Robin des Bois, le renard qui faisait pleurer le Prince Jean
Le Funko Pop Robin des Bois #1440 ramène sur l’étagère le héros d’un Disney qui a bercé bien des mercredis. Dans le film de 1973, la légende anglaise est rejouée par des animaux : Robin en renard malicieux, Petit Jean en ours débonnaire, le shérif de Nottingham en loup bedonnant. Le résultat a gardé intact son charme de western des bois.
Une ménagerie à Sherwood
Le méchant en chef, le Prince Jean, est un lion maigrichon qui se met à sucer son pouce en réclamant sa maman dès qu’on évoque son frère, le roi Richard. Son conseiller est un serpent obséquieux, baptisé Triste Sire en version française. Lady Marianne, elle, est une renarde, et le récit est raconté par un coq ménestrel, Allan-a-Dale, qui chante en grattant son luth.
Les déguisements de Robin
Robin adore se travestir pour ridiculiser le pouvoir. Déguisé en diseuse de bonne aventure, il dépouille le Prince Jean jusqu’aux ornements de son carrosse. Plus tard, il remporte le concours de tir à l’arc organisé pour le piéger, caché sous un costume de cigogne. Le piège se referme, évidemment, mais c’était sans compter sur Petit Jean.
Une animation recyclée
Les plus attentifs l’ont remarqué depuis longtemps : la grande scène de danse dans la forêt réutilise des mouvements dessinés pour des films plus anciens du studio, comme Blanche-Neige, Le Livre de la jungle ou Les Aristochats. Mettez les séquences côte à côte, et la ressemblance saute aux yeux.
De la forêt à Internet
La bande originale cache une curiosité. Le petit air sifflé de l’ouverture, Whistle Stop, accéléré à toute vitesse, est devenu à la fin des années 1990 la musique du Hampster Dance, l’un des tout premiers phénomènes d’Internet. Quant à Oo-De-Lally, impossible de l’entendre sans revoir Robin et Petit Jean flâner dans les bois.
Une fin qui rend justice
Le dénouement reste l’un des plus satisfaisants du studio. Le roi Richard, lion à la crinière majestueuse, rentre enfin au pays, ce qui explique au passage les complexes de son petit frère. Robin épouse Marianne, tandis que le Prince Jean, Triste Sire et le shérif finissent à casser des cailloux sous bonne garde. Le shérif, qui passait le film à rafler les impôts des pauvres, découvre enfin le travail manuel. Justice poétique, version Sherwood.
Un hors-la-loi pour la vitrine
Figurine en vinyle, numéro 1440 sur la boîte-fenêtre. Robin s’expose idéalement face à quelques méchants bien sentis, comme le capitaine Crochet, autre adversaire à ridiculiser, et retrouve les héros de sa génération dans le rayon Funko Pop Disney.
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Si un renard vous propose de lire votre avenir en échange de vos pièces d’or, méfiance. Le Prince Jean est tombé dans le panneau.










