Fairy Tail 100 Years Quest
Fairy Tail: 100 Years Quest : Natsu termine une aventure… et choisit immédiatement une mission que personne n’a réussie depuis un siècle
Fairy Tail: 100 Years Quest reprend l’histoire exactement là où Fairy Tail l’avait laissée à la fin du tome 63. Zeleph et Acnologia ont été vaincus, la guilde peut enfin souffler et Natsu pourrait raisonnablement profiter de quelques semaines tranquilles à Magnoria.
Il choisit évidemment l’option inverse.
Avec Lucy, Grey, Erza, Wendy, Happy et Carla, il part pour le continent de Guiltina afin de relever la fameuse Quête de 100 ans. La mission existe depuis plus d’un siècle. Des générations de mages ont essayé de l’accomplir. Aucun n’y est arrivé.
Pour Natsu, cette information ressemble moins à un avertissement qu’à une publicité particulièrement efficace.
Hiro Mashima conserve le scénario et le storyboard de cette suite directe, tandis qu’Atsuo Ueda prend en charge le dessin. Le résultat retrouve immédiatement l’énergie de Fairy Tail, mais ouvre un territoire entièrement nouveau avec ses propres guildes, ses villes étranges et surtout des dragons capables de rivaliser avec la puissance d’Acnologia.
La mission attendait depuis cent ans à Magia Dragon
Le voyage conduit l’équipe jusqu’à Magia Dragon, installée sur le continent de Guiltina et considérée comme la plus ancienne guilde de mages.
C’est là que les héros rencontrent Elefseria.
La mission qu’il leur confie paraît simple lorsqu’on la résume en une phrase : neutraliser les cinq Dragons Divins.
Puis vient le petit détail.
Chacun de ces dragons possède une puissance colossale. Ils ont survécu cachés loin d’Ishgar et sont suffisamment dangereux pour qu’une quête visant à les maîtriser soit restée inachevée pendant cent ans.
Natsu venait justement de participer à la chute du dragon le plus redouté de son époque.
Il aurait pu considérer son quota de dragons rempli pour quelque temps.
Non.
À Ermina, le premier Dragon Divin n’a rien du monstre attendu
La première piste mène à Ermina, une étonnante cité portuaire où les habitants cachent eux-mêmes une particularité.
Le groupe y recherche Suijin, le Dragon Divin de l’Eau.
Seulement, Suijin ne correspond pas vraiment à l’idée d’un tyran qu’il faudrait abattre au plus vite. Sous son apparence humaine, il protège la région et entretient même des liens sincères avec ceux qui vivent autour de lui.
La Quête de 100 ans se complique donc immédiatement.
« Neutraliser cinq dragons » semblait très clair sur le papier. Face à un dragon qui ne cherche pas à massacrer les humains, la mission devient beaucoup moins confortable.
Et avant même que Natsu puisse décider comment résoudre le problème, une autre bande s’intéresse de très près aux pouvoirs de Suijin.
Diabolos ne chasse pas les dragons : ses mages les mangent
La guilde Diabolos introduit une nouvelle catégorie de chasseurs de dragons : les Dragon Eaters.
Le principe est remarquablement direct.
Ils obtiennent leur magie en mangeant des dragons.
Natsu a été élevé par Igneel, Wendy par Grandiné et Gajil par Metallicana. Chez Diabolos, la relation avec les dragons est nettement moins sentimentale et beaucoup plus gastronomique.
Kiria, Madmall et leurs compagnons convoitent donc les Dragons Divins pour accroître leur propre puissance.
Plus tard, des combattants comme Suzaku montrent que Diabolos ne sert pas simplement de groupe de méchants chargé de perdre contre Fairy Tail. Certains de ses membres atteignent un niveau suffisant pour réellement inquiéter Natsu, Erza ou les autres.
Et comme souvent chez Mashima, la frontière entre rival, ennemi et allié potentiel n’est jamais garantie à vie.
Ignia porte un nom que Natsu ne peut certainement pas ignorer
Alors que le combat autour de Suijin s’emballe, un autre dragon fait son apparition : Ignia, le Dragon Divin du Feu.
Et lui possède un lien particulièrement gênant avec le passé de Natsu.
Ignia est le fils biologique d’Igneel.
Natsu découvre donc soudain qu’il existe quelque part un véritable fils du dragon qui l’a élevé comme son propre enfant.
Ignia n’arrive pas pour organiser une réunion de famille.
Il est arrogant, extrêmement puissant et souhaite voir Natsu progresser jusqu’à devenir un adversaire digne de l’affronter.
Son rapport aux flammes touche évidemment directement le chasseur de dragons de Fairy Tail. Leur relation ajoute surtout une dimension nouvelle à l’héritage d’Igneel : Natsu n’est plus seulement celui qui cherche à honorer son père adoptif. Il doit désormais faire face à quelqu’un qui partage réellement le sang du Roi des Dragons de Feu.
Autant dire que la conversation autour de l’arbre généalogique risque de finir en incendie.
Pendant ce temps, Fairy Tail accueille Touka… et rien ne se passe normalement
Le départ de l’équipe n’empêche pas les ennuis de poursuivre la guilde jusqu’à Magnoria.
Une jeune femme nommée Touka rejoint Fairy Tail.
Elle paraît adorable et nourrit une admiration particulièrement enthousiaste pour Natsu.
Tout va bien.
Enfin, jusqu’à ce que Gerald commence à chercher un mystérieux Mage Blanc dont la puissance pourrait constituer une menace majeure.
Les deux intrigues finissent naturellement par se rapprocher.
La magie blanche peut priver quelqu’un de sa magie et contrôler sa volonté. Lorsque plusieurs membres de Fairy Tail se retrouvent sous son influence, les héros partis accomplir la Quête de 100 ans découvrent une situation particulièrement désagréable : devoir se battre contre leurs propres compagnons.
Grey contre ses amis, Lucy face aux siens, Erza et Luxus dans un affrontement qui n’a rien d’une petite dispute de guilde… Mashima profite du concept pour organiser plusieurs duels que l’histoire principale n’avait pas forcément permis.
Aldron est tellement immense que des villes ont été construites sur lui
Le Dragon Divin du Bois Aldron change complètement l’échelle.
Il ne se contente pas d’être grand.
Il est si gigantesque que des villes entières existent sur différentes parties de son corps.
Lorsque Natsu et ses compagnons arrivent dans cette région, ils ne marchent donc pas simplement vers un dragon.
Ils marchent littéralement dessus.
La situation autour d’Aldron, de ses cinq joyaux et du Mage Blanc transforme rapidement la quête en bataille générale. Les membres de Fairy Tail se retrouvent séparés, les affrontements se multiplient et la véritable nature du Dragon Divin du Bois apparaît progressivement.
Mashima retrouve ici l’un de ses plaisirs favoris : commencer avec un objectif compréhensible, puis ajouter suffisamment de problèmes pour que le plan original ressemble bientôt à une note écrite sur un coin de table par quelqu’un d’excessivement optimiste.
Serenne ne se contente pas de changer de ville : elle change de monde
Avec Serenne, Dragon Divin de la Lune, la Quête de 100 ans commence à jouer avec les dimensions elles-mêmes.
Les héros se retrouvent projetés dans Elenthia, un monde où la magie existe en quantité tellement importante qu’elle devient elle-même dangereuse.
Ce passage permet notamment de retrouver le principe des mondes parallèles déjà exploré avec Edolas, mais sans simplement refaire la même histoire.
Elenthia possède ses propres règles, ses habitants et ses créatures.
Serenne, de son côté, est manipulatrice, imprévisible et suffisamment puissante pour déplacer les personnages comme des pièces sur un échiquier.
Elle entretient également un lien avec le Mage Blanc et avec Diabolos, ce qui fait converger plusieurs intrigues qui semblaient jusque-là avancer chacune de leur côté.
Quand même les chasseurs de dragons de Diabolos doivent réfléchir avant de foncer, c’est généralement que le problème a dépassé le stade de la petite mission locale.
Le labyrinthe de Dogra transforme la quête en immense Battle Dungeon
Le retour auprès d’Elefseria n’apporte pas exactement le repos espéré.
Un gigantesque labyrinthe construit autour du corps d’un dragon devient le nouveau terrain d’affrontement.
Fairy Tail et Diabolos y entrent avec des objectifs qui vont finir par se croiser.
Le lieu permet surtout de mettre en avant les chevaliers noirs chasseurs de dragons de Diabolos, parmi lesquels Suzaku avait déjà montré qu’il ne fallait pas les considérer comme de simples adversaires secondaires.
Le décor change constamment les rapports de force.
Couloirs, groupes séparés, rencontres imprévues et ennemis capables de forcer les héros à improviser donnent parfois à cet arc une vraie sensation de donjon de RPG.
Ce qui convient plutôt bien à une équipe où Natsu se comporte depuis des années comme s’il avait choisi l’option « attaquer » avant même d’avoir lu le reste du menu.
Bielness amène l’alchimie dans un monde dominé par la magie
La recherche des Dragons Divins conduit aussi à une idée inattendue : l’alchimie.
Sur Guiltina, de nouveaux adversaires ne fonctionnent pas selon les règles magiques habituelles de Fairy Tail.
Le Dragon Divin d’Or Bielness se trouve au cœur de cette partie de l’aventure.
Pour les héros, affronter des alchimistes impose de comprendre une autre logique de pouvoir. Les capacités ne ressemblent pas toujours aux magies qu’ils connaissent, et certains ennemis jouent avec la matière, les créations artificielles ou l’identité elle-même.
Cette différence est bienvenue.
Après des dizaines de volumes passés à apprendre comment fonctionnent les mages de Fiore, Lucy et les autres découvrent encore des systèmes qu’ils ne peuvent pas simplement ranger dans une catégorie familière.
Guiltina n’était donc pas seulement un nouveau continent pour changer les paysages.
Natsu et Lucy ont changé depuis leur première mission ensemble
100 Years Quest fonctionne aussi parce qu’il ne remet pas les personnages à zéro.
Lucy n’est plus la débutante qui vient d’entrer à Fairy Tail.
Wendy n’est plus la petite fille hésitante arrivée avec Carla.
Grey, Erza et Natsu possèdent derrière eux tout ce qu’ils ont vécu contre Tartaros, Alvarez, Zeleph ou Acnologia.
Les nouvelles menaces doivent donc les pousser autrement.
Lucy développe notamment encore son utilisation des esprits stellaires et des Star Dress. Wendy approfondit sa maîtrise des enchantements. Grey continue d’exploiter sa magie de chasseur de démons. Erza trouve, comme toujours, de nouvelles façons de transformer un changement d’armure en très mauvaise nouvelle pour la personne située en face.
Natsu, lui, se retrouve particulièrement confronté à ce que signifie réellement sa puissance de chasseur de dragons.
Après Acnologia, il aurait été facile de prétendre que plus aucun dragon ne pouvait véritablement l’impressionner.
Les Dragons Divins règlent cette idée assez vite.
Atsuo Ueda reprend l’univers de Mashima sans donner l’impression d’un changement brutal
Le dessin est confié à Atsuo Ueda, tandis qu’Hiro Mashima écrit l’histoire et réalise les storyboards.
Le défi est énorme.
Fairy Tail possède alors 63 tomes derrière lui et un style graphique immédiatement identifiable. Les lecteurs doivent retrouver Natsu, Lucy ou Erza sans avoir l’impression que quelqu’un a remplacé tout le casting entre deux pages.
Ueda reste donc très proche de l’identité visuelle créée par Mashima.
La transition fonctionne particulièrement bien sur les expressions, les combats et le dynamisme des personnages.
Pour autant, son travail ne consiste pas à décalquer des cases de la série originale. Les nouveaux Dragons Divins, les membres de Diabolos et les décors de Guiltina lui donnent progressivement son propre terrain.
Le duo permet ainsi à Mashima de poursuivre l’histoire tout en menant parallèlement ses autres projets.
La Quête de 100 ans a également rejoint l’animation
Après les différentes séries animées consacrées à Fairy Tail, Fairy Tail: 100 Years Quest a lui aussi été adapté pour la télévision.
L’anime reprend le départ vers Guiltina, la rencontre avec Elefseria, les Dragons Divins et la confrontation avec les Dragon Eaters de Diabolos.
Le studio J.C.STAFF assure l’animation, tandis que les principales voix japonaises de Natsu, Lucy, Happy, Grey, Erza, Wendy et Carla reprennent leurs personnages.
Pour ceux qui avaient terminé l’anime original avec une furieuse impression de « bon… et cette fameuse mission maintenant ? », la réponse existe donc aussi à l’écran.
Le manga garde toutefois tout l’intérêt du trait d’Ueda et permet de suivre directement la suite imaginée par Mashima, avec son rythme propre.
Pourquoi la suite fonctionne sans simplement refaire Fairy Tail
Le plus simple aurait été de trouver une nouvelle guilde noire, un chef encore plus fort que Zeleph et de recommencer.
100 Years Quest préfère déplacer tout le monde.
Nouveau continent. Nouvelle guilde de référence. Cinq Dragons Divins. Des Dragon Eaters. De l’alchimie. Des mondes parallèles. Et surtout Ignia, dont l’existence touche directement à l’histoire d’Igneel et donc à celle de Natsu.
La série peut ainsi retrouver l’ambiance de Fairy Tail sans annuler sa conclusion.
Les liens créés pendant l’œuvre originale sont toujours là. Les personnages ont grandi. Leurs anciennes aventures comptent réellement.
Simplement, ils viennent de découvrir qu’au-delà de Fiore se trouvaient encore des gens suffisamment dangereux pour leur rappeler qu’ils n’avaient peut-être pas terminé leur entraînement.
Pour Natsu, c’est pratiquement une excellente nouvelle.
Lire plus sur Fairy Tail: 100 Years Quest
Après avoir vaincu Zeleph et Acnologia, Natsu aurait pu considérer sa carrière de mage comme déjà bien remplie. À la place, il entraîne Lucy, Grey, Erza, Wendy, Happy et Carla vers Guiltina pour tenter une mission que personne n’a accomplie depuis plus d’un siècle.
Cinq Dragons Divins et une mission beaucoup moins simple qu’elle en a l’air
Elefseria leur confie la Quête de 100 ans : neutraliser cinq dragons dont la puissance dépasse tout ce que la plupart des mages peuvent imaginer.
Le premier, Suijin, montre immédiatement que « dragon à vaincre » ne signifie pas forcément « méchant à éliminer ».
Puis arrivent Ignia, fils biologique d’Igneel, Aldron et son corps gigantesque, Serenne capable de bouleverser les dimensions, ainsi que Bielness et les mystères liés à l’alchimie.
Dans leur sillage apparaissent les Dragon Eaters de Diabolos, qui ont choisi une méthode radicalement différente de Natsu ou Wendy pour obtenir la magie des chasseurs de dragons : ils dévorent leurs proies.
La série conserve pourtant ce qui faisait le plaisir de Fairy Tail. Les membres de la guilde se disputent, se provoquent, se soutiennent et trouvent encore le moyen de transformer une mission déjà impossible en problème plus compliqué que prévu.
Hiro Mashima écrit et storyboarde cette suite, tandis qu’Atsuo Ueda en assure le dessin. Le passage de l’un à l’autre reste très naturel, tout en laissant à Ueda l’occasion de créer de nouveaux dragons, guildes et territoires.
Retrouvez ici nos mangas Fairy Tail: 100 Years Quest et repartez avec Natsu et toute son équipe pour une mission vieille d’un siècle. Après tout, quand une quête affiche cent ans d’échecs au compteur, il fallait probablement attendre qu’un mage de feu incapable de voyager cinq minutes en bateau décide enfin de s’en charger.
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Fairy Tail 100 Years Quest tome 01
11,70CHF -

Fairy Tail 100 Years Quest tome 03
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Fairy Tail 100 Years Quest tome 13
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Fairy Tail: 100 Years Quest : Natsu termine une aventure… et choisit immédiatement une mission que personne n’a réussie depuis un siècle
Fairy Tail: 100 Years Quest reprend l’histoire exactement là où Fairy Tail l’avait laissée à la fin du tome 63. Zeleph et Acnologia ont été vaincus, la guilde peut enfin souffler et Natsu pourrait raisonnablement profiter de quelques semaines tranquilles à Magnoria.
Il choisit évidemment l’option inverse.
Avec Lucy, Grey, Erza, Wendy, Happy et Carla, il part pour le continent de Guiltina afin de relever la fameuse Quête de 100 ans. La mission existe depuis plus d’un siècle. Des générations de mages ont essayé de l’accomplir. Aucun n’y est arrivé.
Pour Natsu, cette information ressemble moins à un avertissement qu’à une publicité particulièrement efficace.
Hiro Mashima conserve le scénario et le storyboard de cette suite directe, tandis qu’Atsuo Ueda prend en charge le dessin. Le résultat retrouve immédiatement l’énergie de Fairy Tail, mais ouvre un territoire entièrement nouveau avec ses propres guildes, ses villes étranges et surtout des dragons capables de rivaliser avec la puissance d’Acnologia.
La mission attendait depuis cent ans à Magia Dragon
Le voyage conduit l’équipe jusqu’à Magia Dragon, installée sur le continent de Guiltina et considérée comme la plus ancienne guilde de mages.
C’est là que les héros rencontrent Elefseria.
La mission qu’il leur confie paraît simple lorsqu’on la résume en une phrase : neutraliser les cinq Dragons Divins.
Puis vient le petit détail.
Chacun de ces dragons possède une puissance colossale. Ils ont survécu cachés loin d’Ishgar et sont suffisamment dangereux pour qu’une quête visant à les maîtriser soit restée inachevée pendant cent ans.
Natsu venait justement de participer à la chute du dragon le plus redouté de son époque.
Il aurait pu considérer son quota de dragons rempli pour quelque temps.
Non.
À Ermina, le premier Dragon Divin n’a rien du monstre attendu
La première piste mène à Ermina, une étonnante cité portuaire où les habitants cachent eux-mêmes une particularité.
Le groupe y recherche Suijin, le Dragon Divin de l’Eau.
Seulement, Suijin ne correspond pas vraiment à l’idée d’un tyran qu’il faudrait abattre au plus vite. Sous son apparence humaine, il protège la région et entretient même des liens sincères avec ceux qui vivent autour de lui.
La Quête de 100 ans se complique donc immédiatement.
« Neutraliser cinq dragons » semblait très clair sur le papier. Face à un dragon qui ne cherche pas à massacrer les humains, la mission devient beaucoup moins confortable.
Et avant même que Natsu puisse décider comment résoudre le problème, une autre bande s’intéresse de très près aux pouvoirs de Suijin.
Diabolos ne chasse pas les dragons : ses mages les mangent
La guilde Diabolos introduit une nouvelle catégorie de chasseurs de dragons : les Dragon Eaters.
Le principe est remarquablement direct.
Ils obtiennent leur magie en mangeant des dragons.
Natsu a été élevé par Igneel, Wendy par Grandiné et Gajil par Metallicana. Chez Diabolos, la relation avec les dragons est nettement moins sentimentale et beaucoup plus gastronomique.
Kiria, Madmall et leurs compagnons convoitent donc les Dragons Divins pour accroître leur propre puissance.
Plus tard, des combattants comme Suzaku montrent que Diabolos ne sert pas simplement de groupe de méchants chargé de perdre contre Fairy Tail. Certains de ses membres atteignent un niveau suffisant pour réellement inquiéter Natsu, Erza ou les autres.
Et comme souvent chez Mashima, la frontière entre rival, ennemi et allié potentiel n’est jamais garantie à vie.
Ignia porte un nom que Natsu ne peut certainement pas ignorer
Alors que le combat autour de Suijin s’emballe, un autre dragon fait son apparition : Ignia, le Dragon Divin du Feu.
Et lui possède un lien particulièrement gênant avec le passé de Natsu.
Ignia est le fils biologique d’Igneel.
Natsu découvre donc soudain qu’il existe quelque part un véritable fils du dragon qui l’a élevé comme son propre enfant.
Ignia n’arrive pas pour organiser une réunion de famille.
Il est arrogant, extrêmement puissant et souhaite voir Natsu progresser jusqu’à devenir un adversaire digne de l’affronter.
Son rapport aux flammes touche évidemment directement le chasseur de dragons de Fairy Tail. Leur relation ajoute surtout une dimension nouvelle à l’héritage d’Igneel : Natsu n’est plus seulement celui qui cherche à honorer son père adoptif. Il doit désormais faire face à quelqu’un qui partage réellement le sang du Roi des Dragons de Feu.
Autant dire que la conversation autour de l’arbre généalogique risque de finir en incendie.
Pendant ce temps, Fairy Tail accueille Touka… et rien ne se passe normalement
Le départ de l’équipe n’empêche pas les ennuis de poursuivre la guilde jusqu’à Magnoria.
Une jeune femme nommée Touka rejoint Fairy Tail.
Elle paraît adorable et nourrit une admiration particulièrement enthousiaste pour Natsu.
Tout va bien.
Enfin, jusqu’à ce que Gerald commence à chercher un mystérieux Mage Blanc dont la puissance pourrait constituer une menace majeure.
Les deux intrigues finissent naturellement par se rapprocher.
La magie blanche peut priver quelqu’un de sa magie et contrôler sa volonté. Lorsque plusieurs membres de Fairy Tail se retrouvent sous son influence, les héros partis accomplir la Quête de 100 ans découvrent une situation particulièrement désagréable : devoir se battre contre leurs propres compagnons.
Grey contre ses amis, Lucy face aux siens, Erza et Luxus dans un affrontement qui n’a rien d’une petite dispute de guilde… Mashima profite du concept pour organiser plusieurs duels que l’histoire principale n’avait pas forcément permis.
Aldron est tellement immense que des villes ont été construites sur lui
Le Dragon Divin du Bois Aldron change complètement l’échelle.
Il ne se contente pas d’être grand.
Il est si gigantesque que des villes entières existent sur différentes parties de son corps.
Lorsque Natsu et ses compagnons arrivent dans cette région, ils ne marchent donc pas simplement vers un dragon.
Ils marchent littéralement dessus.
La situation autour d’Aldron, de ses cinq joyaux et du Mage Blanc transforme rapidement la quête en bataille générale. Les membres de Fairy Tail se retrouvent séparés, les affrontements se multiplient et la véritable nature du Dragon Divin du Bois apparaît progressivement.
Mashima retrouve ici l’un de ses plaisirs favoris : commencer avec un objectif compréhensible, puis ajouter suffisamment de problèmes pour que le plan original ressemble bientôt à une note écrite sur un coin de table par quelqu’un d’excessivement optimiste.
Serenne ne se contente pas de changer de ville : elle change de monde
Avec Serenne, Dragon Divin de la Lune, la Quête de 100 ans commence à jouer avec les dimensions elles-mêmes.
Les héros se retrouvent projetés dans Elenthia, un monde où la magie existe en quantité tellement importante qu’elle devient elle-même dangereuse.
Ce passage permet notamment de retrouver le principe des mondes parallèles déjà exploré avec Edolas, mais sans simplement refaire la même histoire.
Elenthia possède ses propres règles, ses habitants et ses créatures.
Serenne, de son côté, est manipulatrice, imprévisible et suffisamment puissante pour déplacer les personnages comme des pièces sur un échiquier.
Elle entretient également un lien avec le Mage Blanc et avec Diabolos, ce qui fait converger plusieurs intrigues qui semblaient jusque-là avancer chacune de leur côté.
Quand même les chasseurs de dragons de Diabolos doivent réfléchir avant de foncer, c’est généralement que le problème a dépassé le stade de la petite mission locale.
Le labyrinthe de Dogra transforme la quête en immense Battle Dungeon
Le retour auprès d’Elefseria n’apporte pas exactement le repos espéré.
Un gigantesque labyrinthe construit autour du corps d’un dragon devient le nouveau terrain d’affrontement.
Fairy Tail et Diabolos y entrent avec des objectifs qui vont finir par se croiser.
Le lieu permet surtout de mettre en avant les chevaliers noirs chasseurs de dragons de Diabolos, parmi lesquels Suzaku avait déjà montré qu’il ne fallait pas les considérer comme de simples adversaires secondaires.
Le décor change constamment les rapports de force.
Couloirs, groupes séparés, rencontres imprévues et ennemis capables de forcer les héros à improviser donnent parfois à cet arc une vraie sensation de donjon de RPG.
Ce qui convient plutôt bien à une équipe où Natsu se comporte depuis des années comme s’il avait choisi l’option « attaquer » avant même d’avoir lu le reste du menu.
Bielness amène l’alchimie dans un monde dominé par la magie
La recherche des Dragons Divins conduit aussi à une idée inattendue : l’alchimie.
Sur Guiltina, de nouveaux adversaires ne fonctionnent pas selon les règles magiques habituelles de Fairy Tail.
Le Dragon Divin d’Or Bielness se trouve au cœur de cette partie de l’aventure.
Pour les héros, affronter des alchimistes impose de comprendre une autre logique de pouvoir. Les capacités ne ressemblent pas toujours aux magies qu’ils connaissent, et certains ennemis jouent avec la matière, les créations artificielles ou l’identité elle-même.
Cette différence est bienvenue.
Après des dizaines de volumes passés à apprendre comment fonctionnent les mages de Fiore, Lucy et les autres découvrent encore des systèmes qu’ils ne peuvent pas simplement ranger dans une catégorie familière.
Guiltina n’était donc pas seulement un nouveau continent pour changer les paysages.
Natsu et Lucy ont changé depuis leur première mission ensemble
100 Years Quest fonctionne aussi parce qu’il ne remet pas les personnages à zéro.
Lucy n’est plus la débutante qui vient d’entrer à Fairy Tail.
Wendy n’est plus la petite fille hésitante arrivée avec Carla.
Grey, Erza et Natsu possèdent derrière eux tout ce qu’ils ont vécu contre Tartaros, Alvarez, Zeleph ou Acnologia.
Les nouvelles menaces doivent donc les pousser autrement.
Lucy développe notamment encore son utilisation des esprits stellaires et des Star Dress. Wendy approfondit sa maîtrise des enchantements. Grey continue d’exploiter sa magie de chasseur de démons. Erza trouve, comme toujours, de nouvelles façons de transformer un changement d’armure en très mauvaise nouvelle pour la personne située en face.
Natsu, lui, se retrouve particulièrement confronté à ce que signifie réellement sa puissance de chasseur de dragons.
Après Acnologia, il aurait été facile de prétendre que plus aucun dragon ne pouvait véritablement l’impressionner.
Les Dragons Divins règlent cette idée assez vite.
Atsuo Ueda reprend l’univers de Mashima sans donner l’impression d’un changement brutal
Le dessin est confié à Atsuo Ueda, tandis qu’Hiro Mashima écrit l’histoire et réalise les storyboards.
Le défi est énorme.
Fairy Tail possède alors 63 tomes derrière lui et un style graphique immédiatement identifiable. Les lecteurs doivent retrouver Natsu, Lucy ou Erza sans avoir l’impression que quelqu’un a remplacé tout le casting entre deux pages.
Ueda reste donc très proche de l’identité visuelle créée par Mashima.
La transition fonctionne particulièrement bien sur les expressions, les combats et le dynamisme des personnages.
Pour autant, son travail ne consiste pas à décalquer des cases de la série originale. Les nouveaux Dragons Divins, les membres de Diabolos et les décors de Guiltina lui donnent progressivement son propre terrain.
Le duo permet ainsi à Mashima de poursuivre l’histoire tout en menant parallèlement ses autres projets.
La Quête de 100 ans a également rejoint l’animation
Après les différentes séries animées consacrées à Fairy Tail, Fairy Tail: 100 Years Quest a lui aussi été adapté pour la télévision.
L’anime reprend le départ vers Guiltina, la rencontre avec Elefseria, les Dragons Divins et la confrontation avec les Dragon Eaters de Diabolos.
Le studio J.C.STAFF assure l’animation, tandis que les principales voix japonaises de Natsu, Lucy, Happy, Grey, Erza, Wendy et Carla reprennent leurs personnages.
Pour ceux qui avaient terminé l’anime original avec une furieuse impression de « bon… et cette fameuse mission maintenant ? », la réponse existe donc aussi à l’écran.
Le manga garde toutefois tout l’intérêt du trait d’Ueda et permet de suivre directement la suite imaginée par Mashima, avec son rythme propre.
Pourquoi la suite fonctionne sans simplement refaire Fairy Tail
Le plus simple aurait été de trouver une nouvelle guilde noire, un chef encore plus fort que Zeleph et de recommencer.
100 Years Quest préfère déplacer tout le monde.
Nouveau continent. Nouvelle guilde de référence. Cinq Dragons Divins. Des Dragon Eaters. De l’alchimie. Des mondes parallèles. Et surtout Ignia, dont l’existence touche directement à l’histoire d’Igneel et donc à celle de Natsu.
La série peut ainsi retrouver l’ambiance de Fairy Tail sans annuler sa conclusion.
Les liens créés pendant l’œuvre originale sont toujours là. Les personnages ont grandi. Leurs anciennes aventures comptent réellement.
Simplement, ils viennent de découvrir qu’au-delà de Fiore se trouvaient encore des gens suffisamment dangereux pour leur rappeler qu’ils n’avaient peut-être pas terminé leur entraînement.
Pour Natsu, c’est pratiquement une excellente nouvelle.
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Après avoir vaincu Zeleph et Acnologia, Natsu aurait pu considérer sa carrière de mage comme déjà bien remplie. À la place, il entraîne Lucy, Grey, Erza, Wendy, Happy et Carla vers Guiltina pour tenter une mission que personne n’a accomplie depuis plus d’un siècle.
Cinq Dragons Divins et une mission beaucoup moins simple qu’elle en a l’air
Elefseria leur confie la Quête de 100 ans : neutraliser cinq dragons dont la puissance dépasse tout ce que la plupart des mages peuvent imaginer.
Le premier, Suijin, montre immédiatement que « dragon à vaincre » ne signifie pas forcément « méchant à éliminer ».
Puis arrivent Ignia, fils biologique d’Igneel, Aldron et son corps gigantesque, Serenne capable de bouleverser les dimensions, ainsi que Bielness et les mystères liés à l’alchimie.
Dans leur sillage apparaissent les Dragon Eaters de Diabolos, qui ont choisi une méthode radicalement différente de Natsu ou Wendy pour obtenir la magie des chasseurs de dragons : ils dévorent leurs proies.
La série conserve pourtant ce qui faisait le plaisir de Fairy Tail. Les membres de la guilde se disputent, se provoquent, se soutiennent et trouvent encore le moyen de transformer une mission déjà impossible en problème plus compliqué que prévu.
Hiro Mashima écrit et storyboarde cette suite, tandis qu’Atsuo Ueda en assure le dessin. Le passage de l’un à l’autre reste très naturel, tout en laissant à Ueda l’occasion de créer de nouveaux dragons, guildes et territoires.
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