Darling in the Franxx
Darling in the Franxx : deux pilotes, un même cockpit et une partenaire que personne ne veut approcher
Dans Darling in the Franxx, Hiro devait devenir pilote. Depuis l’enfance, tout son monde tourne autour de cette mission : les enfants sont élevés pour monter dans des Franxx et défendre les Plantations contre les Hurleurs. Seulement, le jour du test, Hiro échoue. Sans aptitude au pilotage, il devient presque inutile aux yeux de la société qui l’a élevé.
Puis il rencontre Zero Two. Deux petites cornes, un caractère impossible à ignorer et une réputation franchement peu rassurante : ses partenaires ne survivent généralement pas longtemps à ses côtés. Elle lui propose pourtant de piloter avec elle et l’appelle immédiatement « darling ».
Hiro accepte. Après tout, quand on vient de perdre le seul but qu’on vous a donné depuis votre naissance, monter dans un robot avec une fille surnommée la « tueuse de partenaires » peut presque ressembler à une remontée de moral.
Le manga dessiné par Kentaro Yabuki, à partir de l’œuvre originale Code:000, reprend l’univers de l’anime avant de choisir progressivement sa propre route. Et c’est justement l’un de ses grands intérêts : ceux qui connaissent déjà la série animée ne relisent pas simplement la même histoire case après case.
Hiro et Zero Two : le duo qui n’aurait normalement jamais dû fonctionner
Hiro, Code:016, avait autrefois tout du prodige. Il donnait même des noms aux autres enfants, alors que leur société préfère les identifier par des numéros. Mais au moment où commence l’histoire, cette confiance a disparu. Son incapacité à synchroniser correctement un Franxx l’a laissé sur le bord de la route.
Zero Two arrive exactement à ce moment-là.
Elle est différente des autres Parasites. Son sang n’est pas entièrement humain, ses cornes suffisent à la désigner comme une anomalie et sa manière de parler aux adultes montre assez vite qu’elle n’a pas été élevée pour respecter gentiment le règlement.
Surtout, elle peut piloter le Strelizia avec Hiro.
Là où ses précédents essais avaient échoué, quelque chose fonctionne immédiatement entre eux. Ce lien devient le cœur du récit, bien avant que tous les secrets sur leur passé ne remontent à la surface.
Et le mot « darling », qui paraît presque provocateur lors de leur première rencontre, finit par prendre un tout autre poids.
Un Franxx ne se pilote pas seul
Les Franxx imposent une règle essentielle : ils fonctionnent avec un binôme.
Les jeunes pilotes sont répartis entre Pistils et Étamines. Leur compatibilité compte autant que leur talent individuel, puisqu’un mauvais accord peut tout simplement empêcher la machine de fonctionner correctement.
Ce principe donne immédiatement au manga une dimension très particulière. On ne peut pas devenir le meilleur pilote en travaillant uniquement dans son coin. Chaque combat oblige deux personnes à se comprendre suffisamment pour agir comme une seule unité.
Le système est volontairement chargé de symboles liés à l’intimité, à la confiance et à l’adolescence. Kentaro Yabuki ne fait d’ailleurs pas semblant de les cacher.
Mais derrière les poses et le fan-service existe une vraie idée : ces enfants ont appris à piloter des machines de guerre avant même de comprendre les relations humaines les plus simples.
Ils savent affronter un monstre géant. Demandez-leur plutôt ce qu’est un couple ou pourquoi deux adultes élèvent ensemble un enfant, et le briefing risque de devenir nettement plus compliqué.
La Plantation 13 ressemble surtout à une expérience grandeur nature
Hiro et ses camarades vivent dans Mistilteinn, surnommé la Cage aux oiseaux.
Le nom donne déjà une bonne indication du problème.
Ils disposent d’un logement, de nourriture et d’une mission. En revanche, ils connaissent très peu le monde qui les entoure. Les adultes vivent séparément et leur société n’encourage pas exactement les enfants à poser trop de questions sur le passé.
Pourquoi les adultes n’ont-ils pas la même vie qu’eux ? Pourquoi les Parasites sont-ils si importants ? D’où viennent réellement les Hurleurs ? Et pourquoi une civilisation supposément parfaite semble-t-elle avoir besoin d’autant de secrets ?
Au départ, l’équipe pense surtout à ses prochaines batailles.
Puis quelques détails commencent à ne plus coller.
C’est là que Darling in the Franxx devient plus intéressant qu’une simple succession de combats de robots : les personnages découvrent progressivement qu’ils ne comprennent presque rien au système qu’ils risquent leur vie pour défendre.
Ichigo, Goro et les autres : l’équipe existe bien au-delà de Hiro et Zero Two
Ichigo dirige le groupe et pilote Delphinium avec Goro.
Elle connaît Hiro depuis longtemps et supporte très mal de le voir s’approcher d’une partenaire réputée dangereuse. Sa réaction ne vient pas seulement de son rôle de responsable : ses sentiments compliquent sérieusement l’équation.
Goro, lui, possède un tempérament beaucoup plus calme. Il voit souvent ce que les autres préfèrent ne pas dire et tente de maintenir un équilibre lorsque les tensions deviennent trop fortes.
Autour d’eux, Zorome et Miku passent énormément de temps à se provoquer. Mitsuru porte une relation difficile avec Hiro. Kokoro semble douce, mais commence à poser des questions que la société préférerait probablement ne jamais entendre. Futoshi et Ikuno complètent une équipe qui va devoir apprendre autre chose que le combat.
Le manga prend justement le temps de montrer ces liens bouger.
Les binômes ne restent pas de simples paires écrites sur un tableau. Les attirances, les frustrations et les choix personnels finissent par entrer dans le cockpit avec eux.
Zero Two voulait devenir humaine bien avant de rencontrer Hiro
Les cornes de Zero Two ne sont pas un simple choix esthétique.
Son enfance explique une grande partie de son obsession pour l’humanité et de sa manière parfois brutale de traiter ceux qui l’entourent.
Lorsqu’elle était petite, elle a déjà croisé Hiro.
Lui-même a oublié cette rencontre, mais leur passé commun devient une pièce essentielle du récit. Le livre illustré du prince et de la créature monstrueuse prend alors une importance particulière : il reflète la façon dont Zero Two s’est longtemps imaginée.
Pour elle, devenir humaine signifie aussi pouvoir rejoindre celui qu’elle recherche.
Cette révélation modifie complètement le regard sur ses premières scènes. Son insistance à appeler Hiro « darling », sa volonté de combattre et même certaines de ses réactions violentes ne sortent pas de nulle part.
Elle a simplement passé une grande partie de sa vie à courir après un souvenir dont l’autre moitié ne se souvenait plus.
Les Hurleurs cachent beaucoup plus de choses qu’un simple ennemi à abattre
Au début, le rôle des Hurleurs semble évident : ils attaquent les Plantations, donc les Franxx doivent les détruire.
Cette certitude devient beaucoup moins confortable lorsque le groupe commence à découvrir la véritable histoire de son monde.
Les ressources qui ont permis à l’humanité de développer sa civilisation ne sont pas sans conséquence. Derrière les villes mobiles et l’apparente prospérité se trouve une planète ravagée par des choix faits bien avant la naissance de Hiro.
Le Dr Franxx occupe une place centrale dans cette histoire. Ses recherches ont permis le développement des machines, mais son passé soulève aussi de sérieuses questions sur les expériences menées au nom du progrès.
Et puis il y a Code:001, la Princesse des Hurleurs.
Son apparition suffit à renverser une partie des certitudes accumulées jusque-là. À ce stade, demander simplement « qui sont les gentils ? » commence à devenir une question dangereusement compliquée.
Les 9’s : ce que le système considère comme des pilotes idéaux
L’arrivée des 9’s offre un miroir assez inquiétant au groupe de la Plantation 13.
Ces pilotes d’élite gravitent autour de Zero Two et répondent beaucoup plus directement aux attentes de l’APE.
Leur comportement montre aussi jusqu’où peut aller une société qui considère les enfants avant tout comme des outils de combat.
Face à eux, Hiro, Ichigo et les autres commencent justement à devenir moins dociles.
Ils découvrent la nourriture préparée ensemble, les relations amoureuses, les souvenirs, la jalousie et toutes ces choses parfaitement banales que personne n’avait jugé utile de leur apprendre.
C’est presque ironique : plus ils comprennent ce que signifie être humains, moins ils correspondent au rôle parfait que les adultes avaient prévu pour eux.
Kokoro et Mitsuru posent la question que personne ne devait poser
Parmi les évolutions les plus intéressantes, celle de Kokoro et Mitsuru touche directement aux règles de cette société.
Kokoro découvre des informations sur la reproduction et commence à s’interroger sur la famille, la naissance et la relation entre les adultes.
Des notions complètement normales pour nous deviennent presque subversives dans leur monde.
Pourquoi ? Parce que les enfants ont été créés et élevés pour remplir une fonction précise. Ils ne sont pas censés construire librement une autre vie.
Ce fil narratif donne à Darling in the Franxx une dimension beaucoup plus humaine. Le problème n’est plus seulement de survivre à une attaque de Hurleurs. Il s’agit de savoir si ces jeunes auront un jour le droit d’exister autrement que comme pilotes.
Et là, même le plus gros Franxx du hangar ne peut pas régler la question avec une lance.
Le manga prend ses distances avec l’anime
C’est un point important pour ceux qui connaissent déjà l’adaptation animée.
Le manga ne suit pas simplement les 24 épisodes jusqu’au générique final.
Kentaro Yabuki modifie progressivement plusieurs événements, réorganise certaines situations et prend une direction propre. À partir d’un certain stade, les différences deviennent suffisamment importantes pour que les deux versions proposent réellement deux expériences.
Le dernier tome va jusqu’à offrir une conclusion spécifique au manga.
C’est donc l’une des rares adaptations où connaître parfaitement l’anime ne retire pas l’intérêt de la lecture. Au contraire, repérer les changements devient presque un plaisir supplémentaire.
Certains personnages bénéficient d’un traitement différent, certaines confrontations changent de place et le chemin choisi pour Hiro et Zero Two n’est pas celui que les spectateurs connaissent déjà.
Kentaro Yabuki était particulièrement bien placé pour dessiner cet univers
Kentaro Yabuki n’est pas un inconnu pour les lecteurs de manga.
Avant Darling in the Franxx, il s’est notamment fait connaître avec Black Cat et avec son travail sur To Love et To Love Darkness. Plus tard viendra également Ayakashi Triangle.
Son trait très propre convient particulièrement aux silhouettes élancées des Franxx et aux personnages de la série.
Il sait aussi rendre les combats lisibles lorsque plusieurs machines occupent la même scène.
Et, soyons clairs, le dessinateur n’a jamais été réputé pour sa timidité lorsqu’il s’agit de fan-service. Darling in the Franxx lui donne largement de quoi travailler sur ce terrain.
Mais limiter son adaptation à cela serait passer à côté de ses expressions et de ses scènes plus calmes. Les retrouvailles entre Hiro et Zero Two, les tensions dans l’équipe ou les moments où les adolescents découvrent simplement quelque chose du monde adulte fonctionnent justement parce que Yabuki sait laisser les personnages respirer.
Une histoire complète en 8 tomes
Darling in the Franxx est une série complète en 8 tomes.
Le manga a été publié au Japon par Shueisha sur Shonen Jump+. L’œuvre originale est créditée à Code:000 et l’adaptation manga à Kentaro Yabuki.
En France, Delcourt/Tonkam publie l’intégralité des huit volumes dans sa collection shonen.
Ce format relativement court constitue aussi une force. L’histoire avance vite, développe l’équipe de la Plantation 13 et offre une vraie conclusion sans demander plusieurs dizaines de tomes.
Pour ceux qui arrivent après l’anime, c’est surtout l’occasion de prendre une autre bifurcation avec Hiro et Zero Two. Pour les nouveaux lecteurs, aucune connaissance préalable n’est nécessaire : tout commence avec un garçon persuadé qu’il ne pourra plus jamais piloter et une fille à cornes qui décide, elle, qu’il sera son darling.
Lire plus sur Darling in the Franxx
Darling in the Franxx mélange science-fiction, romance et combats de mechas dans un futur où les enfants sont formés presque uniquement pour devenir pilotes.
Grandir dans un monde qui n’avait rien prévu après le combat
Hiro retrouve une raison d’avancer lorsqu’il monte dans Strelizia avec Zero Two. Leur compatibilité exceptionnelle lui permet enfin de reprendre sa place parmi les Parasites, mais elle ouvre aussi la porte à toutes les questions entourant la jeune fille.
Ichigo, Goro, Mitsuru, Kokoro, Zorome, Miku, Futoshi et Ikuno vivent leurs propres changements. Peu à peu, le groupe découvre des émotions et des choix que leur éducation avait volontairement laissés de côté.
La guerre contre les Hurleurs prend alors une autre dimension. Les enfants commencent à chercher ce qui se cache derrière les Plantations, l’APE, le Dr Franxx et la véritable histoire du monde qu’ils défendent.
Le manga de Kentaro Yabuki suit d’abord les bases de l’œuvre animée avant de s’en éloigner. Les derniers volumes prennent une direction différente et conduisent à une conclusion propre à cette version.
Les 8 tomes forment donc une histoire complète. Pas besoin de choisir entre manga et anime comme si l’un annulait l’autre : leurs différences rendent justement la comparaison intéressante.
Retrouvez ici nos mangas Darling in the Franxx de Kentaro Yabuki et Code:000. Une série pour ceux qui aiment les mechas, les histoires d’amour compliquées et les mondes où deux petites cornes rouges suffisent à annoncer que la vie du héros vient de devenir beaucoup, beaucoup moins tranquille.
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Darling in the FranXX tome 04
13,30CHF -

Darling in the FranXX tome 05
13,30CHF -

Darling in the FranXX tome 06
13,30CHF
Darling in the Franxx : deux pilotes, un même cockpit et une partenaire que personne ne veut approcher
Dans Darling in the Franxx, Hiro devait devenir pilote. Depuis l’enfance, tout son monde tourne autour de cette mission : les enfants sont élevés pour monter dans des Franxx et défendre les Plantations contre les Hurleurs. Seulement, le jour du test, Hiro échoue. Sans aptitude au pilotage, il devient presque inutile aux yeux de la société qui l’a élevé.
Puis il rencontre Zero Two. Deux petites cornes, un caractère impossible à ignorer et une réputation franchement peu rassurante : ses partenaires ne survivent généralement pas longtemps à ses côtés. Elle lui propose pourtant de piloter avec elle et l’appelle immédiatement « darling ».
Hiro accepte. Après tout, quand on vient de perdre le seul but qu’on vous a donné depuis votre naissance, monter dans un robot avec une fille surnommée la « tueuse de partenaires » peut presque ressembler à une remontée de moral.
Le manga dessiné par Kentaro Yabuki, à partir de l’œuvre originale Code:000, reprend l’univers de l’anime avant de choisir progressivement sa propre route. Et c’est justement l’un de ses grands intérêts : ceux qui connaissent déjà la série animée ne relisent pas simplement la même histoire case après case.
Hiro et Zero Two : le duo qui n’aurait normalement jamais dû fonctionner
Hiro, Code:016, avait autrefois tout du prodige. Il donnait même des noms aux autres enfants, alors que leur société préfère les identifier par des numéros. Mais au moment où commence l’histoire, cette confiance a disparu. Son incapacité à synchroniser correctement un Franxx l’a laissé sur le bord de la route.
Zero Two arrive exactement à ce moment-là.
Elle est différente des autres Parasites. Son sang n’est pas entièrement humain, ses cornes suffisent à la désigner comme une anomalie et sa manière de parler aux adultes montre assez vite qu’elle n’a pas été élevée pour respecter gentiment le règlement.
Surtout, elle peut piloter le Strelizia avec Hiro.
Là où ses précédents essais avaient échoué, quelque chose fonctionne immédiatement entre eux. Ce lien devient le cœur du récit, bien avant que tous les secrets sur leur passé ne remontent à la surface.
Et le mot « darling », qui paraît presque provocateur lors de leur première rencontre, finit par prendre un tout autre poids.
Un Franxx ne se pilote pas seul
Les Franxx imposent une règle essentielle : ils fonctionnent avec un binôme.
Les jeunes pilotes sont répartis entre Pistils et Étamines. Leur compatibilité compte autant que leur talent individuel, puisqu’un mauvais accord peut tout simplement empêcher la machine de fonctionner correctement.
Ce principe donne immédiatement au manga une dimension très particulière. On ne peut pas devenir le meilleur pilote en travaillant uniquement dans son coin. Chaque combat oblige deux personnes à se comprendre suffisamment pour agir comme une seule unité.
Le système est volontairement chargé de symboles liés à l’intimité, à la confiance et à l’adolescence. Kentaro Yabuki ne fait d’ailleurs pas semblant de les cacher.
Mais derrière les poses et le fan-service existe une vraie idée : ces enfants ont appris à piloter des machines de guerre avant même de comprendre les relations humaines les plus simples.
Ils savent affronter un monstre géant. Demandez-leur plutôt ce qu’est un couple ou pourquoi deux adultes élèvent ensemble un enfant, et le briefing risque de devenir nettement plus compliqué.
La Plantation 13 ressemble surtout à une expérience grandeur nature
Hiro et ses camarades vivent dans Mistilteinn, surnommé la Cage aux oiseaux.
Le nom donne déjà une bonne indication du problème.
Ils disposent d’un logement, de nourriture et d’une mission. En revanche, ils connaissent très peu le monde qui les entoure. Les adultes vivent séparément et leur société n’encourage pas exactement les enfants à poser trop de questions sur le passé.
Pourquoi les adultes n’ont-ils pas la même vie qu’eux ? Pourquoi les Parasites sont-ils si importants ? D’où viennent réellement les Hurleurs ? Et pourquoi une civilisation supposément parfaite semble-t-elle avoir besoin d’autant de secrets ?
Au départ, l’équipe pense surtout à ses prochaines batailles.
Puis quelques détails commencent à ne plus coller.
C’est là que Darling in the Franxx devient plus intéressant qu’une simple succession de combats de robots : les personnages découvrent progressivement qu’ils ne comprennent presque rien au système qu’ils risquent leur vie pour défendre.
Ichigo, Goro et les autres : l’équipe existe bien au-delà de Hiro et Zero Two
Ichigo dirige le groupe et pilote Delphinium avec Goro.
Elle connaît Hiro depuis longtemps et supporte très mal de le voir s’approcher d’une partenaire réputée dangereuse. Sa réaction ne vient pas seulement de son rôle de responsable : ses sentiments compliquent sérieusement l’équation.
Goro, lui, possède un tempérament beaucoup plus calme. Il voit souvent ce que les autres préfèrent ne pas dire et tente de maintenir un équilibre lorsque les tensions deviennent trop fortes.
Autour d’eux, Zorome et Miku passent énormément de temps à se provoquer. Mitsuru porte une relation difficile avec Hiro. Kokoro semble douce, mais commence à poser des questions que la société préférerait probablement ne jamais entendre. Futoshi et Ikuno complètent une équipe qui va devoir apprendre autre chose que le combat.
Le manga prend justement le temps de montrer ces liens bouger.
Les binômes ne restent pas de simples paires écrites sur un tableau. Les attirances, les frustrations et les choix personnels finissent par entrer dans le cockpit avec eux.
Zero Two voulait devenir humaine bien avant de rencontrer Hiro
Les cornes de Zero Two ne sont pas un simple choix esthétique.
Son enfance explique une grande partie de son obsession pour l’humanité et de sa manière parfois brutale de traiter ceux qui l’entourent.
Lorsqu’elle était petite, elle a déjà croisé Hiro.
Lui-même a oublié cette rencontre, mais leur passé commun devient une pièce essentielle du récit. Le livre illustré du prince et de la créature monstrueuse prend alors une importance particulière : il reflète la façon dont Zero Two s’est longtemps imaginée.
Pour elle, devenir humaine signifie aussi pouvoir rejoindre celui qu’elle recherche.
Cette révélation modifie complètement le regard sur ses premières scènes. Son insistance à appeler Hiro « darling », sa volonté de combattre et même certaines de ses réactions violentes ne sortent pas de nulle part.
Elle a simplement passé une grande partie de sa vie à courir après un souvenir dont l’autre moitié ne se souvenait plus.
Les Hurleurs cachent beaucoup plus de choses qu’un simple ennemi à abattre
Au début, le rôle des Hurleurs semble évident : ils attaquent les Plantations, donc les Franxx doivent les détruire.
Cette certitude devient beaucoup moins confortable lorsque le groupe commence à découvrir la véritable histoire de son monde.
Les ressources qui ont permis à l’humanité de développer sa civilisation ne sont pas sans conséquence. Derrière les villes mobiles et l’apparente prospérité se trouve une planète ravagée par des choix faits bien avant la naissance de Hiro.
Le Dr Franxx occupe une place centrale dans cette histoire. Ses recherches ont permis le développement des machines, mais son passé soulève aussi de sérieuses questions sur les expériences menées au nom du progrès.
Et puis il y a Code:001, la Princesse des Hurleurs.
Son apparition suffit à renverser une partie des certitudes accumulées jusque-là. À ce stade, demander simplement « qui sont les gentils ? » commence à devenir une question dangereusement compliquée.
Les 9’s : ce que le système considère comme des pilotes idéaux
L’arrivée des 9’s offre un miroir assez inquiétant au groupe de la Plantation 13.
Ces pilotes d’élite gravitent autour de Zero Two et répondent beaucoup plus directement aux attentes de l’APE.
Leur comportement montre aussi jusqu’où peut aller une société qui considère les enfants avant tout comme des outils de combat.
Face à eux, Hiro, Ichigo et les autres commencent justement à devenir moins dociles.
Ils découvrent la nourriture préparée ensemble, les relations amoureuses, les souvenirs, la jalousie et toutes ces choses parfaitement banales que personne n’avait jugé utile de leur apprendre.
C’est presque ironique : plus ils comprennent ce que signifie être humains, moins ils correspondent au rôle parfait que les adultes avaient prévu pour eux.
Kokoro et Mitsuru posent la question que personne ne devait poser
Parmi les évolutions les plus intéressantes, celle de Kokoro et Mitsuru touche directement aux règles de cette société.
Kokoro découvre des informations sur la reproduction et commence à s’interroger sur la famille, la naissance et la relation entre les adultes.
Des notions complètement normales pour nous deviennent presque subversives dans leur monde.
Pourquoi ? Parce que les enfants ont été créés et élevés pour remplir une fonction précise. Ils ne sont pas censés construire librement une autre vie.
Ce fil narratif donne à Darling in the Franxx une dimension beaucoup plus humaine. Le problème n’est plus seulement de survivre à une attaque de Hurleurs. Il s’agit de savoir si ces jeunes auront un jour le droit d’exister autrement que comme pilotes.
Et là, même le plus gros Franxx du hangar ne peut pas régler la question avec une lance.
Le manga prend ses distances avec l’anime
C’est un point important pour ceux qui connaissent déjà l’adaptation animée.
Le manga ne suit pas simplement les 24 épisodes jusqu’au générique final.
Kentaro Yabuki modifie progressivement plusieurs événements, réorganise certaines situations et prend une direction propre. À partir d’un certain stade, les différences deviennent suffisamment importantes pour que les deux versions proposent réellement deux expériences.
Le dernier tome va jusqu’à offrir une conclusion spécifique au manga.
C’est donc l’une des rares adaptations où connaître parfaitement l’anime ne retire pas l’intérêt de la lecture. Au contraire, repérer les changements devient presque un plaisir supplémentaire.
Certains personnages bénéficient d’un traitement différent, certaines confrontations changent de place et le chemin choisi pour Hiro et Zero Two n’est pas celui que les spectateurs connaissent déjà.
Kentaro Yabuki était particulièrement bien placé pour dessiner cet univers
Kentaro Yabuki n’est pas un inconnu pour les lecteurs de manga.
Avant Darling in the Franxx, il s’est notamment fait connaître avec Black Cat et avec son travail sur To Love et To Love Darkness. Plus tard viendra également Ayakashi Triangle.
Son trait très propre convient particulièrement aux silhouettes élancées des Franxx et aux personnages de la série.
Il sait aussi rendre les combats lisibles lorsque plusieurs machines occupent la même scène.
Et, soyons clairs, le dessinateur n’a jamais été réputé pour sa timidité lorsqu’il s’agit de fan-service. Darling in the Franxx lui donne largement de quoi travailler sur ce terrain.
Mais limiter son adaptation à cela serait passer à côté de ses expressions et de ses scènes plus calmes. Les retrouvailles entre Hiro et Zero Two, les tensions dans l’équipe ou les moments où les adolescents découvrent simplement quelque chose du monde adulte fonctionnent justement parce que Yabuki sait laisser les personnages respirer.
Une histoire complète en 8 tomes
Darling in the Franxx est une série complète en 8 tomes.
Le manga a été publié au Japon par Shueisha sur Shonen Jump+. L’œuvre originale est créditée à Code:000 et l’adaptation manga à Kentaro Yabuki.
En France, Delcourt/Tonkam publie l’intégralité des huit volumes dans sa collection shonen.
Ce format relativement court constitue aussi une force. L’histoire avance vite, développe l’équipe de la Plantation 13 et offre une vraie conclusion sans demander plusieurs dizaines de tomes.
Pour ceux qui arrivent après l’anime, c’est surtout l’occasion de prendre une autre bifurcation avec Hiro et Zero Two. Pour les nouveaux lecteurs, aucune connaissance préalable n’est nécessaire : tout commence avec un garçon persuadé qu’il ne pourra plus jamais piloter et une fille à cornes qui décide, elle, qu’il sera son darling.
Lire plus sur Darling in the Franxx
Darling in the Franxx mélange science-fiction, romance et combats de mechas dans un futur où les enfants sont formés presque uniquement pour devenir pilotes.
Grandir dans un monde qui n’avait rien prévu après le combat
Hiro retrouve une raison d’avancer lorsqu’il monte dans Strelizia avec Zero Two. Leur compatibilité exceptionnelle lui permet enfin de reprendre sa place parmi les Parasites, mais elle ouvre aussi la porte à toutes les questions entourant la jeune fille.
Ichigo, Goro, Mitsuru, Kokoro, Zorome, Miku, Futoshi et Ikuno vivent leurs propres changements. Peu à peu, le groupe découvre des émotions et des choix que leur éducation avait volontairement laissés de côté.
La guerre contre les Hurleurs prend alors une autre dimension. Les enfants commencent à chercher ce qui se cache derrière les Plantations, l’APE, le Dr Franxx et la véritable histoire du monde qu’ils défendent.
Le manga de Kentaro Yabuki suit d’abord les bases de l’œuvre animée avant de s’en éloigner. Les derniers volumes prennent une direction différente et conduisent à une conclusion propre à cette version.
Les 8 tomes forment donc une histoire complète. Pas besoin de choisir entre manga et anime comme si l’un annulait l’autre : leurs différences rendent justement la comparaison intéressante.
Retrouvez ici nos mangas Darling in the Franxx de Kentaro Yabuki et Code:000. Une série pour ceux qui aiment les mechas, les histoires d’amour compliquées et les mondes où deux petites cornes rouges suffisent à annoncer que la vie du héros vient de devenir beaucoup, beaucoup moins tranquille.
