Rapaces

Rapaces : les vampires ont pris le pouvoir… et leurs prédateurs arrivent

Les BD Rapaces plongent dans un monde contemporain où les vampires ne se cachent plus vraiment dans des cercueils poussiéreux. Ils ont infiltré les sphères du pouvoir, accumulé richesse et influence et appris à vivre parmi les humains sans attirer l’attention. Après des siècles de domination, ils se pensent presque intouchables.

Puis arrivent Drago et Camilla. Frère et sœur, élégants, dangereux et eux-mêmes issus d’une ancienne lignée vampirique, ils commencent à éliminer méthodiquement leurs semblables. Leur message est clair : le règne des immortels touche à sa fin.

Jean Dufaux au scénario et Enrico Marini au dessin et aux couleurs signent un thriller fantastique sombre, sensuel et violent. Ici, le vampire n’est pas un adolescent romantique qui hésite à mordre sa petite amie. Il règne sur le monde, manipule les humains et découvre soudain qu’il peut mourir.

Drago et Camilla : deux Rapaces lâchés dans la nuit

Drago de Molina et sa sœur Camilla apparaissent comme des prédateurs au milieu des prédateurs. Ils portent le cuir, surgissent dans la nuit et laissent derrière eux des vampires morts d’une manière que leur espèce croyait impossible.

Chaque victime porte une étrange marque derrière l’oreille. Cette faiblesse devient le signe que les immortels ne le sont finalement plus autant qu’ils le pensaient.

Les motivations de Drago et Camilla sont pourtant plus complexes qu’une simple chasse. Leur père, Don Molina, s’était opposé aux choix faits autrefois par une partie de leur race. Les deux héritiers reviennent donc avec une mémoire longue de plusieurs siècles et une vengeance qui dépasse largement quelques règlements de comptes familiaux.

Camilla fascine autant qu’elle inquiète. Drago impose une présence plus froide et brutale. Ensemble, ils donnent immédiatement à la série cette ambiance particulière où séduction et menace peuvent tenir dans le même regard.

Vicky Lenore enquête sur des crimes qui dépassent la police

Face à cette guerre secrète se trouve Vicky Lenore, policière chargée d’enquêter sur une série de meurtres particulièrement étranges. Avec son collègue Benito Spiaggi, elle cherche d’abord des réponses rationnelles.

Autant dire que la partie rationnelle de l’enquête ne dure pas très longtemps.

Plus Vicky avance, plus elle découvre une société parallèle installée au cœur même du monde humain. Les victimes ne sont pas ordinaires. Les suspects non plus. Elle se retrouve ainsi prise entre des immortels qui contrôlent depuis longtemps les coulisses du pouvoir et les Rapaces qui veulent les abattre.

Dufaux utilise cette enquête pour faire entrer progressivement le lecteur dans son univers. On commence avec des corps, quelques indices et une policière. Puis le décor s’ouvre et révèle une lutte ancienne dont l’humanité n’était même pas consciente.

Des vampires qui ont troqué les châteaux contre le pouvoir

Dans Rapaces, les vampires ne vivent pas tous isolés au sommet d’une montagne. Certains ont choisi une stratégie beaucoup plus efficace : s’intégrer à la société humaine et la dominer de l’intérieur.

Politique, argent et influence remplacent alors les vieilles légendes. Ces créatures ont appris à contrôler le jour autant que la nuit. Elles manipulent les apparences et se pensent supérieures aux humains qu’elles utilisent.

Drago et Camilla représentent une autre vision de leur espèce. Ils refusent cette évolution et considèrent que leurs semblables se sont éloignés de leur véritable nature.

La série transforme ainsi la traditionnelle guerre entre humains et vampires en conflit interne. Les monstres ne sont pas tous dans le même camp. Quant aux humains, ils découvrent assez tard qu’ils servaient depuis longtemps de pions sur un échiquier dont ils ignoraient jusqu’à l’existence.

Enrico Marini dessine la nuit comme personne

Le dessin d’Enrico Marini joue un rôle immense dans l’identité de Rapaces. Son trait nerveux donne beaucoup de mouvement aux combats, tandis que ses couleurs créent une atmosphère nocturne immédiatement reconnaissable.

Rouges profonds, ombres, cuir noir et lumières urbaines installent un univers à la fois élégant et inquiétant. Les personnages possèdent une forte présence physique. Camilla peut paraître séduisante dans une case et dangereuse dans la suivante, sans avoir besoin d’un long discours.

Marini joue aussi énormément avec les cadrages. Une poursuite peut devenir spectaculaire, tandis qu’une scène plus intime prend soudain une tension presque étouffante.

Cette sensualité n’est jamais séparée de la violence. Dans Rapaces, désir et mort restent très proches. Jean Dufaux construit d’ailleurs une histoire où les relations entre les personnages sont aussi importantes que la guerre vampirique elle-même.

Une saga vampirique complète en quatre tomes

Rapaces forme une histoire complète en quatre albums. Le premier tome installe Drago, Camilla et l’enquête de Vicky Lenore. Les suivants dévoilent progressivement les origines du conflit, les règles de cette société vampirique et de nouveaux personnages essentiels.

Aznar Akeba prend notamment une importance croissante. Ses liens avec les différentes lignées vampires compliquent encore une guerre où chacun cache une partie de son passé.

La tension augmente jusqu’au quatrième volume, qui conclut le cycle commencé en 1998. Les alliances changent, les personnages évoluent et plusieurs vérités soigneusement conservées pendant les premiers tomes finissent par éclater.

Cette construction resserrée donne à la série un excellent rythme. Pas de dizaines de volumes à rattraper avant de comprendre qui mord qui : quatre albums suffisent pour raconter cette guerre jusqu’à son dénouement.

Lire plus sur Rapaces

Rapaces débute en 1998 chez Dargaud. Jean Dufaux vient alors développer un mythe vampirique très différent des représentations classiques, tandis qu’Enrico Marini impose une identité graphique particulièrement forte dès le premier volume.

La série suit en parallèle plusieurs trajectoires. Drago et Camilla mènent leur guerre contre leurs semblables. Vicky Lenore découvre progressivement l’existence de cette société cachée. Aznar Akeba devient à son tour une pièce essentielle d’un conflit dont les racines remontent loin dans le passé.

Le quatrième tome, publié en 2003, clôt le cycle principal. Dargaud a ensuite réuni les quatre albums dans une intégrale complète. Un hors-série intitulé Je reviendrai paraît également après la série et revient sur plusieurs personnages de cet univers.

Rapaces occupe une place particulière dans la collaboration entre Jean Dufaux et Enrico Marini. Le scénariste y mélange fantastique, thriller et relations passionnelles, tandis que Marini développe cette combinaison de mouvement, sensualité et couleur qui deviendra l’une de ses signatures.

Retrouvez ici nos BD Rapaces de Jean Dufaux et Enrico Marini. Une série idéale pour les lecteurs qui aiment les vampires lorsqu’ils sont dangereux, manipulateurs et beaucoup moins préoccupés par leur image dans un miroir que par la survie de leur espèce.

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Rapaces : les vampires ont pris le pouvoir… et leurs prédateurs arrivent

Les BD Rapaces plongent dans un monde contemporain où les vampires ne se cachent plus vraiment dans des cercueils poussiéreux. Ils ont infiltré les sphères du pouvoir, accumulé richesse et influence et appris à vivre parmi les humains sans attirer l’attention. Après des siècles de domination, ils se pensent presque intouchables.

Puis arrivent Drago et Camilla. Frère et sœur, élégants, dangereux et eux-mêmes issus d’une ancienne lignée vampirique, ils commencent à éliminer méthodiquement leurs semblables. Leur message est clair : le règne des immortels touche à sa fin.

Jean Dufaux au scénario et Enrico Marini au dessin et aux couleurs signent un thriller fantastique sombre, sensuel et violent. Ici, le vampire n’est pas un adolescent romantique qui hésite à mordre sa petite amie. Il règne sur le monde, manipule les humains et découvre soudain qu’il peut mourir.

Drago et Camilla : deux Rapaces lâchés dans la nuit

Drago de Molina et sa sœur Camilla apparaissent comme des prédateurs au milieu des prédateurs. Ils portent le cuir, surgissent dans la nuit et laissent derrière eux des vampires morts d’une manière que leur espèce croyait impossible.

Chaque victime porte une étrange marque derrière l’oreille. Cette faiblesse devient le signe que les immortels ne le sont finalement plus autant qu’ils le pensaient.

Les motivations de Drago et Camilla sont pourtant plus complexes qu’une simple chasse. Leur père, Don Molina, s’était opposé aux choix faits autrefois par une partie de leur race. Les deux héritiers reviennent donc avec une mémoire longue de plusieurs siècles et une vengeance qui dépasse largement quelques règlements de comptes familiaux.

Camilla fascine autant qu’elle inquiète. Drago impose une présence plus froide et brutale. Ensemble, ils donnent immédiatement à la série cette ambiance particulière où séduction et menace peuvent tenir dans le même regard.

Vicky Lenore enquête sur des crimes qui dépassent la police

Face à cette guerre secrète se trouve Vicky Lenore, policière chargée d’enquêter sur une série de meurtres particulièrement étranges. Avec son collègue Benito Spiaggi, elle cherche d’abord des réponses rationnelles.

Autant dire que la partie rationnelle de l’enquête ne dure pas très longtemps.

Plus Vicky avance, plus elle découvre une société parallèle installée au cœur même du monde humain. Les victimes ne sont pas ordinaires. Les suspects non plus. Elle se retrouve ainsi prise entre des immortels qui contrôlent depuis longtemps les coulisses du pouvoir et les Rapaces qui veulent les abattre.

Dufaux utilise cette enquête pour faire entrer progressivement le lecteur dans son univers. On commence avec des corps, quelques indices et une policière. Puis le décor s’ouvre et révèle une lutte ancienne dont l’humanité n’était même pas consciente.

Des vampires qui ont troqué les châteaux contre le pouvoir

Dans Rapaces, les vampires ne vivent pas tous isolés au sommet d’une montagne. Certains ont choisi une stratégie beaucoup plus efficace : s’intégrer à la société humaine et la dominer de l’intérieur.

Politique, argent et influence remplacent alors les vieilles légendes. Ces créatures ont appris à contrôler le jour autant que la nuit. Elles manipulent les apparences et se pensent supérieures aux humains qu’elles utilisent.

Drago et Camilla représentent une autre vision de leur espèce. Ils refusent cette évolution et considèrent que leurs semblables se sont éloignés de leur véritable nature.

La série transforme ainsi la traditionnelle guerre entre humains et vampires en conflit interne. Les monstres ne sont pas tous dans le même camp. Quant aux humains, ils découvrent assez tard qu’ils servaient depuis longtemps de pions sur un échiquier dont ils ignoraient jusqu’à l’existence.

Enrico Marini dessine la nuit comme personne

Le dessin d’Enrico Marini joue un rôle immense dans l’identité de Rapaces. Son trait nerveux donne beaucoup de mouvement aux combats, tandis que ses couleurs créent une atmosphère nocturne immédiatement reconnaissable.

Rouges profonds, ombres, cuir noir et lumières urbaines installent un univers à la fois élégant et inquiétant. Les personnages possèdent une forte présence physique. Camilla peut paraître séduisante dans une case et dangereuse dans la suivante, sans avoir besoin d’un long discours.

Marini joue aussi énormément avec les cadrages. Une poursuite peut devenir spectaculaire, tandis qu’une scène plus intime prend soudain une tension presque étouffante.

Cette sensualité n’est jamais séparée de la violence. Dans Rapaces, désir et mort restent très proches. Jean Dufaux construit d’ailleurs une histoire où les relations entre les personnages sont aussi importantes que la guerre vampirique elle-même.

Une saga vampirique complète en quatre tomes

Rapaces forme une histoire complète en quatre albums. Le premier tome installe Drago, Camilla et l’enquête de Vicky Lenore. Les suivants dévoilent progressivement les origines du conflit, les règles de cette société vampirique et de nouveaux personnages essentiels.

Aznar Akeba prend notamment une importance croissante. Ses liens avec les différentes lignées vampires compliquent encore une guerre où chacun cache une partie de son passé.

La tension augmente jusqu’au quatrième volume, qui conclut le cycle commencé en 1998. Les alliances changent, les personnages évoluent et plusieurs vérités soigneusement conservées pendant les premiers tomes finissent par éclater.

Cette construction resserrée donne à la série un excellent rythme. Pas de dizaines de volumes à rattraper avant de comprendre qui mord qui : quatre albums suffisent pour raconter cette guerre jusqu’à son dénouement.

Lire plus sur Rapaces

Rapaces débute en 1998 chez Dargaud. Jean Dufaux vient alors développer un mythe vampirique très différent des représentations classiques, tandis qu’Enrico Marini impose une identité graphique particulièrement forte dès le premier volume.

La série suit en parallèle plusieurs trajectoires. Drago et Camilla mènent leur guerre contre leurs semblables. Vicky Lenore découvre progressivement l’existence de cette société cachée. Aznar Akeba devient à son tour une pièce essentielle d’un conflit dont les racines remontent loin dans le passé.

Le quatrième tome, publié en 2003, clôt le cycle principal. Dargaud a ensuite réuni les quatre albums dans une intégrale complète. Un hors-série intitulé Je reviendrai paraît également après la série et revient sur plusieurs personnages de cet univers.

Rapaces occupe une place particulière dans la collaboration entre Jean Dufaux et Enrico Marini. Le scénariste y mélange fantastique, thriller et relations passionnelles, tandis que Marini développe cette combinaison de mouvement, sensualité et couleur qui deviendra l’une de ses signatures.

Retrouvez ici nos BD Rapaces de Jean Dufaux et Enrico Marini. Une série idéale pour les lecteurs qui aiment les vampires lorsqu’ils sont dangereux, manipulateurs et beaucoup moins préoccupés par leur image dans un miroir que par la survie de leur espèce.