Burn the Witch

Burn the Witch : à Londres, le vrai problème ne se voit pas depuis le trottoir

À Londres, les touristes voient Big Ben, les bus rouges et la pluie. Burn the Witch ajoute un détail nettement moins rassurant : les dragons existent, et une grande partie de la population ignore complètement qu’ils se promènent dans les parages.

Pour les combattre, ou parfois simplement les empêcher de provoquer une catastrophe, il faut passer de l’autre côté de la ville. Reverse London se cache derrière le Londres ordinaire et abrite ceux qui peuvent voir ces créatures. C’est là que travaillent Ninny Spangcole et Noel Niihashi, deux sorcières de Wing Bind chargées de la protection et de la gestion des dragons.

Tite Kubo, le créateur de Bleach, change de décor sans perdre son goût pour les organisations secrètes, les personnages qui ont du style et les pouvoirs dont on comprend vite qu’ils cachent beaucoup plus de règles qu’il n’y paraît. Ici, les sabres laissent davantage de place aux sorts, aux balais et aux dragons. Londres, elle, continue tranquillement sa journée comme si de rien n’était.

72 % des morts à Londres auraient un rapport avec les dragons

Voilà le genre de statistique qui devrait normalement provoquer quelques réunions d’urgence.

Dans l’univers de Burn the Witch, les dragons sont impliqués dans 72 % des décès à Londres. Pourtant, la plupart des humains ne peuvent même pas les voir. Ils vivent dans Front London, la partie ordinaire de la ville, sans connaître ce qui existe juste derrière leur quotidien.

Reverse London fonctionne autrement. Ses habitants connaissent l’existence des dragons, même si seuls certains sorciers et sorcières sont autorisés à entrer directement en contact avec eux.

Wing Bind doit donc gérer une situation assez particulière : protéger une population contre des créatures dont cette même population ignore jusqu’à l’existence.

Et tous les dragons ne sont pas nécessairement des monstres à éliminer. Certains doivent être protégés ou contrôlés. D’autres deviennent dangereux. Avant de lancer un sort, il vaut donc mieux savoir précisément ce qu’on a en face de soi.

Ninny et Noel : le duo fonctionne justement parce qu’elles ne fonctionnent pas pareil

Ninny Spangcole n’est pas du genre à dissimuler longtemps ce qu’elle pense. Énergique, ambitieuse et très attentive aux résultats de ses missions, elle aimerait rejoindre une unité davantage tournée vers le combat.

Sa vie à Front London réserve une autre surprise : Ninny est également membre d’un groupe d’idoles. Passer d’une scène devant les fans à une intervention contre un dragon n’entre sans doute pas dans le quotidien habituel d’une chanteuse.

Noel Niihashi possède presque le tempérament inverse. Elle garde son calme, analyse les situations et apprécie son travail auprès des dragons sans chercher constamment à provoquer l’action.

Les deux sorcières se connaissent suffisamment pour que leurs différences deviennent une force. Ninny peut démarrer au quart de tour ; Noel apporte souvent le regard plus posé qui évite de transformer immédiatement chaque problème en champ de bataille.

Leurs échanges donnent aussi beaucoup de personnalité au manga. Pas besoin d’un long discours sur leur amitié : quelques réactions suffisent généralement pour comprendre laquelle va s’énerver et laquelle va la regarder s’énerver.

Wing Bind : conserver les dragons, les surveiller… et parfois sortir l’artillerie

Wing Bind administre le rapport entre Reverse London et les dragons.

Ninny et Noel appartiennent aux Pipers, une branche chargée de leur protection et de leur gestion. Le mot « protection » ne signifie cependant pas qu’il suffit de distribuer de la nourriture à de gentils lézards ailés.

Un dragon dangereux peut exiger l’intervention d’unités beaucoup plus offensives.

L’organisation possède sa hiérarchie, ses spécialistes et ses responsables. Tite Kubo adore ce genre de structure : on découvre un service, puis un supérieur, puis quelqu’un encore au-dessus, jusqu’au moment où l’on réalise que l’organigramme est presque aussi dangereux que les créatures qu’il doit gérer.

Bruno Bangnyfe en donne rapidement un bon exemple. Membre du groupe qui participe aux décisions importantes de Wing Bind et responsable d’une unité combattante, il prend la menace des dragons très au sérieux. Balgo va lui fournir plusieurs raisons supplémentaires de perdre patience.

Balgo Parks attire les dragons comme d’autres attirent les moustiques

Balgo Ywain Parks complique singulièrement la vie de Noel et Ninny.

Étudiant à South Braxton et complètement sous le charme de Noel, il pourrait n’être qu’un garçon un peu envahissant. Sauf qu’il devient Dragonclad après avoir été mordu par une créature capable de prendre une apparence humaine.

À partir de là, Balgo développe une caractéristique franchement gênante : il attire puissamment les dragons.

Pour Wing Bind, le problème est évident. Le laisser circuler tranquillement peut transformer chaque déplacement en rendez-vous potentiel avec une nouvelle créature.

Noel et Ninny se retrouvent donc chargées de sa protection.

Balgo, lui, conserve une aptitude admirable à rester relativement détendu alors qu’il est devenu une sorte d’aimant surnaturel. Certaines personnes paniquent lorsqu’elles perdent leurs clés. Lui peut attirer des dragons et continuer à penser surtout à Noel.

Osushi : adorable petit chien, détail technique légèrement plus inquiétant

Balgo s’occupe aussi d’Osushi, un petit chien qui aurait parfaitement sa place sur une photo destinée à faire fondre Internet.

Évidemment, nous sommes chez Tite Kubo.

Osushi est en réalité un Disguiser, un dragon ayant pris l’apparence d’un chien. La transformation reste généralement discrète, mais certains événements peuvent faire apparaître ses caractéristiques draconiques.

Le contraste fonctionne immédiatement. D’un côté, un compagnon adorable que Balgo adore. De l’autre, une créature surnaturelle suffisamment inhabituelle pour rappeler que les dragons de Burn the Witch ne ressemblent pas tous au grand reptile médiéval classique qui garde un château et attend un chevalier.

Kubo s’amuse constamment avec cette variété. Les dragons peuvent être énormes, étranges, élégants, grotesques ou parfaitement dissimulés dans le quotidien.

Macy fait entrer la célébrité dans une histoire déjà suffisamment compliquée

Macy Baljure vient du même groupe d’idoles que Ninny.

Ancienne membre de Cecil Dies Twice, elle arrive avec sa propre histoire, les rumeurs entourant son départ et une relation particulière avec Ninny.

Le détail qui intéresse davantage Wing Bind est ailleurs : Macy se retrouve mêlée à un puissant dragon.

Son arrivée fait basculer l’histoire vers quelque chose de plus vaste. Les sentiments humains, l’attachement aux créatures et les règles imposées par Reverse London commencent à se heurter directement.

C’est aussi là que Burn the Witch montre qu’il n’a pas besoin d’une longue préparation pour donner de l’ampleur à son univers. Quelques personnages suffisent pour passer d’une mission de surveillance à une affaire susceptible d’intéresser les plus hauts responsables de Wing Bind.

Un Londres où les contes de fées ont gardé leurs dents

Le choix de Londres permet à Tite Kubo de jouer avec un imaginaire très différent de celui de Bleach.

Sorcières, dragons, magie et références aux contes viennent naturellement se greffer sur la ville. Pourtant, Burn the Witch ne ressemble pas à une fantasy médiévale déplacée en Angleterre.

Les personnages utilisent des téléphones, travaillent pour une organisation structurée et passent constamment d’un Londres moderne à son envers magique.

Cette rencontre entre quotidien et merveilleux donne au manga une personnalité immédiate.

Les dragons ne vivent pas forcément au fond d’une grotte perdue. Ils sont là, juste à côté. Seulement, presque personne ne peut les voir.

Ça change légèrement la manière de regarder le prochain pigeon londonien avec insistance.

Tite Kubo retrouve ce qu’il aime : du style, des règles et beaucoup de choses cachées

Les lecteurs de Bleach reconnaîtront rapidement certaines habitudes de Tite Kubo.

Le mangaka adore dessiner des personnages dont la silhouette suffit à annoncer la personnalité. Ninny et Noel ont immédiatement une présence différente. Bruno n’a pas besoin de plusieurs chapitres pour faire comprendre qu’il ne travaille pas au service des réclamations.

Le décor change, mais on retrouve aussi ce plaisir d’introduire une organisation surnaturelle avec son vocabulaire, ses divisions et ses propres règles.

Surtout, Burn the Witch appartient au monde élargi de Bleach. Le lien n’est pas seulement un clin d’œil publicitaire entre deux œuvres du même auteur. Reverse London offre une autre perspective sur cet univers, loin de Karakura et de la Soul Society que connaissent les lecteurs d’Ichigo.

Kubo peut ainsi conserver une connexion avec son œuvre la plus célèbre tout en racontant quelque chose de suffisamment différent pour fonctionner seul.

Avant Ninny et Noel, tout commence par un chapitre spécial

Burn the Witch apparaît d’abord sous la forme d’un one-shot publié en 2018 pour l’anniversaire du Weekly Shonen Jump.

Tite Kubo reprend ensuite cet univers en 2020 avec de nouveaux chapitres.

Cette origine explique pourquoi le manga entre rapidement dans son sujet. L’univers possède beaucoup d’idées, mais il n’attend pas plusieurs volumes avant de présenter Reverse London, Wing Bind ou le problème posé par Balgo.

Le récit initial a également été adapté en animation, tandis que le chapitre précédant les événements principaux a donné naissance à Burn the Witch #0.8.

Pour découvrir l’œuvre, le manga reste particulièrement agréable : les grandes cases laissent respirer les personnages et le trait très épuré de Kubo donne aux séquences d’action une lisibilité remarquable.

Pourquoi Burn the Witch fonctionne même sans connaître Bleach

La connexion avec Bleach amuse forcément les fans, mais elle n’est pas nécessaire pour comprendre l’histoire.

Ninny et Noel possèdent leurs propres missions. Wing Bind explique ses propres règles. Balgo apporte ses problèmes personnels et Reverse London développe une mythologie qui ne demande pas d’avoir déjà lu 74 tomes ailleurs.

C’est probablement la meilleure manière d’aborder cette relation entre les deux œuvres.

Un lecteur de Bleach peut chercher les correspondances et apprécier de découvrir une autre facette du monde imaginé par Tite Kubo. Quelqu’un qui arrive sans connaître Ichigo peut simplement profiter d’un manga de fantasy urbaine avec deux sorcières, beaucoup de dragons et une administration qui essaie tant bien que mal de garder tout cela sous contrôle.

Et si Burn the Witch donne ensuite envie de découvrir Bleach, il reste simplement un tout petit détail : prévoir un peu plus de place dans la bibliothèque.

Lire plus sur Burn the Witch

Tite Kubo écrit et dessine Burn the Witch. Le mangaka quitte le Japon d’Ichigo Kurosaki pour installer son histoire dans un Londres partagé entre la ville visible et Reverse London.

Deux sorcières, des dragons et un humain qui attire beaucoup trop l’attention

Ninny Spangcole et Noel Niihashi travaillent pour Wing Bind. Leur mission consiste à protéger et gérer les dragons qui vivent autour de Reverse London, loin du regard de la majorité des humains.

Le quotidien change lorsque Balgo Parks devient Dragonclad. Sa faculté d’attirer les dragons le transforme immédiatement en problème ambulant, et les deux sorcières doivent le garder sous surveillance.

Autour d’eux apparaissent Osushi, Macy, Bruno et plusieurs figures de Wing Bind. Le manga construit ainsi très vite un monde où la magie possède ses règles, ses services spécialisés et ses propres conflits.

Burn the Witch partage son univers avec Bleach, mais son identité reste très différente. Reverse London, les dragons et les sorcières suffisent à donner à cette histoire son propre terrain de jeu.

Retrouvez ici nos mangas Burn the Witch de Tite Kubo. Une excellente porte d’entrée dans son dessin pour les nouveaux lecteurs, et une manière particulièrement plaisante pour les fans de Bleach de découvrir ce qui se passe de l’autre côté de Londres pendant que la Soul Society a déjà largement assez de problèmes de son côté.

FILTRES

Voici le seul résultat

Burn the Witch : à Londres, le vrai problème ne se voit pas depuis le trottoir

À Londres, les touristes voient Big Ben, les bus rouges et la pluie. Burn the Witch ajoute un détail nettement moins rassurant : les dragons existent, et une grande partie de la population ignore complètement qu’ils se promènent dans les parages.

Pour les combattre, ou parfois simplement les empêcher de provoquer une catastrophe, il faut passer de l’autre côté de la ville. Reverse London se cache derrière le Londres ordinaire et abrite ceux qui peuvent voir ces créatures. C’est là que travaillent Ninny Spangcole et Noel Niihashi, deux sorcières de Wing Bind chargées de la protection et de la gestion des dragons.

Tite Kubo, le créateur de Bleach, change de décor sans perdre son goût pour les organisations secrètes, les personnages qui ont du style et les pouvoirs dont on comprend vite qu’ils cachent beaucoup plus de règles qu’il n’y paraît. Ici, les sabres laissent davantage de place aux sorts, aux balais et aux dragons. Londres, elle, continue tranquillement sa journée comme si de rien n’était.

72 % des morts à Londres auraient un rapport avec les dragons

Voilà le genre de statistique qui devrait normalement provoquer quelques réunions d’urgence.

Dans l’univers de Burn the Witch, les dragons sont impliqués dans 72 % des décès à Londres. Pourtant, la plupart des humains ne peuvent même pas les voir. Ils vivent dans Front London, la partie ordinaire de la ville, sans connaître ce qui existe juste derrière leur quotidien.

Reverse London fonctionne autrement. Ses habitants connaissent l’existence des dragons, même si seuls certains sorciers et sorcières sont autorisés à entrer directement en contact avec eux.

Wing Bind doit donc gérer une situation assez particulière : protéger une population contre des créatures dont cette même population ignore jusqu’à l’existence.

Et tous les dragons ne sont pas nécessairement des monstres à éliminer. Certains doivent être protégés ou contrôlés. D’autres deviennent dangereux. Avant de lancer un sort, il vaut donc mieux savoir précisément ce qu’on a en face de soi.

Ninny et Noel : le duo fonctionne justement parce qu’elles ne fonctionnent pas pareil

Ninny Spangcole n’est pas du genre à dissimuler longtemps ce qu’elle pense. Énergique, ambitieuse et très attentive aux résultats de ses missions, elle aimerait rejoindre une unité davantage tournée vers le combat.

Sa vie à Front London réserve une autre surprise : Ninny est également membre d’un groupe d’idoles. Passer d’une scène devant les fans à une intervention contre un dragon n’entre sans doute pas dans le quotidien habituel d’une chanteuse.

Noel Niihashi possède presque le tempérament inverse. Elle garde son calme, analyse les situations et apprécie son travail auprès des dragons sans chercher constamment à provoquer l’action.

Les deux sorcières se connaissent suffisamment pour que leurs différences deviennent une force. Ninny peut démarrer au quart de tour ; Noel apporte souvent le regard plus posé qui évite de transformer immédiatement chaque problème en champ de bataille.

Leurs échanges donnent aussi beaucoup de personnalité au manga. Pas besoin d’un long discours sur leur amitié : quelques réactions suffisent généralement pour comprendre laquelle va s’énerver et laquelle va la regarder s’énerver.

Wing Bind : conserver les dragons, les surveiller… et parfois sortir l’artillerie

Wing Bind administre le rapport entre Reverse London et les dragons.

Ninny et Noel appartiennent aux Pipers, une branche chargée de leur protection et de leur gestion. Le mot « protection » ne signifie cependant pas qu’il suffit de distribuer de la nourriture à de gentils lézards ailés.

Un dragon dangereux peut exiger l’intervention d’unités beaucoup plus offensives.

L’organisation possède sa hiérarchie, ses spécialistes et ses responsables. Tite Kubo adore ce genre de structure : on découvre un service, puis un supérieur, puis quelqu’un encore au-dessus, jusqu’au moment où l’on réalise que l’organigramme est presque aussi dangereux que les créatures qu’il doit gérer.

Bruno Bangnyfe en donne rapidement un bon exemple. Membre du groupe qui participe aux décisions importantes de Wing Bind et responsable d’une unité combattante, il prend la menace des dragons très au sérieux. Balgo va lui fournir plusieurs raisons supplémentaires de perdre patience.

Balgo Parks attire les dragons comme d’autres attirent les moustiques

Balgo Ywain Parks complique singulièrement la vie de Noel et Ninny.

Étudiant à South Braxton et complètement sous le charme de Noel, il pourrait n’être qu’un garçon un peu envahissant. Sauf qu’il devient Dragonclad après avoir été mordu par une créature capable de prendre une apparence humaine.

À partir de là, Balgo développe une caractéristique franchement gênante : il attire puissamment les dragons.

Pour Wing Bind, le problème est évident. Le laisser circuler tranquillement peut transformer chaque déplacement en rendez-vous potentiel avec une nouvelle créature.

Noel et Ninny se retrouvent donc chargées de sa protection.

Balgo, lui, conserve une aptitude admirable à rester relativement détendu alors qu’il est devenu une sorte d’aimant surnaturel. Certaines personnes paniquent lorsqu’elles perdent leurs clés. Lui peut attirer des dragons et continuer à penser surtout à Noel.

Osushi : adorable petit chien, détail technique légèrement plus inquiétant

Balgo s’occupe aussi d’Osushi, un petit chien qui aurait parfaitement sa place sur une photo destinée à faire fondre Internet.

Évidemment, nous sommes chez Tite Kubo.

Osushi est en réalité un Disguiser, un dragon ayant pris l’apparence d’un chien. La transformation reste généralement discrète, mais certains événements peuvent faire apparaître ses caractéristiques draconiques.

Le contraste fonctionne immédiatement. D’un côté, un compagnon adorable que Balgo adore. De l’autre, une créature surnaturelle suffisamment inhabituelle pour rappeler que les dragons de Burn the Witch ne ressemblent pas tous au grand reptile médiéval classique qui garde un château et attend un chevalier.

Kubo s’amuse constamment avec cette variété. Les dragons peuvent être énormes, étranges, élégants, grotesques ou parfaitement dissimulés dans le quotidien.

Macy fait entrer la célébrité dans une histoire déjà suffisamment compliquée

Macy Baljure vient du même groupe d’idoles que Ninny.

Ancienne membre de Cecil Dies Twice, elle arrive avec sa propre histoire, les rumeurs entourant son départ et une relation particulière avec Ninny.

Le détail qui intéresse davantage Wing Bind est ailleurs : Macy se retrouve mêlée à un puissant dragon.

Son arrivée fait basculer l’histoire vers quelque chose de plus vaste. Les sentiments humains, l’attachement aux créatures et les règles imposées par Reverse London commencent à se heurter directement.

C’est aussi là que Burn the Witch montre qu’il n’a pas besoin d’une longue préparation pour donner de l’ampleur à son univers. Quelques personnages suffisent pour passer d’une mission de surveillance à une affaire susceptible d’intéresser les plus hauts responsables de Wing Bind.

Un Londres où les contes de fées ont gardé leurs dents

Le choix de Londres permet à Tite Kubo de jouer avec un imaginaire très différent de celui de Bleach.

Sorcières, dragons, magie et références aux contes viennent naturellement se greffer sur la ville. Pourtant, Burn the Witch ne ressemble pas à une fantasy médiévale déplacée en Angleterre.

Les personnages utilisent des téléphones, travaillent pour une organisation structurée et passent constamment d’un Londres moderne à son envers magique.

Cette rencontre entre quotidien et merveilleux donne au manga une personnalité immédiate.

Les dragons ne vivent pas forcément au fond d’une grotte perdue. Ils sont là, juste à côté. Seulement, presque personne ne peut les voir.

Ça change légèrement la manière de regarder le prochain pigeon londonien avec insistance.

Tite Kubo retrouve ce qu’il aime : du style, des règles et beaucoup de choses cachées

Les lecteurs de Bleach reconnaîtront rapidement certaines habitudes de Tite Kubo.

Le mangaka adore dessiner des personnages dont la silhouette suffit à annoncer la personnalité. Ninny et Noel ont immédiatement une présence différente. Bruno n’a pas besoin de plusieurs chapitres pour faire comprendre qu’il ne travaille pas au service des réclamations.

Le décor change, mais on retrouve aussi ce plaisir d’introduire une organisation surnaturelle avec son vocabulaire, ses divisions et ses propres règles.

Surtout, Burn the Witch appartient au monde élargi de Bleach. Le lien n’est pas seulement un clin d’œil publicitaire entre deux œuvres du même auteur. Reverse London offre une autre perspective sur cet univers, loin de Karakura et de la Soul Society que connaissent les lecteurs d’Ichigo.

Kubo peut ainsi conserver une connexion avec son œuvre la plus célèbre tout en racontant quelque chose de suffisamment différent pour fonctionner seul.

Avant Ninny et Noel, tout commence par un chapitre spécial

Burn the Witch apparaît d’abord sous la forme d’un one-shot publié en 2018 pour l’anniversaire du Weekly Shonen Jump.

Tite Kubo reprend ensuite cet univers en 2020 avec de nouveaux chapitres.

Cette origine explique pourquoi le manga entre rapidement dans son sujet. L’univers possède beaucoup d’idées, mais il n’attend pas plusieurs volumes avant de présenter Reverse London, Wing Bind ou le problème posé par Balgo.

Le récit initial a également été adapté en animation, tandis que le chapitre précédant les événements principaux a donné naissance à Burn the Witch #0.8.

Pour découvrir l’œuvre, le manga reste particulièrement agréable : les grandes cases laissent respirer les personnages et le trait très épuré de Kubo donne aux séquences d’action une lisibilité remarquable.

Pourquoi Burn the Witch fonctionne même sans connaître Bleach

La connexion avec Bleach amuse forcément les fans, mais elle n’est pas nécessaire pour comprendre l’histoire.

Ninny et Noel possèdent leurs propres missions. Wing Bind explique ses propres règles. Balgo apporte ses problèmes personnels et Reverse London développe une mythologie qui ne demande pas d’avoir déjà lu 74 tomes ailleurs.

C’est probablement la meilleure manière d’aborder cette relation entre les deux œuvres.

Un lecteur de Bleach peut chercher les correspondances et apprécier de découvrir une autre facette du monde imaginé par Tite Kubo. Quelqu’un qui arrive sans connaître Ichigo peut simplement profiter d’un manga de fantasy urbaine avec deux sorcières, beaucoup de dragons et une administration qui essaie tant bien que mal de garder tout cela sous contrôle.

Et si Burn the Witch donne ensuite envie de découvrir Bleach, il reste simplement un tout petit détail : prévoir un peu plus de place dans la bibliothèque.

Lire plus sur Burn the Witch

Tite Kubo écrit et dessine Burn the Witch. Le mangaka quitte le Japon d’Ichigo Kurosaki pour installer son histoire dans un Londres partagé entre la ville visible et Reverse London.

Deux sorcières, des dragons et un humain qui attire beaucoup trop l’attention

Ninny Spangcole et Noel Niihashi travaillent pour Wing Bind. Leur mission consiste à protéger et gérer les dragons qui vivent autour de Reverse London, loin du regard de la majorité des humains.

Le quotidien change lorsque Balgo Parks devient Dragonclad. Sa faculté d’attirer les dragons le transforme immédiatement en problème ambulant, et les deux sorcières doivent le garder sous surveillance.

Autour d’eux apparaissent Osushi, Macy, Bruno et plusieurs figures de Wing Bind. Le manga construit ainsi très vite un monde où la magie possède ses règles, ses services spécialisés et ses propres conflits.

Burn the Witch partage son univers avec Bleach, mais son identité reste très différente. Reverse London, les dragons et les sorcières suffisent à donner à cette histoire son propre terrain de jeu.

Retrouvez ici nos mangas Burn the Witch de Tite Kubo. Une excellente porte d’entrée dans son dessin pour les nouveaux lecteurs, et une manière particulièrement plaisante pour les fans de Bleach de découvrir ce qui se passe de l’autre côté de Londres pendant que la Soul Society a déjà largement assez de problèmes de son côté.