Les Tuniques Bleues
Les Tuniques Bleues : la Guerre de Sécession n’a jamais été aussi peu disciplinée
Les BD Les Tuniques Bleues suivent deux soldats nordistes que presque tout oppose. Le sergent Chesterfield croit à l’armée, au drapeau et aux charges héroïques. Le caporal Blutch croit surtout qu’une bataille est beaucoup plus agréable lorsqu’on la regarde de très loin. Ensemble, ils traversent la Guerre de Sécession en essayant de survivre aux Sudistes… mais aussi aux idées de leurs propres officiers.
Raoul Cauvin et Willy Lambil ont transformé ce conflit historique en immense terrain d’aventure et d’humour. Pourtant, derrière les chevaux emballés, les disputes et les charges absurdes, la série n’oublie jamais que la guerre reste une sacrée mauvaise idée.
Blutch et Chesterfield : le courage contre l’instinct de survie
Cornelius Chesterfield est militaire jusqu’au bout des moustaches. Il rêve de promotions, respecte la hiérarchie et imagine volontiers sa prochaine action héroïque. En théorie, il ferait donc un excellent soldat.
Le problème s’appelle Blutch.
Blutch possède une vision beaucoup plus pratique du champ de bataille. Lorsqu’un officier crie « Chargez ! », sa première réaction consiste souvent à chercher dans quelle direction il faudrait plutôt partir. Cela ne l’empêche pas d’être courageux lorsqu’un ami est en danger. Il préfère simplement éviter les morts parfaitement inutiles.
Leurs disputes sont permanentes. Pourtant, leur amitié résiste à presque tout. Même après une nouvelle mission catastrophique, ils finissent toujours par se retrouver côte à côte.
Le général Alexander a encore trouvé une excellente mission
Autour du duo gravitent plusieurs figures devenues incontournables. Le général Alexander dirige les troupes avec un enthousiasme qui inquiète souvent Blutch. Lorsqu’il convoque Chesterfield pour une mission « de la plus haute importance », on peut déjà commencer à compter les ennuis.
Le capitaine Stark possède une méthode militaire encore plus simple. Pour lui, presque tous les problèmes peuvent être résolus par une charge de cavalerie. En avant ! Et tant pis si personne n’a encore expliqué exactement contre quoi.
Cette galerie de personnages permet à Cauvin de se moquer de la hiérarchie, de l’obéissance aveugle et de l’héroïsme de façade. Les soldats reçoivent des ordres absurdes. Les officiers s’entêtent. Blutch, lui, se demande souvent pourquoi personne ne trouve cela bizarre.
De vraies pages d’histoire derrière les gags
Les Tuniques Bleues ne se contentent pas d’utiliser la Guerre de Sécession comme décor. De nombreux albums s’inspirent de batailles, de personnages et d’événements réels.
Willy Lambil accorde beaucoup d’attention aux uniformes, aux armes, aux lieux et aux matériels militaires. Cette précision donne une vraie crédibilité aux aventures, même lorsque Chesterfield vient de terminer tête la première dans un buisson.
La série peut ainsi faire découvrir certains épisodes de l’histoire américaine sans prendre le ton d’un manuel scolaire. On rit d’abord. Puis on réalise parfois que derrière le gag se cache un événement réellement arrivé.
Une BD antimilitariste cachée derrière une grande comédie
C’est l’une des grandes forces de la série. Raoul Cauvin fait énormément rire avec l’armée, mais il ne glorifie jamais vraiment la guerre. Blutch rappelle régulièrement que les soldats ordinaires paient le prix des décisions prises beaucoup plus loin du champ de bataille.
Chesterfield croit sincèrement à ses valeurs. Blutch les remet constamment en question. Leur opposition permet donc à la série de parler de courage, d’amitié et d’autorité sans arrêter l’aventure pour donner une leçon.
Au final, les deux hommes sont peut-être beaucoup plus proches qu’ils ne veulent l’admettre. Mais évitez de leur dire. Ils seraient capables de commencer une nouvelle dispute.
Lire plus sur Les Tuniques Bleues
Les Tuniques Bleues naissent en 1968 dans les pages du journal Spirou. Raoul Cauvin imagine les aventures, tandis que Louis Salvérius crée graphiquement Blutch, Chesterfield et leur univers.
Après la disparition de Salvérius en 1972, Willy Lambil reprend le dessin. Il approfondit rapidement la dimension historique de la série grâce à une documentation particulièrement poussée. Le duo Cauvin-Lambil va alors installer Les Tuniques Bleues parmi les grandes séries de la bande dessinée franco-belge.
Au fil des aventures, Blutch et Chesterfield participent à des batailles, croisent des figures historiques et testent à peu près toutes les façons possibles de rater une mission militaire. Pourtant, derrière la comédie reste toujours leur extraordinaire amitié.
Retrouvez ici nos BD Les Tuniques Bleues de Cauvin et Lambil, ainsi que les différentes éditions consacrées à la série. Si le général Alexander vous demande de vous porter volontaire, un conseil : regardez d’abord si Blutch est déjà parti en courant.
Voici le seul résultat
Les Tuniques Bleues : la Guerre de Sécession n’a jamais été aussi peu disciplinée
Les BD Les Tuniques Bleues suivent deux soldats nordistes que presque tout oppose. Le sergent Chesterfield croit à l’armée, au drapeau et aux charges héroïques. Le caporal Blutch croit surtout qu’une bataille est beaucoup plus agréable lorsqu’on la regarde de très loin. Ensemble, ils traversent la Guerre de Sécession en essayant de survivre aux Sudistes… mais aussi aux idées de leurs propres officiers.
Raoul Cauvin et Willy Lambil ont transformé ce conflit historique en immense terrain d’aventure et d’humour. Pourtant, derrière les chevaux emballés, les disputes et les charges absurdes, la série n’oublie jamais que la guerre reste une sacrée mauvaise idée.
Blutch et Chesterfield : le courage contre l’instinct de survie
Cornelius Chesterfield est militaire jusqu’au bout des moustaches. Il rêve de promotions, respecte la hiérarchie et imagine volontiers sa prochaine action héroïque. En théorie, il ferait donc un excellent soldat.
Le problème s’appelle Blutch.
Blutch possède une vision beaucoup plus pratique du champ de bataille. Lorsqu’un officier crie « Chargez ! », sa première réaction consiste souvent à chercher dans quelle direction il faudrait plutôt partir. Cela ne l’empêche pas d’être courageux lorsqu’un ami est en danger. Il préfère simplement éviter les morts parfaitement inutiles.
Leurs disputes sont permanentes. Pourtant, leur amitié résiste à presque tout. Même après une nouvelle mission catastrophique, ils finissent toujours par se retrouver côte à côte.
Le général Alexander a encore trouvé une excellente mission
Autour du duo gravitent plusieurs figures devenues incontournables. Le général Alexander dirige les troupes avec un enthousiasme qui inquiète souvent Blutch. Lorsqu’il convoque Chesterfield pour une mission « de la plus haute importance », on peut déjà commencer à compter les ennuis.
Le capitaine Stark possède une méthode militaire encore plus simple. Pour lui, presque tous les problèmes peuvent être résolus par une charge de cavalerie. En avant ! Et tant pis si personne n’a encore expliqué exactement contre quoi.
Cette galerie de personnages permet à Cauvin de se moquer de la hiérarchie, de l’obéissance aveugle et de l’héroïsme de façade. Les soldats reçoivent des ordres absurdes. Les officiers s’entêtent. Blutch, lui, se demande souvent pourquoi personne ne trouve cela bizarre.
De vraies pages d’histoire derrière les gags
Les Tuniques Bleues ne se contentent pas d’utiliser la Guerre de Sécession comme décor. De nombreux albums s’inspirent de batailles, de personnages et d’événements réels.
Willy Lambil accorde beaucoup d’attention aux uniformes, aux armes, aux lieux et aux matériels militaires. Cette précision donne une vraie crédibilité aux aventures, même lorsque Chesterfield vient de terminer tête la première dans un buisson.
La série peut ainsi faire découvrir certains épisodes de l’histoire américaine sans prendre le ton d’un manuel scolaire. On rit d’abord. Puis on réalise parfois que derrière le gag se cache un événement réellement arrivé.
Une BD antimilitariste cachée derrière une grande comédie
C’est l’une des grandes forces de la série. Raoul Cauvin fait énormément rire avec l’armée, mais il ne glorifie jamais vraiment la guerre. Blutch rappelle régulièrement que les soldats ordinaires paient le prix des décisions prises beaucoup plus loin du champ de bataille.
Chesterfield croit sincèrement à ses valeurs. Blutch les remet constamment en question. Leur opposition permet donc à la série de parler de courage, d’amitié et d’autorité sans arrêter l’aventure pour donner une leçon.
Au final, les deux hommes sont peut-être beaucoup plus proches qu’ils ne veulent l’admettre. Mais évitez de leur dire. Ils seraient capables de commencer une nouvelle dispute.
Lire plus sur Les Tuniques Bleues
Les Tuniques Bleues naissent en 1968 dans les pages du journal Spirou. Raoul Cauvin imagine les aventures, tandis que Louis Salvérius crée graphiquement Blutch, Chesterfield et leur univers.
Après la disparition de Salvérius en 1972, Willy Lambil reprend le dessin. Il approfondit rapidement la dimension historique de la série grâce à une documentation particulièrement poussée. Le duo Cauvin-Lambil va alors installer Les Tuniques Bleues parmi les grandes séries de la bande dessinée franco-belge.
Au fil des aventures, Blutch et Chesterfield participent à des batailles, croisent des figures historiques et testent à peu près toutes les façons possibles de rater une mission militaire. Pourtant, derrière la comédie reste toujours leur extraordinaire amitié.
Retrouvez ici nos BD Les Tuniques Bleues de Cauvin et Lambil, ainsi que les différentes éditions consacrées à la série. Si le général Alexander vous demande de vous porter volontaire, un conseil : regardez d’abord si Blutch est déjà parti en courant.

