Bakemonogatari
Bakemonogatari : vampires, chimères et adolescents qui portent leurs problèmes au sens littéral
Dans Bakemonogatari, Koyomi Araragi pourrait presque passer pour un lycéen ordinaire. Presque. Quelques mois auparavant, une vampire légendaire l’a mordu et lui a laissé des capacités qui rendent son quotidien légèrement plus compliqué que celui de ses camarades.
Un jour, Koyomi rattrape Hitagi Senjôgahara alors qu’elle tombe dans un escalier. Il découvre aussitôt quelque chose d’impossible : la jeune fille ne pèse pratiquement rien. Derrière cette anomalie se cache une chimère, une manifestation surnaturelle liée aux blessures et aux émotions de ceux qu’elle touche.
NisiOisiN fournit l’univers et les personnages issus de ses romans, tandis que Oh!great transforme l’ensemble en manga avec un dessin spectaculaire. Le résultat mélange dialogues acérés, mystère, humour, action et phénomènes surnaturels. Ici, les monstres ne surgissent pas seulement de l’obscurité. Ils apparaissent souvent lorsqu’un personnage refuse de regarder ses propres problèmes en face.
Koyomi Araragi : presque humain, ce qui est déjà un progrès
Koyomi Araragi a survécu à une rencontre avec Kiss-Shot Acerola-Orion Heart-Under-Blade, vampire dont le nom demande presque autant d’endurance que le combat.
Il retrouve ensuite une apparence humaine, mais conserve certaines particularités liées à cette expérience. Son corps récupère mieux que celui d’un adolescent normal et le monde surnaturel refuse désormais de le laisser tranquille.
Koyomi possède surtout une tendance remarquable à se mêler des problèmes des autres.
Quand quelqu’un souffre d’un phénomène étrange, il cherche presque toujours à l’aider. Cette générosité peut sembler admirable. Elle devient légèrement moins raisonnable lorsque la solution implique une créature surnaturelle capable de le massacrer.
Heureusement, Koyomi dispose d’un autre talent : continuer à parler même lorsque la situation conseillerait fortement de courir.
Hitagi Senjôgahara : quelques grammes de poids et plusieurs tonnes de répartie
Hitagi Senjôgahara devient l’une des premières personnes que Koyomi tente d’aider.
Une étrange entité lui a retiré presque tout son poids. Hitagi cache ce secret depuis longtemps et repousse brutalement ceux qui essaient de s’en approcher.
Elle possède une langue particulièrement tranchante.
Koyomi découvre très vite qu’une conversation avec elle peut provoquer davantage de dégâts psychologiques qu’une chute dans un escalier.
Derrière cette agressivité se cache pourtant une adolescente profondément blessée par ce qu’elle a vécu. Le phénomène surnaturel n’est donc jamais séparé de son histoire personnelle.
C’est l’une des idées essentielles de Bakemonogatari : débarrasser quelqu’un d’une chimère ne suffit pas si la personne refuse de regarder la douleur qui l’a attirée.
Mémé Oshino : spécialiste du surnaturel, vendeur de solutions sans garantie
Pour comprendre ces phénomènes, Koyomi se tourne régulièrement vers Mémé Oshino.
Installé dans un bâtiment abandonné, cet étrange spécialiste connaît les chimères, les vampires et les règles qui entourent leur existence.
Oshino n’agit pourtant pas comme un exorciste classique.
Il refuse souvent de présenter les victimes comme totalement innocentes ou les créatures comme simplement mauvaises. Selon lui, chaque situation possède un équilibre et chacun doit participer à sa propre résolution.
Sa philosophie revient souvent à rappeler une chose à Koyomi : personne ne sauve entièrement quelqu’un d’autre.
Le héros peut aider, guider ou protéger. Toutefois, la personne concernée doit elle-même faire une partie du chemin.
C’est profondément sage. Cela n’empêche pas Oshino de donner parfois ses explications comme s’il avait volontairement oublié de fournir la moitié du manuel.
Mayoi Hachikuji : se perdre peut devenir beaucoup plus compliqué que prévu
Mayoi Hachikuji apparaît comme une jeune fille avec un énorme sac à dos qui cherche son chemin.
Koyomi décide de l’aider.
Évidemment, dans Bakemonogatari, demander son chemin n’est jamais seulement demander son chemin.
Mayoi semble incapable d’atteindre sa destination. Plus Koyomi essaie de la guider, plus la situation devient étrange.
Son histoire aborde le deuil, la famille et l’incapacité d’arriver là où l’on souhaite réellement aller.
Les échanges entre Mayoi et Koyomi apportent également beaucoup d’humour. Les deux passent une quantité impressionnante de temps à se provoquer verbalement avant de revenir au problème surnaturel.
Ce mélange de gravité et d’absurde résume parfaitement le ton de la série.
Suruga Kanbaru : courir très vite ne suffit pas pour semer ses désirs
Suruga Kanbaru est une sportive brillante et une ancienne connaissance de Hitagi.
Elle cache pourtant elle aussi un problème surnaturel.
Son bras se retrouve lié à une étrange créature capable d’exaucer certains désirs avec une interprétation particulièrement dangereuse de la formule « service compris ».
Koyomi doit alors comprendre ce que Suruga souhaite réellement.
Le problème dépasse rapidement la simple possession.
Jalousie, frustration et sentiments refoulés nourrissent le phénomène. Plus Suruga refuse de reconnaître certaines émotions, plus la situation devient violente.
Oh!great profite de cet arc pour déployer des scènes de combat extrêmement dynamiques, tout en conservant le cœur psychologique du récit.
Nadeko Sengoku : la timidité peut aussi cacher une malédiction
Nadeko Sengoku connaît Koyomi depuis l’enfance.
Réservée et discrète, elle semble loin des personnalités explosives rencontrées auparavant.
Pourtant, une malédiction liée à un serpent menace sa vie.
Son histoire montre encore une fois que les phénomènes surnaturels de Bakemonogatari se nourrissent des relations humaines.
Une jalousie, une rancune ou une émotion mal gérée peut finir par prendre une forme beaucoup plus concrète.
Koyomi cherche naturellement à intervenir.
Mais comme souvent, comprendre ce qui arrive ne signifie pas que toutes les conséquences disparaîtront immédiatement.
Tsubasa Hanekawa : l’élève parfaite qui accumule beaucoup trop de choses
Tsubasa Hanekawa semble tout réussir.
Excellente élève, calme et serviable, elle aide régulièrement Koyomi à comprendre ce qui se passe autour de lui.
Sa phrase favorite résume d’ailleurs parfaitement son attitude : elle ne sait pas tout, seulement ce qu’elle sait.
Derrière cette façade exemplaire se cache cependant une pression immense.
Tsubasa refoule ses émotions jusqu’au moment où celles-ci trouvent une autre manière de sortir.
Une étrange créature féline entre alors dans son histoire.
Le manga explore progressivement les différentes facettes de son mal-être. Oh!great donne à cette partie une place importante et montre que la perfection apparente peut parfois cacher le chaos le mieux rangé de toute la classe.
Shinobu Oshino : une petite vampire avec un passé gigantesque
À première vue, Shinobu Oshino ressemble à une mystérieuse petite fille silencieuse installée près de Mémé Oshino.
Son histoire est pourtant directement liée à celle de Koyomi.
Avant de prendre cette apparence, elle était Kiss-Shot Acerola-Orion Heart-Under-Blade, vampire légendaire dont la puissance dépassait de très loin celle d’un être humain.
La rencontre entre Kiss-Shot et Koyomi constitue un moment essentiel de l’univers.
Le manga revient largement sur cet épisode et sur la manière dont leur relation s’est construite.
Ce passé permet de comprendre pourquoi Koyomi conserve certaines capacités et pourquoi Shinobu reste liée à lui.
Leur relation évolue ensuite entre dépendance, méfiance et attachement. Rien de très simple, donc. Mais après une histoire impliquant une vampire presque immortelle, il aurait été optimiste d’espérer une relation parfaitement normale.
Oh!great transforme chaque chimère en spectacle visuel
Le dessin de Oh!great donne au manga une identité spectaculaire.
L’auteur d’Air Gear excelle dans les corps en mouvement, les perspectives et les affrontements qui occupent parfois toute la page.
Bakemonogatari lui offre un terrain de jeu idéal.
Les chimères peuvent prendre des formes inquiétantes, élégantes ou franchement monstrueuses. Les combats dépassent parfois largement ce que suggéraient les romans d’origine.
Pourtant, le dessin ne se limite pas à l’action.
Oh!great travaille également les expressions, les silences et les regards. Une conversation entre deux personnages peut bénéficier d’une mise en scène aussi travaillée qu’un affrontement contre un vampire.
Ce contraste correspond parfaitement à une œuvre où une discussion peut se révéler plus dangereuse qu’un monstre.
Les chimères parlent surtout des humains
Crabe, escargot, singe, serpent ou chat : les phénomènes de Bakemonogatari prennent des formes très différentes.
Cependant, ils ne servent jamais uniquement à fournir un adversaire au héros.
Chaque chimère possède un lien avec la personne qu’elle touche.
Hitagi porte un traumatisme. Mayoi cherche une destination impossible. Suruga lutte avec ses propres désirs. Nadeko subit les conséquences d’émotions qui la dépassent. Tsubasa enferme trop longtemps ce qu’elle ressent.
Le surnaturel donne donc une forme visible aux problèmes humains.
Koyomi ne peut pas simplement vaincre une créature puis passer à la suivante. Il doit comprendre la personne derrière le phénomène.
C’est ce qui permet à la série de mélanger action et psychologie sans donner l’impression de raconter deux histoires différentes.
Des dialogues où personne ne choisit jamais la réponse la plus courte
NisiOisiN est célèbre pour ses dialogues, et Bakemonogatari en fait largement profiter ses personnages.
Koyomi peut commencer une conversation sur un problème surnaturel et se retrouver plusieurs pages plus tard dans une bataille de mots qui n’a apparemment plus aucun rapport avec le sujet initial.
Hitagi adore pousser cette mécanique très loin.
Mayoi répond coup pour coup. Oshino choisit souvent une formule suffisamment ambiguë pour obliger Koyomi à réfléchir. Hanekawa paraît plus raisonnable, jusqu’au moment où une phrase révèle qu’elle avait déjà compris la situation depuis longtemps.
Ces échanges construisent énormément les personnages.
Ils apportent aussi une identité très particulière au manga. Bakemonogatari peut être bavard, mais rarement par hasard.
Dans cet univers, la manière dont quelqu’un parle révèle souvent autant de choses que la chimère qui l’accompagne.
Une adaptation qui ne se contente pas de recopier les romans
Le manga adapte l’univers littéraire imaginé par NisiOisiN, mais Oh!great ne se limite pas à illustrer chaque scène.
Il réorganise certains passages, développe les combats et donne une nouvelle ampleur visuelle à plusieurs épisodes.
Le passé vampirique de Koyomi prend notamment une place importante dans le manga.
Cette liberté permet à l’adaptation de posséder sa propre identité tout en conservant les grandes relations et les thèmes de l’œuvre originale.
Un lecteur qui connaît déjà les romans ou l’anime peut donc retrouver les personnages sans avoir l’impression de simplement revoir exactement les mêmes scènes sous un autre format.
Et quelqu’un qui découvre l’univers par le manga profite immédiatement du trait spectaculaire d’Oh!great.
Une série complète en 22 tomes
Bakemonogatari est une série complète en 22 tomes.
Oh!great conduit ainsi son adaptation jusqu’à une véritable conclusion et réunit les principaux personnages qui ont marqué le parcours de Koyomi.
En France, Pika Édition publie l’intégralité du manga dans sa collection Pika Shônen.
Le dernier volume revient notamment sur les liens construits par Koyomi avec Hitagi, Tsubasa et tous ceux qu’il a rencontrés au fil des phénomènes surnaturels.
Les 22 tomes permettent donc de suivre l’ensemble de cette interprétation manga sans rester coincé entre deux chimères en attendant une conclusion.
Lire plus sur Bakemonogatari
Bakemonogatari adapte les romans de NisiOisiN sous le trait d’Oh!great. Kodansha publie le manga au Japon, tandis que Pika Édition propose la version française.
Koyomi Araragi au carrefour de toutes les chimères
L’histoire commence après la rencontre de Koyomi avec une vampire légendaire. Redevenu presque humain, le lycéen pense pouvoir reprendre une vie normale jusqu’au jour où il découvre le secret de Hitagi Senjôgahara.
Cette première affaire ouvre la porte à toute une série de phénomènes. Mayoi Hachikuji, Suruga Kanbaru, Nadeko Sengoku et Tsubasa Hanekawa croisent chacune une chimère qui reflète une partie de leurs blessures ou de leurs désirs.
Mémé Oshino aide Koyomi à comprendre ces manifestations, tandis que Shinobu Oshino rappelle constamment que son propre passé vampirique n’est jamais très loin.
Oh!great donne à cet univers une dimension graphique spectaculaire. Ses combats, ses compositions et ses créatures renforcent l’action sans faire disparaître les dialogues et la psychologie qui constituent l’identité de l’œuvre.
Bakemonogatari compte 22 tomes et forme une série complète. Une belle porte d’entrée pour découvrir les chimères de NisiOisiN, mais aussi une adaptation suffisamment personnelle pour intéresser ceux qui connaissent déjà Koyomi et ses étranges rencontres.
Retrouvez ici nos mangas Bakemonogatari de NisiOisiN et Oh!great. Une série pour les lecteurs qui aiment le surnaturel, les personnages capables de transformer une conversation en duel et les histoires où demander « ça va ? » peut déboucher sur une malédiction, un vampire et plusieurs centaines de pages de problèmes.
3 résultats affichés
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Bakemonogatari tome 04
12,10CHF -

Bakemonogatari tome 08
12,10CHF -

Bakemonogatari tome 12
12,10CHF
Bakemonogatari : vampires, chimères et adolescents qui portent leurs problèmes au sens littéral
Dans Bakemonogatari, Koyomi Araragi pourrait presque passer pour un lycéen ordinaire. Presque. Quelques mois auparavant, une vampire légendaire l’a mordu et lui a laissé des capacités qui rendent son quotidien légèrement plus compliqué que celui de ses camarades.
Un jour, Koyomi rattrape Hitagi Senjôgahara alors qu’elle tombe dans un escalier. Il découvre aussitôt quelque chose d’impossible : la jeune fille ne pèse pratiquement rien. Derrière cette anomalie se cache une chimère, une manifestation surnaturelle liée aux blessures et aux émotions de ceux qu’elle touche.
NisiOisiN fournit l’univers et les personnages issus de ses romans, tandis que Oh!great transforme l’ensemble en manga avec un dessin spectaculaire. Le résultat mélange dialogues acérés, mystère, humour, action et phénomènes surnaturels. Ici, les monstres ne surgissent pas seulement de l’obscurité. Ils apparaissent souvent lorsqu’un personnage refuse de regarder ses propres problèmes en face.
Koyomi Araragi : presque humain, ce qui est déjà un progrès
Koyomi Araragi a survécu à une rencontre avec Kiss-Shot Acerola-Orion Heart-Under-Blade, vampire dont le nom demande presque autant d’endurance que le combat.
Il retrouve ensuite une apparence humaine, mais conserve certaines particularités liées à cette expérience. Son corps récupère mieux que celui d’un adolescent normal et le monde surnaturel refuse désormais de le laisser tranquille.
Koyomi possède surtout une tendance remarquable à se mêler des problèmes des autres.
Quand quelqu’un souffre d’un phénomène étrange, il cherche presque toujours à l’aider. Cette générosité peut sembler admirable. Elle devient légèrement moins raisonnable lorsque la solution implique une créature surnaturelle capable de le massacrer.
Heureusement, Koyomi dispose d’un autre talent : continuer à parler même lorsque la situation conseillerait fortement de courir.
Hitagi Senjôgahara : quelques grammes de poids et plusieurs tonnes de répartie
Hitagi Senjôgahara devient l’une des premières personnes que Koyomi tente d’aider.
Une étrange entité lui a retiré presque tout son poids. Hitagi cache ce secret depuis longtemps et repousse brutalement ceux qui essaient de s’en approcher.
Elle possède une langue particulièrement tranchante.
Koyomi découvre très vite qu’une conversation avec elle peut provoquer davantage de dégâts psychologiques qu’une chute dans un escalier.
Derrière cette agressivité se cache pourtant une adolescente profondément blessée par ce qu’elle a vécu. Le phénomène surnaturel n’est donc jamais séparé de son histoire personnelle.
C’est l’une des idées essentielles de Bakemonogatari : débarrasser quelqu’un d’une chimère ne suffit pas si la personne refuse de regarder la douleur qui l’a attirée.
Mémé Oshino : spécialiste du surnaturel, vendeur de solutions sans garantie
Pour comprendre ces phénomènes, Koyomi se tourne régulièrement vers Mémé Oshino.
Installé dans un bâtiment abandonné, cet étrange spécialiste connaît les chimères, les vampires et les règles qui entourent leur existence.
Oshino n’agit pourtant pas comme un exorciste classique.
Il refuse souvent de présenter les victimes comme totalement innocentes ou les créatures comme simplement mauvaises. Selon lui, chaque situation possède un équilibre et chacun doit participer à sa propre résolution.
Sa philosophie revient souvent à rappeler une chose à Koyomi : personne ne sauve entièrement quelqu’un d’autre.
Le héros peut aider, guider ou protéger. Toutefois, la personne concernée doit elle-même faire une partie du chemin.
C’est profondément sage. Cela n’empêche pas Oshino de donner parfois ses explications comme s’il avait volontairement oublié de fournir la moitié du manuel.
Mayoi Hachikuji : se perdre peut devenir beaucoup plus compliqué que prévu
Mayoi Hachikuji apparaît comme une jeune fille avec un énorme sac à dos qui cherche son chemin.
Koyomi décide de l’aider.
Évidemment, dans Bakemonogatari, demander son chemin n’est jamais seulement demander son chemin.
Mayoi semble incapable d’atteindre sa destination. Plus Koyomi essaie de la guider, plus la situation devient étrange.
Son histoire aborde le deuil, la famille et l’incapacité d’arriver là où l’on souhaite réellement aller.
Les échanges entre Mayoi et Koyomi apportent également beaucoup d’humour. Les deux passent une quantité impressionnante de temps à se provoquer verbalement avant de revenir au problème surnaturel.
Ce mélange de gravité et d’absurde résume parfaitement le ton de la série.
Suruga Kanbaru : courir très vite ne suffit pas pour semer ses désirs
Suruga Kanbaru est une sportive brillante et une ancienne connaissance de Hitagi.
Elle cache pourtant elle aussi un problème surnaturel.
Son bras se retrouve lié à une étrange créature capable d’exaucer certains désirs avec une interprétation particulièrement dangereuse de la formule « service compris ».
Koyomi doit alors comprendre ce que Suruga souhaite réellement.
Le problème dépasse rapidement la simple possession.
Jalousie, frustration et sentiments refoulés nourrissent le phénomène. Plus Suruga refuse de reconnaître certaines émotions, plus la situation devient violente.
Oh!great profite de cet arc pour déployer des scènes de combat extrêmement dynamiques, tout en conservant le cœur psychologique du récit.
Nadeko Sengoku : la timidité peut aussi cacher une malédiction
Nadeko Sengoku connaît Koyomi depuis l’enfance.
Réservée et discrète, elle semble loin des personnalités explosives rencontrées auparavant.
Pourtant, une malédiction liée à un serpent menace sa vie.
Son histoire montre encore une fois que les phénomènes surnaturels de Bakemonogatari se nourrissent des relations humaines.
Une jalousie, une rancune ou une émotion mal gérée peut finir par prendre une forme beaucoup plus concrète.
Koyomi cherche naturellement à intervenir.
Mais comme souvent, comprendre ce qui arrive ne signifie pas que toutes les conséquences disparaîtront immédiatement.
Tsubasa Hanekawa : l’élève parfaite qui accumule beaucoup trop de choses
Tsubasa Hanekawa semble tout réussir.
Excellente élève, calme et serviable, elle aide régulièrement Koyomi à comprendre ce qui se passe autour de lui.
Sa phrase favorite résume d’ailleurs parfaitement son attitude : elle ne sait pas tout, seulement ce qu’elle sait.
Derrière cette façade exemplaire se cache cependant une pression immense.
Tsubasa refoule ses émotions jusqu’au moment où celles-ci trouvent une autre manière de sortir.
Une étrange créature féline entre alors dans son histoire.
Le manga explore progressivement les différentes facettes de son mal-être. Oh!great donne à cette partie une place importante et montre que la perfection apparente peut parfois cacher le chaos le mieux rangé de toute la classe.
Shinobu Oshino : une petite vampire avec un passé gigantesque
À première vue, Shinobu Oshino ressemble à une mystérieuse petite fille silencieuse installée près de Mémé Oshino.
Son histoire est pourtant directement liée à celle de Koyomi.
Avant de prendre cette apparence, elle était Kiss-Shot Acerola-Orion Heart-Under-Blade, vampire légendaire dont la puissance dépassait de très loin celle d’un être humain.
La rencontre entre Kiss-Shot et Koyomi constitue un moment essentiel de l’univers.
Le manga revient largement sur cet épisode et sur la manière dont leur relation s’est construite.
Ce passé permet de comprendre pourquoi Koyomi conserve certaines capacités et pourquoi Shinobu reste liée à lui.
Leur relation évolue ensuite entre dépendance, méfiance et attachement. Rien de très simple, donc. Mais après une histoire impliquant une vampire presque immortelle, il aurait été optimiste d’espérer une relation parfaitement normale.
Oh!great transforme chaque chimère en spectacle visuel
Le dessin de Oh!great donne au manga une identité spectaculaire.
L’auteur d’Air Gear excelle dans les corps en mouvement, les perspectives et les affrontements qui occupent parfois toute la page.
Bakemonogatari lui offre un terrain de jeu idéal.
Les chimères peuvent prendre des formes inquiétantes, élégantes ou franchement monstrueuses. Les combats dépassent parfois largement ce que suggéraient les romans d’origine.
Pourtant, le dessin ne se limite pas à l’action.
Oh!great travaille également les expressions, les silences et les regards. Une conversation entre deux personnages peut bénéficier d’une mise en scène aussi travaillée qu’un affrontement contre un vampire.
Ce contraste correspond parfaitement à une œuvre où une discussion peut se révéler plus dangereuse qu’un monstre.
Les chimères parlent surtout des humains
Crabe, escargot, singe, serpent ou chat : les phénomènes de Bakemonogatari prennent des formes très différentes.
Cependant, ils ne servent jamais uniquement à fournir un adversaire au héros.
Chaque chimère possède un lien avec la personne qu’elle touche.
Hitagi porte un traumatisme. Mayoi cherche une destination impossible. Suruga lutte avec ses propres désirs. Nadeko subit les conséquences d’émotions qui la dépassent. Tsubasa enferme trop longtemps ce qu’elle ressent.
Le surnaturel donne donc une forme visible aux problèmes humains.
Koyomi ne peut pas simplement vaincre une créature puis passer à la suivante. Il doit comprendre la personne derrière le phénomène.
C’est ce qui permet à la série de mélanger action et psychologie sans donner l’impression de raconter deux histoires différentes.
Des dialogues où personne ne choisit jamais la réponse la plus courte
NisiOisiN est célèbre pour ses dialogues, et Bakemonogatari en fait largement profiter ses personnages.
Koyomi peut commencer une conversation sur un problème surnaturel et se retrouver plusieurs pages plus tard dans une bataille de mots qui n’a apparemment plus aucun rapport avec le sujet initial.
Hitagi adore pousser cette mécanique très loin.
Mayoi répond coup pour coup. Oshino choisit souvent une formule suffisamment ambiguë pour obliger Koyomi à réfléchir. Hanekawa paraît plus raisonnable, jusqu’au moment où une phrase révèle qu’elle avait déjà compris la situation depuis longtemps.
Ces échanges construisent énormément les personnages.
Ils apportent aussi une identité très particulière au manga. Bakemonogatari peut être bavard, mais rarement par hasard.
Dans cet univers, la manière dont quelqu’un parle révèle souvent autant de choses que la chimère qui l’accompagne.
Une adaptation qui ne se contente pas de recopier les romans
Le manga adapte l’univers littéraire imaginé par NisiOisiN, mais Oh!great ne se limite pas à illustrer chaque scène.
Il réorganise certains passages, développe les combats et donne une nouvelle ampleur visuelle à plusieurs épisodes.
Le passé vampirique de Koyomi prend notamment une place importante dans le manga.
Cette liberté permet à l’adaptation de posséder sa propre identité tout en conservant les grandes relations et les thèmes de l’œuvre originale.
Un lecteur qui connaît déjà les romans ou l’anime peut donc retrouver les personnages sans avoir l’impression de simplement revoir exactement les mêmes scènes sous un autre format.
Et quelqu’un qui découvre l’univers par le manga profite immédiatement du trait spectaculaire d’Oh!great.
Une série complète en 22 tomes
Bakemonogatari est une série complète en 22 tomes.
Oh!great conduit ainsi son adaptation jusqu’à une véritable conclusion et réunit les principaux personnages qui ont marqué le parcours de Koyomi.
En France, Pika Édition publie l’intégralité du manga dans sa collection Pika Shônen.
Le dernier volume revient notamment sur les liens construits par Koyomi avec Hitagi, Tsubasa et tous ceux qu’il a rencontrés au fil des phénomènes surnaturels.
Les 22 tomes permettent donc de suivre l’ensemble de cette interprétation manga sans rester coincé entre deux chimères en attendant une conclusion.
Lire plus sur Bakemonogatari
Bakemonogatari adapte les romans de NisiOisiN sous le trait d’Oh!great. Kodansha publie le manga au Japon, tandis que Pika Édition propose la version française.
Koyomi Araragi au carrefour de toutes les chimères
L’histoire commence après la rencontre de Koyomi avec une vampire légendaire. Redevenu presque humain, le lycéen pense pouvoir reprendre une vie normale jusqu’au jour où il découvre le secret de Hitagi Senjôgahara.
Cette première affaire ouvre la porte à toute une série de phénomènes. Mayoi Hachikuji, Suruga Kanbaru, Nadeko Sengoku et Tsubasa Hanekawa croisent chacune une chimère qui reflète une partie de leurs blessures ou de leurs désirs.
Mémé Oshino aide Koyomi à comprendre ces manifestations, tandis que Shinobu Oshino rappelle constamment que son propre passé vampirique n’est jamais très loin.
Oh!great donne à cet univers une dimension graphique spectaculaire. Ses combats, ses compositions et ses créatures renforcent l’action sans faire disparaître les dialogues et la psychologie qui constituent l’identité de l’œuvre.
Bakemonogatari compte 22 tomes et forme une série complète. Une belle porte d’entrée pour découvrir les chimères de NisiOisiN, mais aussi une adaptation suffisamment personnelle pour intéresser ceux qui connaissent déjà Koyomi et ses étranges rencontres.
Retrouvez ici nos mangas Bakemonogatari de NisiOisiN et Oh!great. Une série pour les lecteurs qui aiment le surnaturel, les personnages capables de transformer une conversation en duel et les histoires où demander « ça va ? » peut déboucher sur une malédiction, un vampire et plusieurs centaines de pages de problèmes.
