Seven Deadly Sins

Seven Deadly Sins : sept criminels légendaires pour sauver Britannia

Dans le manga Seven Deadly Sins, le royaume de Britannia a un sérieux problème. Les Chevaliers Sacrés, censés protéger le pays, ont pris le pouvoir. La princesse Elizabeth part alors chercher ceux que tout le monde présente comme de dangereux criminels : les Seven Deadly Sins, sept anciens chevaliers accusés d’avoir voulu renverser la monarchie.

Sa première rencontre ne ressemble pourtant pas vraiment à ce qu’elle imaginait. Meliodas, le chef du groupe, tient une taverne ambulante appelée le Boar Hat. Il ressemble davantage à un adolescent qu’à une légende guerrière et voyage avec Hawk, un cochon qui parle et se considère volontiers comme indispensable. Puis Meliodas dégaine son épée brisée et rappelle très vite pourquoi son nom inspire encore autant de crainte.

Meliodas : petit gabarit, très mauvaise idée de le provoquer

Meliodas porte le titre de Dragon de la Colère. Son apparence légère et son comportement souvent idiot cachent une puissance complètement disproportionnée.

Au début, Nakaba Suzuki joue énormément avec ce contraste. Les adversaires voient arriver un petit patron de taverne souriant et pensent avoir affaire à quelqu’un de facile à éliminer. Quelques pages plus tard, le décor commence généralement à regretter leur optimisme.

Sa technique Full Counter lui permet notamment de renvoyer certaines attaques magiques avec encore plus de puissance. Seulement, ses véritables capacités restent longtemps entourées de mystère.

Et c’est là que Seven Deadly Sins commence à dépasser la simple quête des sept membres. Meliodas cache beaucoup de choses sur son passé, sur sa force et sur la raison pour laquelle il semble connaître certains événements que personne d’autre ne devrait pouvoir connaître.

Elizabeth ne reste pas simplement derrière le héros

Elizabeth Liones lance toute l’aventure. Sans elle, Meliodas pourrait probablement continuer longtemps à servir des boissons douteuses dans son auberge.

Elle prend surtout une décision assez courageuse : partir seule rechercher sept chevaliers que le royaume considère comme des traîtres. Pas exactement le genre de mission qu’on donne normalement à une princesse sans escorte.

Au fil du voyage, Elizabeth prend beaucoup plus de place dans l’histoire. Ses liens avec Meliodas deviennent essentiels, et sa propre origine soulève progressivement plusieurs questions.

La série fonctionne d’ailleurs très bien sur ce principe : un personnage paraît simple au début, puis son passé vient complètement changer la manière dont on le regarde.

Ban : immortel, voleur et probablement le pire client d’une assurance-vie

Ban, le Renard de l’Avarice, fait partie des personnages qui donnent immédiatement une autre énergie au groupe. Grand, provocateur et difficile à tuer pour une raison assez évidente : Ban est immortel.

Il peut se faire transpercer, écraser ou découper et revenir malgré tout avec une décontraction assez agaçante pour ses ennemis.

Pourtant, derrière son attitude de voleur qui se moque de presque tout se cache une histoire beaucoup plus touchante. Son lien avec Elaine explique une grande partie de ses choix et donne au personnage une profondeur que les premiers chapitres ne laissent pas forcément deviner.

Sa relation avec Meliodas mérite également le détour. Les deux hommes peuvent se battre comme s’ils voulaient réellement s’entretuer, puis reprendre une conversation presque normalement. Chez eux, l’amitié possède simplement quelques règles de sécurité assez particulières.

Diane : une géante qui pourrait vous écraser sans le vouloir

Diane représente le Serpent de l’Envie. Elle appartient au clan des Géants, ce qui signifie qu’elle ne passe pas exactement inaperçue lorsqu’elle arrive dans un village.

Sa force physique est énorme, mais sa magie lui permet aussi de manipuler la terre. En plein combat, le terrain peut donc devenir une arme à part entière.

Pourtant, Diane est probablement l’un des membres les plus sensibles du groupe. Elle peut retourner une armée et, quelques minutes plus tard, se retrouver complètement déstabilisée par une histoire de sentiments.

Le contraste fonctionne très bien. Suzuki ne se contente jamais de dire : « voilà la grosse brute de l’équipe ». Diane possède ses propres blessures, ses relations et une vraie place dans l’histoire des différents clans de Britannia.

King : le roi des Fées qui n’a pas vraiment l’air d’un roi

King, le Grizzly de la Paresse, est en réalité le roi des Fées. Sous sa forme habituelle, il ressemble pourtant davantage à un garçon flottant sur un coussin qu’au souverain terrifiant d’un peuple magique.

Il utilise la lance spirituelle Chastiefol, capable de prendre différentes formes selon la situation. King peut ainsi attaquer, se défendre ou soutenir ses compagnons sans combattre toujours de la même manière.

Son histoire croise directement celle de Diane, mais également celle de Ban. Et comme souvent dans Seven Deadly Sins, les liens entre les personnages existent bien avant que le lecteur les découvre.

C’est un des plaisirs de la série : le groupe ne ressemble pas à sept inconnus recrutés dans le même chapitre. Ils possèdent déjà un passé commun, des rancunes et des secrets.

Gowther : comprendre les humains quand on ne fonctionne pas tout à fait comme eux

Gowther, la Chèvre de la Luxure, est probablement l’un des membres les plus étranges des Seven Deadly Sins. Sa façon de parler et de comprendre les émotions peut rendre certaines conversations franchement particulières.

Sa magie agit notamment sur l’esprit et les souvenirs. Autrement dit, ce n’est pas forcément le personnage que vous aimeriez laisser fouiller librement dans votre tête.

Pourtant, Gowther n’agit pas comme un simple manipulateur froid. Une grosse partie de son évolution concerne justement sa compréhension des sentiments humains.

Et lorsque son véritable passé commence à apparaître, plusieurs comportements qui semblaient simplement bizarres prennent soudain beaucoup plus de sens.

Merlin : quand même les autres Sins préfèrent parfois ne pas poser de questions

Merlin, le Sanglier de la Gourmandise, est la grande magicienne du groupe. Elle possède un niveau de connaissances qui donne régulièrement l’impression qu’elle a lu le scénario quelques tomes avant tout le monde.

Magie ancienne, artefacts, démons, malédictions : lorsqu’un problème semble incompréhensible, Merlin a souvent déjà une idée de ce qui se passe.

Seulement, elle ne révèle pas forcément tout ce qu’elle sait. Et vu l’univers dans lequel elle évolue, cette manie devient parfois légèrement inquiétante.

Le personnage apporte beaucoup à la dimension mythologique de Seven Deadly Sins. Plus l’histoire avance, plus on quitte le simple conflit entre chevaliers pour entrer dans quelque chose de beaucoup plus ancien.

Escanor : le matin, vous pouvez discuter ; à midi, choisissez bien vos mots

Et puis il y a Escanor, le Lion de l’Orgueil. Probablement le membre dont le pouvoir se comprend le plus rapidement dès qu’on le voit fonctionner.

La nuit, Escanor est un homme frêle, extrêmement poli et peu sûr de lui. Puis le soleil se lève.

Plus la journée avance, plus sa puissance augmente. Son corps change, sa confiance explose et son sens de l’humilité disparaît quelque part très loin derrière lui.

À midi, le résultat devient franchement indécent.

Escanor est aussi l’un des meilleurs exemples du goût de Suzuki pour les contrastes. Peu de personnages peuvent passer aussi naturellement de « désolé de vous déranger » à « pourquoi serais-je en colère contre quelqu’un de plus faible que moi ? ».

Les Seven Deadly Sins portent leurs péchés, mais rien n’est aussi simple qu’il paraît

Chaque membre porte le nom d’un péché capital et possède un symbole animal. Pourtant, ces titres ne servent pas simplement à fabriquer sept personnages faciles à reconnaître.

Ils sont liés aux crimes qui leur ont été attribués et à leur passé. Or, comme Elizabeth le découvre rapidement, la version officielle racontée par le royaume n’est pas toujours la bonne.

Les Seven Deadly Sins ont été accusés d’avoir tenté un coup d’État. Pourtant, ils ont été piégés et dispersés.

Retrouver le groupe signifie donc aussi comprendre ce qui s’est réellement passé. Et plus les pièces reviennent ensemble, plus le conflit initial avec les Chevaliers Sacrés paraît petit face à ce qui attend Britannia.

Les Chevaliers Sacrés ne sont que le début des problèmes

Au départ, les principaux ennemis semblent être les Chevaliers Sacrés. Hendrickson, Dreyfus, Gilthunder et les autres donnent déjà largement assez de travail à Meliodas et ses compagnons.

Ensuite, Nakaba Suzuki élargit brutalement l’échelle. Le clan des Démons, les Déesses, les Fées et les Géants prennent de plus en plus d’importance.

Les Dix Commandements changent notamment complètement le niveau de menace. Ces guerriers démoniaques possèdent chacun un Commandement capable d’imposer une règle particulièrement dangereuse à ceux qui se trouvent face à eux.

La série devient alors une véritable guerre de fantasy. Les anciennes alliances, les clans et les événements survenus des milliers d’années auparavant remontent progressivement à la surface.

Et tout ce qui concernait Meliodas commence enfin à devenir beaucoup plus clair.

Britannia mélange légende arthurienne et gros shonen de combat

Nakaba Suzuki pioche énormément dans la légende arthurienne. Britannia, Camelot, Merlin ou encore Arthur Pendragon ne sont évidemment pas des noms choisis au hasard.

Pourtant, Seven Deadly Sins n’essaie jamais de refaire proprement les récits médiévaux. Suzuki récupère les noms et certaines idées avant de construire son propre monde.

Arthur peut donc côtoyer un cochon parlant, des géants, des démons et un patron de taverne capable de renvoyer une attaque magique avec une épée cassée.

Ce mélange donne un univers immédiatement familier sans devenir prévisible. On reconnaît certaines références, mais impossible d’en déduire tranquillement la suite de l’histoire.

Hawk mérite évidemment son propre paragraphe

Parce qu’il ne faut pas oublier le membre qui effectue le travail le plus ingrat du Boar Hat : Hawk.

Ce cochon parlant se présente volontiers comme le capitaine de l’ordre des restes. Son travail consiste notamment à nettoyer les assiettes des clients. À sa manière.

Hawk apporte une grosse partie de l’humour de la série. Il possède une confiance impressionnante dans ses capacités, même lorsque la différence de puissance entre lui et l’ennemi devrait pousser n’importe quel animal raisonnable à courir dans l’autre direction.

Pourtant, là encore, Suzuki finit par donner au personnage davantage d’importance que prévu. Dans Seven Deadly Sins, même le cochon de la taverne peut cacher quelques surprises.

41 tomes pour raconter toute l’histoire

Seven Deadly Sins est terminé en 41 tomes. Nakaba Suzuki a mené l’histoire de Meliodas, Elizabeth et des sept membres jusqu’à sa conclusion.

La série possède donc suffisamment de place pour commencer comme une quête assez simple, développer tous les Sins puis prendre progressivement une dimension beaucoup plus vaste.

Et surtout, les mystères introduits autour de Meliodas, Elizabeth, Merlin ou du passé de Britannia finissent par trouver leurs réponses. Pour une série qui accumule autant de secrets, c’est plutôt appréciable.

L’univers ne s’arrête d’ailleurs pas complètement là. Nakaba Suzuki poursuit ensuite Britannia avec Four Knights of the Apocalypse, une suite indirecte située seize ans plus tard. Vous pouvez donc terminer les 41 tomes avec une vraie conclusion tout en sachant qu’un autre voyage existe dans le même monde.

Pourquoi commencer Seven Deadly Sins ?

Parce que la série comprend très vite ce qu’on attend d’un bon shonen de fantasy : un groupe qu’on aime retrouver, des pouvoirs spectaculaires, des adversaires mémorables et suffisamment de mystères pour vouloir enchaîner les tomes.

Meliodas donne immédiatement le ton. Ensuite, Ban, Diane, King, Gowther, Merlin et Escanor apportent chacun une énergie complètement différente. Très vite, retrouver le prochain Sin devient presque aussi important que la mission d’Elizabeth.

Et lorsque les sept sont enfin réunis, Nakaba Suzuki ne s’arrête pas là. Le manga change d’échelle et transforme la petite quête du début en conflit qui touche toute l’histoire de Britannia.

Si vous aimez les mangas où l’on peut passer d’une énorme bataille à une dispute dans une taverne avec un cochon qui parle sans que cela paraisse étrange, Seven Deadly Sins devrait assez vite vous mettre à l’aise.

Lire plus

Seven Deadly Sins est une série complète en 41 tomes écrite et dessinée par Nakaba Suzuki. Elizabeth parcourt Britannia avec Meliodas pour réunir les sept anciens chevaliers accusés de trahison et découvrir ce qui s’est réellement passé. Un dernier conseil : si vous croisez Escanor à midi, gardez vos remarques pour le soir. La conversation devrait être beaucoup moins dangereuse.

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Seven Deadly Sins : sept criminels légendaires pour sauver Britannia

Dans le manga Seven Deadly Sins, le royaume de Britannia a un sérieux problème. Les Chevaliers Sacrés, censés protéger le pays, ont pris le pouvoir. La princesse Elizabeth part alors chercher ceux que tout le monde présente comme de dangereux criminels : les Seven Deadly Sins, sept anciens chevaliers accusés d’avoir voulu renverser la monarchie.

Sa première rencontre ne ressemble pourtant pas vraiment à ce qu’elle imaginait. Meliodas, le chef du groupe, tient une taverne ambulante appelée le Boar Hat. Il ressemble davantage à un adolescent qu’à une légende guerrière et voyage avec Hawk, un cochon qui parle et se considère volontiers comme indispensable. Puis Meliodas dégaine son épée brisée et rappelle très vite pourquoi son nom inspire encore autant de crainte.

Meliodas : petit gabarit, très mauvaise idée de le provoquer

Meliodas porte le titre de Dragon de la Colère. Son apparence légère et son comportement souvent idiot cachent une puissance complètement disproportionnée.

Au début, Nakaba Suzuki joue énormément avec ce contraste. Les adversaires voient arriver un petit patron de taverne souriant et pensent avoir affaire à quelqu’un de facile à éliminer. Quelques pages plus tard, le décor commence généralement à regretter leur optimisme.

Sa technique Full Counter lui permet notamment de renvoyer certaines attaques magiques avec encore plus de puissance. Seulement, ses véritables capacités restent longtemps entourées de mystère.

Et c’est là que Seven Deadly Sins commence à dépasser la simple quête des sept membres. Meliodas cache beaucoup de choses sur son passé, sur sa force et sur la raison pour laquelle il semble connaître certains événements que personne d’autre ne devrait pouvoir connaître.

Elizabeth ne reste pas simplement derrière le héros

Elizabeth Liones lance toute l’aventure. Sans elle, Meliodas pourrait probablement continuer longtemps à servir des boissons douteuses dans son auberge.

Elle prend surtout une décision assez courageuse : partir seule rechercher sept chevaliers que le royaume considère comme des traîtres. Pas exactement le genre de mission qu’on donne normalement à une princesse sans escorte.

Au fil du voyage, Elizabeth prend beaucoup plus de place dans l’histoire. Ses liens avec Meliodas deviennent essentiels, et sa propre origine soulève progressivement plusieurs questions.

La série fonctionne d’ailleurs très bien sur ce principe : un personnage paraît simple au début, puis son passé vient complètement changer la manière dont on le regarde.

Ban : immortel, voleur et probablement le pire client d’une assurance-vie

Ban, le Renard de l’Avarice, fait partie des personnages qui donnent immédiatement une autre énergie au groupe. Grand, provocateur et difficile à tuer pour une raison assez évidente : Ban est immortel.

Il peut se faire transpercer, écraser ou découper et revenir malgré tout avec une décontraction assez agaçante pour ses ennemis.

Pourtant, derrière son attitude de voleur qui se moque de presque tout se cache une histoire beaucoup plus touchante. Son lien avec Elaine explique une grande partie de ses choix et donne au personnage une profondeur que les premiers chapitres ne laissent pas forcément deviner.

Sa relation avec Meliodas mérite également le détour. Les deux hommes peuvent se battre comme s’ils voulaient réellement s’entretuer, puis reprendre une conversation presque normalement. Chez eux, l’amitié possède simplement quelques règles de sécurité assez particulières.

Diane : une géante qui pourrait vous écraser sans le vouloir

Diane représente le Serpent de l’Envie. Elle appartient au clan des Géants, ce qui signifie qu’elle ne passe pas exactement inaperçue lorsqu’elle arrive dans un village.

Sa force physique est énorme, mais sa magie lui permet aussi de manipuler la terre. En plein combat, le terrain peut donc devenir une arme à part entière.

Pourtant, Diane est probablement l’un des membres les plus sensibles du groupe. Elle peut retourner une armée et, quelques minutes plus tard, se retrouver complètement déstabilisée par une histoire de sentiments.

Le contraste fonctionne très bien. Suzuki ne se contente jamais de dire : « voilà la grosse brute de l’équipe ». Diane possède ses propres blessures, ses relations et une vraie place dans l’histoire des différents clans de Britannia.

King : le roi des Fées qui n’a pas vraiment l’air d’un roi

King, le Grizzly de la Paresse, est en réalité le roi des Fées. Sous sa forme habituelle, il ressemble pourtant davantage à un garçon flottant sur un coussin qu’au souverain terrifiant d’un peuple magique.

Il utilise la lance spirituelle Chastiefol, capable de prendre différentes formes selon la situation. King peut ainsi attaquer, se défendre ou soutenir ses compagnons sans combattre toujours de la même manière.

Son histoire croise directement celle de Diane, mais également celle de Ban. Et comme souvent dans Seven Deadly Sins, les liens entre les personnages existent bien avant que le lecteur les découvre.

C’est un des plaisirs de la série : le groupe ne ressemble pas à sept inconnus recrutés dans le même chapitre. Ils possèdent déjà un passé commun, des rancunes et des secrets.

Gowther : comprendre les humains quand on ne fonctionne pas tout à fait comme eux

Gowther, la Chèvre de la Luxure, est probablement l’un des membres les plus étranges des Seven Deadly Sins. Sa façon de parler et de comprendre les émotions peut rendre certaines conversations franchement particulières.

Sa magie agit notamment sur l’esprit et les souvenirs. Autrement dit, ce n’est pas forcément le personnage que vous aimeriez laisser fouiller librement dans votre tête.

Pourtant, Gowther n’agit pas comme un simple manipulateur froid. Une grosse partie de son évolution concerne justement sa compréhension des sentiments humains.

Et lorsque son véritable passé commence à apparaître, plusieurs comportements qui semblaient simplement bizarres prennent soudain beaucoup plus de sens.

Merlin : quand même les autres Sins préfèrent parfois ne pas poser de questions

Merlin, le Sanglier de la Gourmandise, est la grande magicienne du groupe. Elle possède un niveau de connaissances qui donne régulièrement l’impression qu’elle a lu le scénario quelques tomes avant tout le monde.

Magie ancienne, artefacts, démons, malédictions : lorsqu’un problème semble incompréhensible, Merlin a souvent déjà une idée de ce qui se passe.

Seulement, elle ne révèle pas forcément tout ce qu’elle sait. Et vu l’univers dans lequel elle évolue, cette manie devient parfois légèrement inquiétante.

Le personnage apporte beaucoup à la dimension mythologique de Seven Deadly Sins. Plus l’histoire avance, plus on quitte le simple conflit entre chevaliers pour entrer dans quelque chose de beaucoup plus ancien.

Escanor : le matin, vous pouvez discuter ; à midi, choisissez bien vos mots

Et puis il y a Escanor, le Lion de l’Orgueil. Probablement le membre dont le pouvoir se comprend le plus rapidement dès qu’on le voit fonctionner.

La nuit, Escanor est un homme frêle, extrêmement poli et peu sûr de lui. Puis le soleil se lève.

Plus la journée avance, plus sa puissance augmente. Son corps change, sa confiance explose et son sens de l’humilité disparaît quelque part très loin derrière lui.

À midi, le résultat devient franchement indécent.

Escanor est aussi l’un des meilleurs exemples du goût de Suzuki pour les contrastes. Peu de personnages peuvent passer aussi naturellement de « désolé de vous déranger » à « pourquoi serais-je en colère contre quelqu’un de plus faible que moi ? ».

Les Seven Deadly Sins portent leurs péchés, mais rien n’est aussi simple qu’il paraît

Chaque membre porte le nom d’un péché capital et possède un symbole animal. Pourtant, ces titres ne servent pas simplement à fabriquer sept personnages faciles à reconnaître.

Ils sont liés aux crimes qui leur ont été attribués et à leur passé. Or, comme Elizabeth le découvre rapidement, la version officielle racontée par le royaume n’est pas toujours la bonne.

Les Seven Deadly Sins ont été accusés d’avoir tenté un coup d’État. Pourtant, ils ont été piégés et dispersés.

Retrouver le groupe signifie donc aussi comprendre ce qui s’est réellement passé. Et plus les pièces reviennent ensemble, plus le conflit initial avec les Chevaliers Sacrés paraît petit face à ce qui attend Britannia.

Les Chevaliers Sacrés ne sont que le début des problèmes

Au départ, les principaux ennemis semblent être les Chevaliers Sacrés. Hendrickson, Dreyfus, Gilthunder et les autres donnent déjà largement assez de travail à Meliodas et ses compagnons.

Ensuite, Nakaba Suzuki élargit brutalement l’échelle. Le clan des Démons, les Déesses, les Fées et les Géants prennent de plus en plus d’importance.

Les Dix Commandements changent notamment complètement le niveau de menace. Ces guerriers démoniaques possèdent chacun un Commandement capable d’imposer une règle particulièrement dangereuse à ceux qui se trouvent face à eux.

La série devient alors une véritable guerre de fantasy. Les anciennes alliances, les clans et les événements survenus des milliers d’années auparavant remontent progressivement à la surface.

Et tout ce qui concernait Meliodas commence enfin à devenir beaucoup plus clair.

Britannia mélange légende arthurienne et gros shonen de combat

Nakaba Suzuki pioche énormément dans la légende arthurienne. Britannia, Camelot, Merlin ou encore Arthur Pendragon ne sont évidemment pas des noms choisis au hasard.

Pourtant, Seven Deadly Sins n’essaie jamais de refaire proprement les récits médiévaux. Suzuki récupère les noms et certaines idées avant de construire son propre monde.

Arthur peut donc côtoyer un cochon parlant, des géants, des démons et un patron de taverne capable de renvoyer une attaque magique avec une épée cassée.

Ce mélange donne un univers immédiatement familier sans devenir prévisible. On reconnaît certaines références, mais impossible d’en déduire tranquillement la suite de l’histoire.

Hawk mérite évidemment son propre paragraphe

Parce qu’il ne faut pas oublier le membre qui effectue le travail le plus ingrat du Boar Hat : Hawk.

Ce cochon parlant se présente volontiers comme le capitaine de l’ordre des restes. Son travail consiste notamment à nettoyer les assiettes des clients. À sa manière.

Hawk apporte une grosse partie de l’humour de la série. Il possède une confiance impressionnante dans ses capacités, même lorsque la différence de puissance entre lui et l’ennemi devrait pousser n’importe quel animal raisonnable à courir dans l’autre direction.

Pourtant, là encore, Suzuki finit par donner au personnage davantage d’importance que prévu. Dans Seven Deadly Sins, même le cochon de la taverne peut cacher quelques surprises.

41 tomes pour raconter toute l’histoire

Seven Deadly Sins est terminé en 41 tomes. Nakaba Suzuki a mené l’histoire de Meliodas, Elizabeth et des sept membres jusqu’à sa conclusion.

La série possède donc suffisamment de place pour commencer comme une quête assez simple, développer tous les Sins puis prendre progressivement une dimension beaucoup plus vaste.

Et surtout, les mystères introduits autour de Meliodas, Elizabeth, Merlin ou du passé de Britannia finissent par trouver leurs réponses. Pour une série qui accumule autant de secrets, c’est plutôt appréciable.

L’univers ne s’arrête d’ailleurs pas complètement là. Nakaba Suzuki poursuit ensuite Britannia avec Four Knights of the Apocalypse, une suite indirecte située seize ans plus tard. Vous pouvez donc terminer les 41 tomes avec une vraie conclusion tout en sachant qu’un autre voyage existe dans le même monde.

Pourquoi commencer Seven Deadly Sins ?

Parce que la série comprend très vite ce qu’on attend d’un bon shonen de fantasy : un groupe qu’on aime retrouver, des pouvoirs spectaculaires, des adversaires mémorables et suffisamment de mystères pour vouloir enchaîner les tomes.

Meliodas donne immédiatement le ton. Ensuite, Ban, Diane, King, Gowther, Merlin et Escanor apportent chacun une énergie complètement différente. Très vite, retrouver le prochain Sin devient presque aussi important que la mission d’Elizabeth.

Et lorsque les sept sont enfin réunis, Nakaba Suzuki ne s’arrête pas là. Le manga change d’échelle et transforme la petite quête du début en conflit qui touche toute l’histoire de Britannia.

Si vous aimez les mangas où l’on peut passer d’une énorme bataille à une dispute dans une taverne avec un cochon qui parle sans que cela paraisse étrange, Seven Deadly Sins devrait assez vite vous mettre à l’aise.

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Seven Deadly Sins est une série complète en 41 tomes écrite et dessinée par Nakaba Suzuki. Elizabeth parcourt Britannia avec Meliodas pour réunir les sept anciens chevaliers accusés de trahison et découvrir ce qui s’est réellement passé. Un dernier conseil : si vous croisez Escanor à midi, gardez vos remarques pour le soir. La conversation devrait être beaucoup moins dangereuse.