La Bête avec ses boucles, ou l’art de se faire beau malgré soi
Il terrorise ses domestiques, rugit dans l’aile ouest et pique une colère quand son invitée refuse de dîner avec lui. Et pourtant, le Funko Pop Bête Belle #1135 nous rappelle qu’il a aussi eu ses moments de gêne. Cette version « with Curls » renvoie à l’un des gags les plus tendres du chef-d’œuvre de 1991.
Le prince qui avait tout pour être détesté
L’histoire commence par un vitrail et une leçon : un jeune prince égoïste refuse l’hospitalité à une vieille mendiante, qui se révèle être une enchanteresse. Elle le transforme en bête et ensorcelle tout son château. Pour briser le sort, il doit aimer et être aimé en retour avant que tombe le dernier pétale d’une rose enchantée.
Avec son caractère de chien et ses colères mémorables, la tâche semble impossible. C’est sans compter sur Belle, qui lit trop pour se laisser impressionner par un monstre.
Pomponné pour le bal
Quand la relation s’adoucit, les serviteurs du château décident que leur maître doit faire bonne figure pour la soirée. Bain, séchage, coup de peigne : la Bête se retrouve affublée d’une coiffure à boucles digne d’un caniche de concours, sous le regard enthousiaste de son personnel. Sa mine renfrognée à cet instant fait partie des souvenirs les plus drôles du film.
Quelques coups de peigne plus tard, il descend enfin le grand escalier, et la salle de bal accueille la valse sur Histoire éternelle, la chanson que Madame Samovar entonne pendant que le couple tournoie.
Un film qui a fait entrer l’animation chez les grands
La Belle et la Bête a été le premier long-métrage d’animation nommé à l’Oscar du meilleur film. Ses chansons signées Alan Menken et Howard Ashman ont bercé toute une génération, de C’est la fête à Histoire éternelle. Beaucoup se souviennent encore de la VHS qui tournait en boucle le dimanche.
Dans la version originale, la Bête est doublée par Robby Benson, dont la voix passe du grondement à la douceur à mesure que le personnage s’humanise.
Une Bête moins effrayante sur l’étagère
Cette Pop en vinyle d’environ 9,5 cm, numérotée 1135 dans sa boîte-fenêtre, a l’avantage de montrer la Bête sous un jour inattendu. Elle trouve facilement sa compagnie parmi les autres classiques du rayon Funko Pop Disney, et pourquoi pas face à un vrai méchant de conte comme le Dr. Facilier, qui ne se serait jamais laissé coiffer ainsi.
Le château tout entier participe d’ailleurs à cette transformation : Lumière, Big Ben et Madame Samovar sont tout aussi impatients que leur maître de voir le sort enfin levé, pour retrouver forme humaine.
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Moralité du film : la beauté est intérieure. Moralité de cette Pop : même un prince maudit finit par accepter quelques boucles pour une belle soirée.










