Rantanplan
Rantanplan : le chien le plus bête de l’Ouest mérite forcément sa propre série
Les BD Rantanplan donnent enfin le premier rôle au chien que personne de raisonnable ne choisirait pour retrouver un fugitif. Il possède un flair très personnel, comprend les ordres quand il en a envie — ou pas du tout — et peut suivre une piste avec une confiance absolue jusqu’à l’endroit exactement opposé. Dans le Far West de Lucky Luke, même les Dalton ont parfois du mal à croire à leur chance.
Imaginé par Morris dans Sur la piste des Dalton, scénarisé par René Goscinny, Rantanplan devient rapidement l’un des personnages les plus populaires de cet univers. Le principe est délicieux : prendre le chien héroïque capable de sauver son maître au dernier moment et faire rigoureusement l’inverse.
Un chien de pénitencier qui n’a pas tout compris à son métier
Rantanplan vit dans l’univers du pénitencier où les Dalton passent une partie considérable de leur carrière. On pourrait donc imaginer un chien de garde vigilant, capable de flairer une évasion à plusieurs kilomètres.
On pourrait.
Rantanplan préfère appliquer ses propres méthodes. Il peut ne pas reconnaître un danger évident, interpréter de travers ce qu’on lui demande ou partir avec enthousiasme sur une conclusion totalement fausse. Le plus extraordinaire reste qu’il ne doute presque jamais.
Cette absence complète de logique fait toute la mécanique du personnage. Rantanplan ne cherche pas à faire rire et ne sait évidemment pas qu’il est catastrophique. Dans sa tête, tout semble parfaitement cohérent. C’est précisément ce qui rend ses raisonnements si drôles.
Les Dalton ont enfin trouvé un adversaire presque à leur niveau
Rantanplan est profondément lié aux Dalton. Joe, William, Jack et Averell passent leur temps à s’évader, tandis que le chien du pénitencier représente théoriquement le genre d’animal qui devrait faciliter leur capture.
Théoriquement.
Face à Joe, l’intelligence de Rantanplan produit des rencontres particulièrement savoureuses. Joe peut préparer un plan compliqué et découvrir soudain qu’il est impossible d’anticiper le comportement d’un chien qui ne suit aucune logique connue.
Averell apporte évidemment sa propre contribution au chaos. Entre le Dalton qui pense surtout à manger et le chien qui comprend le monde à sa manière, certaines conversations atteignent des sommets que la philosophie occidentale n’avait pas forcément envisagés.
Rantanplan peut donc aider les criminels sans le vouloir, les gêner alors qu’il essaie de faire autre chose ou réussir accidentellement ce que personne n’attendait de lui. Avec lui, même une erreur peut finir par produire un résultat correct. Il ne faut simplement pas demander comment.
La Mascotte : quand confier une mission importante à Rantanplan semble être une bonne idée
En 1987, Rantanplan quitte suffisamment l’ombre de Lucky Luke pour obtenir sa propre série avec La Mascotte. Jean Léturgie et Xavier Fauche écrivent l’aventure, tandis que Morris retrouve son célèbre chien au dessin.
Le 7e de cavalerie a perdu sa mascotte, Fifi VI, et cherche un remplaçant. Quelqu’un pense alors à Rantanplan. À partir de cet instant, le lecteur comprend immédiatement que la cavalerie vient de commettre une erreur administrative majeure.
Le chien réussit notamment à dormir pendant que des bandits attaquent ses compagnons. Il peut ensuite partir après un animal en étant persuadé d’en poursuivre un autre et entraîner tout un régiment derrière lui.
Rantanplan n’est donc pas un héros devenu maladroit pour provoquer quelques gags. L’incompétence est véritablement son super-pouvoir.
Des aventures complètes aux célèbres Bêtisiers
La série développe deux formes d’humour complémentaires. Certains albums racontent de véritables aventures, comme La Mascotte, Le Parrain, Rantanplan otage ou Le Fugitif. Ainsi, le chien voyage, rencontre de nouveaux personnages et se retrouve au centre d’intrigues qui auraient probablement été réglées beaucoup plus vite avec n’importe quel autre protagoniste.
Les Bêtisiers de Rantanplan privilégient au contraire les gags courts. Ce format convient merveilleusement au personnage. Quelques cases suffisent pour lui donner une mission simple, suivre son raisonnement et constater les dégâts.
Morris travaille d’abord avec Fauche et Léturgie sur la série. Michel Janvier participe ensuite largement au dessin de nombreux albums. D’autres auteurs, parmi lesquels Bob De Groot et Leonardo, contribuent également aux aventures et aux Bêtisiers.
L’univers reste pourtant immédiatement reconnaissable. Un désert, un pénitencier, quelques bandits et un chien sûr de lui suffisent largement pour commencer les ennuis.
Un personnage de Lucky Luke devenu une star tout seul
Rantanplan apparaît pour la première fois en 1960 dans Sur la piste des Dalton. Morris imagine alors l’exact contraire du chien héroïque et extraordinairement intelligent popularisé par les aventures de Rintintin.
L’idée fonctionne tellement bien que le personnage dépasse rapidement son rôle secondaire. Ses pensées permettent au lecteur d’entrer dans un raisonnement où les évidences sont inversées et les conclusions fausses deviennent des certitudes absolues.
Et malgré tout, Rantanplan reste attachant. Il n’est ni méchant ni calculateur. D’ailleurs, il veut souvent bien faire. Il possède simplement une relation extrêmement détendue avec la compréhension des événements.
C’est peut-être même pour cela qu’on finit par l’aimer. Lucky Luke tire plus vite que son ombre. Jolly Jumper est probablement le cheval le plus intelligent de l’Ouest. Il fallait bien quelqu’un pour rétablir la moyenne.
Lire plus sur Rantanplan
Rantanplan fait ses débuts le 4 février 1960 dans la première planche de Sur la piste des Dalton. Le chien s’impose peu à peu comme une figure récurrente de Lucky Luke avant d’obtenir sa propre collection d’albums.
Sa série débute en 1987 avec La Mascotte, scénarisé par Jean Léturgie et Xavier Fauche. Le Parrain poursuit rapidement l’aventure, puis Rantanplan multiplie voyages, enlèvements et rencontres improbables.
Les albums jouent également beaucoup avec son monologue intérieur. Le lecteur connaît ainsi le raisonnement du chien pendant que les personnages humains essaient désespérément de comprendre ce qu’il fabrique. Généralement, personne ne trouve.
La collection principale réunit aussi plusieurs Bêtisiers, parfaitement adaptés à ses catastrophes en quelques cases. Dargaud recense vingt albums consacrés au personnage, avec Morris, Michel Janvier et différents scénaristes qui ont prolongé ses mésaventures.
Retrouvez ici nos BD Rantanplan et les différentes aventures du plus improbable chien du Far West. Si vous avez perdu quelque chose, vous pouvez toujours lui demander de le chercher. Prévoyez simplement une deuxième solution.
Voici le seul résultat
Rantanplan : le chien le plus bête de l’Ouest mérite forcément sa propre série
Les BD Rantanplan donnent enfin le premier rôle au chien que personne de raisonnable ne choisirait pour retrouver un fugitif. Il possède un flair très personnel, comprend les ordres quand il en a envie — ou pas du tout — et peut suivre une piste avec une confiance absolue jusqu’à l’endroit exactement opposé. Dans le Far West de Lucky Luke, même les Dalton ont parfois du mal à croire à leur chance.
Imaginé par Morris dans Sur la piste des Dalton, scénarisé par René Goscinny, Rantanplan devient rapidement l’un des personnages les plus populaires de cet univers. Le principe est délicieux : prendre le chien héroïque capable de sauver son maître au dernier moment et faire rigoureusement l’inverse.
Un chien de pénitencier qui n’a pas tout compris à son métier
Rantanplan vit dans l’univers du pénitencier où les Dalton passent une partie considérable de leur carrière. On pourrait donc imaginer un chien de garde vigilant, capable de flairer une évasion à plusieurs kilomètres.
On pourrait.
Rantanplan préfère appliquer ses propres méthodes. Il peut ne pas reconnaître un danger évident, interpréter de travers ce qu’on lui demande ou partir avec enthousiasme sur une conclusion totalement fausse. Le plus extraordinaire reste qu’il ne doute presque jamais.
Cette absence complète de logique fait toute la mécanique du personnage. Rantanplan ne cherche pas à faire rire et ne sait évidemment pas qu’il est catastrophique. Dans sa tête, tout semble parfaitement cohérent. C’est précisément ce qui rend ses raisonnements si drôles.
Les Dalton ont enfin trouvé un adversaire presque à leur niveau
Rantanplan est profondément lié aux Dalton. Joe, William, Jack et Averell passent leur temps à s’évader, tandis que le chien du pénitencier représente théoriquement le genre d’animal qui devrait faciliter leur capture.
Théoriquement.
Face à Joe, l’intelligence de Rantanplan produit des rencontres particulièrement savoureuses. Joe peut préparer un plan compliqué et découvrir soudain qu’il est impossible d’anticiper le comportement d’un chien qui ne suit aucune logique connue.
Averell apporte évidemment sa propre contribution au chaos. Entre le Dalton qui pense surtout à manger et le chien qui comprend le monde à sa manière, certaines conversations atteignent des sommets que la philosophie occidentale n’avait pas forcément envisagés.
Rantanplan peut donc aider les criminels sans le vouloir, les gêner alors qu’il essaie de faire autre chose ou réussir accidentellement ce que personne n’attendait de lui. Avec lui, même une erreur peut finir par produire un résultat correct. Il ne faut simplement pas demander comment.
La Mascotte : quand confier une mission importante à Rantanplan semble être une bonne idée
En 1987, Rantanplan quitte suffisamment l’ombre de Lucky Luke pour obtenir sa propre série avec La Mascotte. Jean Léturgie et Xavier Fauche écrivent l’aventure, tandis que Morris retrouve son célèbre chien au dessin.
Le 7e de cavalerie a perdu sa mascotte, Fifi VI, et cherche un remplaçant. Quelqu’un pense alors à Rantanplan. À partir de cet instant, le lecteur comprend immédiatement que la cavalerie vient de commettre une erreur administrative majeure.
Le chien réussit notamment à dormir pendant que des bandits attaquent ses compagnons. Il peut ensuite partir après un animal en étant persuadé d’en poursuivre un autre et entraîner tout un régiment derrière lui.
Rantanplan n’est donc pas un héros devenu maladroit pour provoquer quelques gags. L’incompétence est véritablement son super-pouvoir.
Des aventures complètes aux célèbres Bêtisiers
La série développe deux formes d’humour complémentaires. Certains albums racontent de véritables aventures, comme La Mascotte, Le Parrain, Rantanplan otage ou Le Fugitif. Ainsi, le chien voyage, rencontre de nouveaux personnages et se retrouve au centre d’intrigues qui auraient probablement été réglées beaucoup plus vite avec n’importe quel autre protagoniste.
Les Bêtisiers de Rantanplan privilégient au contraire les gags courts. Ce format convient merveilleusement au personnage. Quelques cases suffisent pour lui donner une mission simple, suivre son raisonnement et constater les dégâts.
Morris travaille d’abord avec Fauche et Léturgie sur la série. Michel Janvier participe ensuite largement au dessin de nombreux albums. D’autres auteurs, parmi lesquels Bob De Groot et Leonardo, contribuent également aux aventures et aux Bêtisiers.
L’univers reste pourtant immédiatement reconnaissable. Un désert, un pénitencier, quelques bandits et un chien sûr de lui suffisent largement pour commencer les ennuis.
Un personnage de Lucky Luke devenu une star tout seul
Rantanplan apparaît pour la première fois en 1960 dans Sur la piste des Dalton. Morris imagine alors l’exact contraire du chien héroïque et extraordinairement intelligent popularisé par les aventures de Rintintin.
L’idée fonctionne tellement bien que le personnage dépasse rapidement son rôle secondaire. Ses pensées permettent au lecteur d’entrer dans un raisonnement où les évidences sont inversées et les conclusions fausses deviennent des certitudes absolues.
Et malgré tout, Rantanplan reste attachant. Il n’est ni méchant ni calculateur. D’ailleurs, il veut souvent bien faire. Il possède simplement une relation extrêmement détendue avec la compréhension des événements.
C’est peut-être même pour cela qu’on finit par l’aimer. Lucky Luke tire plus vite que son ombre. Jolly Jumper est probablement le cheval le plus intelligent de l’Ouest. Il fallait bien quelqu’un pour rétablir la moyenne.
Lire plus sur Rantanplan
Rantanplan fait ses débuts le 4 février 1960 dans la première planche de Sur la piste des Dalton. Le chien s’impose peu à peu comme une figure récurrente de Lucky Luke avant d’obtenir sa propre collection d’albums.
Sa série débute en 1987 avec La Mascotte, scénarisé par Jean Léturgie et Xavier Fauche. Le Parrain poursuit rapidement l’aventure, puis Rantanplan multiplie voyages, enlèvements et rencontres improbables.
Les albums jouent également beaucoup avec son monologue intérieur. Le lecteur connaît ainsi le raisonnement du chien pendant que les personnages humains essaient désespérément de comprendre ce qu’il fabrique. Généralement, personne ne trouve.
La collection principale réunit aussi plusieurs Bêtisiers, parfaitement adaptés à ses catastrophes en quelques cases. Dargaud recense vingt albums consacrés au personnage, avec Morris, Michel Janvier et différents scénaristes qui ont prolongé ses mésaventures.
Retrouvez ici nos BD Rantanplan et les différentes aventures du plus improbable chien du Far West. Si vous avez perdu quelque chose, vous pouvez toujours lui demander de le chercher. Prévoyez simplement une deuxième solution.

