang est réel.

Ganta n’a désormais qu’un objectif : survivre assez longtemps pour comprendre qui était l’Homme en rouge et pourquoi il a détruit sa vie. Puis son propre sang commence à faire des choses qu’un cours de biologie aurait beaucoup de mal à expliquer.

Jinsei Kataoka et Kazuma Kondou construisent ainsi un manga de survie qui mélange prison, complot, pouvoirs surnaturels et combats brutaux. Et quand le règlement intérieur commence par « vous êtes condamné à mort », inutile de chercher longtemps la boîte à suggestions.

Une prison devenue attraction touristique

Dix ans avant le début de l’histoire, un gigantesque séisme a ravagé Tokyo.

Deadman Wonderland est créé dans ce contexte de reconstruction. Officiellement, l’établissement doit notamment générer des revenus grâce aux visiteurs. En pratique, cela donne un pénitencier privé où les détenus deviennent une partie du spectacle.

Courses d’obstacles, épreuves physiques et accidents mortels peuvent ainsi se dérouler sous les applaudissements.

La perversité du système tient justement à cette mise en scène. Le public peut croire que tout appartient au show alors que les condamnés jouent réellement leur peau.

Ganta découvre en plus qu’un collier placé autour de son cou représente une menace permanente. Pour empêcher le poison qu’il contient de le tuer, il doit obtenir régulièrement un antidote présenté sous la forme d’un bonbon.

À Deadman Wonderland, même recevoir une friandise peut donc devenir une question de survie.

Shiro : la fille en combinaison blanche qui connaît déjà Ganta

Au milieu de cet enfer, Shiro arrive presque comme si elle s’était trompée de manga.

Elle est vive, joueuse, affamée et semble surtout très heureuse de retrouver Ganta.

Lui ne comprend pas immédiatement pourquoi.

Shiro affirme pourtant le connaître depuis longtemps. Elle circule dans la prison avec une liberté étrange et possède des capacités physiques qui ne correspondent pas vraiment à celles d’une adolescente ordinaire.

Sa présence apporte un peu d’air au récit. Elle peut rendre une scène drôle ou touchante là où tout le reste pousse Ganta vers la peur.

Mais Deadman Wonderland ne distribue jamais gratuitement ce genre de mystère.

Plus Ganta cherche l’Homme en rouge, plus le passé de Shiro devient difficile à laisser de côté. Leur relation finit par toucher directement aux secrets les mieux enfouis de l’établissement.

Le sang de Ganta est devenu une arme

L’Homme en rouge n’a pas simplement laissé Ganta en vie.

Après le massacre, quelque chose change en lui.

Ganta découvre qu’il peut utiliser son propre sang comme projectile. Il n’est d’ailleurs pas le seul détenu à posséder ce type de pouvoir.

Ces prisonniers particuliers sont appelés les Deadmen.

Chacun développe une manière différente de transformer son sang en arme. Certains privilégient la portée, d’autres le corps-à-corps ou des formes plus imprévisibles.

L’idée est efficace parce qu’elle impose immédiatement une limite : se battre signifie littéralement perdre du sang.

Plus Ganta utilise son pouvoir, plus il doit gérer son propre corps. On est assez loin de la réserve magique qui se remplit gentiment après une bonne nuit de sommeil.

Le Carnival Corpse : des duels que le public ordinaire ne voit pas

Les Deadmen vivent dans une zone secrète de la prison et servent à un spectacle beaucoup moins familial : le Carnival Corpse.

Deux détenus s’affrontent avec leurs pouvoirs devant un public privilégié.

Le vainqueur survit et reçoit une récompense. Le perdant découvre que l’organisation possède une conception assez personnelle du mot « consolation ».

Ganta entre dans cette arène presque sans savoir ce qu’il est capable de faire.

Son premier grand adversaire, Senji Kiyomasa, surnommé le Corbeau, possède déjà une expérience considérable. Senji transforme son sang en lames qui prolongent ses avant-bras et adore les combats sérieux.

Contre lui, Ganta n’a pas le choix : il doit apprendre vite.

Le Corbeau devient ensuite bien plus intéressant qu’un simple obstacle du début. Derrière sa brutalité se cache un combattant doté de son propre code et capable de reconnaître la détermination de Ganta.

Minatsuki prouve qu’un visage innocent ne signifie absolument rien ici

Après Senji vient Minatsuki Takami, surnommée Hummingbird.

Elle semble d’abord fragile et effrayée.

Ganta hésite donc à combattre sérieusement contre elle.

Ce serait une excellente décision dans beaucoup d’endroits. Deadman Wonderland n’en fait pas partie.

Minatsuki utilise elle aussi son sang comme une arme et possède une personnalité capable de surprendre très désagréablement quelqu’un qui s’est fié aux apparences.

Ce genre de rencontre devient une règle du manga : les détenus ne peuvent pas être résumés à leur premier rôle.

Certains commencent comme adversaires puis deviennent des alliés. D’autres paraissent rassurants avant de montrer exactement pourquoi il fallait rester méfiant.

Scar Chain veut faire tomber la prison de l’intérieur

Tous les Deadmen n’acceptent pas leur condition.

Un groupe appelé Scar Chain prépare une révolte contre l’administration de la prison.

Son leader, Nagi Kengamine, refuse que les expériences et les combats continuent dans l’ombre. Le plan consiste notamment à révéler au monde ce qui se passe réellement dans le secteur secret.

Pour Ganta, les rejoindre représente un changement important.

Jusque-là, il cherche surtout à survivre et à retrouver l’Homme en rouge. Scar Chain lui montre que d’autres prisonniers veulent aussi lutter contre le système lui-même.

Évidemment, la direction n’a pas prévu de les laisser distribuer tranquillement des brochures à la sortie du parc.

Les Undertakers sont envoyés pour écraser la rébellion, et l’affrontement fait rapidement comprendre que l’administration dispose de moyens particulièrement violents pour préserver ses secrets.

Tamaki : quand le directeur du spectacle considère les humains comme du matériel

Tsunenaga Tamaki est l’une des figures les plus inquiétantes de Deadman Wonderland.

Il manipule les événements avec une désinvolture presque ludique.

Pour lui, les Deadmen constituent autant des sujets d’expérience que des pièces dans un jeu dont il connaît les règles mieux que tout le monde.

Son implication dépasse largement l’organisation des combats.

Les recherches menées dans la prison produisent notamment les Ninben, des Deadmen artificiels créés pour reproduire les capacités liées au sang.

Cette étape fait passer l’histoire du simple système carcéral corrompu à quelque chose de beaucoup plus vaste.

Ganta comprend peu à peu que son incarcération, ses pouvoirs et l’Homme en rouge appartiennent à une histoire commencée bien avant son procès.

Azami : une amie prise dans les expériences de Tamaki

Azami Mido compte parmi les rencontres importantes de Ganta dans la prison.

Elle lui apporte au départ quelque chose de presque rare dans cet endroit : une relation relativement normale.

Puis Tamaki lance son programme de Ninben.

Azami devient l’une des personnes directement touchées par ces expériences.

La situation place Ganta dans une position difficile, notamment lorsque certains de ses alliés voient surtout en elle la menace qu’elle représente désormais.

Lui refuse de la réduire à ce qu’on lui a fait.

Le manga revient souvent à cette question : combien reste-t-il d’une personne lorsqu’une institution essaie de la transformer en arme ?

Dans un endroit où presque tout le monde porte un surnom de combattant, conserver son identité devient parfois une forme de résistance.

Ganta n’est pas un héros invincible, et c’est tant mieux

Une bonne partie de l’efficacité de Deadman Wonderland vient de là.

Ganta a peur.

Aussi, il panique, se trompe et peut se montrer égoïste lorsqu’il est poussé trop loin. Il n’accepte pas sa condamnation avec le calme d’un guerrier déjà prêt à sauver le monde.

Il est encore très jeune et vient de voir toute sa vie exploser en quelques minutes.

Son courage devient donc plus intéressant lorsqu’il apparaît.

Ganta continue malgré la peur. Il apprend à utiliser son pouvoir, à faire confiance à certains prisonniers et à regarder en face des vérités qu’il aurait préféré ne jamais connaître.

Son évolution ne consiste pas à devenir soudainement le plus fort de la prison. Elle consiste surtout à arrêter de subir totalement ce que les autres ont décidé pour lui.

Derrière l’Homme en rouge, toute l’histoire de Shiro remonte à la surface

L’identité du mystérieux meurtrier reste longtemps au centre du récit.

Ganta veut le retrouver pour venger ses camarades et prouver qu’il n’est pas responsable de leur mort.

Mais plus il approche de la vérité, plus l’affaire devient personnelle.

Les recherches autour des Deadmen, les événements survenus lors du grand séisme de Tokyo et le passé de Shiro finissent par se rejoindre.

Le manga change alors de perspective.

Ce qui ressemblait au départ à un thriller carcéral devient aussi l’histoire de deux enfants liés par des expériences terribles et des souvenirs qui n’ont pas été vécus de la même manière.

Les derniers volumes donnent ainsi beaucoup plus de poids aux scènes presque innocentes entre Ganta et Shiro du début.

Un dessin capable de passer du parc d’attractions au cauchemar en une case

Jinsei Kataoka et Kazuma Kondou donnent à Deadman Wonderland une identité visuelle particulièrement forte.

La prison utilise des mascottes, des attractions et une communication colorée. Cette apparence presque festive contraste constamment avec les blessures, les cellules et les expériences cachées sous le parc.

Les pouvoirs sanguins offrent également beaucoup de possibilités graphiques.

Chaque Deadman possède une attaque reconnaissable, ce qui évite que les duels deviennent une simple succession de projections rouges identiques.

Les expressions comptent tout autant.

Shiro peut passer de l’enfant joueuse à quelque chose de beaucoup plus inquiétant. Ganta laisse voir sa peur. Senji peut paraître terrifiant avant qu’une situation sociale toute simple ne le mette soudain beaucoup moins à l’aise.

Cette capacité à casser l’ambiance sans prévenir correspond parfaitement au manga.

13 tomes et une vraie conclusion

Deadman Wonderland est une série complète en 13 tomes.

Le récit mène jusqu’au bout le mystère de l’Homme en rouge, les recherches conduites dans la prison et surtout la relation entre Ganta et Shiro.

Au Japon, Kadokawa publie le manga à partir de 2007. En France, Kana propose l’intégralité de la série dans sa collection Dark Kana.

Le treizième volume referme réellement l’histoire. Pas de prison abandonnée derrière une porte entrouverte en attendant une hypothétique suite : Ganta et Shiro arrivent au terme du conflit qui les liait depuis l’enfance.

Une adaptation animée a également été produite en 2011. Elle permet de découvrir une partie de l’univers, mais ne couvre pas l’intégralité du manga.

Pour connaître toute l’histoire, notamment Scar Chain, les Ninben et la conclusion autour de Shiro, les 13 tomes restent donc le chemin complet.

Lire plus sur Deadman Wonderland

Deadman Wonderland est créé par Jinsei Kataoka et Kazuma Kondou. Le manga commence comme une condamnation totalement injuste : Ganta Igarashi devient le seul survivant du massacre de sa classe et se retrouve accusé du crime.

La prison dans laquelle il est envoyé cache rapidement bien davantage qu’un spectacle cruel pour touristes. Ganta découvre l’existence des Deadmen, des détenus capables d’utiliser leur sang comme arme, puis les combats du Carnival Corpse organisés dans le plus grand secret.

La prison n’était que la première couche du mystère

Senji, Minatsuki, Nagi et les autres prisonniers élargissent progressivement son regard sur Deadman Wonderland. Certains veulent simplement rester en vie. Scar Chain cherche à révéler la vérité. Tamaki, lui, poursuit des expériences qui transforment encore davantage les détenus en cobayes.

Au milieu de tout cela, Shiro reste près de Ganta.

Son comportement enfantin et son attachement au garçon cachent pourtant la pièce la plus importante de toute l’histoire. Les souvenirs d’enfance, le séisme de Tokyo et l’origine des pouvoirs des Deadmen finissent par conduire Ganta vers une vérité bien plus douloureuse que celle qu’il imaginait en entrant dans la prison.

Les 13 tomes forment une série complète et offrent une véritable conclusion au parcours de Ganta et Shiro.

Retrouvez ici nos mangas Deadman Wonderland de Jinsei Kataoka et Kazuma Kondou. Une série pour ceux qui aiment les univers carcéraux, les pouvoirs sanglants, les complots et les parcs d’attractions où la meilleure attraction reste probablement celle qui mène directement vers la sortie.