Gardiens de la Galaxie

Comics Gardiens de la Galaxie : la bande la plus mal organisée du cosmos

Star-Lord, Gamora, Drax, Rocket et Groot : la formation que tout le monde connaît depuis le cinéma est née en 2008 sous la plume de Dan Abnett et Andy Lanning. Les comics Gardiens de la Galaxie réunis ici suivent la relance de 2013 par Brian Michael Bendis, publiée en français par Panini dans la collection Marvel Now!, au moment où l’équipe s’agrandit plus vite qu’elle ne se stabilise.

Groot, monstre de 1960 devenu héros

Avant de devenir l’arbre le plus attachant de l’espace, Groot était une créature menaçante de Tales to Astonish #13, en novembre 1960, signée Stan Lee, Jack Kirby et Dick Ayers. Il a fallu des décennies pour qu’il change de camp, et un seul mot de vocabulaire pour qu’il devienne culte.

Angela débarque chez Marvel

Le tome 2 marque un vrai événement éditorial. Angela, guerrière créée par Neil Gaiman pour un autre éditeur, entre dans l’univers Marvel après Age of Ultron et tombe aussitôt sur Gamora. Les deux femmes ne sont pas du genre à faire des politesses, et le reste de l’équipe découvre ce que signifie une colocataire armée jusqu’aux dents. Sara Pichelli, Valerio Schiti et Kevin Maguire assurent les planches, avec une expressivité précieuse pour une équipe qui communique surtout par répliques.

Le contexte d’Infinity et la présence de Thanos donnent en plus à cet album une portée qui dépasse les chamailleries de vaisseau.

La Fin des Gardiens

Dans le tome 3, Captain Marvel et l’Agent Venom rejoignent la bande. Sur le papier, c’est un renfort de luxe ; en pratique, c’est le moment où tout se fissure. Star-Lord tombe aux mains de son propre père, l’empereur de Spartax, tandis que Drax doit affronter Gladiator, le chef de la garde impériale shi’ar. Nick Bradshaw remplit ses cases de détails cosmiques sans jamais perdre de vue les visages.

Le ton Bendis

Bendis aime les dialogues qui partent dans tous les sens, et les Gardiens lui offrent le terrain parfait. Rocket se moque, Drax prend tout au pied de la lettre, Star-Lord improvise, Gamora soupire. Entre deux fusillades spatiales, c’est surtout une comédie de groupe où chacun pense avoir raison.

Hors des pages

Pour inviter la bande sur une étagère, direction les Funko Pop Gardiens de la Galaxie. Depuis le premier film de 2014, plus personne ne considère Rocket et Groot comme des héros de seconde zone.

Lire plus

En version française, le célèbre « I am Groot » est devenu « Je s’appelle Groot ». Une faute de grammaire assumée, devenue réplique culte : preuve qu’on peut tenir une conversation entière avec trois mots, à condition d’avoir un raton laveur pour traduire.

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Comics Gardiens de la Galaxie : la bande la plus mal organisée du cosmos

Star-Lord, Gamora, Drax, Rocket et Groot : la formation que tout le monde connaît depuis le cinéma est née en 2008 sous la plume de Dan Abnett et Andy Lanning. Les comics Gardiens de la Galaxie réunis ici suivent la relance de 2013 par Brian Michael Bendis, publiée en français par Panini dans la collection Marvel Now!, au moment où l’équipe s’agrandit plus vite qu’elle ne se stabilise.

Groot, monstre de 1960 devenu héros

Avant de devenir l’arbre le plus attachant de l’espace, Groot était une créature menaçante de Tales to Astonish #13, en novembre 1960, signée Stan Lee, Jack Kirby et Dick Ayers. Il a fallu des décennies pour qu’il change de camp, et un seul mot de vocabulaire pour qu’il devienne culte.

Angela débarque chez Marvel

Le tome 2 marque un vrai événement éditorial. Angela, guerrière créée par Neil Gaiman pour un autre éditeur, entre dans l’univers Marvel après Age of Ultron et tombe aussitôt sur Gamora. Les deux femmes ne sont pas du genre à faire des politesses, et le reste de l’équipe découvre ce que signifie une colocataire armée jusqu’aux dents. Sara Pichelli, Valerio Schiti et Kevin Maguire assurent les planches, avec une expressivité précieuse pour une équipe qui communique surtout par répliques.

Le contexte d’Infinity et la présence de Thanos donnent en plus à cet album une portée qui dépasse les chamailleries de vaisseau.

La Fin des Gardiens

Dans le tome 3, Captain Marvel et l’Agent Venom rejoignent la bande. Sur le papier, c’est un renfort de luxe ; en pratique, c’est le moment où tout se fissure. Star-Lord tombe aux mains de son propre père, l’empereur de Spartax, tandis que Drax doit affronter Gladiator, le chef de la garde impériale shi’ar. Nick Bradshaw remplit ses cases de détails cosmiques sans jamais perdre de vue les visages.

Le ton Bendis

Bendis aime les dialogues qui partent dans tous les sens, et les Gardiens lui offrent le terrain parfait. Rocket se moque, Drax prend tout au pied de la lettre, Star-Lord improvise, Gamora soupire. Entre deux fusillades spatiales, c’est surtout une comédie de groupe où chacun pense avoir raison.

Hors des pages

Pour inviter la bande sur une étagère, direction les Funko Pop Gardiens de la Galaxie. Depuis le premier film de 2014, plus personne ne considère Rocket et Groot comme des héros de seconde zone.

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En version française, le célèbre « I am Groot » est devenu « Je s’appelle Groot ». Une faute de grammaire assumée, devenue réplique culte : preuve qu’on peut tenir une conversation entière avec trois mots, à condition d’avoir un raton laveur pour traduire.