Soda

Soda : flic à New York, pasteur à la maison et menteur par amour maternel

Les BD Soda suivent David Solomon, policier new-yorkais qui affronte quotidiennement braqueurs, tueurs et autres joyeusetés de la Grosse Pomme. Pourtant, son problème le plus compliqué l’attend souvent en rentrant chez lui : sa mère Mary le croit pasteur. Comme elle souffre du cœur, David préfère entretenir le mensonge plutôt que lui annoncer qu’il passe ses journées avec un revolver à la main.

Philippe Tome imagine avec Luc Warnant ce héros aussi original qu’attachant. Puis Bruno Gazzotti reprend le dessin et donne à la série une remarquable énergie. Polar nerveux, humour noir et tendresse familiale se mélangent dans un New York où Soda peut arrêter un criminel avant de devoir enfiler son col de pasteur dans l’ascenseur.

David Solomon : un prénom biblique pour un métier nettement moins paisible

Son nom complet est David Elliott Hanneth Solomon, mais tout le monde l’appelle Soda. Il travaille dans la police de New York et possède trois doigts à la main gauche, un détail physique immédiatement reconnaissable.

Dans la rue, Soda n’a rien d’un homme d’Église. Il poursuit des suspects, enquête sur des meurtres et se retrouve régulièrement au milieu de fusillades. Son métier lui demande du sang-froid, un solide instinct et parfois une certaine tolérance aux journées franchement catastrophiques.

À la maison, changement complet de décor. Mary est convaincue que son fils mène la vie tranquille d’un pasteur de quartier. David retire donc son arme, change de vêtements et retrouve une apparence beaucoup plus rassurante avant de franchir la porte.

Mentir à sa mère n’est évidemment pas très biblique. Mais lui annoncer qu’il vient encore de se faire tirer dessus risquerait d’être encore moins bon pour son cœur.

Mary : la seule personne que Soda n’arrive pas à affronter franchement

Mary Solomon donne à la série une grande partie de son humanité. David peut tenir tête aux criminels les plus dangereux de New York. Pourtant, devant sa mère, il redevient immédiatement le fils qui cherche à la protéger.

Elle ne lit pas les journaux remplis de violence et ignore donc la véritable profession de David. Cette situation nourrit plusieurs scènes très drôles, car le policier doit parfois faire disparaître en quelques secondes tout ce qui pourrait trahir sa double vie.

Mais le ressort ne sert pas uniquement à provoquer des gags. Le mensonge montre aussi la tendresse de Soda envers Mary. Il sait que cette situation est absurde. Il continue pourtant parce qu’il redoute de lui faire du mal.

Cette relation empêche le héros de devenir un simple flic dur à cuire. Derrière le Colt Python et les réparties sèches se cache un type capable de risquer sa vie dehors, puis de rentrer chez lui en essayant de ne surtout pas inquiéter sa maman.

New York comme immense terrain de polar

Soda appartient pleinement au thriller urbain. La ville n’est jamais un simple décor posé derrière les personnages. Rues sombres, appartements, commissariats et quartiers mal famés participent à l’atmosphère des enquêtes.

Philippe Tome développe des intrigues où l’action peut soudain basculer vers quelque chose de beaucoup plus sombre. Un suspect apparemment évident cache parfois une autre vérité. Un meurtre peut conduire à la corruption, à une manipulation ou à une affaire bien plus dangereuse.

L’humour reste pourtant présent. Il surgit dans un dialogue, une situation absurde ou le fameux contraste entre les deux vies du héros. C’est justement ce mélange qui donne à la série son identité.

Soda peut vivre une scène extrêmement tendue avant de se rappeler qu’il doit rentrer à l’heure pour ne pas éveiller les soupçons de Mary. Même les flics new-yorkais ont des problèmes de planning.

De Luc Warnant à Bruno Gazzotti

Luc Warnant crée graphiquement Soda avec Philippe Tome et dessine les deux premières grandes aventures. Son trait installe le héros, son allure et cette atmosphère urbaine très particulière.

À partir du troisième album, Bruno Gazzotti reprend le dessin. Il apporte une mise en scène particulièrement dynamique aux poursuites, aux fusillades et aux séquences de suspense.

Son travail convient parfaitement aux scénarios de Tome. Les personnages restent très expressifs, tandis que les scènes d’action conservent une grande lisibilité. Une course-poursuite peut être spectaculaire sans que le lecteur ait besoin d’un plan de Manhattan pour comprendre qui poursuit qui.

Le duo développe ensuite de nombreuses enquêtes où les titres eux-mêmes jouent avec l’imagerie religieuse : Tu ne buteras point, Dieu est mort ce soir, Confession express ou encore Prières et balistique. Pour un faux pasteur, Soda possède décidément une bibliographie très cohérente.

Un polar sombre qui n’oublie jamais l’humour

La série peut devenir violente et aborder des sujets difficiles. Pourtant, elle ne tombe pas dans le cynisme permanent. Tome garde une place importante pour l’humour, l’amitié et les failles de son héros.

Soda doute. Il commet des erreurs et certaines enquêtes lui laissent des traces. Son métier l’oblige parfois à prendre des décisions que l’on ne range pas facilement dans une jolie case « bien » ou « mal ».

C’est aussi ce qui rend ses aventures intéressantes à relire. Derrière le rythme du thriller se trouvent de véritables personnages, souvent confrontés à des situations moralement beaucoup moins simples qu’une poursuite entre policier et voleur.

Lire plus sur Soda

Soda apparaît en 1986 avec Un ange trépasse. Philippe Tome signe le scénario et Luc Warnant le dessin. Leur héros possède dès le départ son incroyable double identité : policier pour New York, pasteur pour sa mère.

Warnant dessine également Lettres à Satan. Bruno Gazzotti prend ensuite les commandes graphiques à partir de Tu ne buteras point et accompagne Philippe Tome pendant une longue partie de la série.

Les albums construisent peu à peu un véritable portrait de David Solomon. Son métier, ses blessures et sa relation avec Mary comptent autant que les enquêtes. Le secret du faux pasteur reste le fil rouge le plus évident, mais chaque aventure apporte sa propre ambiance et de nouveaux dangers.

Après Philippe Tome, l’univers connaît également de nouvelles histoires. Olivier Bocquet et Bruno Gazzotti retrouvent notamment Soda avec Le Pasteur sanglant, en revenant à cette atmosphère new-yorkaise sombre et nerveuse qui caractérise la série.

Retrouvez ici nos BD Soda de Tome, Warnant, Gazzotti et des auteurs qui ont poursuivi ses aventures. Un excellent choix pour ceux qui aiment les polars, l’humour noir et les héros capables de poursuivre un tueur avant de rentrer à la maison en espérant que maman n’a pas regardé les informations.

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Soda : flic à New York, pasteur à la maison et menteur par amour maternel

Les BD Soda suivent David Solomon, policier new-yorkais qui affronte quotidiennement braqueurs, tueurs et autres joyeusetés de la Grosse Pomme. Pourtant, son problème le plus compliqué l’attend souvent en rentrant chez lui : sa mère Mary le croit pasteur. Comme elle souffre du cœur, David préfère entretenir le mensonge plutôt que lui annoncer qu’il passe ses journées avec un revolver à la main.

Philippe Tome imagine avec Luc Warnant ce héros aussi original qu’attachant. Puis Bruno Gazzotti reprend le dessin et donne à la série une remarquable énergie. Polar nerveux, humour noir et tendresse familiale se mélangent dans un New York où Soda peut arrêter un criminel avant de devoir enfiler son col de pasteur dans l’ascenseur.

David Solomon : un prénom biblique pour un métier nettement moins paisible

Son nom complet est David Elliott Hanneth Solomon, mais tout le monde l’appelle Soda. Il travaille dans la police de New York et possède trois doigts à la main gauche, un détail physique immédiatement reconnaissable.

Dans la rue, Soda n’a rien d’un homme d’Église. Il poursuit des suspects, enquête sur des meurtres et se retrouve régulièrement au milieu de fusillades. Son métier lui demande du sang-froid, un solide instinct et parfois une certaine tolérance aux journées franchement catastrophiques.

À la maison, changement complet de décor. Mary est convaincue que son fils mène la vie tranquille d’un pasteur de quartier. David retire donc son arme, change de vêtements et retrouve une apparence beaucoup plus rassurante avant de franchir la porte.

Mentir à sa mère n’est évidemment pas très biblique. Mais lui annoncer qu’il vient encore de se faire tirer dessus risquerait d’être encore moins bon pour son cœur.

Mary : la seule personne que Soda n’arrive pas à affronter franchement

Mary Solomon donne à la série une grande partie de son humanité. David peut tenir tête aux criminels les plus dangereux de New York. Pourtant, devant sa mère, il redevient immédiatement le fils qui cherche à la protéger.

Elle ne lit pas les journaux remplis de violence et ignore donc la véritable profession de David. Cette situation nourrit plusieurs scènes très drôles, car le policier doit parfois faire disparaître en quelques secondes tout ce qui pourrait trahir sa double vie.

Mais le ressort ne sert pas uniquement à provoquer des gags. Le mensonge montre aussi la tendresse de Soda envers Mary. Il sait que cette situation est absurde. Il continue pourtant parce qu’il redoute de lui faire du mal.

Cette relation empêche le héros de devenir un simple flic dur à cuire. Derrière le Colt Python et les réparties sèches se cache un type capable de risquer sa vie dehors, puis de rentrer chez lui en essayant de ne surtout pas inquiéter sa maman.

New York comme immense terrain de polar

Soda appartient pleinement au thriller urbain. La ville n’est jamais un simple décor posé derrière les personnages. Rues sombres, appartements, commissariats et quartiers mal famés participent à l’atmosphère des enquêtes.

Philippe Tome développe des intrigues où l’action peut soudain basculer vers quelque chose de beaucoup plus sombre. Un suspect apparemment évident cache parfois une autre vérité. Un meurtre peut conduire à la corruption, à une manipulation ou à une affaire bien plus dangereuse.

L’humour reste pourtant présent. Il surgit dans un dialogue, une situation absurde ou le fameux contraste entre les deux vies du héros. C’est justement ce mélange qui donne à la série son identité.

Soda peut vivre une scène extrêmement tendue avant de se rappeler qu’il doit rentrer à l’heure pour ne pas éveiller les soupçons de Mary. Même les flics new-yorkais ont des problèmes de planning.

De Luc Warnant à Bruno Gazzotti

Luc Warnant crée graphiquement Soda avec Philippe Tome et dessine les deux premières grandes aventures. Son trait installe le héros, son allure et cette atmosphère urbaine très particulière.

À partir du troisième album, Bruno Gazzotti reprend le dessin. Il apporte une mise en scène particulièrement dynamique aux poursuites, aux fusillades et aux séquences de suspense.

Son travail convient parfaitement aux scénarios de Tome. Les personnages restent très expressifs, tandis que les scènes d’action conservent une grande lisibilité. Une course-poursuite peut être spectaculaire sans que le lecteur ait besoin d’un plan de Manhattan pour comprendre qui poursuit qui.

Le duo développe ensuite de nombreuses enquêtes où les titres eux-mêmes jouent avec l’imagerie religieuse : Tu ne buteras point, Dieu est mort ce soir, Confession express ou encore Prières et balistique. Pour un faux pasteur, Soda possède décidément une bibliographie très cohérente.

Un polar sombre qui n’oublie jamais l’humour

La série peut devenir violente et aborder des sujets difficiles. Pourtant, elle ne tombe pas dans le cynisme permanent. Tome garde une place importante pour l’humour, l’amitié et les failles de son héros.

Soda doute. Il commet des erreurs et certaines enquêtes lui laissent des traces. Son métier l’oblige parfois à prendre des décisions que l’on ne range pas facilement dans une jolie case « bien » ou « mal ».

C’est aussi ce qui rend ses aventures intéressantes à relire. Derrière le rythme du thriller se trouvent de véritables personnages, souvent confrontés à des situations moralement beaucoup moins simples qu’une poursuite entre policier et voleur.

Lire plus sur Soda

Soda apparaît en 1986 avec Un ange trépasse. Philippe Tome signe le scénario et Luc Warnant le dessin. Leur héros possède dès le départ son incroyable double identité : policier pour New York, pasteur pour sa mère.

Warnant dessine également Lettres à Satan. Bruno Gazzotti prend ensuite les commandes graphiques à partir de Tu ne buteras point et accompagne Philippe Tome pendant une longue partie de la série.

Les albums construisent peu à peu un véritable portrait de David Solomon. Son métier, ses blessures et sa relation avec Mary comptent autant que les enquêtes. Le secret du faux pasteur reste le fil rouge le plus évident, mais chaque aventure apporte sa propre ambiance et de nouveaux dangers.

Après Philippe Tome, l’univers connaît également de nouvelles histoires. Olivier Bocquet et Bruno Gazzotti retrouvent notamment Soda avec Le Pasteur sanglant, en revenant à cette atmosphère new-yorkaise sombre et nerveuse qui caractérise la série.

Retrouvez ici nos BD Soda de Tome, Warnant, Gazzotti et des auteurs qui ont poursuivi ses aventures. Un excellent choix pour ceux qui aiment les polars, l’humour noir et les héros capables de poursuivre un tueur avant de rentrer à la maison en espérant que maman n’a pas regardé les informations.